homélie du 22° dimanche

Ce matin deux thèmes sont abordés par les textes de la liturgie que l’Eglise nous offre : l’humilité et la joie. La première lecture et l’évangile nous entretiennent de l’humilité, tandis que le psaume et la deuxième lecture nous parlent de la joie.

En liant ces deux thèmes dans la même liturgie de la Parole, l’Eglise nous invite à les éclairer l’un par rapport à l’autre. Je vous propose donc d’abord d’entrer dans chacun des thèmes puis de voir ensuite comment ils s’articulent.

Commençons par l’humilité : elle est un état de vie qui permet d’agir d’une manière qui plaise à Dieu. Ainsi, Ben Sirac le Sage, dans la première lecture, nous donne deux conseils importants pour y parvenir : il nous dit au début mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité et il ajoute à la fin que l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.

L’humilité est donc à la fois action et écoute. Elle est attitude d’écoute des choses de Dieu pour agir correctement envers lui et envers les hommes, surtout envers des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles parce qu’ils n’ont rien à nous donner en retour comme le rappelle Jésus dans l’Evangile. L’humilité est donc gratuité, dans la rencontre de Dieu et de l’autre.

Ensuite l’humilité, qui n’a rien à voir avec l’humiliation, est le fruit d’un juste jugement sur soi. Elle n’est pas dénigrement de soi, mais plutôt bonne connaissance de soi. Or, s’estimer à la bonne mesure est parfois difficile tant les normes que nous utilisons sont plus humaines que divines. Et nous confondons souvent jugement de soi avec comparaison avec les autres : il ou elle est plus ceci que moi, etc. …

S’estimer correctement, c’est oser le face à face avec Dieu et son enseignement, c’est regarder en vérité l’écart qu’il y a entre la volonté de Dieu pour moi et mes pensées et mes actes concrets. L’humilité exige donc d’ouvrir tout notre être à l’action de Dieu. C’est pourquoi toute personne humble doit commencer sa journée par une prière à l’Esprit Saint !

Poursuivons par la joie qui est décrite dans le psaume et la 2° lecture comme un état de vie vers lequel il faut tendre et qu’il nous faut communiquer. Comme le souligne par 3 fois la formule « vous êtes venus vers » dans la lettre aux Hébreux, la joie est à venir, elle nous attend sur la montagne de Sion, dans la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, pour la partager avec des myriades d’anges en fête et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Mais elle concerne déjà notre présent comme nous l’indique le psaume. La joie doit saisir tout notre être de croyant dès maintenant : il s’agit pour nous d’exulter devant la face de Dieu, de danser, de chanter et de jouer pour le nom du Seigneur. Notre joie est palpable à travers nos paroles et nos actions. Ainsi de nos lèvres doivent jaillir des chants de louanges, des actions de grâces, des compliments plutôt que des critiques et des commérages ; chacun de nos pas doit devenir un pas de danse qui nous entraîne vers l’autel puis un pas de service vers nos frères, plutôt qu’un pas en arrière de recul et d’isolement.

Notre joie est aussi de nous diriger vers Dieu par Jésus avec les esprits des justes amenés à la perfection. Notre joie a donc également une dimension communautaire. Que ce matin, frères et sœurs votre joie devienne notre joie commune. Je vous le demande simplement, en venant à l’autel, que votre cœur danse, et qu’un sourire illumine votre visage : car c’est vers Dieu, par Jésus que vous allez. Souriez car vous êtes sauvés !

Enfin, il faut faire le lien entre la joie et l’humilité. Vous aurez remarqué que les deux textes sur la joie sont entourés par les deux textes sur l’humilité. C’est dire que notre joie se trouve dans les choses simples et discrètes, que notre joie est au maximum quand, dans l’humilité nous vivons à la suite du Seigneur. D’ailleurs dans l’Evangile, le Seigneur Jésus nous le rappelle : la joie véritable n’attend pas de retour, elle est à sens unique, don de soi aux plus pauvres : invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour.

La vraie joie jaillie de l’écoute de la Parole de Dieu et du service des autres. La joie chrétienne est exultation et chant de louange devant ce monde, devant Dieu, non pas pour faire comme si tout allait bien, mais pour ne jamais oublier que tout est dans les mains de Dieu. Pour ne pas oublier qu’en toute circonstance, Dieu répand sur son héritage une pluie généreuse, et qu’il soutient son peuple quand il défaille. Savoir que tout vient de Lui est pour Lui et en Lui, voilà la grande humilité, celles des saints, la vôtre si vous le désirez. Vivre à sa suite et attendre dans la foi et l’espérance que tout nous soit rendu à la résurrection des justes. Jésus nous a prévenu et nous l’avons entendu la semaine dernière : la porte du Royaume est étroite… pourtant nous savons le chemin, alors empruntons-le humblement, mais dans la joie ! Amen

Annonces paroissiales du 28 août au 4 septembre 2016

Les Annonces du 28 août au 4 septembre 2016

 

Aujourd’hui, Baptêmes de Manon et Margaux RENARD aux Cordeliers.

Lundi 29 août 2016

  • Grand nettoyage de la totalité de l’église des Cordeliers dès 9h 00

Merci d’apporter votre matériel ( …, tête de loup, etc…) et votre pique-nique ! …

  • Reprise de la préparation de la messe du dimanche qui suit, à la cure, à 20h.

Mardi 30 août 2016

  • Programmation des chants à la cure, de 17h à 19h et planning des organistes de 19h à 19h 15,
  • Rencontre des catéchistes du doyenné de Lons, à St Luc, à 20h.

Mercredi 31 août 2016

  • Prière du Mouvement sacerdotal marial aux Cordeliers à 17h 30,
  • Rencontre de l’ EAP, à St Luc, à 20h.

Jeudi 1er septembre 2016

  • Prière avec le Groupe Bethesda, à St Luc, à 20h 30.

Vendredi 2 septembre 2016

  • Chemin de croix, chapelle des Cordeliers à 15h 00.

Samedi 3 septembre 2016

  • Mariage de Thomas PEGUILLET et Laetitia PERREZ à Crançot
  • Mariage de Mickaël DE ALMEIDA  NASCIMENTO et Déborah LOPES à St Désiré à 16h

Samedi-dimanche 3 et 4 septembre 2016

  • Weekend des confirmants (groupe des jeunes) à Châtel.

Dimanche prochain, 4 septembre 2016 :  23ème dimanche du Temps Ordinaire

Messes :

  • Samedi :
    •  18h 30 à St Luc
  • Dimanche :
    •  9h 00 à Conliège
    • 10h 30 aux Cordeliers
    •  10 h 30 à Crançot

Inscriptions à l’Aumônerie

  • 2nde/Term – 4/3ème – 6/5ème au Catéchisme
  • à l’Eveil à la Foi

Mercredi 7 septembre 2016  de 13h00 – 20h00  à St Luc

Pèlerinage National des servants d’autel à Lourdes

« SOYEZ MISERICORDIEUX »

 du Lundi 24 octobre 2016 au Jeudi 27 Octobre 2016

Inscrivez-vous vite !

*********

LES  INTENTIONS DE MESSES 

du 28 août au 4 septembre 2016 

Samedi 27/08/2016 18h 30 : Perrigny Roger DURAND (suite obsèques),

Michel PERRIER et famille,

Jean-Pierre BÔLE et famille, intention particulière,

Familles LANCON et MAURILIERAS,

Jacques DELIGNON, René BOISSON,

René MILLET et sa famille, Denis et Maurice NOEL

Pour une adolescente en difficulté et tous les jeunes qui reprennent la rentrée

Familles PERRIN-PRIEUR-MAZAUDON,

Pour un couple en difficulté.

Dimanche 28/08/2016

 

22ème Dimanche

du Temps Ordinaire

9h 00 : Montmorot

 

10h 30 : Cordeliers

 

10h 30 : Vevy

Lundi 29/08/2016

Ste Sabine

12h 00 : Oratoire des Srs de l’Alliance

18h 30 : Cordeliers

Michel MATHURIAU.
Mardi  30/08/2016

St Fiacre

8h 30 : Cordeliers

17h 30 : ND de Lorette (Conliège)

Famille HUBERT-MUHLEN.
Mercredi 31/08/2016

St Aristide

18h 30 : Cordeliers  

 

Jeudi 1er/09/2016

St Gilles

8h 30 : Cordeliers

 

 

 

Vendredi 2/09/2016

Ste Ingrid

18h 30 : Cordeliers Michèle CROLET.
Samedi 3/09/2016

St Grégoire

8h 30 : Cordeliers Messe en réparation au Cœur immaculé de Marie.
Samedi 3/09/2016 18h 30 : St Luc Julia DENIS , Georges DENIS son grand-père et Paulette POLY sa grand-mère,

Thierry RATEL,

René BOISSON.

Dimanche 4/09/2016

23ème Dimanche

du Temps Ordinaire

9h 00 : Conliège

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

 

homélie du 21° dimanche

Quelle énergie le Seigneur déploie pour nous sauver ! C’est fou, tout ce qu’il fait pour nous faire connaître le salut qu’il veut nous donner. Les lectures de la liturgie de ce dimanche nous invite à un double constat : Dieu veut sauver tout les hommes, il veut provoquer à la fin des temps la « ruée » des nations vers son Royaume ; pourtant, son Fils Jésus nous rappelle l’étroitesse de la porte qui ouvre sur ce Royaume où beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.

Dieu veut sauver tous les hommes, les faire tous passer par la porte étroite, malheureusement tous ne veulent pas se retrouver devant la porte ! C’est une chose de savoir qu’il y a un chemin qui mène au salut, s’en est une autre de l’emprunter pour y parvenir. Jésus ne répond pas directement à l’homme qui l’interroge sur le nombre des sauvés, car ce qu’il faut savoir ce n’est pas combien de sauvés mais plutôt comment l’être. Comment emprunter le chemin et franchir la porte étroite derrière laquelle se déploie l’infini de l’amour divin. La porte est étroite non par avarice divine, car Dieu désire le salut de tous les hommes comme le rappelle Isaïe dans la 1° lecture, mais par notre manque de persévérance dans la foi. Nous voudrions avoir la certitude, une fois pour toute de notre salut. Beaucoup croient que le baptême est une condition suffisante pour être sauvé ! Ma foi non ! Le baptême n’est pas un pack divin tout en un nous assurant le salut sans condition : il ne nous place pas sous une bonne étoile, ne protège pas de la maladie et de la mort.

Le baptême est le pont spirituel qui mène à Dieu et au salut ; c’est en empruntant ce pont que l’on est sauvé, c’est-à-dire en vivant en chrétien !

C’est pour cela que beaucoup, arrivant comme des fleurs devant la porte du royaume, entendront le Seigneur dire : Je ne sais pas d’où vous êtes. Et ces mêmes personnes protesteront disant : Seigneur, j’ai été baptisé, je me suis marié à l’église, j’ai mis mes enfants au caté, etc… et le Seigneur répondra : Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.  La foi n’est pas un programme de choses à faire durant la vie, mais un état de vie permanent qui exige la vie sacramentelle, la prière commune avec l’assemblée, l’exercice concret de la charité et la recherche inlassable de la justice autour de soi et dans le monde ! Tous ces moyens que je viens de citer nous permettent d’accueillir Jésus dans nos vies, de vivre nos vies avec lui à nos côtés, comme des amis, marchant côte à côte.

En effet, dans l’Evangile de Jean au chapitre 10ième Jésus le dit de lui-même : Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. Passer la porte du royaume, c’est avoir vécu de Jésus pour être comme lui. Vivre du Christ, c’est aussi prendre de la distance par rapport au monde. Et en ce temps où l’exigence évangélique passe si mal auprès de nos contemporains, vivre du Christ s’est parfois passer pour un paria…. Plus que jamais, la porte est étroite, non par volonté divine, mais par notre refus de vivre réellement ce que nous savons devoir vivre. St Basile de Césarée en faisait déjà le constat en son temps : « L’âme, en effet, hésite et chancelle quand, d’un côté, la considération de l’éternité lui fait choisir le chemin de la vertu, et quand en même temps la vue des choses de la terre lui fait donner la préférence aux séductions du monde. »

Notre grande souffrance, c’est de vouloir un salut sans effort, de croire que Dieu nous sauvera sans récriminer, même si nous lui tournons le dos, l’ignorons, le méprisons ou le trahissons en allant voir d’autres dieux…. Nous abaissons la splendeur de Dieu à nos médiocrités humaines, nous rassurant ainsi sur ce que nous croyons être notre salut ! Nous avons oublié le chemin de la sainteté, celui que notre baptême nous trace et que nous avons à vivre chacun selon notre état de vie. La sainteté est louange et amour du Seigneur jusqu’au mépris des opinions du monde, la sainteté est amour et service de nos frères humains tout le temps et à chaque instant jusqu’au mépris de sa propre vie.

Alors vous tous qui êtes venus ce (soir) matin, prendre place au festin qui annonce le royaume qui vient, cet évangile nous concerne et nous met en garde… Que notre communion à la source de Vie soit fervente et vraie pour qu’elle nous enflamme d’amour pour Dieu, cet amour qui nous permet de l’aimer pour lui et dans les autres. Amen

Annonces paroissiales du 21 au 28 août 2016

Quelques annonces…

Aujourd’hui, Baptêmes de Robin MULLER et Malo FAVEAU aux Cordeliers.

Pour vous satisfaire, nous avons récupéré des nougats, ils sont en vente à la sortie des Cordeliers, toujours 2,50 € la barre.

Dimanche prochain 28 août 2016  – 22ème dimanche du Temps Ordinaire

Messes :

  • Samedi :
    •  18h 30 à Perrigny
  • Dimanche :
    •  9h 00 à Montmorot 
    • 10h 30 aux Cordeliers
    • 10 h 30 à Vevy 

Baptêmes de Manon et Margaux RENARD aux Cordeliers

Pèlerinage National des servants d’autel à Lourdes

« SOYEZ MISERICORDIEUX »

 du Lundi 24 octobre 2016 au Jeudi 27 Octobre 2016

Inscrivez-vous vite !

Lundi 29 août 2016,

grand nettoyage de la totalité de l’église des Cordeliers.

Merci d’apporter votre matériel (… tête de loup, etc.) et votre pique-nique ! …

La tâche est ardue, nous comptons sur vous !

*********

LES INTENTIONS DE MESSES  du 21 au 28 août 2016   

 

Samedi 20/08/2016 18h 30 : St Désiré Famille PUGET-PIRAT,

Abbé Pierre MEYNIER et Jean-Pierre PINTIER,

René BOISSON,

Renée FORESTIER (suite obsèques),

Pour un défunt.

Dimanche 21/08/2016

 

21ème Dimanche

du Temps Ordinaire

9h 00 : St Luc

 

10h 30 : Cordeliers

 

10h 30 : Verges

Lundi 22/08/2016

St Fabrice

12h 00 : Oratoire des Srs de l’Alliance

18h 30 : Cordeliers

 
Mardi  23/08/2016

Ste Rose de Lima

8h 30 : Cordeliers

17h 30 : ND de Lorette (Conliège)

 

Bruno KORNPROBST.

Mercredi 24/08/2016

St Barthélémy

18h 30 : Cordeliers  

 

Jeudi 25/08/2016

St Louis

8h 30 : Cordeliers

 

 

 

Vendredi 26/08/2016

Ste Natacha

18h 30 : Cordeliers Georges de Marie OLIVIER,

Madeleine SAURIAT née DOLE (anniversaire).

Samedi 27/08/2016

 Ste Monique

8h 30 : Cordeliers  
Samedi 27/08/2016 18h 30 : Perrigny Michel PERRIER et famille,

Jean-Pierre BOLE et famille, intention particulière,

Familles LANCON et MAURILIERAS,

Jacques DELIGNON, René BOISSON,

René MILLET et sa famille.

Dimanche 28/08/2016

 

22ème Dimanche

du Temps Ordinaire

9h 00 : Montmorot

 

10h 30 : Cordeliers

 

10h 30 : Vevy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

homélie du 15 août 2016

assomptionAssomption : que fêtons-nous?

après des siècles de théologie mariale, et après la consultation de tous les évêques du monde ainsi qu’à la demande de millions de fidèles et de dizaines de milliers de prêtres, le pape Pie XII, par la constitution apostolique Munificentissimus Deus proclamait le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie,  le 1er novembre 1950. 

«  »Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste. »    

L’ Assomption met en valeur une dimension essentielle de la foi chrétienne : à l’école de Marie, accueillir le don de Dieu dans sa vie, célébrer cette grâce qui élève les humbles et rabaisse les puissants » 

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Cette béatitude est au cœur de l’Evangile de la visitation que nous venons d’entendre ce matin. Le bonheur de la Vierge Marie rejaillit sur sa cousine Elisabeth et sur son fils, tout autant que sur nous tous aujourd’hui qui venons fêter celle qui est la patronne principale de la France depuis le vœu du Roi Louis XIII en 1638. Marie, par une grâce spéciale de son Fils bénéficie déjà au ciel de la gloire qui nous attend à la fin des temps. Si la joie de Marie est notre joie, son chemin de foi doit devenir notre chemin de vie car elle est en tout notre modèle.

Ainsi la béatitude qui concerne Marie doit devenir la nôtre, le bonheur du ciel notre seul désir. Elisabeth dans l’évangile annonce clairement la couleur : le bonheur réside dans le fait de croire à l’accomplissement des Paroles dites de la part du Seigneur. Le bonheur est donc une espérance : ce que nous croyons se réalise à chaque instant et s’accomplira en plénitude à la fin des temps. Le bonheur présent et à venir est donc l’objet, le cœur de notre foi ! Mais pas un bonheur à la petite semaine, ni trop matérialiste, non un bonheur sous forme de cadeau, de don total : vivre de la vie même de Dieu. Jésus prît chair en Marie pour nous donner, par elle, sa vie divine. Et ainsi Marie par une grâce spéciale du Seigneur, devient celle qui est le chemin de la divinisation : elle vit à la suite de son Fils une divinisation que nous espérons à la fin des temps pour nous-mêmes. Comme le rappelle le pape Pie XII dans le décret proclamant l’Assomption de la Vierge : « à la suite de son Fils, après avoir vaincu la mort, elle a obtenu d’être élevée, corps et âme, à la gloire suprême du ciel, pour y resplendir, en qualité de Reine, à la droite de son Fils, le roi immortel des siècles. »

Cette béatitude qui repose sur la foi en la réalisation de la Parole de Dieu dans nos vies doit être mise en parallèle avec une autre béatitude dite par Jésus lui même à une femme au chapitre 11 dans l’Evangile de Luc : « Heureux ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! ». En effet tout est lié : entendre et garder la Parole c’est croire en sa réalisation, en son accomplissement dans nos vies. !

Conjuguons ensemble ces deux béatitudes : heureux ceux qui entendent et gardent la Parole de Dieu : entendre : c’est écouter et comprendre : c’est lire et méditer la Parole. La Garder, c’est croire en son accomplissement dans nos vies, c’est à dire en faire des actes. C’est transformer cette parole en agir, c’est en faire la colonne vertébrale de notre vie. Accomplir la Parole, c’est devenir par toute notre vie un évangile de chair, le seul que ce monde déchristianisé puisse lire et comprendre. Qu’en voyant nos actes, qu’en entendant nos paroles, qu’en scrutant nos attitudes ils s’exclament : vraiment ces catholiques sont enfants de Dieu, leur vie est chemin vers le Christ et je veux désormais l’emprunter !

Chers frères et sœurs c’est à cela que nous sommes appelés : à être les lumières qui éclaire le chemin vers Dieu dans une société de plus en plus obscurcie par le péché et la culture de mort. Plus la parole de Dieu nous structurera, plus la foi sera le lait qui nous abreuve, la charité le pain qui nous transforme et que nous distribuons, l’espérance en la vie éternelle le message qui brûle nos lèvres, plus nous attirerons au Christ ceux de nos frères et sœurs qui se sont égarés.

Et Marie qui par son « oui » total à Dieu nous montre le chemin. Marie est pour nous la préfiguration parfaite de ce que nous sommes appelés à devenir et que nous nous préparons à vivre dans chaque eucharistie : le tabernacle de chair, les entrailles, qui portent le Corps du Seigneur ! Mais plus encore que Marie qui a porté le corps de chair de son Fils, nous avons la chance inouïe de porter en nous le corps glorifié du Seigneur, sa vie en plénitude. Cette grâce d’être des porteurs de Dieu, qu’en faisons-nous ? Nous arrive-t-il de demander à la Vierge bénie les voies et les moyens qu’elle a elle-même utilisés pour vivre cela ?

Ce matin demandons-lui de nous conduire, comme saint Maximilien Kolbe que nous fêtions hier,  abandonnons-nous entre ses mains maternelles: «  laissons-nous diriger par elle, laissons-nous conduire par sa main. Soyons sous sa conduite tranquilles et confiants : elle s’occupera de tout pour nous, elle pourvoira à tout, elle subviendra promptement aux besoins du corps et de l’âme, elle écartera elle-même les difficultés et les angoisses. » Amen