homélie 21 ° dim

Évangile de J-C selon st Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

Nous ne mesurons pas toujours, et heureusement la portée de nos paroles, l’écho durable qu’elles auront parfois à travers le temps et l’histoire. Je pense par exemple au jour où deux époux se disent « oui » pour la vie avec tout ce que cela engendrera dans les années futures : enfants, petits enfants, maison à construire, relations amicales, etc… je pense encore à une décision difficile à prendre pour un chef d’état comme déclarer la guerre ou décider une augmentation d’impôt : tout cela va mettre en péril ou changer la vie de milliers voir de millions de gens ;. Et bien il en est allé de même ce fameux jour que nous relate l’Evangile où Pierre saisi par l’Esprit de Dieu va prononcer les paroles qui vont décider de toute sa vie à venir, et même de sa mort, ainsi que désormais de la vie de centaines de millions de personnes à travers le monde, le temps et l’histoire.

Pierre le pécheur devient Pierre le confesseur de la foi, Pierre le chef des apôtres devient Pierre le chef de l’Eglise, Pierre le pêcheur devient Pierre le portier du paradis. Ce jour là fut décisif pour Pierre, pour toute l’Eglise à venir et aussi pour tous les hommes. 3 changements pour Pierre,  voyons comment ils nous concernent et nous interpellent.

1/ Pierre le pécheur devient Pierre le confesseur de la foi. Pierre, après avoir été présenté à Jésus par André son frère, marche avec lui depuis de longs mois : il l’a vu agir et parler, guérir et pardonner. Pierre qui coulait à pic il ya 15 jours, car il était encore un homme de peu de foi a pris le temps de la réflexion. L’esprit de Dieu a pu faire son œuvre en lui, travailler son intelligence et sa modeler sa foi. Ainsi est advenu le temps de la synthèse, Pierre, sous l’action de l’Esprit Saint, professe sa foi il peut dire à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

Cela doit nous interroger : ai-je, comme Pierre, réfléchi à ma foi, me suis-je interrogé sur les faits relatés dans les Evangiles. Est-ce que j’invoque l’Esprit Saint pour qu’il vienne éclairer ma raison, pour qu’il m’aide à grandir dans la foi. Suis-je prêt à faire la même profession de foi que Pierre ? Est-il limpide pour moi que Jésus est le Fils du Dieu Vivant, celui que le Père a envoyé pour me sauver ? Est-ce que j’ose confesser ma foi quand Jésus est remis en cause dans une discussion, quand il est moqué ou méprisé ?

2/ Pierre le chef des apôtres devient Pierre le chef de l’Eglise : dans l’Evangile c’est toujours Pierre qui prend la parole au nom de tous. Non pas parce qu’il est le meilleur mais parce que Jésus l’a choisi et lui a confié ce rôle de chef des apôtres. Et voilà qu’ayant fait une profession de foi solide, Jésus va lui confier une tâche plus importante encore : celle de devenir la pierre sur laquelle se construira le peuple des croyants : «Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église »  Voilà que Pierre nous est donné comme guide, comme berger par Jésus. Lui et tout ceux qui lui succéderont ; non pas parce qu’ils sont les meilleurs, les plus intelligents, les plus pertinents, mais parce que l’Esprit du Seigneur va venir sur eux, sur chacun d’eux pour les saisir et les éclairer, pour qu’ils deviennent des reflets de la lumière du Seigneur. Même si tous les successeurs n’ont pas été à la hauteur, rendons grâce pour tous ceux qui nous furent donnés depuis le début du XX° S !

Quel est mon attachement au Saint Père, à son enseignement. Je ne parle pas que du pape François, mais également de tous ceux que nous avons connus. Quel est le dernier document pontifical que j’ai lu ? Est-ce que j’essaie de connaître (par la lecture de journaux, par internet) les enseignements des papes ? est-ce que je prie personnellement pour le pape et à ses intentions comme il le demande ?

3/ Pierre le pêcheur devient Pierre le portier du paradis : Jésus avait fait de lui un pêcheur d’homme, maintenant il lui confie les clés du royaume des cieux. Ce ministère des clés, Jésus le confie à son ami fidèle, afin qu’il continue sur cette terre son œuvre de miséricorde. La mission de Pierre est de préparer les hommes à entrer dans le royaume des cieux en leur révélant de quel amour ils sont aimés et à quelle joie ils sont appelés.

Moi-même, où en suis-je de mon expérience de la miséricorde ? Jésus a confié à son Eglise le pouvoir de pardonner les péchés, de délier les âmes enfermées dans le mal, le regret et la culpabilité. Est-ce que j’ose profiter de cette chance là, et même, puisque c’est la volonté du Seigneur, sais-je abuser de sa miséricorde en me confessant régulièrement ?

Notre confiance en Pierre et en ses successeurs s’enracine dans la volonté même de Jésus de ne pas nous laisser sans berger. Jésus nous montre le chemin de la confiance en se livrant lui-même entre les mains des prêtres pour devenir la nourriture qui sanctifie son peuple. Puisse donc l’eucharistie que nous allons célébrer renforcer notre amour du Seigneur et nous faire grandir dans l’unité et la confiance avec le saint père et toute l’Eglise. Amen.

 

ANNONCES du 27 août au 3 septembre 2017  

Aujourd’hui, après la messe baptême de Eléana STOLL aux Cordeliers

Lundi 28 août

  • Préparation de la liturgie du 3 septembre à la cure à 20h.
  • Préparation au Baptême à la cure à 20h.

Mardi 29 août

  • Programmation des chants, « espace St Désiré » (3 rue des Tanneurs) à 18h00.

Mercredi 30 août

  • INSCRIPTIONS AU CATÉCHISME ET A L’AUMÔNERIE  13h30 – 19h00  St Luc

Jeudi 31 août

  • Réunion de l’EAP, « espace St Désiré » (3 rue des Tanneurs) à 19h00.

Vendredi 1er septembre

  • Repas comtois solidaire au profit du CCFD – Terre solidaire au terrain communal de Verges (route de Publy) à partir de 19h

Samedi 2 septembre

  • Mariage de Alexandre FORNEVILLE et Ludivine BORNE  à Conliège à 15h30
  • Adoration du Saint Sacrement de 16h00 à 17h00
  • Confessions aux Cordeliers de 17h00 à 18h00

Pour les jeunes !

Lancement de la nouvelle année des

« Samedis de Saint Dé « 

Messe à 18h 00 à l’église,

animée par les jeunes puis repas partagé à la Lanterne avant la soirée Pop Louange

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POLIGNY « La joie de faire famille » 

2-3 septembre 2017 

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2 septembre 2017 : Pèlé des mamans 

Dimanche  3 septembre   – 22ème dimanche du Temps Ordinaire

Messes

Samedi :

  • 18h00  : St Désiré

Dimanche :

  • 9h00 : Perrigny
  • 10h30 : Cordeliers puis baptême de Jules DUPUY
  • et 10h30 Briod : messe de rentrée et inscriptions au catéchisme suivi du pique-nique tiré du sac au terrain de jeu – ce sera également la rentrée de secteur des Equipes Notre Dame tous les couples intéressés sont invités à nous rejoindre avec leur pique-nique !

Au Carmel mercredi 6 septembre, à 20h30 

Conférence de Frère John Martin (moine bénédictin)   

« Une spiritualité au-delà des religions »

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INTENTIONS DE MESSES 

du 27 août au 3 septembre 2017  

Samedi

 26/08/2017

18h 30 : St Luc Claude RICHARD, Alphonse VIDELIER, Marcelle PERRIER Bernard BUCHIN, Claude ECOIFFIER , René MILLET et sa famille, Madeleine SAURIAT née DOLE, François BERTHAIL, Marie et Henri LAURENT,  pour Julie et Jean-Luc PONTON mariés ce samedi, Georges et Marguerite POULET, Intentions particulières Jean-Claude PRENAS et famille, Bernard ANDRE (anniversaire), Marie et Georges OLIVIER.

Dimanche 27/08/2017

21° Dimanche

du Temps Ordinaire 

9h 00 : Vatagna

10h 30 : Aux Cord

10h 30 : Mirebel

Lundi  28/08/2017

St  Augustin

18h 30 : Aux Cord

Mardi  29/08/2017 

Ste Sabine

8h 30 : Aux Cord Michel MATHURIAU

Mercredi  30/08/2017

St Fiacre

18h 00 : N.D de    Lorette

18h 30 : Aux Cord

Jeudi 31/08/2017

St Aristide

8h 30 : Aux Cord

Vendredi  1er/09/2017

St Gilles

9h 00 : St Luc

18h 30 : Aux Cord

Samedi  

2/09/2017

Ste Ingrid

8h 30 : Aux Cord En réparation au cœur immaculé de Marie, Michèle CROLET.

Samedi  

2/09/2017

18h : samedis de St Dé Julia DENIS-Georges DENIS son grand-père-Alberte DENIS et Paulette POLY ses grands-mères, Louis et Madeleine LAGRANGE, René BOISSON, Daniel MARECHAL et défunts de la famille MARECHAL-SAVOYE, Yvonne TESTON, Famille LANCON-MAURILIERAS, Alexandre et Ludivine FORNEVILLE (BORNE) suite à leur mariage, Anne-Marie BRUNET et famille JANIER, Marcel BERNARD et famille, Pierre       et Jean-Pierre BÔLE et famille.

Dimanche 3/09/2017

22° Dimanche

du Temps Ordinaire

9h 00 : Perrigny

10h 30 : Aux Cord

10h 30 : Briod

 

homélie du 20° dimanche

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »     Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie

On a beau toujours vouloir faire passer Jésus pour le plus gentil et le plus aimable des hommes (ce qu’il est en vérité !) dans l’Evangile d’aujourd’hui son image en prend un coup ! Quel homme, quel Dieu peut traiter ainsi une femme, d’abord en l’ignorant puis, quand il s’adresse à elle, en utilisant des mots peu flatteurs qui la comparent à un chien ! Imaginez le cirque médiatique et le buzz sur internet si de nos jours le pape ou un évêque osait dire une chose pareille à une femme: qu’est-ce qu’on n’entendrait pas sur la misogynie des hommes d’Eglise, sur le mépris des femmes par les prêtes, et j’en passe ! Pourtant ces paroles furent prononcées par le Seigneur Jésus, Dieu humble et pauvre qui aime tous les hommes. Il nous faut donc découvrir ce que révèle vraiment ce texte en s’attachant d’abord à la figure de cette femme qui ne se démonte pas en face de Jésus. Car c’est elle qui est au cœur de cet Evangile. Avec une foi lumineuse et une répartie peu commune elle va faire chavirer le cœur de Dieu et l’incliner vers les païens.

D’abord cette femme réalise la prophétie d’Isaïe que nous avons entendue dans la première lecture : Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour aimer son nom, …je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière. En effet, si nous reprenons les termes qu’emploie la cananéenne et son attitude, ils disent sa foi dans le Dieu vivant et vrai et dans son fils Jésus : écoutez plutôt : Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David. Ainsi, cette Cananéenne appelle Jésus, Fils de David et Seigneur, puis ensuite, elle finit par l’adorer comme Dieu en se prosternant devant lui.

Or, cette femme méprisée est une étrangère qui sait que l’unique Dieu est là en face d’elle, qu’il est venu jusqu’à Tyr et Sidon, pays païens, pour qu’éclate sa gloire parmi toutes les nations. Et c’est elle la pauvre étrangère, avec sa foi et sa détresse de mère qui va provoquer cette révélation. D’une certaine manière elle permet à Jésus d’inaugurer ou plutôt d’officialiser l’universalité de sa mission.

Et pour obtenir d’être exaucer par Dieu, elle accomplit jusqu’au bout la prophétie d’Isaïe qui dit que les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, …, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel. Et voilà donc que cette femme par amour de son enfant malade, acceptera de sacrifier son honneur, et même son humanité jusqu’à être traité de chien, pour obtenir de Jésus la délivrance de son enfant. Elle semble dire au Seigneur Jésus : « Si je suis un chien, je ne suis plus une étrangère. Tu me donnes le nom de chien, alors nourrit-moi comme un chien, qui ne peut pas s’éloigner de la table de son Maître ». Alors voyant une telle foi, Jésus se laisse toucher au cœur et exauce la prière de cette femme. Cette Cananéenne, cette païenne étrangère doit devenir notre modèle de foi, de patience et d’humilité.

Un modèle de foi, car sans douter et reculant devant aucun sacrifice, elle sait qu’elle aura du Seigneur la guérison de sa fille.

Et nous même frères et sœurs, où en est notre foi et notre confiance dans la puissance de guérison de Jésus, osons-nous croire en la toute puissance de son amour agissant, osons-nous encore lui demander l’impossible ?

Un modèle de patience, car refoulée par les apôtres, ignorée par le Seigneur, traitée comme un chien, et c’est le cas de la dire, elle persévère dans la prière et la supplication en direction de Jésus. Elle n’abandonne pas à la première épreuve !

Et nous, savons encore persévérer dans la charité, l’amour, malgré le silence apparent de Dieu ? Savons-nous vis-à-vis des autres leur témoigner encore de la charité et de la compassion même quand ils nous repoussent ?

Enfin cette femme est un modèle d’humilité : elle se compare, non pas aux chiens, mais aux petits des chiens : elle sait ce qu’elle est et d’où elle vient, elle ne réclame pas plus que sa part, celle qui tombe de la table où siège le maître et ses enfants. Mais son attitude respectueuse envers les miettes qui peuvent nourrir et sauver la rend apte à s’asseoir à la table avec la famille à laquelle elle appartient désormais par la foi : celle des enfants de Dieu, celle de l’Eglise.

Et nous-mêmes, allons-nous toujours communier au corps du Christ avec respect et dévotion ? Avons-nous conscience du cadeau inestimable qui nous est fait ?

Grâce à l’audace de cette femme, le salut est venu aux nations païennes que nous étions. Alors avec toute l’Eglise ce matin, avec la Cananéenne, recevons le pain du Maître, non pas comme des chiens sous une table, mais comme des frères et sœurs du Maître à la table du Royaume. Et quand nous viendrons communier au Corps du Christ tout à l’heure, ayons une pensée d’action de grâce pour cette femme Cananéenne et pour son audace qui nous permet d’être là aujourd’hui ! Amen

Intentions de messes et annonces du 20 au 27 août 2017

ANNONCES du 20 au 27 aout 2017

Aujourd’hui, après la messe baptême de Elyanna et Jemy IVART à Vevy

 et baptême de Garence GAUTHIER et Lucie POUZOL aux Cordeliers

  Samedi 26 août

Baptême de Zingaella LOERSCH aux Cordeliers à 11h00

Mariage de Jean-Luc PONTON et Julie PRESCHOUX  aux Cordeliers à 15h30

INSCRIPTIONS AU CATECHISME ET A L’AUMONERIE

le mercredi 30 aout  13h30 – 19h00   St Luc, 1 rue des Baronnes – Lons

Dimanche  27 août

21ème dimanche du Temps Ordinaire

messes

Samedi 18h30  St Luc

Dimanche : 9h00 Vatagna

10h30 Cordeliers puis baptême d’Eléna STOLL

10h30 Mirebel

2-3 septembre 2017:  à Poligny « La joie de faire famille »  avec la famille Fransicaine

 mercredi 6 septembreau Carmelà 20h30, Conférence de Frère John Martin (moine bénédictin) : « Une spiritualité au-delà des religions »

2 septembre 2017: pèlé des mamans, une marche de Dole à l’abbaye d’Acey.

Intentions de messes

Samedi  19/08/2017 18h 30 : Revigny Famille PUGET-PIRAT, René BOISSON,  En action de grâces pour un anniversaire de mariage, Lucas et Alexandra GROS (GOMES) et Alice et Christopher RICHARDSON ( JAVELLE) mariés d’hier , Lucienne LAPORTE  (suite obsèques), Marguerite COURVOISIER, Paul MILAN et sa famille, Andrée VUILLEMIN (suite obsèques)  , Geneviève DETRAZ (suite obsèques)
Dimanche 20/08/2017

20ème Dimanche du T.O

9h 00 : St Désiré

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Vevy

Lundi  21/08/2017

St  Christophe

18h30 : Cordeliers  
Mardi  22/08/2017

St Fabrice

8h30 : Cordeliers  
Mercredi  23/08/2017

Ste Rose de Lima

18h00 : N.D de    Lorette

18h30 : Cordeliers

 
Jeudi 1  24/08/2017

St Barthélemy

8h 30 : Cordeliers  
Vendredi  25/08/2017

St Louis

9h 00 : St Luc

18h 30 : Cordeliers

 
Samedi  26/08/2017

Ste Natacha

8h 30 : Cordeliers  
Samedi  26/08/2017 18h 30 : St Luc Claude RICHARD  (suite obsèques), Alphonse VIDELIER  (suite obsèques), Marcelle PERRIER (anniversaire), Bernard BUCHIN, Claude ECOIFFIER (anniversaire), René MILLET et sa famille, Madeleine SAURIAT née DOLE (anniversaire), François BERTHAIL (suite obsèques), Marie et Henri LAURENT, Julie et Jean-Luc PONTON(PRESCHOUX),  Georges et Marguerite POULET, Intentions particulières Jean-Claude PRENAS et famille
Dimanche 27/08/2017

21ème Dimanche du T.O

 

9h 00 : Vatagna

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Mirebel

homélie 15 août, fête de l’Assomption

Évangile de J-C selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ;  Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle

Dieu se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. Par ces mots qui la relient à l’histoire d’Israël son peuple, Marie affirme que par elle, Dieu réalise ses promesses : Il vient « en personne » se rendre visible aux yeux des hommes. C’est sa cousine Elisabeth, remplie d’Esprit Saint, qui le confirme : D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Elisabeth ne se trompe pas, elle voit en Marie l’arche de la nouvelle alliance, le temple de chair qui contient le Sauveur du monde et le livre de l’Apocalypse nous apprend aussi, si nous en faisons une lecture spirituelle, que Marie est aussi la bergerie dans laquelle grandit Jésus qui sera le berger de toutes les nations. Ainsi Marie tient toute sa gloire de son Fils Jésus. Mais cette gloire rejaillit sur nous et sur l’Eglise dont Marie est une image.

1/la gloire de Marie jaillit sur nous. Fille d’Anne et Joachim, Marie préservée du péché en vue de sa mission, est pleinement et uniquement humaine ; elle est du côté des hommes. Et c’est cela qui l’a rend si abordable. Elle fut mère comme vous toutes chères sœurs qui l’êtes. Elle a mis au monde son fils et la pris dans ses bras de mère comme vous-même l’avez fait avec vos enfants. Elle a encouragé Jésus à exprimer sa personnalité lors des Noces de Cana comme vous avez encouragé vos enfants à grandir et à se responsabiliser. Elle a pleuré et rit avec Jésus et Joseph comme vous avez pleuré et ri avec votre mari et vos enfants, elle a souffert au pied de la croix comme vous avez pu souffrir au pied du lit de vos enfants malades ou mourants. Cette pleine humanité de Marie nous donne de nous tourner simplement vers elle.

Mais aujourd’hui, nous célébrons bien plus que cela. En effet, si c’est bien Christ qui glorifie et divinise notre humanité, l’assomption corps et âme de Marie la toute humaine, renforce et concrétise notre espérance. Elevée par son Fils jusqu’auprès de Lui dans les cieux, Marie réalise le projet propre à toute l’humanité. Grâce à son Assomption, notre espérance de devenir participant de la nature divine devient une réalité pour tous les hommes, une réalité pour chacun de nous ce matin.

A cause de cela, nous devons prendre Marie comme modèle de vie. Elle nous apprend à être serviteurs en ce monde en obéissant aux motions de l’Esprit Saint pour qu’au terme de notre vie, comme elle, nous soyons exaltés par Dieu.

2/ Marie est une image de l’Eglise. Si le texte de l’apocalypse, à travers l’image de la femme qui enfante est une image de Marie donnant naissance à Jésus, elle peut être aussi vue comme une image de la maternité de l’Eglise. En effet, par les sacrements du baptême et de l’Eucharistie, l’Eglise enfante à la vie spirituelle les fils et les filles de Dieu, les hommes et les femmes qui peupleront son Royaume.

On peut aussi lire, dans la manière dont Marie part à la rencontre d’Elisabeth pour lui apporter son aide, l’image de l’Eglise qui sillonne les chemins du monde pour apporter son aide à toute l’humanité. Ainsi, comme Marie portait en elle le Sauveur du monde en visitant sa cousine, l’Eglise, en visitant le monde à travers les siècles, lui porte la Bonne Nouvelle du Salut.

Mais, comme le rôle de Marie ne fut pas simplement de porter Jésus, mais aussi de l’élever dans la foi et l’amour de Dieu, le rôle de l’Eglise est aussi de former ses enfants à la vie en Dieu et à la connaissance de Dieu. Il est même de sa fonction maternelle d’apprendre à ses enfants à lutter contre les forces du mal et de la mort. Ainsi, l’Eglise, comme une mère, entraîne ses enfants en les préparant au combat spirituel. Pour cela elle les nourrit des sacrements, les instruits de la vraie foi, et leur apprend à discerner la volonté de Dieu. L’Eglise ne veut rien d’autre pour ses enfants que de voir en eux la vie divine pleinement déployée, elle veut par-dessus tout que le Christ vive en chacun d’eux, qu’il règne sur chacun d’eux, pour qu’un jour ils soient totalement vainqueur de la mort.

C’est pourquoi, l’Eglise nous demande chaque dimanche au moins, et le plus souvent possible, de rejoindre une église pour la messe. En effet, c’est là qu’elle nourrit de la vie divine ceux qui s’approchent de la communion, car le Corps du Christ ressuscité irrigue nos corps et nos âmes de la vie éternelle.

Que notre eucharistie ce matin réalise pleinement son œuvre, comblés de la vie divine, devenons comme Marie, serviteurs des hommes et cause de joie pour tous ceux que nous rencontrerons. Amen

 

homélie 19° dimanche

Évangile de J-C selon st Matthieu

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Une lecture rapide de cet évangile nous arrête sur le miracle peut être le plus connu de Jésus : quand il marche sur les eaux !  Mais il est un autre miracle plus spectaculaire encore  : Pierre aussi marche sur les eaux…J’aimerai avec vous ce matin revenir sur ces deux miracles et sur ce qu’ils expriment :

1/ Jésus marche sur la mer. Par cet acte vers la fin de la nuit, c’est-à-dire au moment où le jour se lève, Jésus révèle sa divinité pour faire passer ses disciples des ténèbres à la pleine lumière de la foi. Mais c’est en fait tout le texte qui nous dit qu’il est Dieu…. Découvrons cela ensemble.

D’abord, quand Jésus approche des disciples, les mots qu’il dit sont, si on traduit littéralement non pas « confiance, c’est moi, n’ayez pas peur » mais « ayez confiance, moi je suis, n’ayez pas peur. » Or vous savez ce que signifie l’expression « moi, je suis ». C’est celle-là même que Dieu utilise pour se faire connaître à Moïse dans le buisson ardent, c’est le nom même de Dieu. Ce récit est donc une théophanie, c’est à dire une révélation de Dieu. Ensuite Matthieu nous donne de nombreux indices pour nous faire comprendre que tout ce récit est une révélation de la nature divine de Jésus. Voyez plutôt, dans le même récit on nous cite : le désert, la montagne, la mer et le vent. Tous ces éléments, qui appartiennent à la création, sont cités pour bien souligner que Jésus est le maître du cosmos et donc qu’il domine sur toute la création, et qu’il peut calmer la tempête et apaiser le vent. En cela, si l’on fait le lien avec la première lecture, on découvre aussi que Dieu n’est pas dans la tempête, mais qu’il est le maître des éléments, leur créateur !

Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? D’abord que nous croyons que toute la création est une grand illustration de la grandeur de Dieu, mais Dieu n’est pas dans sa création ! Or dans une époque où on a tendance à revenir au paganisme, avec des retour à la divinisation de la terre et parfois des animaux… il faut le redire : Dieu est créateur de l’univers, il n’est pas présent dans la création, mais toute la création rappelle sa grandeur et sa majesté !

2/ Pierre aussi marche sur la mer. Que Jésus, qui est Dieu marche sur la mer, c’est pour ainsi dire normal, mais que Pierre qui n’est qu’un homme marche sur lamer, c’est du vrai miracle, qui devrait retourner les cœurs les plus septiques ! Nombreux sont ceux qui clament haut et fort : « je croirai en Dieu quand il n’y aura plus de malheureux ou de souffrance, quand je verrai un grand miracle. » On pense que le jour où l’on verra des maladies incurables guérir, des morts ressusciter, des catastrophes être évitées, la souffrance supprimée, la foi nous tombera dessus comme par magie ! Malheureusement, st Pierre nous apprend que cela ne donne pas la foi ! En effet, en direct devant ses yeux ébahis Jésus marche sur la mer et Pierre est invité à le rejoindre : N’est-ce pas là du bon gros miracle ? Pourtant plouf ! Pierre coule à pic  à cause d’un coup de vent : « homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

3/ découvrir l’humilité de Dieu et déployer la nôtre. He oui, chers amis, un miracle, même le plus énorme ne suffit pas à donner la foi. Car Dieu, comme nous le rappelle le prophète Elie, n’est ni dans l’ouragan, ni dans la tempête, ni dans le feu qui dévaste, il est dans le souffle à peine perceptible d’une brise légère. Dieu fait dans le discret, dans l’humilité ! Vous voulez  voir le Christ glorieux alors regardez la croix, vous voulez le voir régner en maître, alors contemplez-le enfant, étendu sur la paille dans la mangeoire ; vous voulez voir Dieu qui guérit, alors commencez par l’entendre vous dire : « aujourd’hui tes péchés sont pardonnés » ; vous voulez voir Dieu nourrir les pauvres, alors commencez par lui répondre « me voici » quand il vous dit « donnez-leur vous-même à manger. »

Pour deux raisons Dieu ne se révèle que discrètement, d’abord parce qu’il ne s’impose jamais à notre raison, il se propose, telle une brise légère de nous rafraîchir, de stimuler à nouveau notre foi, de nous caresser avec tendresse de son amour sauveur. Ensuite, le Seigneur a pris le risque de n’avoir comme visibilité que celle que nos actions lui donnent. C’est notre amour du prochain qui annonce le sien, c’est notre service des pauvres qui annonce le salut, c’est nos paroles de soutien et d’encouragement qui annoncent que la Parole de Vie travaille au cœur de ce monde.

Vous avez aussi entendu que la tempête s’apaise dès que Jésus monte avec ses disciples dans leur barque. Aujourd’hui encore dans la barque de votre vie, Jésus, par la sainte communion va monter près de vous. C’est là le plus grand miracle. Dieu fait de vous son tabernacle, le lieu de sa présence au milieu des hommes. Seulement le croyez-vous et le laisserez-vous aujourd’hui calmer vos peurs et vos tempêtes pour devenir théophore, c’est à dire porteur de Dieu ? Certes le vase de notre vie est fragile car fait de terre, mais c’est ce simple emballage qui révèle le mieux le grand trésor que nous devons porter et offrir au monde. Ce trésor c’est d’être appelés à vivre de la vie même de Dieu et de participer pour l’éternité à sa vie d’amour. Alors, êtes-vous prêts à être ce miracle pour le monde ? Amen