André Bobey, l’un de nos paroissiens de retour d’une retraite près de Marthe Robin, nous livre son témoignage.

J’ai effectué une retraite du 30 octobre au 05 novembre 2017 à Châteauneuf-de-Galaure, là où a vécu Marthe ROBIN. Le thème de cette retraite était le suivant : « Marchons dans la confiance ».

C’est ici qu’a démarré le premier foyer de charité, qu’elle conseilla à son père spirituel, le père Finet en 1936. Il y en a actuellement 76 répartis dans le monde. Marthe est également au départ de l’école de filles, qu’elle conseilla à son curé, l’abbé Faure ; aujourd’hui, cette école mixte catholique, accueille des élèves depuis le CP jusqu’en Terminale. Elle compte 1 200 élèves.

Ce foyer de charité accueille des retraitants – de tous les âges – Je ne voudrais pas faire de la publicité, mais je communique l’adresse si certains étaient intéressés :

Foyer de charité – 85 rue Geoffroy-de-Moirans – 26330 Châteauneuf-de-Galaure,

ou sur Internet : http://www.foyer-chateauneuf.com

 

Je donnerai 4 citations qui résument bien cette retraite.

La première de Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus prise dans le manuscrit C :

  • « L’ascenseur qui doit m’élever au ciel, ce sont vos bras Seigneur, m’abandonnant avec ma petitesse ; c’est là que Dieu va me rejoindre »

Les 3 autres de Marthe ROBIN :

  • « De ma confiance en Dieu, jaillissent les étincelles sur le chemin sur lequel je dois avancer ».
  • « La Ste Vierge a dit aussi des oui, en faisant confiance. Il y a certes nos faiblesses, mais Dieu les connaît ».
  • « Le chemin de la confiance, c’est le chemin des petits ».

 

Mais qui est Marthe ROBIN pour ceux qui ne la connaîtrait pas ?

André BObey 2017 Chateau neuf de Galaure

Marthe ROBIN est née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure dans la Drôme. Ses parents habitaient une petite ferme, là où elle a vécu jusqu’à sa mort le 06 février 1981. Cette petite ferme est à une demi-heure à pied du foyer de Charité, située sur un plateau souvent très venté. C’est à partir de 1918 que sa santé se dégrade. Catéchisée, elle fait sa communion privée le 15 août 1912. C’est là qu’elle dira plus tard que « le Seigneur s’est emparé de moi » ; elle reçu pour la première fois la communion. Elle ne pu obtenir son certificat d’étude malgré son intelligence, étant malade ce jour-là. On détectera chez elle par la suite une forme d’encéphalite qui ne peut se soigner. Elle reçoit la communion 1 fois par mois par son curé qui le lui apporte ; à l’article de la mort, elle recevra plusieurs fois le sacrement des malades.

En 1925, date où Thérèse-de-l’Enfant-Jésus (qu’elle aimait beaucoup) fut canonisée, elle fait un premier acte d’abandon et d’offrande à l’amour de Dieu, « Mourir d’amour, être comme les tous petits, vivre d’amour » et le renouvellera en 1927.

 

Dates principales à retenir :

1921, la Vierge Marie lui apparaît pour la première fois.

On pourrait dire que c’est à partir de 1924 que Marthe ne pourra plus se lever seule, et par la suite restera couchée où elle reposait ses pieds sur un oreiller étant paralysée de toute la partie basse du corps.

1927, fait une hémorragie, Ste Thérèse de Lisieux viendra la visiter. Il y aura un mieux, puis une rechute. Ste Thérèse viendra 3 fois la voir, et la soutenir dans ce qu’elle aura à vivre ensuite.

A partir de 1928, elle commence à dicter ses notes personnelles à l’abbé Faure, son curé, jusqu’en 1933.

1936, elle rencontrera le père Finet qui s’occupera d’elle jusqu’à sa mort.

En 1930 déjà, le Christ lui demande « Veux-tu être comme moi, c’est-à-dire vivre la passion et la croix ? ». Elle perdra en plus l’usage de ses doigts et de ses mains.

Comme nous tous, elle avait peur de se lancer ; le Christ viendra plusieurs fois à la charge afin qu’elle se décide. A partir de cette période, Marthe accueillit les stigmates du Christ. Beaucoup de visiteurs ont vu la couronne d’épines et les larmes de sang. Elle vivait aussi la résurrection du Seigneur. Elle a expérimenté à la fois la joie et la souffrance divine. Elle vivra en communion complète avec le Christ, dans un cœur à cœur. Il sera là pour la soutenir. Elle aura aussi des moments de gaieté, qu’elle partagera avec les personnes présentes, restant toujours dans la simplicité.

En 1939, Marthe devient aveugle ; à partir de là, elle doit rester dans l’obscurité ; les visiteurs ne pourront ni la voir, ni observer ses stigmates. A partir de cette date et pendant 40 ans, elle vivra la passion du Christ toutes les semaines, du jeudi soir jusqu’au dimanche dans l’après-midi. Elle ne fait plus qu’un avec le Seigneur (cahier 22 du 17 janvier 1945). Elle ne se nourrira que d’un morceau d’hostie et ne prendra aucun liquide, ne pouvant déglutir.

C’est plus de 100 000 personnes, qu’elle accueillera dans sa petite chambre, qui viendront la voir pour recevoir des conseils ou une grâce. Elle aura un rayonnement immense dans l’Eglise et dans le monde. Ce que le Christ lui a demandé, c’est de souffrir avec lui pour le Salut du monde.

 

Vous pouvez découvrir la vie de Marthe ROBIN aux Editions de l’Emmanuel, écrite par le père Peyrous, ou le livre : « Prier 15 jours avec elle », aux Editions Nouvelle Cité.