homélie du 4° dimanche du temps ordinaire

autorité 1Évangile de J-C selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Dans l’évangile que nous venons d’entendre, deux personnages ne peuvent absolument pas cohabiter : Jésus et l’esprit impur. Tout les sépare, et pour souligner cette impossibilité, l’évangéliste Marc nous transporte dans une ville dont le nom est Capharnaüm, ville d’origine de Pierre et d’André qu’il vient d’appeler à sa suite (c’était dimanche dernier). Vous savez que ce nom signifie pour nous, occidentaux,  grand bazar, ou, pour dire clairement : un sacré bordel. Rappelez-vous que c’est ainsi que vos parents qualifiaient l’état indescriptible de votre chambre, ou que vous-même le faites avec vos enfants. Mais on pourrait aussi appeler ‘Capharnaüm’ l’état mental et spirituel du pauvre homme possédé par un esprit impur ; car en lui aussi tout est sens dessus dessous ! D’un côté une situation de désordre, de l’autre Jésus, dont l’autorité et l’enseignement remettent de l’ordre là où règne le désordre !

Si l’enseignement de Jésus est aussi efficace, nous devons en connaître le contenu et l’autorité ! L’évangile lu ce matin se trouve au début du chapitre 1ier de Marc, et à ce stade nous n’avons que trois Paroles de Jésus, deux que nous avons entendues la semaine dernière : l’une adressée à tous : Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Et l’autre dite à André et Pierre : venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. La troisième parole, ce matin, est à destination de l’esprit mauvais : Tais-toi ! Sors de cet homme. On retrouve en ces 3 paroles un résumé de l’évangile : Jésus est venu dans le monde pour annoncer le royaume de Dieu, pour libérer les gens du mal et choisir des disciples pour poursuivre son œuvre.

D’où vient l’autorité de l’enseignement de Jésus ? Nous savons que Jésus réalise les Ecritures : il est le prophète annoncé par Moïse dans la 1ière lecture : au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi  et vous l’écouterez. Et plus loin Dieu dit je mettrai dans sa bouche mes paroles. Quoi de surprenant qu’il parle avec autorité, puisque Jésus est la Parole de Dieu ! Quand il dit le règne de Dieu est tout proche, Jésus dévoile qu’en sa personne, le Règne de Dieu est là, Il est Dieu parmi nous ! D’ailleurs l’esprit impur ne s’y trompe pas, Il sait qui est Jésus : Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu En effet, personne, mieux que le mal, ne connaît l’autorité de Dieu !

Ce que l’esprit mauvais sait de Jésus, nous devons en faire notre profession de foi : Jésus n’est pas qu’un homme, fut-il le meilleur, il est le Saint de Dieu venu pour perdre le malin. Nous ne devons jamais douter que Dieu et le mal ne peuvent demeurer ensemble. Ce grand affrontement entre eux trouvera son point culminant sur la croix. Beaucoup croiront alors à la victoire du mal sur le bien, de la mort sur la vie, du renoncement sur l’espérance, de la haine sur l’amour, de l’abandon sur la foi. Pourtant, en donnant sa vie, Jésus cloue le mal et la mort sur la croix : il s’offre pour que nous ne souffrions plus d’être séparés de lui. Depuis, chacun de nos péchés est déjà consumé sur la croix, et chaque Eucharistie vient revivifier en nous l’autorité de ce don.

L’autorité du Christ, c’est la puissance de son amour qui lui permet de nous contempler sans cesse comme celui que nous devons devenir. Et l’Eglise à sa suite fait de même, par son enseignement, elle contemple chaque homme en voyant en lui, l’image et la ressemblance de Dieu restaurées par le Christ sur la croix. L’enseignement de Jésus et celui de l’Eglise sont tout un car le Christ a revêtu ses apôtres et leurs successeurs de son autorité pour enseigner, sanctifier et gouverner son peuple. Nous devons garder en nous la certitude que le Seigneur par le don de l’Esprit Saint assiste son l’Eglise et tout particulièrement le Saint-Père dans les décisions qu’il doit prendre. Je fais mienne pour vous ces paroles de l’apôtre Paul : C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. En vous attachant à l’Eglise et à son enseignement c’est au Christ lui-même que vous vous arrimez, car c’est sur Pierre que notre Eglise est bâtie, sur sa foi, et celle de ses successeurs. Unis à l’Eglise, vous ne risquez pas de vous perdre : in Christo per Mariam, semper sub Petro : Dans le Christ, par Marie, toujours soumis à Pierre ! Laissons aujourd’hui encore l’Eglise, par l’autorité du Christ, nous nourrir du Pain de Vie, pour être vraiment et fidèlement les disciples dont Il a besoin. Amen.

 

Prière pour l’unité des Chrétiens

Point d’orgue de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens une célébration œcuménique a eu lieu samedi 20 janvier 2018 au temple de la rue Fontaine de Rome sous la direction des responsables religieux, ou leur représentants, des églises chrétiennes du secteur de Lons-le-Saunier, avec en ce qui concerne l’Eglise catholique monsieur le curé doyen, le père Arnaud Brelot et l’abbé Jean Villet.

L’assemblée moins nombreuse que l’an passé, une quarantaine de personnes (en cause l’heure, le jour de la semaine, la météo ?)  était bien déterminée et participative. La célébration était fondée sur des textes choisis par les Eglises des Caraïbes pour lesquelles le christianisme est à la fois répulsif car religion des colonisateurs et négriers et consolation pour le soutien apporté aux esclaves et aux survivants des peuples primitifs locaux.

La réflexion sur l’esclavage qui nous concerne a été accompagnée de la formation de chaines réalisées avec des bandes de papier où chacun a noté l’esclavage (principal) dont il souffre. Chaines déposées au pied de la croix.
Chants et prières dont le Credo suivant :

Nous  croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,

de tous les êtres, visibles et invisibles.

Nous  croyons  en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,

engendré du Père avant tous les siècles, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu,

engendré, non pas créé, un seul être avec le Père, et, par lui, tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il est descendu des cieux,

il s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert la Passion, il a été mis au tombeau,

il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ;

il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.

Nous  croyons  en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ; qui du Père tient son origine ;

Qui avec le Père et le Fils, reçoit même adoration et même gloire ; qui a parlé par les prophètes.

Nous  croyons  à l’Église, une et sainte, à sa catholicité et son apostolicité.

Nous confessons  un seul baptême pour le pardon des péchés.

Nous attendons  la résurrection des morts et la vie du monde à venir. AMEN

 

Ont alterné avec des lectures bibliques : l’éblouissant chant de victoire de Moïse à la gloire de Yavhé (Exode XV 1,21) et la très complexe double guérison de la femme souffrant d’hémorragies et de la fille de Jaïre (Marc 5, 21-43)

Le sermon du père Arnaud Brelot nous a mis en face de nos faiblesse personnelles et collectives. Ce qui, en particulier, empêche que se fasse l’unité des Eglise. Ne pas s’approprier Jésus mais faire comme la femme souffrant d’hémoragies, c’est à dire avoir à la fois l’humilité et l’audace de toucher seulement le vêtement de Jésus sans chercher à le saisir. Pour nous il s’agit d' »oeuvrer » pour annoncer la foi à ceux qui l’ont oubliée et annoncer le Salut à ceux qui l’ignorent ». Programme lourd … à méditer !

Après un dernier chant « Evenou shalom alerhem » et une quête au bénéfice de l’A.C.A.T. la soirée s’est achevée par un « pot de l’amitié » qui a permis des contacts très chaleureux … et quelques péchés de gourmandise !

retour en images…

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une quarantaine de personnes présentes…

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avec la présence de plusieurs pasteurs et prêtres

 

la collecte commune fut faite pour l’ACAT

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avant de partager un verre de l’amitié!

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voici la prédication du père Brelot, d’après l’évangile de Marc,5,21-43

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Etre intégrée à la communauté, pouvoir ne faire qu’un avec elle, voilà certainement le désir le plus ardent de la femme souffrant d’hémorragie qui nous est présentée dans l’évangile. C’était aussi le désir de Jaïres pour sa fille qui a 12 ans allait entrer dans la vie communautaire, devenir une femme dans sa communauté.

Or les hémorragies de la première, par l’impureté permanente qu’elles provoquent depuis 12 ans, l’empêche d’accéder au Temple, et à la synagogue pour prier le Dieu unique avec les siens, avec son peuple. Son désir de ne faire plus qu’un avec sa communauté, avec son Dieu est empêché par sa maladie. De même la mort soudaine de la fille de Jaïres avant même qu’elle ait pu vivre vraiment l’empêche d’entrer dans la communauté, de faire un avec elle.

Le sang pour le peuple juif dont la femme souffrante est issue c’est la vie, le fluide divin. Ainsi à travers ses hémorragies cette femme, d’une certaine manière, sent la vie divine la quitter.  Sa maladie c’est de ne pas pouvoir garder totalement cette vie divine qui devrait la faire vivre et lui donner de célébrer Dieu avec toute sa communauté.

Alors peut-être que nous pourrions imaginer que chacune de nos Eglises est un peu comme cette femme qui est malade. Nous aussi nous laissons peut-être, à cause de certaines maladies spirituelles et morales, la vie plénière du Christ nous échapper. Comme si Dieu voulait répandre sa vie aussi ailleurs alors que nous voudrions la garder uniquement pour nous, dans notre Eglise.

Quelles peuvent être ses maladies dont souffriraient nos Eglises et communautés qui empêcheraient que l’unité des Eglises se fasse ? : L’orgueil de se croire chacune l’unique et vraie Eglise du Christ ? Les jugements à l’emporte-pièce sur la foi des membres des autres Eglises,  qui seraient moins chrétiens que d’autres voir suspectés d’idolâtrie !  Nous pouvons chacun ausculter nos propres opinions sur les autres Eglises et communautés écclésiales….

Tout cela nous pouvons le résumer par un diagnostic difficile à entendre : notre désire de mettre la main sur Dieu, sur le Seigneur Jésus, de manipuler le Seigneur, de le mettre à notre service ! Or le Seigneur, ne peut pas se laisser enfermer dans une Eglise, Il veut au contraire que nous nous mettions tous ensemble à son service.

Ainsi, le remède, c’est cette femme qui nous le donne et elle le donne à chacune de nos Eglises : l’Audace de toucher le Christ malgré nos maladies ! L’audace de la foi en Dieu qui nous fait enfants et serviteurs, sauvés et libérés de nos désirs de puissance et de domination. Le Christ fera cesser toute hémorragie de sa vie dans nos Eglises quand ensemble, dépassant nos préjugés, nos jugements, nos prétentions, nous pourrons nous mettre à son service dans son Eglise qui est le corps formés de tous les baptisés. Unis pour œuvrer à annoncer la foi à ceux qui l’ont oubliée, pour annoncer le Salut à ceux qui l’ignorent.

Cette bataille contre nos penchants, nos maladies qui empêchent la vie de Dieu de se déployer en nous et dans le monde ; le Seigneur seul peut la mener pour nous, comme lui seul a acquis la victoire contre les égyptiens dans le récit de l’exode qui nous fut raconté. L’unité des chrétiens ne peut venir que de Dieu seul, chacun de nous doit oser venir toucher le Christ et laisser sa force nous sauver, nous guérir et nous unir.

Je reprends pour finir les mots des fils d’Israël dans le livre de l’Exode, comme ma prière pour notre unité : Qui est comme toi parmi les dieux, SEIGNEUR ? Qui est comme toi, éclatant de sainteté ? Redoutable en ses exploits ? Opérant des merveilles ?  Tu étendis ta droite, la terre les avale.  Tu conduisis par ta fidélité le peuple que tu as revendiqué. Tu le guidas par ta force vers ta sainte demeure. Amen

 

ANNONCES du 28 janvier au 4 février 2018

ANNONCES du 28 janvier au 4 février 2018

Lundi 29 janvier

  • Préparation de la liturgie du 4 février, à la cure à 20h,
  • Réunion du Conseil économique de la paroisse, à la cure, à 20h.

Mardi 30 janvier

  • Messe à Conliège à 10h 30,
  • Réunion des équipes liturgiques des Cordeliers, à la cure à 20h 30.

Mercredi 31 janvier

  • Prière du Mouvement sacerdotal marial, aux Cordeliers à 17h 30,
  • Réunion de programmation des chants, la cure à 18h 15.

Vendredi 2 février

  • Présentation de Jésus au Temple, journée de la vie consacrée,
  • Messe aux Cordeliers à 18h 30.

Samedi 3 février

  • Temps Fort des 6/5ème, de 9h à 12h à Ste Marie,
  • Éveil à la Foi, à 10h 30 à St Luc,
  • « Samedis de Saint Dé » 18h-22h – Espace St Désiré, rue des Tanneurs.

Dimanche 4 février : 5ème dimanche du Temps Ordinaire

  • Messe anticipée :
    • samedi : 18h 00  présidée par Mgr Vincent Jordy.
  • Dimanche :
    • 9h 00 : Perrigny
    • 10h 30 : Cordeliers
    • 10h 30 : Crançot

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Le 10 et 11 février, un weekend Spi et détente

à l’abbaye d’Acey pour les jeunes à partir de la 4ème.

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Mercredi des Cendres : 14 février

Messes :

  • 10h : Cordeliers
  • 19h : St Luc

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 Temps Fort à St Luc en doyenné

  • 17h 00 :
    • ateliers pour les enfants avec les catéchistes
    • enseignement pour les adultes avec le Père A. Brelot
  • 19h 00 :
    • messe
  • 20h 15 :
    • soirée de partage : soupe au profit du CCFD-TS
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INTENTIONS DE MESSES du 28 janvier au 4 février 2018

Samedi 27/01/2018 18h 30 : St Luc Jean THEVENOD,

Suzanne VIRET (suite obsèques),

André et Victor VILLE,

Léonie PONCET,

pour les âmes du purgatoire,

Bernard POULET et ses grands-parents,

Gilberte REMANDET (suite obsèques),

Cléophée BOUR,

Jacqueline MOCKLY,

Christiane CLEMENT,

Intentions particulières,

Madeleine LOYE et ses parents,

Tressy MEDIGUE,

Charlotte OUDARD (suite obsèques).

Dimanche 28/01/2018

4ème dimanche du Temps Ordinaire

9h  : Montmorot

10h 30 : Cordeliers

10h30 : Crançot

Lundi 29/01/2018

St Vincent

12h :  Srs de l’Alliance

18h 30 : Cordeliers

 

 

Mardi 30/01/2018 

St Barnard

10h 30 : Conliège

8h30 : Cordeliers

 
Mercredi  31/01/2018

St François de Sales

18h 30 : Cordeliers  
Jeudi 1/02/2018

La conversion de St Paul

8h 30 : Cordeliers  
Vendredi 2/02/2018

    Ste Paule Sts Timothée et Tite

 9h : St Luc

18h 30 : Cordeliers

 
Samedi 3/02/2018

Ste Angèle,

St Thomas d’Aquin

8h 30 : Cordeliers En réparation au cœur immaculé de Marie
Samedi 4/02/2018 18h : St Désiré Paulette MARTIN et sa famille,

Yvette TESTON,

Henri et Victoire AUBIN et leur fils Amand,

René BOISSON,

Julia DENIS, Alberte et Georges DENIS ses grands-parents et Paulette POLY sa grand-mère,

Louis et Madeleine LAGRANGE,

Défunts des familles BUHON-GUINCHARD.

Dimanche 4/02/2018

5ème dimanche du Temps Ordinaire

 9h : Perrigny

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

 

homélie du 3° dimanche ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Deux temps distincts dans l’Evangile de ce dimanche : d’abord le Seigneur Jésus proclamant seul le Règne de Dieu, ensuite Il appelle ses premiers disciples. Deux temps qui se complètent : l’un fixe le programme, l’autre trouve les ouvriers pour l’accomplir. L’un insiste sur l’urgence, Les temps sont accomplis, l’autre sur la conséquence : Il n’y a plus de temps à perdre : il faut recruter d’autres personnes pour faire passer le message : Venez derrière moi  dit Jésus, je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. Deux temps qui sont liés par la continuité : les apôtres ne choisissent pas leur mission, ni son contenu, ils reçoivent leur mission du Christ qui fixe le contenu du message à faire connaître : le Règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. Trois questions viennent alors à nos lèvres : qu’est-ce donc que le règne de Dieu ? Que change-t-il dans nos vies ? Et enfin qu’est-ce qu’un pécheur d’hommes ? Trois questions qui seront les trois parties de mon homélie.

1/qu’est-ce que le Règne de Dieu ? Lorsque le peuple juif s’est constitué, Dieu lui-même le gouvernait par les juges et les prophètes. Mais comme il est toujours difficile d’être différent, le peuple juif demanda un roi pour régner sur lui afin de ressembler à tous les autres peuples de la terre. Cet épisode est raconté au chapitre 8 du 1ier livre de Samuel on peut lire : les anciens se réunirent et vinrent trouver Samuel, ils lui dirent : Donne-nous pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. Dieu se sentira alors comme rejeté, ce n’est pas toi, Samuel qu’il rejette, c’est Moi, car ils ne veulent pas que je règne sur eux ! Dieu donnera à son peuple les rois qu’il demande, mais ils ne seront que rarement à la hauteur. Dès lors, le peuple idéalisera, comme un ‘paradis perdu’ le temps où Dieu régnait lui-même sur son peuple, et il prophétisera une réinstauration du royaume de Dieu avec grandeur et éclat. Pourtant, si Jésus réalise en sa personne cette prophétie, il en change la forme. Il parle du Règne de Dieu comme d’une semence, d’un levain dans la pâte, d’un mystère révélés aux humbles, d’une graine qui deviendra un arbre pour abriter toute création, de la justice et de la paix pour tous. Le Royaume, déjà parmi nous, car ensemencé dans le monde par Jésus, sera achevé, par la moisson finale, lors de son retour dans la gloire. Entre ces deux moments, qu’on appelle le temps de l’Eglise, le royaume germe dans tous les cœurs humains. Dieu en profite, en Jésus-Christ pour se faire de plus en plus proche des hommes en se donnant dans les sacrements. Il est Dieu qui jour après jour se fait tout en tous.

2/ Qu’est-ce que ça change dans nos vies ? Dieu se fait proche de chacun, mais pour régner sur nous il est nécessaire que nous l’accueillions dans nos vies et que cela change nos vies. On nomme cela la conversion : elle se caractérise par une attitude humble : comme le rappelle le psaume : il enseigne aux humbles son chemin. Elle est aussi une recherche active, parmi les hommes, de la justice, de la vérité et de la paix : comme le dit encore le psaume : Dirige-moi par ta vérité ou encore ta justice dirige les humbles. Il s’agit aussi de supporter les possibles persécutions et d’être prêt à perdre ce que l’on a pour réaliser la volonté de Dieu qui trouve son sommet dans l’amour fraternel. Ces démarches, signes visibles de la conversion, sont les signaux que nous avons accueilli le Royaume de Dieu en nous. C’est exigeant me direz-vous, mais Jésus le rappelle lui-même, si tous y sont appelés tous ne seront pas élus et Il illustre son propos par de multiples exemples. (tri entre le bon grain, le jugement dernier dans l’Evangile de Matthieu).

3/Ainsi un pécheur d’homme, c’est la personne que Dieu choisit pour annoncer le règne de Dieu à tous les hommes de tous les temps en lui proposant de vivre une vie sobre et simple toute tournée vers l’amour fraternel. Qui sont-ils ? D’abord ce furent des hommes choisis par Jésus qui les interpellent : venez derrière moi, et insiste bien pour dire je vous ferai devenir des pêcheurs d’hommes ! C’est Jésus qui façonne son disciple et le rend apte à la mission. Donc pour être crédibles, ils auront à vivre déjà une conversion personnelle : ainsi, nous apprends st Marc : Aussitôt, laissant leurs filets ils le suivirent. Ils devront se laisser guider par le Seigneur et avoir aux lèvres la prière du psaume : Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.

Le Concile Vatican II le redit, c’est l’affaire de Tous désormais. C’est à nous d’ouvrir nos vies au Règne de Dieu, à nous de devenir contagieux de son amour pour qu’Il se répande dans le cœur des croyants, siècles après siècles. Chacun de nous est appelé à quitter ce qui l’entrave dans ce monde afin de partir au large de l’humanité pour y jeter les filets de la Bonne Nouvelle. Cela peut prendre la forme du mariage, du sacerdoce, du service des plus pauvres, de la vie religieuse, etc…

Seulement….Êtes-vous prêts pour l’aventure ?

Oui ?

Alors bonne pêche ! Amen

LE DIMANCHE N’EST PAS CE QUE L’ON CROIT.

LE DIMANCHE N’EST PAS CE QUE L’ON CROIT, tel était le thème du deuxième « une foi 10 minutes »

Il y a les «peintres du dimanches» et aussi les «habits du dimanche».  Et surtout beaucoup de  personnes qui s’ennuient le dimanche. Les agendas électroniques quant à eux demandent parfois de paramétrer le premier  jour de  la semaine.  Pour un baptisé, ce sera le dimanche, jour de  la Résurrection du Christ. Les noms des jours, à l’exception du samedi,  sont issus des noms des planètes : lune, mars, mercure, jupiter, vénus. Le mot «dimanche» vient de dies dominicus, le jour du Seigneur, mais d’autres langues ont gardé le rapport avec le soleil (sunday, Sonntag).

Pour un chrétien, le dimanche n’est donc pas ce que l’on croit,  la fin d’une semaine, le week-end, mais un jour à sanctifier, où vivre sa foi. La célébration du dimanche demeure en effet un élément  essentiel de notre identité chrétienne. L’Eglise demande aux  chrétiens de se rassembler le jour du Seigneur,  pour faire mémoire de la Résurrection du Christ.

La messe est le cœur du dimanche où l’Eglise, communauté vivante rassemblée autour d’un prêtre, partage le pain et le vin pour obéir au précepte du Christ : «faites ceci en mémoire de moi».  Regarder la messe à la TV ne permet donc pas de remplir le devoir dominical. En effet, il est nécessaire de participer à l’assemblée dominicale et de communier au Corps du Christ.

Cependant le dimanche  n’est pas seulement le souvenir d’un événement  passé, il est la célébration de la présence vivante du Ressuscité au milieu de nous. Jour du Seigneur donc mais aussi seigneur des jours, celui  du repos, où il ne s’agit pas tant de «faire», que «d’être».

Car la joie qui est la nôtre  le dimanche est un fruit de l’Esprit Saint, à nous de la partager dans les rencontres, les activités,  de ce jour.

Enfin le dimanche, jour de la foi, nous récitons  le Credo à la messe  ; si nous croyons en Dieu le Père Tout-Puissant, si nous décidons de vivre pleinement notre baptême, alors oui, avec la grâce de Dieu,

LE DIMANCHE SERA CE QUE L’ON CROIT.

Sources          :

  • Lettre encyclique de Saint Jean-Paul II, 31 mai 1998.
  • Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1992.

Les jeunes de Lons travaillent à la Charité

Le conseil diocésain de la diaconie, c’est à dire l’instance diocésaine qui a le soucis d’aider et de conseiller l’évêque quant à l’exercice du service des frères, a décidé en 2018 de venir visiter différentes réalités solidaires sur le terrain.

pour cette première édition qui a eu lieu ce samedi 20 janvier, Monseigneur Jordy et les membres de son conseil, sont venus dans la Zone de Lons (doyennés de Lons, Cousance, Arlay, Clairvaux et Petite Montagne) pour rencontrer « sur le terrain » certaines de ces réalités solidaires.

et parmi elles, nous leur avons proposé de découvrir le service des jeunes auprès des personnes âgées des maisons de retraite des petites soeurs des pauvres et de François d’Assise…. Je vous laisse découvrir en image leur service…..

d’ailleurs tous les jeunes sont les bienvenus pour donner un coup de main!