REGARDER VERS L’AUTEL

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Le vocabulaire

Autel se dit altar dans presque toutes les langues, racine altum, hauteur.

Dans les premiers temps de l’Eglise, la messe était célébrée sur le tombeau d’un martyr, c’est à dire d’un témoin de la foi. Aujourd’hui encore, chaque autel a été béni ou consacré et renferme des reliques de saints. L’autel est le signe du Christ, qui donne sa vie par amour.  L’autel peut avoir plusieurs noms en fonction de la forme   : autel coffre, autel bloc, autel table (avec des pieds) ou de   l’emplacement   : maître-autel, autel secondaire, autel de chapelle.

La  messe  est dite parfois  sacrement de l’autel, et nous avons la chance à Lons d’avoir des servants d’autel. .

Dans la Bible

En   Gn 8,20,  Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l’autel.

En Ex 20,24 le Seigneur dit: tu me feras un autel de terre sur quoi immoler tes holocaustes et tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail.

En Ap 8, 3-5, un autre Ange vint alors se placer près de l’autel, muni d’une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or placé devant le trône.

Psaume  43, 4 : j’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, Dieu qui est toute ma joie.

Dans la liturgie

Le sanctuaire est le lieu où se dresse l’autel,  où le prêtre, le diacre et les autres ministres exercent leurs fonctions. Il convient qu’il se distingue du reste de l’église par une certaine élévation, soit par une structure ou une ornementation particulières. Il doit être assez vaste pour que la célébration de l’eucharistie puisse être accomplie et  vue facilement. C’est vers l’autel que toute l’attention des fidèles converge. L’autel est souvent orienté vers l’est, d’où reviendra le Christ, tout comme les mages.

C’est  à l’autel que le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ. Autel  qui est à la fois la  table du sacrifice et la  table conviviale qui rassemble les fidèles. En même  temps l’autel représente symboliquement le tombeau du Christ,  le lieu de son sacrifice.

Les fidèles se rendent exceptionnellement à l’autel pour signer le registre lors d’un baptême ou d’un mariage, donnant son  importance à la fois au sacrement et au lieu.

L’autel signifie de manière claire et permanente le Christ Jésus, Pierre Vivante (1 P 2, 4, cf Ep 2, 20). Il est aussi le centre de l’action de grâce qui s’accomplit pleinement par l’Eucharistie.

Par respect pour la célébration du mémorial du Seigneur, pour le banquet où nous sont donnés le Corps et le Sang du Seigneur, on mettra sur l’autel au moins une nappe qui par sa forme, ses dimensions et sa décoration s’accorde avec la forme de cet autel. Nappe qui rappelle aussi le linceul enveloppant un corps au tombeau.

Les chandeliers qui sont requis, pour chacune des actions liturgiques, afin d’exprimer notre vénération et le caractère festif de la célébration, seront placés compte tenu de la structure de l’autel et du sanctuaire, ou bien sur l’autel, ou bien autour de lui, pour réaliser un ensemble harmonieux, et sans que les fidèles soient gênés pour bien voir ce qui se fait à l’autel ou ce que l’on y dépose. On mettra au moins deux chandeliers avec des cierges allumés – ou même quatre, ou six, ou encore sept si c’est l’évêque du diocèse qui célèbre. De même, sur l’autel ou à proximité, il y aura une croix, bien visible pour l’assemblée.

On peut encenser les dons placés sur l’autel, et l’autel lui-même, en en faisant le tour, pour signifier que l’oblation de l’Église et sa prière montent comme l’encens en présence de Dieu.

Le prêtre et les ministres  saluent l’autel de la manière requise, c’est-à-dire font l’inclination profonde ou bien, s’il y a là le tabernacle avec le Saint-Sacrement, la génuflexion. Au début comme à la fin de la messe, le prêtre vénère l’autel par un baiser. Seul le livre des Evangiles est aussi vénéré  par un baiser au cours de la messe.

On fera preuve de sobriété pour décorer l’autel, la décoration florale de l’autel devant toujours être discrète et disposée autour de l’autel plutôt que sur la table de celui-ci. On ne mettra en effet sur l’autel que ce qui est requis pour la célébration de la messe.

Conclusion

Préface IV de Pâques : le Christ, quand il livre son corps à la Croix, tous les sacrifices de l’ancienne alliance parviennent à leur achèvement; et quand il s’offre pour notre salut, il est à lui seul, l’autel, le prêtre, la victime.