homélie du dimanche des Rameaux

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Ce n’est pas trop, frères et sœurs que deux fois par an, certes la même semaine, nous écoutions intégralement le récit de la passion de Notre Seigneur Jésus Christ. Car ce récit qui nourrit notre foi n’est pas un conte ou un beau roman, mais la relation des dernières heures de la vie de Jésus. C’est l’accomplissement des promesses et des prophéties de l’ancien testament. C’est l’histoire de notre salut relatée « heure par heure » et rien ne nous est épargné : ni le retournement des foules qui acclament Jésus avant d’exiger sa mort, ni les promesses des disciples de suivre Jésus jusqu’à la mort avant de le trahir, ni la peur de Jésus lui-même devant la mort qu’il doit affronter, ni son sentiment d’abandon jusqu’à crier vers son Père « pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’innocent est livré pour les coupables, le pur pour les pécheurs, le saint pour les imparfaits. Et ce qui s’est vécu il ya 2000 ans et qui nous est relaté, c’est pour nous aujourd’hui que cela a eu lieu. C’est pour nos péchés, nos indifférences, nos trahisons, nos manques de foi qu’il est mort. Aujourd’hui c’est l’histoire de notre salut qui nous est racontée, c’est aujourd’hui que Jésus donne sa vie pour vous et désire vous sauver.

Alors demandons-nous humblement quand est-ce la dernière fois que nous avons remercié Dieu le Père et son Fils Jésus pour le salut qu’ils nous ont donné ? Quand est-ce la dernière fois qu’un merci, une action de grâce, sont montés de nos lèvres comme une prière vers eux ?

En effet, il peut y avoir dans notre manière d’être chrétien une façon un peu scandaleuse de croire et de vivre notre foi, en considérant le salut comme un du sur lequel le Seigneur ne reviendra pas. Je crois qu’il en va du salut comme des acquis sociaux : on ne sait plus dire merci, dire qu’on est gâté, protégé, privilégié, qu’on a de la chance d’avoir un Dieu si tendre, si bon, si miséricordieux. Certes cela agace et rend très malheureux le prêtre que je suis jusqu’ à demander dans ma prière « Fallait-il Seigneur que tu t’offres pour ne recevoir que du mépris ou au mieux une indifférence polie ? » Mais Dieu est plus grand et plus amoureux des hommes que le pauvre prêtre que je suis et c’est à son école, à sa suite, que je viens vous redire, à tous, à chacun, l’immense amour dont il aime.

Sa vie, il nous l’a donne, il la livre pour nous à son Père. Il s’offre en sacrifice pour que nous ayons de nouveau, en nous, les sources de la vie divine qui jaillissent. Face à ce don, pouvons-nous faire les enfants gâtés, disant : « j’y ai droit ! ». N’oublions pas que si notre salut est accomplit du côté de Dieu, il est en voie d’accomplissement de notre côté. Notre salut n’est pas automatique, il nous faut le demander, l’accueillir, en vivre ! Nous savons tous que notre salut devra passer par la mort, mais déjà dans notre vie terrestre, le processus qui nous transforme en fille et fils de Dieu, exige de notre part des morts à nous-mêmes, des renoncements, mais aussi des guerres contre nos vices et nos péchés. Tous nous avons à prendre notre croix, à la suite du Seigneur Jésus, qui « peut faire toutes choses nouvelles ». N’en cherchons pas d’extraordinaire, ni d’éclatantes. Porter sa croix n’est pas un défi sportif. C’est la manière dont nous saisissons notre croix, dont nous la portons, dont nous l’embrassons qui nous donne le salut.

Oui, cela pourra vous paraître scandaleux, mais je vous demande d’embrasser la croix et de prendre la vôtre à bras le corps, en sachant que celui qui la porte avec vous, c’est le Seigneur lui-même. Evidemment, prendre en main sa croix, c’est risquer de tomber, c’est risquer de se faire moquer, c’est risquer de passer pour un doloriste. Mais ce sont les risques que le Seigneur a pris pour nous ! Sommes-nous prêts, comme lui à réaliser la prophétie d’Isaïe : « je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats »

La première croix que nous pouvons porter dans ce monde déchristianisé, c’est d’être catholique ! Porter cette croix c’est affirmer qu’on est attaché au Christ car il est le gouvernail de l’Eglise ; qu’on demeure fidèle au pape car il est le capitaine de l’Eglise choisi par Christ ; qu’on demeure fidèle à l’enseignement de l’Eglise car il est inspiré par le Seigneur qui a déposé dans l’Eglise tout le trésor de la foi ; qu’on demeure en communion les uns avec les autres dans le respect de nos différences et jusque dans l’amour de nos ennemis. Qu’on demeure enfin fidèle dans le service de la paix et la recherche de la justice pour tous les hommes.

Pour nous aider à porter cette croix avec fierté, le Seigneur nous a donné l’Eucharistie. Depuis la Cène, à chaque messe, les prêtres catholiques renouvellent sur l’autel ce même don d’amour, ils offrent au Père du ciel le Corps de son Fils « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Alors, durant les célébrations de la Semaine Sainte, offrez vos vies comme hosties vivantes et joyeuses, devenez du bon pain de Dieu pour que ce monde affamé de Dieu ait la Vie. Amen

retour sur la journée du pardon

le doyenné de Lons, pour répondre à la demande du pape de favoriser l’accès au sacrement de la réconciliation d’un plus grand nombre, organise depuis 3 ans une journée du pardon. Cette année nous l’avons vécue ce samedi 24 mars de 08h30 à 19h00. Pendant la journée ce sont messe, confessions individuelles et célébrations pénitentielles qui se succèdent. Toute personne qui vient ce jour à l’église des Cordeliers est sûre de trouver un prêtre pour dialoguer et, si elle le désire, se confesser. Le beau temps n’a pas empêché de nombreuse personnes de profiter de ce temps de réconciliation offert par la paroisse.

durant cette journée, deux temps forts ont rassemblé les enfants : la célébration du sacrement du pardon pour les 6° et 5° et leurs parents . Nous avons profité de ce temps commun pour accueillir la demande de baptême d’un jeune élève de 6°….

Dans l’après-midi ce fut le tour des enfants catéchisés de notre diocèse et de leurs parents de se retrouver pour une célébration pénitentielle. Pendant que les enfants préparaient leur rencontre avec un prêtre dans différents ateliers, les parents, aidés par madame Geneviève Boyer, réfléchissaient sur l’image qu’ils ont de Dieu et ils ont pu découvrir également la bulle d’indiction du pape François à l’occasion de l’année de la miséricorde. Ainsi préparés, ceux qui le désiraient ont se confesser.

les enfants qui ont reçu le pardon pouvaient déposer symboliquement un galet au pied de la croix et recevoir une lumière qu’ils pouvaient emporter avec eux!

merci encore aux catéchistes pour ce beau moment!

ANNONCES du 25 mars au 1er avril 2018

ANNONCES du 25 mars au 1er avril 2018

aux Cordeliers  – Baptême de Gabriel THEVENOT

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Horaires de la Semaine Sainte

27 mars  Messe chrismale 19h Poligny
 

29 mars

 

La Cène

18h30

19h

19h30

Crançot

St Luc

Cordeliers

30 mars La Passion  – Chemin de Croix

                       – Office de la Croix

15h

19h30

20h

Cordeliers  (et +)

Cordeliers

Crançot

31 mars Veillée Pascale 20h

21h

Crançot

Cordeliers

Fête de Pâques

1er avril

Pâques

Résurrection du Seigneur

9h

10h30

10h30

Perrigny

Cordeliers

Mirebel

Mercredi 28 mars 2018

 Célébration pénitentielle

15h aux Cordeliers

20h à Crançot

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Lundi 26 mars

  • Programmation des chants à la cure à 20h,
  • Préparation liturgique de Pâques à la cure à 20h.

Mardi 27 mars

  • Nettoyage de l’église des Cordeliers dès 9h. Toutes les bonnes volontés sont attendues  … on compte sur vous !
  • Pas de messe à Conliège,
  • Rencontre de l’aumônerie des Lycées,   rue des Tanneurs de 18h30 à 21h15.

Mercredi 28 mars

  • Temps de prière à la crypte de St Désiré à  7h30,
  • Célébration pénitentielle aux Cordeliers à 15h et à 20h à Crançot

Jeudi 29 mars

  • Méditation de « l’heure sainte  » chapelle des Cordeliers de 22h à 23h.

Vendredi 30 mars

  • Chemin de croix ; 15h aux Cordeliers, et ceux qui le souhaitent peuvent en organiser un dans l’église de leur choix, veillez à prendre les feuilles au secrétariat.

Samedi 31 mars 

  • Confessions individuelles aux Cordeliers de 9h à 11h,
  • Messe à la Maison d’arrêt,
  • Veillée Pascale à 20h à Crançot et 21h aux Cordeliers – Baptêmes de Mégane DUSNASI et  Karlos TATBIT.

Dimanche 1er avril – Fête de Pâques : Résurrection de notre Seigneur

  • 9h : Perrigny – Baptêmes de Timothy STELY et Jade PROST,
  • 10h30 : Cordeliers – Baptêmes de Marie SIDOT , Arnaud VALLET et Stanislas BAS,
  • 10h30 : Mirebel.

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Dimanche 8 avril 2018 – 2ème dimanche de Pâques

Fête de la Divine Miséricorde

10h30 – 17h00

Avec  la participation  de Frère NICOLAS, franciscain de Notre Dame des BUIS.

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INTENTIONS DE MESSES du 25 mars au 1er avril 2018

Samedi 24/03/2018 18h30 : Conliège Joseph et Benoit ROZAIN et leur famille,

Jean et Edith PEROZ,

Jean-Louis BOISSON,

Intention particulière,

Jacques DELIGNOU,

Pierre BROUTET,

Colette RACLE (suite obsèques),

Michel ROGER,

Madeleine et Albert PY,

Famille FLORIN Marcel, Joséphine et Jean-Louis,

Bernard et Daniel POULET,

Raymond et Marinette,

Intention particulière,

Raymonde JANIER,

René BRUN.

Dimanche 25/03/2018

 

Les RAMEAUX

 

 

 9h00 : Montmorot

 

10h30 : Cordeliers

 

10h30 : Crançot

 

Lundi saint  26/03/18

 

12h  : Srs de l’Alliance

18h30 : Cordeliers

Intention particulière pour les Familles Suisses et Françaises.
Mardi saint 27/03/18 8h30 : Cordeliers
Mercredi saint 28/03/18 18h30 : Cordeliers   
Jeudi saint 29/03/18

La Ste Cène

18h30 : Crançot

19h00 : St Luc

19h30 : Cordeliers

Louis et Madeleine LAGRANGE et défunts de leurs familles.
Vendredisaint 30/03/18

 La PASSION

   

19h30 : Cordeliers 

20h00 : Crançot

Samedi 31/03/18

Veillée Pascale

20h30 : Crançot

21h00 : Cordeliers   

Marie-Josèphe TISSOT,

Famille PROST-LHOMME.

Dimanche 1er/04/2018

Pâques

Résurrection du Seigneur

 

 

9h00 : Perrigny

 

10h30 : Cordeliers

 

10h30 : Mirebel

 

René BOISSON,

Joseph et Benoit ROZAIN et leur famille,

Julia DENIS-Alberte et Georges DENIS ses grands-parents, Paulette POLY sa grand-mère,

Georges BLANC,

Louis et Madeleine LAGRANGE,

Intention particulière,

Famille des Sœurs de l’Alliance,

Simone BERNARD,

Michel ROGER,

Bénédicte et Michel HUBERT et leur famille,

Georges DUFORT et sa famille,

Familles CATTENOZ-BEAUD,

Pour des jeunes en difficultés, 

Andrée DOLE et sa fille Colette,

Victor JOURDAIN et sa famille,

Famille et défunts CLERC-BAVEREL,

Familles BAS-FORGET,  

Angèle MASSOT,

Défunts familles VIDELIER-BERRARD,

Jean et Blanche GROSSIORD,

Guite FOURNIER et Guy THEVENET,

Famille GANDELIN-PARIZOT,

André LEGLISE,

Denis PUGIN (anniversaire) et famille

Paul et Clémence MONNIER et Régis VANNET.

 

Second scrutin pour Mégane et Karlos.

Comme la semaine dernière à Montmorot, c’est à partir des textes de la liturgie du cinquième dimanche de l’année A que nous avons accompagné Mégane et Karlos sur le chemin du baptême. des prières fortes en lien avec l’évangile de la résurrection de Lazare.

« Prions : Père de la vie éternelle, toi qui n’es pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants, tu as envoyé ton Fils comme messager de la vie pour libérer tes enfants du règne de la mort et les conduire à la résurrection. Nous te prions d’arracher Mégane et Karlos au pouvoir mortel de l’esprit du mal, afin qu’ils reçoivent la vie nouvelle du Christ ressuscité et en soient les témoins. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. »

« Seigneur Jésus, toi qui as relevé Lazare d’ entre les morts, tu es venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance ; délivre aussi de la mort ceux qui cherchent ta vie dans les sacrements : dégage-les de tout esprit du mal et donne-leur, par ton Esprit vivifiant, la foi, l’espérance et la charité, pour qu’en vivant toujours avec toi ils participent à la gloire de ta Résurrection.  Toi qui règne pour les siècles des siècles. »

 

homélie de la saint Joseph

Évangile de J-C selon st Matthieu

    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Au chapitre troisième de sa première lettre, saint Jean écrit « il nous faut aimer, non pas par des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité »… S’il est un homme sur terre qui a pleinement vécu cela, c’est bien saint Joseph. En effet, de lui l’évangile ne nous offre aucune parole, aucun discours  alors qu’il nous déploie en peu de chapitres tous les actes qui lui ont permis d’accomplir de si grandes choses : accepter Marie comme épouse alors qu’elle porte en elle le Fils de Dieu ; prendre soin de cette femme jusqu’à son accouchement, donner son nom à Jésus, puis lui sauver la vie ainsi qu’à sa mère les arrachant de la fureur d’Hérode en les emmenant en Egypte. Assumer avec Marie l’éducation de Jésus jusqu’à lui apprendre un métier, son métier de charpentier.

Le nom de Joseph signifie en Hébreu « Dieu ajoute ». Joseph a très bien porté son nom. En effet, en lui confiant Marie et Jésus, Dieu ajouta auprès d’eux un grand amour agissant et protecteur, un homme de confiance, mari et père d’exception.

Joseph est  un vrai fils d’Abraham car il croit et fait ce que Dieu lui dit quelque soient la tournure des évènements. Comme le rappelle saint Paul dans sa lettre aux Romains : « espérant contre toute espérance, Abraham, a cru. » et nous pouvons ajouter de même Joseph, dont Benoit XVI a dit, alors qu’il fêtait en 2009 à Yaoundé  la solennité du Saint : « Il est, dans l’histoire, l’homme qui a donné à Dieu la plus grande preuve de confiance ». Car sans avoir conçu Jésus, il va exercer pour lui une paternité pleine et entière jusqu’à connaître et subir à cause de lui la persécution, l’exil et la pauvreté qui en découle.

Ce qui nous est partagé de Joseph dans les évangiles doit nous interpeller et susciter en nous le désir de le prendre comme modèle. En effet son silence nous apprend ce que cela signifie de faire la volonté de Dieu et de se comporter en véritable père.  A tout moment de notre vie et surtout quand notre fidélité envers Dieu, ou notre conjoint, ou nos engagements ou notre sacerdoce, etc. est éprouvée ; saint Joseph rappelle à chacun de nous le sens et la valeur de ses engagements »…

La vie de saint Joseph, vécue dans l’obéissance à la Parole, est un signe éloquent pour tous les disciples de Jésus. Et en ces années où nous aspirons à être de plus en plus disciples missionnaires en Eglise, l’exemple de Saint Joseph nous incite à comprendre que c’est en se livrant pleinement à la volonté de Dieu que nous deviendrons des ouvriers efficaces du projet de Dieu qui désire réunir les hommes en une seule famille.

Alors ce matin, unis à tous les saints du ciel célébrons dans la joie l’eucharistie qui fait de nous un seul corps, l’Eglise du Christ, fils de Marie et Joseph ! Amen

Messe de la saint Joseph chez les Petites sœurs des pauvres.

chaque année la messe de la saint Joseph rassemble une belle assemblée dans la chapelle des Petites Soeurs Des Pauvres.  En effet, saint Joseph est le protecteur de la congrégation.

C’est aussi l’occasion pour les prêtres qui sont largement invités à se retrouver pour célébrer et partager ensemble un repas généreusement offert par les Petites Soeurs!

à l’issue de ce repas, nous avons eu la chance de pourvoir visiter et constater l’avancement des travaux de la nouvelle maison que les soeurs construisent…. tous furent unanimes : un bel ouvrage de grande qualité pour ceux et celles de nos aînés qui auront la joie d’y résider.

homélie du 5° dimanche de carême lors du 2nd scrutin de Mégane et Karlos.

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Je vais ouvrir vos tombeaux
et je vous en ferai remonter,
ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.
    Vous saurez que Je suis le Seigneur,
quand j’ouvrirai vos tombeaux
et vous en ferai remonter, ô mon peuple !
    Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ;
je vous donnerai le repos sur votre terre.
Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :
j’ai parlé et je le ferai. 
– oracle du Seigneur.

 

Quel cadeau pour nous tous et spécialement pour vous, Mégane et Karlos que la prophétie d’Ezéchiel dans la 1° lecture ! Toute l’espérance chrétienne y est résumée : Dieu, par la bouche de son prophète, nous fait trois promesses : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Trois promesses, donc trois points dans mon homélie ce matin !

1- D’abord le Seigneur ouvrira nos tombeaux. Il existe deux espèces de tombeaux. Il y a le tombeau où chacun de nous reposera, après la mort, en attendant la résurrection, et ceux nombreux qui nous enferment, dès notre vie ici bas, car il n’y a pas besoin d’être mort pour vivre comme un mort! Je voudrais vous entretenir de ces tombeaux que nous nous creusons quotidiennement. St Paul parle dans la seconde lecture de : l’emprise de la chair. La chair, pour st Paul, c’est ce qui fait notre vie ici bas, sa densité etc. l’emprise de la chair, c’est croire qu’il n’y a de vie qu’ici bas. C’est fermer les yeux sur la grande espérance chrétienne qui est la vie éternelle. Nos tombeaux de chair sont donc ceux que nous creusons en cédant à l’esprit du monde et aux tentations de son prince, Satan : c’est à dire vivre de manière individualiste sans voir plus loin que le soin de sa propre personne au risque de relativiser toute valeur, toute règle ; au risque de préférer le plaisir immédiat à la joie éternelle.

Pour dégager l’ouverture de nos tombeaux le Seigneur a offert sa propre vie jusqu’à assumer notre mort. La croix du Christ est comme le pied de biche que Dieu utilise pour ouvrir nos tombeaux.

2- le Seigneur nous fait remonter du tombeau. Si la croix du Christ descelle la pierre du péché qui nous empêchait d’être vraiment libres, maintenant nous devons sortir de nos tombeaux.

Or, c’est par sa résurrection que le Christ a jailli hors de son tombeau. Ainsi il nous fera remonter des nôtres en nous revêtant de sa vie nouvelle, en nous offrant de ressusciter avec lui. Pour sortir de nos tombeaux à la fin des temps il faudra donc l’action du Seigneur, cette action c’est le baptême qui nous revêt de la vie divine! Mais dès ce monde, pour nous sortir de nos tombeaux quotidiens, Il nous faut saisir la main qui nous est tendue. Or la main tendue est celle du Père. Cette main que le Père nous tend, c’est celle de sa miséricorde, celle de son pardon. Chaque fois que nous recevons le pardon du Seigneur, il nous remonte hors de nos tombeaux quotidiens pour vivre de sa vie nouvelle : la vie sobre et simple d’un croyant vivant vraiment de son baptême.

3- le Seigneur nous ramènera sur notre terre. Cette troisième promesse du Seigneur donne sens aux deux premières : Certes, le Seigneur ouvrira nos tombeaux en donnant sa vie sur la croix, plus encore il nous sortira de nos tombeaux en donnant en surabondance son pardon et sa miséricorde, mais s’il fait cela, c’est pour « nous ramener sur la terre d’Israël…. Pour nous installer sur notre terre » ! Or qu’elle est-elle cette terre d’Israël pour nous les chrétiens du 21° siècle ? Cette terre, c’est le cœur même de Dieu ! Nous sommes faits pour vivre d’une relation d’amour avec Dieu ! Notre terre promise, c’est la Jérusalem céleste dont le Christ, l’Agneau de Dieu est la vraie lumière et les saints les citoyens ! La terre où le Seigneur veut nous installer, c’est le Royaume des cieux dont l’Eglise est l’annonce, l’image et la préfiguration !

Frères et sœurs, Mégane et Karlos, dès ici bas, les trois promesses du Seigneur que le prophète Ezéchiel nous transmet sont déjà réalisées : nos tombeaux ont été ouverts par la croix du Christ ; le Seigneur, par le baptême qui nous sauve, nous en a sorti et vous en sortira et l’Eglise, à laquelle notre communauté chrétienne appartient, annonce déjà la terre où Dieu nous installera. C’est bien ces trois promesses que Lazare, l’ami de Jésus, a vécu : Jésus fait enlever la pierre de devant son tombeau, puis il lui dit : « viens-dehors » et il le fait déliez c’est à dire qu’il le libère et enfin, le retour à la vie de Lazare provoque des conversions, et ainsi la communauté des croyants, l’Eglise s’agrandit.

Aujourd’hui encore, et jusqu’à la fin des temps, dans chaque Eucharistie, l’unique Seigneur Jésus Christ donne sa vie pour garder nos tombeaux ouverts, pour nous en sortir et pour nous installer dans notre terre promise, le cœur de son Père ! C’est tout cela que le saint sacrement renferme, c’est tout cela que vous recevrez lors de votre communion à l’autel tout à l’heure ! Alors, quand nous entendons le Seigneur nous dire : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Crois-tu cela ? »  Pourrons-nous, recevant son Corps dans nos mains, lui répondre comme Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, » ? C’est là tout ce que je vous souhaite, car c’est le seul gage de notre espérance, comme le rappelle st Paul : « si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi. » belle et sainte montée vers Pâque à tous. Amen