balade avec des parents de l’APEL de l’école de La Salle.

samedi 22  septembre, un temps frais mais ensoleillé a permis aux familles de l’APEL de l’école de La Salle de se retrouver pour un temps de marche – prière – pique nique du côté de Pont du Navoy.

merci à tous ceux qui ont permis ce temps de rencontre agréable et convivial.

voici l’homélie qui fut donnée pendant le temps de prière :

Semer est un verbe transitif, c’est-à-dire qu’il exige un sujet, un complément d’objet direct  et un complément de lieu : en effet, une personne sème quelque chose quelque part. Par exemple : un agriculteur sème du blé dans un champ. Et pour couvrir tout le champ et s’assurer un rendement maximum, il va prendre le risque de couvrir de semence toute la superficie, jusques aux marges, voir les chemins, les endroits pierreux ou pas nettoyés afin qu’aucun morceau de terre capable de recevoir les semences ne soit oublié. Et la semence de fait pousse partout, mais ne grandit pas partout et ne porte pas un fruit identique,  selon le « sol » dans lequel elle est tombée. Rien que te très normal !

Et bien Jésus nous dit qu’il en va de sa mission dans le monde comme de la mission d’un agriculteur dans son champ. Lui aussi sort pour semer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu dans le champ qu’est le monde ; et pour ne pas louper une seule parcelle de bonne terre, c’est-à-dire un seul cœur d’homme prêt à recevoir cette Bonne Nouvelle, il sème abondamment, sans réserve, sans économie dans tous les coins du monde, sur tous les chemins, dans tous les endroits pierreux et pleins de ronces ; c’est-à-dire qu’il prend le risque de semer son amour partout, de le proposer à tous, tout le temps, au risque qu’il soit abîmé, rejeté, piétiné, mal compris, mal utilisé, etc…. Il prend ce risque car il sait qu’il sera aussi accueilli parfois dans un cœur bon et disponible pour le bien, le beau et le vrai.

Aujourd’hui, l’Eglise, fidèle à la mission que lui confia son Seigneur, continue de semer partout, et aux mêmes conditions que lui, La Bonne Nouvelle…. Et ce matin c’est aussi en son nom que je viens vous rejoindre sur ce chemin, sur le chemin de votre vie, pour vous annoncer cette bonne nouvelle de Jésus. Je ne sais pas quel est l’état de votre jardin intérieur, il doit être comme le champ de notre agriculteur avec de multiples recoins à la fois de bonne terre, de sols pierreux ou plein de ronces. Je veux cependant prendre le risque d’y semer la joie du Christ ressuscité. Il vient aujourd’hui à la rencontre de chacun de vous, et se propose de lier relation avec vous, sans conditions ni prérequis. Il ne vous promet qu’une chose : la joie. C’est le pape François qui l’affirmait dès le début de son pontificat «  La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (EG1). Alors je n’ai rien à vous offrir sinon le Nom de Jésus et la puissance de son amour plus fort que la mort ; demandez lui de vous le faire goûter, d’en remplir votre cœur et votre vie. Alors vous saisirez ce qu’est la plénitude de votre vocation humaine, vous renaîtrez à la vie des enfants de Dieu ! Amen.