des jeunes du Jura en visite à Thiès

Les jours se suivent et se ressemblent, ils sont toujours animés par la joie de vivre et de partager avec nos Amis.

Quelques photos des travaux réalisés sur le site du sanctuaire, une plantation de 80 arbres qui constitueront un bois nommé Le bois du Jura.

Ce jour nous découvrons la vie villageoise….

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homélie 30° dimanche

Bartimée l'aveugle et la nouvelle évangélisation -Benoit ...Évangile de J- C selon saint Marc

Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier :  » Jésus, fils de David, aie pitié de moi !  » Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle :  » Fils de David, aie pitié de moi !  » Jésus s’arrête et dit :  » Appelez-le.  » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :  » Confiance, lève-toi ; il t’appelle.  » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit :  » Que veux-tu que je fasse pour toi ? – Rabbouni, que je voie.  » Et Jésus lui dit :  » Va, ta foi t’a sauvé.  » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

Cet évangile qui relate la guérison de Bartimée est une vraie perle de la foi chrétienne. En quelques lignes nous y sont présentées la puissance de salut que le Christ opère dans le monde et une méthode d’Evangélisation.

Pour profiter pleinement de ce texte d’Evangile nous devons faire au préalable un peu de géographie biblique : pour comprendre tout le désespoir de Bartimée il faut savoir que Jéricho, en se situant 240 m au dessous du niveau de la mer, est la ville la plus basse de la Terre Sainte et même du monde : en un mot c’est un trou. Et au fond du trou, il y a un homme aveugle qui est assis. Bartimée qui mendie dans la ville la plus basse de son pays pour vivre est aussi au plus bas dans sa vie. Comme on dirait de nos jours : il touche le fond !

Nous savons donc, grâce à cette précision que Jésus peut guérir les cas les plus désespérés. Regardons-le sauver Bartimée. Notre ami Bartimée, loin de se résigner, sent à l’approche de Jésus que quelque chose dans sa vie pourrait changer. Alors il lance ces dernières forces dans la bataille, certes il est au bout de rouleau, mais il lui reste l’énergie du désespoir. Certes il est aveugle, mais il n’est pas muet, alors il va crier de toutes ses forces pour interpeler Jésus. Le fils de Timée interpelle le Fils de David ! Pourtant les « bonnes gens » qui gravitent autour de Jésus voudront le faire taire voulant faire de lui un muet, ajoutant par leur mépris un handicap de plus à cet homme !

En de pareilles circonstances on doit le dire : « seul un miracle pourrait le sauver ». Et Jésus cette fois encore va opérer un renversement de situation, il va changer la vie de Bartimée. Tout le nouveau Testament le proclame, là où Jésus passe, le mal trépasse, là où Jésus agit le bien se propage, l’exemple est suivi ! Jésus entend avec son cœur, au-delà du bruit et des empêchements que les hommes mettent entre Lui et les petits. En rendant la vue à Bartimée Jésus rend sa dignité d’homme, il le réintègre dans la société. En effet, au début de notre évangile, Jésus était avec de nombreuses personnes marchant sur la route et Bartimée était seul, assis au bord de la route. La rencontre de Jésus va tout changer, désormais Bartimée est intégré au groupe de Jésus : Aussitôt l’homme retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin nous relate st Marc.

         Cette guérison est pour nous un modèle de l’évangélisation. Jésus va donner l’exemple qu’il voudrait voir imité par ses disciples, par son Eglise aujourd’hui. D’abord Jésus va s’arrêter près de Bartimée. Attention, il rejoint Bartimée mais il ne se met pas à son niveau. En effet, pour aider quelqu’un il faut s’intéresser à lui, mais pas se mettre à son niveau sinon on ne peut plus lui venir en aider. Je m’explique : si Jésus s’était assis à côté de Bartimée, comment aurait-il l’aider à se relever, et à le faire venir jusqu’à lui ? Première leçon d’évangélisation : rejoindre les gens là où ils sont, là où ils en sont, mais sans devenir comme eux et en restant soi-même !

Ensuite, Jésus aurait pu choisir de s’adresser directement à Bartimée, pourtant il va passer par son entourage leur disant :  » Appelez-le.  »  Et ceux qui voulaient faire taire Bartimée vont désormais l’encourager : Confiance, lève-toi ; il t’appelle ! En effet, Jésus l’a promis à son Eglise, il est avec nous, au milieu de nous jusqu’à la fin du monde. Là où se trouve l’Eglise, qu’importe qui est avec elle, elle porte en elle, avec elle Jésus son maître et Seigneur ! C’est donc au nom de l’Eglise que nous agissons, parlons et témoignons, non pas pour faire venir les personnes à nous, mais pour leur faire rencontrer le Christ vivant et désirant seulement les guérir et les aimer ! Avons-nous déjà osé, dire à nos proches, à quelqu’un qui nous confie ses épreuves cette simple phrase : « confiance, lève-toi, Jésus t’appelle ! ».

Enfin Jésus, pouvant rencontrer lui-même Bartimée que ses disciples lui ont présenté, s’entretient avec lui, reconnait sa présence, sa qualité de personne. Jésus ne décide pas à sa place, mais il lui demande ce qu’il veut. Jésus rend Bartimée responsable de sa propre vie, il lui propose non plus de subir son handicap mais de le prendre en main, de l’affronter dans la foi : Que veux-tu que je fasse pour toi ?  Cette phase de l’évangélisation est importante, il ne s’agit pas seulement de venir en aide aux personnes en leur donnant tout ce qu’il faut pour vivre, mais il faut leur permettre  de se construire comme personne responsable ! Il ne s’agit pas d’en faire des assistés mais d’en faire des fils et des filles de Dieu libres comme nous !

Puisse le Seigneur, par son Corps et son Sang qu’il nous partage, nous donner les forces nécessaires pour être dans le doyenné de Lons, des évangélisateurs à son image, attentifs aux autres, travaillant en l’Eglise et responsabilisant chacun ! Amen

ANNONCES du 27 octobre au 4 novembre 2018

ANNONCES du 27 octobre au 4 novembre 2018

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   Préparation de la liturgie du 4 novembre à la cure  : lundi 29 octobre à 20h.

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Action :  » Fleurs suspendues : Une pensée pour les indigents »

Le CCAS de Lons-le-Saunier, en partenariat avec les associations caritatives et d’insertion, a mis en place un groupe de travail « fin de vie des personnes précaires » et un protocole, afin d’accompagner les défunts lors de l’inhumation pour proposer une cérémonie de souvenirs laïque ou religieuse.

Le collectif a à cœur de veiller à l’entretien et l’embellissement du lieu d’inhumation, appelé « carré des indigents », situé sur les hauteurs du cimetière de Lons-le-Saunier et à sensibiliser la population lédonienne à cette situation particulière de pauvreté.

A l’occasion de la Toussaint, le groupe vous propose de participer en achetant une fleur qui permettra l’ornement des sépultures.

Vous pouvez déposer vous-même votre achat au « carré des indigents »

et, rendre hommage à ces personnes démunies ou le confier à votre fleuriste

qui se chargera de le remettre à l’équipe de bénévoles qui s’occupera de l’ornement.

Rendez-vous au  cimetière de Lons :

les mercredis 31 octobre et 7 novembre 2018 à 14h au carré des indigents.

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Pour clôturer ce mois d’octobre, mois du Rosaire,

chapelet organisé par les équipes du Rosaire,

mercredi 31 octobre  à 16h à St Luc

Prière avec le Mouvement sacerdotal marial aux Cordeliers à 17h30.

 Pas de partage d’Évangile ce mercredi à St Luc

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Jeudi 1er novembre –  Fête de « TOUS SAINT »

Rendez-vous, parents et enfants à  9h15, Eglise des Cordeliers, pour divers ateliers.

Messes :

  • 9h : Perrigny
  • 10h30 : Cordeliers, Montain, Macornay, Voiteur et Mirebel

 A la sortie, des bougies à déposer sur la tombe de nos défunts, seront en vente au profit du Service des Vocations au prix de 5 €.

Samedi 3 novembre

  • Samedi de Saint Dé  à St Désiré  Messe à 18h – repas partagé, enseignement, soirée      pop louange, fin de la soirée à 22h
  • Messe à 18h30 à Moiron

Dimanche 4 novembre 

Assemblée générale de l’ACO à St Luc

  • Messes :
    • 9h : Conliège et Ménétru
    • 10h30 : Cordeliers et Mirebel
    • 11h :  St Didier

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Dimanche 11 novembre 

à l’occasion du 100ème anniversaire

de la fin de la guerre 14-18,

une messe pour la paix sera célébrée

par Mgr Jordy aux Cordeliers à 9h45.

Notez bien qu’ il n’y aura pas d’autre messe ce jour là dans notre paroisse.

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Actuellement : 

  • Quatre jeunes hommes : Paterne, Ligori, Jegani, Christopher  sont au séminaire ou en attente d’ordination ;
  • Deux jeunes filles  sont en passe de rentrer chez les Clarisses

et

  • Sœur Maria Clara a fait cet été ses vœux temporaires au Carmel de St Maur….

 

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ANNONCES du 27 octobre au 4 novembre 2018

Samedi  27/10/2018 18h30  : Revigny

18h30 : Brery

Odile SASSARD et sa petite fille Laetitia,

René BRUN et famille BRUN et BERTHAIL,

François BERTHAIL,

Andrée DOLE,

familles DÉTHÉ-GROSJEAN-PIGNIER,

Michel COMTE (anniversaire),

En action de grâce pour 50 ans de mariage,

Joseph ROZAIN et sa famille,

Famille GUIGNOT-VENNE,

Josette GUYON (anniversaire),

Intentions particulières,

Pour les malades, 

Famille DE MARGUERYE,

Vivants et défunts des familles KOVARIK et VATTEVILLE,

Albert et Madeleine PY et famille,

Tonin et Dave PRELA,

Enkelejda et Rosalinda PRELA.

Dimanche 28/10/2018

30ème dimanche du Temps Ordinaire

9h : St Luc

9h : L’Etoile

10h30  : Cordeliers

10h30 : Vevy

11h : Macornay

Lundi 29/10/18

St Narcisse

12h : Srs de l’Alliance

18h30 : Cordeliers

Patrick CHARTON (anniversaire),

André BAILLY (anniversaire d’ordination).

Mardi 30/10/18

Ste Bienvenue

8h30 : Cordeliers
Mercredi  31/10/18

St Quentin

18h30 : Cordeliers
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 1er/11/2018

TOUSSAINT

 

 

 

 

9h : Perrigny

10h30 : Cordeliers

10h30 : Montain

10h30 : Macornay

10h30 : Voiteur

10h30 : Mirebel

Familles  ABRAS-BERNARD-BARTHELET,

Famille PROST-LHOMME,

Maud PLANCHARD et familles vivants et défunts,

Marie-Thérèse et André PICARD et famille,

Yvette GUILLEMIN,

Gérard CACHON (anniversaire),

René BOISSON,

Léon PROST et sa famille,

Famille ROZAIN,

Daniel PERNIN, 

Pour les Sœurs de l’Alliance,

Familles NOIR-PELLETIER,

André BAILLY et sa famille,

André et Monique MARTIN,

Roger et Marie-Thérèse BUFFARD,

Jean-Michel, Odile et Jules PERROD et leurs familles,

Raymond LUGAND,

Michel KRATTINGER et sa famille,

Jacques DELIGNOU,

Jean THEVENOD,

Défunts familles SAURIAT-DOLE,

Défunts familles LUGAND-SAIVE,

Henri et Jeannine MARECHAL et familles MARECHAL-THIBERT,

Famille THOORENS,

Noël PUTOD,

Jean-Claude GANDELIN et familles NARBOUX-GANDELIN,

Gérard et Paulette TERRIER,

Familles MONNIER-VANNET,

André VAUTERIN de VEVEY,

Famille LANCON-MAURILIERAS,

Nicole SEPREZ et famille,

Simone BERNARD et famille JANIER-BERNARD,

Dominique MONAT,

Familles des Sœurs de l’Alliance,

Marie et Henri LAURENT,

Anniversaire Léon et Marthe DESGOUILLES,

René MILLET et sa famille,

Familles MILLET-PAILLARD-PERRET,

Germaine et Thérèse BERNOUX,

Intentions particulières.

Vendredi 2/11/18

Commémoration de tous les fidèles défunts

9h : Courbouzon

9h : Plainoiseau

11h : Voiteur

19h : Cordeliers

20h : Mirebel

Défunts des familles GUIGNOT-VENNE,

Familles CATTENOZ-BEAUD,

Famille KRATTINGER,

Famille MARTELET,

Thierry PHARION,

Bernadette MICHAUD et sa famille, 

René et Valentine GIRARD et leur fils Noël,

Bernard et Daniel POULET et sa famille,

Famille BON-LAMY,

Paul MILLAND.

Samedi 3/11/18

St Hubert 

8h30 : Cordeliers En réparation au cœur immaculé de Marie.       
Samedi 3/11/2018 18h :  St Désiré

18h30 : Moiron

Julia DENIS, Alberte et Georges DENIS ses grands parents et Paulette POLY sa grand-mère,

Louis et Madeleine LAGRANGE,

Denise GAUTHIER,

Familles GUIGNOT-VENNE,

Pour des jeunes en difficulté et famille SALVADORI,

Pierre NOUVELOT,

Agnès ROURE et ses parents,

Danièle JACQUIN (anniversaire) et sa famille,

Défunts famille PY-VANTARD,

Daniel et Gérard LERCK,

Emilie et Jean THIEBAUX,

Maria, Joseph, Anne-Marie, Lucien, Christiane et leurs familles,

Mgr Lucien DALOZ et Mgr LACRAMPE,

Pour  les âmes du purgatoire,

Dominique SCHIAVONE.

Dimanche 4/11/2018

31ème dimanche du Temps Ordinaire

9h : Conliège

9h : Ménétru

10h30  : Cordeliers

10h30 : Mirebel

11h : St Didier

Retrouvez toutes les annonces et les intentions de messes sur notre site internet : https://doyennedelons.com

Secrétariat : 7, rue du Puits Salé – Lons – tél : 03 84 24 04 44   —  saint.desire@eglisejura.com

Message du pape François pour la journée mondiale des missions 2018

Avec les jeunes, portons l’Evangile à tous

 

Chers jeunes, avec vous je désire réfléchir sur la mission que Jésus nous a confiée. En m’adressant à vous, j’entends inclure tous les chrétiens, qui vivent dans l’Eglise l’aventure de leur existence comme enfants de Dieu. Ce qui me pousse à parler à tous, en dialoguant avec vous, c’est la certitude que la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. « La mission renforce la foi » (Lett. Enc. Redemptoris mission. 2)a écrit saint Jean-Paul II, un Pape qui a beaucoup aimé les jeunes et leur a manifesté un grand dévouement.

L’occasion du Synode que nous célébrerons à Rome au mois d’octobre prochain, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la foi, ce que le Seigneur Jésus veut vous dire à vous les jeunes et, à travers vous, aux communautés chrétiennes.

La vie est une mission

Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision, nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde » (Exh. ap. Evangelii gaudium, n. 273).

Nous vous annonçons Jésus Christ

L’Eglise, en annonçant ce qu’elle a gratuitement reçu (cf. Mt 10, 8 ; Ac 3, 6), peut partager avec vous les jeunes le chemin et la vérité qui conduisent à donner sens au fait de vivre sur cette terre. Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous, s’offre à notre liberté et la provoque à chercher, à découvrir et à annoncer ce sens véritable et plénier. Chers jeunes, n’ayez pas peur du Christ et de son Eglise ! En eux se trouve le trésor qui remplit la vie de joie. Je vous le dis par expérience : grâce à la foi, j’ai trouvé le fondement de mes rêves et la force de les réaliser. J’ai vu beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté défigurer les visages de tant de frères et sœurs. Pourtant, pour celui qui vit avec Jésus, le mal est une provocation à aimer toujours plus. Beaucoup d’hommes et de femmes, beaucoup de jeunes se sont généreusement donnés eux-mêmes, parfois jusqu’au martyre, par amour de l’Evangile, au service de leurs frères. De la croix de Jésus, découvrons la logique divine de l’offrande de nous-mêmes (cf. 1 Co 1, 17-25) comme annonce de l’Evangile pour la vie du monde (cf. Jn 3, 16). Etre enflammés de l’amour du Christ consume celui qui brûle et fait grandir, illumine et réchauffe celui qu’on aime (cf. 2 Co 5, 14). A l’école des saints, qui nous ouvrent aux vastes horizons de Dieu, je vous invite à vous demander en toute circonstance : « Que ferait le Christ à ma place ? ».

Transmettre la foi jusqu’aux extrêmes confins de la terre

Vous aussi, les jeunes, par le Baptême vous êtes des membres vivants de l’Eglise, et ensemble nous avons la mission de porter l’Evangile à tous. Vous êtes en train de vous ouvrir à la vie. Grandir dans la grâce de la foi qui nous a été transmise par les Sacrements de l’Eglise nous associe à un grand nombre de générations de témoins, où la sagesse de celui qui a l’expérience devient un témoignage et un encouragement pour celui qui s’ouvre à l’avenir. Et la nouveauté des jeunes devient, à son tour, soutien et espérance pour celui qui est proche du but de son chemin. Dans la cohabitation des divers âges de la vie, la mission de l’Eglise construit des ponts entre les générations, grâce auxquels la foi en Dieu et l’amour pour le prochain constituent des facteurs d’unité profonde.

Cette transmission de la foi, cœur de la mission de l’Eglise, arrive donc par la “contagion” de l’amour, où la joie et l’enthousiasme expriment le sens retrouvé et plénier de la vie. La propagation de la foi par attraction exige des cœurs ouverts, dilatés par l’amour. À l’amour il n’est pas possible de mettre des limites : l’amour est fort comme la mort (cf. Ct 8, 6). Et une telle expansion suscite la rencontre, le témoignage, l’annonce ; elle suscite le partage dans la charité avec tous ceux qui, loin de la foi, se montrent indifférents à elle, parfois hostiles et opposés. Des milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Evangile de Jésus et à la présence sacramentelle de l’Eglise représentent les périphéries extrêmes, les “extrêmes confins de la terre”, vers lesquels, depuis la Pâque de Jésus, ses disciples missionnaires sont envoyés, dans la certitude d’avoir toujours leur Seigneur avec eux (cf. Mt 28, 20 ; Ac 1, 8). En cela consiste ce que nous appelons la missio ad gentes. La périphérie la plus désolée de l’humanité qui a besoin du Christ est l’indifférence envers la foi ou encore la haine contre la plénitude divine de la vie. Chaque pauvreté matérielle et spirituelle, chaque discrimination de frères et de sœurs est toujours une conséquence du refus de Dieu et de son amour.

Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. Pourtant sans l’engagement du don de nos vies, nous pourrons avoir des myriades de contacts mais nous ne serons jamais plongés dans une véritable communion de vie. La mission jusqu’aux extrêmes confins de la terre exige le don de soi-même dans la vocation qui nous a été confiée par Celui qui nous a placés sur cette terre (cf. Lc 9, 23-25). J’oserais dire que, pour un jeune qui veut suivre le Christ, l’essentiel est la recherche et l’adhésion à sa propre vocation.

Témoigner de l’amour

Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Eglise : les paroisses, les associations, les mouvements, les communautés religieuses, les différentes expressions de service missionnaire. Beaucoup de jeunes trouvent dans le volontariat missionnaire, une forme pour servir les “plus petits” (cf. Mt 25, 40), promouvant la dignité humaine et témoignant de la joie d’aimer et d’être chrétiens. Ces expériences ecclésiales font en sorte que la formation de chacun ne soit pas seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prenne soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres. Ces formes louables de service missionnaire temporaire sont un début fécond et, dans le discernement vocationnel, peuvent vous aider à vous décider pour un don total de vous-mêmes comme missionnaires.

De cœurs jeunes sont nées les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour soutenir l’annonce de l’Evangile à tous les peuples, contribuant à la croissance humaine et culturelle de tant de populations assoiffées de Vérité. Les prières et les aides matérielles, qui sont généreusement données et distribuées à travers les OPM, aident le Saint-Siège à faire en sorte que ceux qui les reçoivent pour leurs propres besoins puissent à leur tour, être capables de porter témoignage dans leur milieu. Personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est. J’aime répéter l’exhortation que j’ai adressée aux jeunes chiliens : « Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le. Que chacun de vous le sache dans son cœur : beaucoup de gens ont besoin de moi » (Rencontre avec les jeunes, Sanctuaire de Maipu, 17 janvier 2018).

Chers jeunes, le prochain mois d’octobre missionnaire, au cours duquel se déroulera le Synode qui vous est dédié, sera une autre occasion pour nous donner d’être des disciples-missionnaires toujours plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre. A Marie Reine des Apôtres, aux saints François Xavier et Thérèse de l’Enfant-Jésus, au bienheureux Paolo Manna, je demande d’intercéder pour nous tous et de nous accompagner toujours.

Du Vatican, le 20 mai 2018, Solennité de la Pentecôte.

à ne pas louper!!

La compagnie de l’Etoile, troupe diocésaine de théâtre religieux burlesque fête ses 10 ans! Venez tous les remercier pour le beau travail qui s’accomplit au service de la Bonne Nouvelle.

 

Affiche cabaret

une foi, 10 minutes : « comme un encens »

20 minutes online diaporama - Les images du jour - mars 2010

 

 

«Que ma prière s’élève devant toi comme un encens,

et mes mains comme l’offrande du soir.»

(Psaume 140, 2).

 

 

 

L’Ancien  testament mentionne de nombreuses fois l’encens, son parfum, sa fumée. S’agissant du Nouveau testament, la mention la plus connue est certainement celle en Matthieu 2, 11, où les rois mages  présentent l’or, l’encens et la myrrhe à Jésus dans la crèche. De fait, l’usage de  l’encens, dans la liturgie catholique, est venue par l’Orient, dès le Moyen-Age.  Mais la pratique de l’encensement est présente depuis longtemps dans plusieurs religions.

Dans la liturgie chrétienne, chaque geste, chaque objet ou matière a une signification. L’encens employé durant la messe, les vêpres, les funérailles ou d’autres occasions, répond bien  à cette définition. Du latin incensum, ce qui brûle, qui a donné aussi le mot incendie, l’encens provient de la résine d’un arbre poussant dans les pays chauds. C’est un produit de grande valeur depuis toujours, du fait de sa rareté. Dans la pratique, contenu dans une navette, petit récipient, sous forme de grains, l’encens est déposé sur des charbons ardents, dans une cassolette ajourée, munie d’un couvercle, suspendue par trois chaînettes. Un parfum est parfois ajouté à l’encens.

Parmi les servants d’autel, c’est le thuriféraire, du grec, thus, encens, et fero, porter, qui a la charge de l’encensoir, parfois accompagné d’un naviculaire, qui lui a la charge de la navette.  Le célébrant lui, impose l’encens, c’est-à-dire le dépose sur les charbons aux moments requis. Ce faisant il bénit l’encens en traçant un signe de  croix.

Comme toute action liturgique, l’encensement durant la messe doit se faire avec ordre et piété. Ainsi le thuriféraire ouvre-t-il la procession d’entrée d’une messe, l’encensoir fumant. Durant la célébration seront encensés l’autel,  la croix, l’Evangile, les offrandes,  le célébrant, les autres prêtres s’il s’en trouve, les fidèles. L’encensement du pain et du vin se fait en dessinant trois croix avec l’encensoir pour signifier la Trinité, puis trois cercles signifiant la totalité, la perfection, l’éternité. Pendant le Sanctus, l’encensoir est mis à fumer devant l’autel. L’encensement accompagne aussi la procession de sortie. De fait, tout ce qui renvoie à la présence du Christ bénéficie d’un encensement, durant une célébration liturgique.

L’encens que l’on   fait fumer sur l’autel symbolise le sacrifice du Christ, qui s’est   offert à son Père en odeur de suavité (Ep 5, 2). Brûler de l’encens dégage  un parfum agréable offert à Dieu, la fumée symbolisant la prière qui monte vers le ciel, vers Dieu.  Durant la messe, l’encensement du prêtre  puis des fidèles signifie qu’ils sont une offrande sacrée.  Le prêtre rend alors  présent le Christ, les fidèles rendent présente l’Eglise et tous  sont d’agréable odeur pour le Père auquel ils s’offrent.

Pour chaque fidèle, l’encens qui brûle est l’image d’un sacrifice intérieur, qui consume son cœur et révèle le parfum de son  âme dans l’intimité avec Dieu. Lors des funérailles, encenser le corps d’un baptisé déposé dans le cercueil est un signe de respect et de foi en la vie éternelle, nos prières accompagnant le défunt à l’image de la fumée odorante qui monte vers le ciel.

Etre pour Dieu la bonne odeur du Christ, (2 Co 2, 15), voilà bien l’ambition du chrétien.

 

prochaine intervention

le dimanche 18 novembre 2018

à 10h10 à la chapelle des Cordeliers

thème : La prière universelle.