rencontre des jeunes pros le 14 décembre

ce vendredi 14 décembre à Poligny, chez les soeurs Clarisses, les jeunes pros se sont retrouvés pour le repas et la soirée autour du père Arnaud Brelot curé de Lons et responsable du Service des Vocations du diocèse de st Claude.

le thème abordé était celui du Synode des évêques d’octobre dernier à Rome dont le thème était les jeunes et le discernement vocationnel. En partant de la synthèse du document final, les jeunes ont pu débattre sur les différents thèmes abordés.

1 foi 10 minutes : la quête

IMG_5137

la quête dominicale

Le moment de la quête, durant la messe, peut sembler ramener à de seules préoccupations matérielles.  Or la quête est bien un moment liturgique, pleinement intégré à la célébration eucharistique.

De fait, il faut rappeler tout d’abord que l’Eglise ne vit que de dons. Les moyens financiers de l’Eglise catholique sont de trois sortes. Les quêtes dominicales d’abord, qui financent le plus souvent  les frais de la paroisse.  Ce que l’on appelle le denier de l’Eglise ensuite, qui consiste en la contribution financière versée annuellement par les catholiques à leur diocèse et destinée à assurer la vie matérielle des prêtres ou des laïcs salariés.  Enfin le casuel, qui est une offrande  accordée par les fidèles à l’Eglise pour la célébration  d’un baptême, d’un mariage ou de funérailles.

Malgré cet aspect très matériel des choses, et comme la plupart des moments de l’action liturgique,  la quête s’enracine dans des récits bibliques. Que l’on se souvienne  des prémices des récoltes ou des troupeaux offerts au temple dans l’Ancien Testament, de l’obole de la veuve, dans le Nouveau Testament (Mc 12, 38-44).

Nous sommes bien les héritiers de ces pratiques, même si le rite qui consiste à apporter des offrandes  a connu des formes variées. Il y a longtemps, les fidèles apportaient ainsi  de la cire, ou de l’huile, destinées à l’autel, ou une part des récoltes, destinées aux prêtres, aux pauvres. Les premiers chrétiens apportaient à l’autel le pain et le vin nécessaires à la célébration de l’eucharistie. Dès lors, la charité fraternelle que ces offrandes illustre  prend  tout son sens dans le sacrifice eucharistique, qu’elle permet.

En effet, dans le déroulement de la messe, la quête intervient après avoir confessé notre foi puis avoir  participé à la prière universelle. Cette  quête est aussi partie intégrante du moment appelé offertoire ou préparation des dons, lorsque le pain et le vin sont portés jusqu’à l’autel, en vue du sacrifice eucharistique.

Il y a donc un lien entre notre foi, ce en quoi nous croyons, et le geste qui suit, celui du don. Il s’agit, par notre  participation  financière, de contribuer à ce que l’annonce de la foi puisse toujours se faire, dans des lieux adaptés, avec des moyens suffisants. Le christianisme, religion incarnée, nous rappelle sans cesse cet «   admirable commerce   » entre  Ciel et terre.

Par l’argent de la quête, c’est donc en quelque sorte notre propre existence que nous déposons à l’autel. Il faut nous offrir au Christ pour recevoir le Christ, donner et nous donner pour recevoir. C’est le moment d’offrir toute notre vie, à l’image du don total du Christ. La quête n’est donc pas seulement le moment de donner de l’argent mais aussi de se donner. C’est pourquoi ce moment a toute son importantce dans la liturgie, et doit être accompli avec  soin.

Actuellement, des paroisses imaginent d’autres pratiques que celle de la quête en espèces, par exemple sous forme de jetons prépayés, de paiement électronique ou autre. Il convient néanmoins de  rappeler que la quête est pleinement associée au mémorial du sacrifice du Christ. La messe étant toujours un «   ici et maintenant   », rendant présent le Christ à l’autel, sous les espèces du pain et du vin consacrés, il convient que les offrandes soient immédiatement et pleinement matérielles pour devenir ensuite immédiatement et  pleinement spirituelles.

Enfin, en Exode 23, 15, Yahvé dit   : «      on ne se présentera pas devant moi les mains vides   ».

homélie 3° dimanche de l’Avent

Saint Jean le Baptiste

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)   vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes   si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Le peuple était en attente nous rappelle saint Luc dans son évangile.  Ainsi aujourd’hui comme au temps de Jésus, beaucoup attendent des changements dans leur vie, dans la vie de leur cité, de leur pays. Au temps de Jésus on attendait un messie, tantôt roi libérateur d’une terre promise occupée depuis trop de siècles par diverses puissances régionales, tantôt grand-prêtre qui rétablirait le culte d’autrefois au Dieu vivant et vrai. Aujourd’hui encore, les événements du dernier mois avec les manifestations des gilets jaunes, des lycéens et de ceux qui les soutiennent démontrent que de nombreuses personnes attendent aussi une libération de la pression fiscale, des moyens de vivre, une reconnaissance, un apaisement face aux peurs de déclassement et de dilution culturelle qu’engendrent le changement de notre société de plus en plus mondialisée et multiculturelle.

Au temps de Jésus comme au nôtre, face aux incertitudes et aux doutes beaucoup interrogent leur mode de vie et cherchent à lui donner un nouveau sens. Au temps de Jésus les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » : le baptême était perçu par eux comme un geste qui exprime leur désir de changer de vie. A notre époque encore de nombreuses personnes déçus du matérialisme érigé en religion et du rationalisme devenu l’unique mode de pensée, sont désormais des âmes affamées. En effet ces derniers cherchant le bonheur et la joie ne trouvèrent finalement que le bien-être et le plaisir. Alors certes leur corps et repus et reposé, parfois leur intelligence est satisfaite, mais très souvent leur âme est quasi éteinte en eux. Il leur manque une dimension, Ils n’ont plus d’épaisseur d’âme, mais seulement celle du portefeuille.

Alors ceux-ci aussi se questionnent « que devons-nous faire », pour trouver le vrai bonheur et vivre de la vraie joie, pour devenir pleinement nous-mêmes ? Leurs désirs d’une vie plus cohérente les mènent souvent aux rives lointaines des spiritualités orientales, vers l’islam et parfois vers des sectes. En tout cas les unes et les autres proposent des réponses à leurs questions. Et, la nature ayant horreur du vide, ils les reçoivent et parfois adoptent l’une de ces religions. Et c’est là que nous devons, chrétiens réentendre l’invitation du prophète Isaïe : proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Redites-le : « Sublime est son nom !  En effet, nous devons être capables de leur répondre et de leur faire des propositions, car ce qu’ils cherchent ce n’est rien d’autre que le grand trésor que recèle l’Eglise : le Christ, vrai Dieu et vrai homme, venu partager notre humanité pour nous offrir sa divinité.

Ce qui fit le succès de l’enseignement du Christ il y a 2000 ans et qui est encore sa force aujourd’hui, c’est qu’il s’adresse à tous les humains en vue de construire une grande fraternité universelle. Les textes de ce « dimanche de la joie » nous révèlent même ce que nous pouvons dire à ceux qui cherchent Dieu :  

1/ Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Dieu s’est fait homme en Jésus pour te libérer de la mort et du péché et sur la croix il a neutralisé la mort, notre dernier ennemi !

2/ Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Dieu s’est fait homme en Jésus pour venir à ta rencontre, pour faire alliance avec toi, pour que tu ne sois plus jamais seul sur les chemins de ta vie. Son désir est de vivre en toi, de te saisir de sa joie en te renouvelant par son amour.

3/ Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes : Qui accueille Jésus dans sa vie, vit de Lui, vit comme Lui. Ainsi, comme Jésus, portons toujours un regard positif et plein d’amour sur chacun de ceux que nous rencontrerons.

4/ en toute circonstance, priez et suppliez : la relation avec Jésus exige d’être entretenue car la joie de la foi peut vite se perdre ou se transformer en routine et l’on peut vite oublier de quel amour nous sommes aimés ! Il faut aussi, parce que nous sommes infiniment aimés, porter le monde entier dans notre prière. La vie d’un chrétien est de se tenir devant Dieu dans la prière pour lui présenter le monde entier !

5/ partager avec celui qui n’a pas ; N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. ; Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. En ces temps de grands enjeux écologiques la force de notre message et de notre témoignage chrétien réside dans notre joie  à vivre une vie fraternelle, sobre et paisible en œuvrant à édification d’une société plus juste, plus équitable et solidaire.

Ce dimanche donc, l’Eglise par les textes de l’Ecriture et la couleur liturgique rose, nous invite à vivre de la vraie joie et à en témoigner. Ce matin donc prenons chacun l’engagement d’inviter une personne de notre entourage qui est en recherche de sens à sa vie à venir rencontrer et accueillir le Sauveur lors des fêtes de Noël. Amen

ANNONCES du 17 au 23 décembre 2018

ANNONCES du 17 au 23 décembre

*****************

Lundi 17 décembre :

  • Préparation de la liturgie du 23 décembre à la cure à 20h,
  • Les élèves de la maîtrise chant choral de Sainte Marie vous invitent à leur 1er concert en l’église Saint Désiré de 19h30 à 20h30.

Mercredi 19 décembre  :  

  • Rencontre des équipes liturgiques de St Luc à  20h15.

******************************

DOYENNE DE LONS :  Célébrations pénitentielles pour Noël

Mercredi  19 décembre  :

  • 15h aux Cordeliers
  • 20h à Crançot

Jeudi 20 décembre  :

  • 18h : Domblans

Vendredi 21 décembre  :

  • 16h : Macornay

Confessions individuelles

Samedi  22 décembre aux Cordeliers :

  • 9h à 11h
  • 17h à18h

Les personnes qui ne peuvent sortir de chez elles et qui souhaiteraient recevoir  le sacrement du pardon durant le temps de l’avent sont invitées à joindre :

le père Christian Panouillot : 06 74 11 13 80 ou le secrétariat : 03 84 24 04 44

******************************

Jeudi 20 décembre        

  •  Célébration de Noël pour Ste Marie, aux Cordeliers à 14h,
  • Prière façon Taizé à la crypte de St Désiré à 20h30.

Vendredi 21 décembre   

  • Pas de prière avec l’AED ce vendredi.

Samedi 22 décembre       

  • Rencontre de l’ACO, à Ste Marie de 9h à 12h,
  • Temps d’Adoration chapelle des Cordeliers de 16h à 17h,
  • Messe à la Maison d’Arrêt,
  • Répétitions des veillées de Noël  à :
    • 10h30 : St Luc
    • 17h :  Cordeliers

*****

Lancement des soirées pour les étudiants du Jura et ceux

qui se sont « expatriés »  

Samedi 22 décembre de 19h à 22h

   A la lanterne, rue des Tanneurs – Lons

*********

Messes anticipées du 4ème dimanche d’AVENT – samedi :

  • 18h30  :
    • Perrigny
    • Pannessières

 Dimanche 23 décembre   

  • 9h :
    • Domblans
    • St Désiré
  • 10h30 :
    • Cordeliers (1ère étape vers le Baptême pour Brice et Alexandre)
  • 10h30 :
    • Crançot
  • 11h :
    • Macornay

*****

Afin de se préparer à la fête de Noël, fête de la Nativité de notre Seigneur,

nous vous invitons à venir prier pour la Vie,

le dimanche 23 décembre de 16h à 17h aux Cordeliers

*****

Lundi 24 décembreVeillées de Noël

  •  19h :
    • Vernantois,
    • Montain,
    • Voiteur,
    • St Luc,
    • Cordeliers,
  • 20h :
    • Crançot,
  • 22h30 :
    • Cordeliers où la messe commencera dès 22h par un concert d’orgue, de chants de Noël.

Mardi 25 Décembre : JOUR DE NOEL – FÊTE DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

  • Messe à 10h 30 :
    • Courbouzon –
    • Lavigny –
    • St Désiré
    • Crançot

*************************

Intentions de messes du 16 au 23 décembre 2018

Samedi  15/12/2018 18h30  : Revigny

18h30 : Passenans

Léon PROST et sa famille,

Intentions particulières,

André LAGUT et famille,

Gil ROY et défunts de sa famille,

Luc PERRODIN-Michel COHENDET et familles CLERC-MALFROY,

Jeanine HUGON (anniversaire),

Famille GIRARD-PITIOT-PAOLI, Ferjeux LAB,

Paul GUYOT,

Léonie PONCET,

Paule ROUSSET (suite obsèques).

Dimanche 16/12/2018

3eme Dimanche

d’AVENT – C

9h :  Montaigu

9h : Courbouzon

10h30 : Cordeliers

10h30 : Crançot

11h : Montain

Lundi 17/12/2018

St Judicaël

12h : Sœurs de l’Alliance

18h30 : Cordeliers

Mardi 18/12/2018

St Gatien

8h30 : Cordeliers

10h30 : Conliège

Mercredi  19/12/2018

St  Urbain

18h30 : Cordeliers Nelly ARIGONI (10ème anniversaire).
Jeudi 20/12/2018

St Théophile

8h30 : Cordeliers
Vendredi 21/12/2018

St Pierre Canisius

 

9h : St Luc

18h30 : Cordeliers

Paul SYRE.
Samedi  22/12/2018

Ste Françoise Xavière

8h30 : Cordeliers
Samedi  22/12/2018 18h30  : Perrigny

18h30 : Pannessières

Léon PROST et sa famille,

Jacques DELIGNOU,

Marie-Louise HOFFMAMN (anniversaire),

Marcel CRESTEY,

Ginette PHILIPPE (suite obsèques),

Familles PROST-DANGIN,

Bernard BLIBAULT et sa famille.

Dimanche 23/12/2018

4eme Dimanche

d’AVENT – C

9h :  Domblans

9h :  St Désiré

10h30 : Cordeliers

10h30 : Crançot

11h : Macornay

Retrouvez toutes les annonces et les intentions de messes sur notre site internet : https://doyennedelons.com

Secrétariat : 7, rue du Puits Salé – Lons 

tél : 03 84 24 04 44   –  saint.desire@eglisejura.com

Lons a fêté Marie le 08 décembre

ce samedi 08 décembre dernier, pendant une heure trente de procession et de prière les Lédoniens et tous ceux qui les ont rejoints ont célébré avec foi et ferveur la Vierge Marie. Nous avons commencé, à cause de la pluie, à processionner dans l’église des Cordeliers. Aidés par la méditation de l’hymne acathiste lu puis chanté, nous avons égrainé nos chapelets aux intentions des jeunes couples se préparant au mariage, à ceux qui ont déjà de nombreuses années de vie commune, aux consacrées et aux vocations ainsi qu’à notre communauté chrétienne.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis dans un second temps, lors d’une célébration de la Parole, nous avons fait monté vers le Seigneur, par l’intercession de Marie, nos nombreuses prières. Les consacrées et les couples ont pu renouveler leur engagement à poursuivre la vie religieuse ou conjugale fidèlement à l’évangile et aux conseils évangéliques. Quant à ceux qui vivent un célibat subi à cause de séparation ou de veuvage, ils ont aussi reçu de la bénédiction du Seigneur force et courage pour poursuivre leur vie en conformité à l’Évangile.

merci encore aux Centre de Préparation au Mariage, aux Equipes Notre Dame, aux religieuses et à tous ceux et celles qui ont fait de ce moment un temps de grâce et de recueillement.

homélie du 2° dimanche de l’Avent

Préparez la route au Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

L’Évangile de ce matin est très contrasté : on commence par l’énumération d’une liste de gens prestigieux : un empereur, un gouverneur, un prince, des grands-prêtres. Et en face il y a Jean fils de Zacharie. Il y a d’un côté les palais, les cours, le Temple et de l’autre le désert. D’un côté des notables et des lieux somptueux et de l’autre il n’y a que Jean dans le désert. D’un côté les péchés du monde, et de l’autre le baptême de Conversion. Deux manières de voir le monde et d’y vivre.

Pourtant, à première vue, C’est dans la solitude et le silence du désert, que Dieu peut se faire entendre. Comment écouter Dieu dans le bruissement des palais, dans l’effervescence même du Temple, dans l’église d’Arthenas ce matin quand tout le monde au début de la messe parle ? Pour écouter Dieu, pour entendre sa Parole, il faut être recueilli, silencieux.

Car pour être appelé, il faut déjà être capable d’entendre ! Et Jean, fils de Zacharie, fils du désert, est institué prophète car il a pu entendre la Parole de Dieu qui lui fut adressée. Nous croyons souvent le Seigneur sourd à nos demandes, mais interrogeons-nous : quels pans de ma vie, quelles activités pourrais-je un temps abandonner pour entrer en désert, pour prendre le temps de L’écouter ? Dieu n’est pas sourd, c’est nous qui refusons d’entrer dans le désert, qu’il soit matériel ou spirituel…. Essayons de faire de ce temps de l’Avent, un temps de purification, de simplification, de désertification, pour enfin entendre Dieu qui nous appelle, qui nous répond.

Mais peut être que cette situation de non-silence nous arrange : elle nous évite d’avoir à dire non à Dieu, ou pire elle nous permet de justifier de ne pas dire oui : comme je n’entends pas, je ne réponds pas ! C’est en effet très impliquant de répondre oui au Seigneur : voyez plutôt ce que cela provoque chez Jean : il doit quitter son désert ! Et voilà Jean qu’il prend sa nouvelle mission à cœur et qu’il fait ce que doit faire tout prophète : il parcourt sa région et il proclame.

Parcourir sa région, qu’est-ce à dire aujourd’hui ? Car s’il suffisait de parcourir le monde pour qu’il soit sauvé, alors le royaume serait très proche car jamais on a autant voyagé, rencontré de gens, accueillit des différences dans la tolérance des cultures et des idées ! Mais vous le sentez bien, le déplacement ne suffit pas, il faut aussi, nous rappelle Jean, proclamer ! Oui il faut proclamer une parole qui dérange, une parole qui interpelle qui nous force à un déplacement : la Parole de Dieu.

En effet, quand Dieu appelle quelqu’un, c’est en vue du salut de tous, car le salut de celui qui est appelé est lié au salut qu’il doit apporter et faire connaître aux autres.

Aller à la rencontre, découvrir, accueillir sont des étapes essentielles, mais il faut plus que cela : comme Jean, comme beaucoup d’autres après, il faut proclamer un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Car ce qui est en jeu n’est pas seulement dans l’ordre du pur humanisme, mais dans l’ordre du divin : il s’agit d’annoncer le Salut qui prendra chair ! Un salut reçu, offert à tous ceux qui voudront bien, en l’accueillant, se convertir pour, à leur tour, parcourir et proclamer. C’est encore le prophète Isaïe qui décrit le mieux ce processus : j’ai relevé les verbes employés, comme un message pour nous aujourd’hui : quitte ta robe de tristesse, revêts la parure de Gloire de Dieu, enveloppe toi du manteau de la justice de Dieu, puis debout et regarde ! En un mot dépouilles-toi de tout ce qui t’entrave et revêts-toi de Dieu, puis en avant car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire.

Nous avons là tout ce qu’il faut pour dépasser notre tristesse, pour franchir le cap de notre épreuve : à nous de regarder venir, au-delà de ce jour, le jour de Dieu qui vient. Notre Salut est en Lui. Gardons en notre cœur les paroles du psalmiste : Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. Transformant ensemble notre tristesse en semence de joie, offrons le pain de nos larmes pour qu’une moisson de joie mûrisse. Pour cela je fais mienne la parole de Paul :   dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important Tenons-nous debout et regardons au loin : voici qu’il approche Celui qui donne Vie, voici qu’il vient Celui qui donne le Salut de Dieu. Préparons-nous à sa venue à la fin des temps en l’accueillant dès ce matin dans l’Eucharistie.  Amen