les homélies du père Armand N’DAYE sont désormais en ligne…

voici ses  homélies des 2° et 3° dimanche Temps Ordinaire C

Deuxième dimanche du temps ordinaire CDeuxième Dimanche dt Temps Ordinaire C

Troisième Dimanche du T.O -C-

 

Ouverture : Bien chers frères et sœurs dans la foi,

En ce jour, c’est bel et bien notre foi qui nous réunit ; la foi en un Dieu qui compte sur chacun et chacune de nous pour porter à tous nos proches, à tous ceux que la vie met sur notre route, la Bonne nouvelle de son Amour qui libère, éclaire, relève et redonne vie !

Que son Esprit, celui-là même qui animait son Fils, Jésus, et lui faisait faire tant de bien, descende sur nous et fasse de chacun de nous, de véritables témoins de sa Bonne nouvelle pour le monde.

 

« Sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge… »

Bien chers frères et sœurs,

Ces paroles que nous venons d’entendre nous sont rapportées par l’évangéliste St Luc ; un témoignage qui s’appuie, non sur une légende ou un conte d’un certain Jésus dont l’existence historique est discutée aujourd’hui par nombre de nos contemporains , mais bien, nous affirme Luc, un témoignage qui a été fait « d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole » !  Oui, fidèles croyants, Jésus n’est pas un personnage créé de toute pièces, il n’est point un héros de nos fables ni un personnage qui serait le fruit d’une imagination quelconque ! Oh que non ! Jésus a bel et bien existé et ce témoignage de St Luc nous le démontre.

Jésus, un homme qui a su bouleverser et conquérir le cœur des foules ; un homme dont le nom et la renommée ont traversé les frontières d’Israël ; un homme vers qui accouraient, et de partout, tant de monde pour l’écouter et se faire guérir. Oui, Jésus devait être bien célèbre pour attirer à lui tant de foules et même les plus hautes autorités religieuses et les théologiens de son époque ; célèbre non pas parce qu’il avait créé tel ou tel chose ou remporté tel ou tel autre prix, mais célèbre, nous disent les évangiles, par son enseignement et ses actes qui remplissaient d’émerveillement et suscitaient l’éloge de tous ceux qui l’écoutaient et le regardaient.

En effet, chers amis, quelle personne a eu autant d’aura et suscité autant d’intérêt que le nom de Jésus dans l’histoire humaine ! Un nom qui va bouleverser de manière unique et définitive le cours de l’humanité entière ; un nom et une présence qui vont bouleverser de manière définitive la vie de tant de personnes ; un nom qui va traverser les barrières du temps et de l’espace pour résonner aujourd’hui à nos oreilles.

Aujourd’hui encore, chers fidèles croyants, le nom de Jésus continue d’attirer à lui, de bouleverser des vies, de changer le quotidien de tant et de tant de personnes ; aujourd’hui encore, sa Parole et son enseignement continuent de retentir avec force et efficacité aux quatre coins du monde suscitant joie et émerveillement, mais aussi, comme nous l’avons vu avec le peuple d’Israël dans notre première lecture, émotion et adoration.

Mais alors, qu’est-ce qui fait la particularité de cette Parole ? En quoi est-elle si différente ? Pourquoi suscite -t-elle tant d’engagement et d’adhésion ?

Cette Parole, nous dit Jésus, c’est dans l’aujourd’hui de notre vie qu’elle s’accomplit ! C’est une Parole incarnée, car en Jésus, parole et action se conjuguent, non au passé, mais toujours au présent ! Une Parole qui nous rejoint dans ce que nous vivons et qui est une réponse à nos profondes aspirations, aux multiples inquiétudes d’un monde et d’une société de plus en plus gagnés par l’angoisse et la peur…

Aujourd’hui, frères et sœurs, et plus que jamais, Jésus invite l’Eglise que nous formons à être le héraut de cette Parole, à continuer de semer dans la terre quelquefois bien aride des hommes et des femmes que nous côtoyons, la graine de sa Parole qui est vie ; une Parole qui nous presse à « annoncer la Bonne nouvelle aux pauvres », à tous ceux-là qui essayent de survivre tant la vie est pour eux difficile, à « annoncer aux captifs », c’est-à-dire, à ces hommes et femmes enfermés dans les geôles de la peur, de la haine, de la solitude et de la souffrance, « leur libération », à dessiller les yeux de tous ceux-là qui sont aveuglés par l’égoïsme, le chacun-pour-soi, le pouvoir et la richesse ; à délivrer ceux que les choix et les décisions d’une société sacrifient et oppriment ; mais surtout, nous dit Jésus, à « annoncer une année favorable accordée par le Seigneur », c’est-à-dire, à crier cette parole qui nous dit : oui, Armand, oui Monique, Jean, Adèle, oui, avec le Seigneur à tes côtés, rien est fini, tout est possible ! Qu’avec son Esprit en toi, l’espérance ne décevra jamais, et qu’à « cœur et âmes vaillants, rien d’impossible » !

Chers condisciples, la Parole de Dieu est toujours à l’œuvre dans le cœur des croyants, elle continue d’être efficace pour tous ceux qui mettent leur foi en elle ! Oui, nous conforte le psalmiste : « La Loi du Seigneur est parfaite », elle « redonne vie… rend sage », réjouit le cœur, « clarifie le regard… »

Oui, Seigneur, « accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur ! » Amen