homélie dimanche de la divine miséricorde

St. Thomas, Apostle | Cor MariaeÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit :  « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

La paix soit avec vous ! Par trois fois, Jésus ressuscité qui était là au milieu d’eux, donne la paix à ses disciples claquemurés par crainte des juifs. Ce cadeau de Jésus leur est donc indispensable pour vivre d’abord la rencontre présente avec lui dans la maison, ensuite pour vivre le plus fidèlement possible la mission qu’il leur confie et enfin pour tenir le cap de la marche vers le Royaume qui vient. Et ce triple don de la paix nous est toujours nécessaire à nous, les disciples de Jésus de ce siècle. Autant que les premiers disciples, nous avons besoin que la paix du Christ soit avec nous pour croire, aimer et espérer. Vous l’aurez compris il y aura trois parties dans mon homélie.

1/ d’abord le Seigneur Jésus donne la paix pour croire. En effet, sa paix permet aux disciples de recevoir et d’assimiler le nouveau mode de présence de Jésus dans le monde. La réalité radicalement nouvelle de la résurrection leur procure la joie, mais elle demeure difficile à appréhender par Thomas absent lors de la première visite de Jésus. La foi de Thomas exige encore de passer par les yeux et par le toucher : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, non, je ne croirai pas. C’est pourquoi, huit jours après, la paix que donne Jésus est un moyen offert à Thomas pour passer de l’incrédulité à la foi, c’est-à-dire pour recevoir le témoignage des autres disciples comme vrai : cesse d’être incrédule, sois croyant.

Et ce moyen donné à Thomas est pour nous également. La paix, dont le Christ ressuscité nous comble, est un moyen qui est offert à nos intelligences pour apprendre à  donner du prix à la parole des disciples. Elle permet d’appuyer sans crainte notre foi sur leurs témoignages et sur ceux de tous les chrétiens fidèles afin de les recevoir comme véridiques. Une intelligence en paix est heureuse de croire sans avoir vu car elle a confiance dans la parole qu’elle entend.

2/ ensuite le Seigneur Jésus donne la paix pour aimer. Une fois que les disciples comprennent qu’il sera pour toujours avec eux sous son mode de ressuscité ; Jésus donne la paix dont les disciples auront besoin pour accomplir leur mission. Une mission qui vise à agir au nom du Christ : De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. Et même à le laisser agir en eux par le don de l’Esprit Saint et pour un but unique : la miséricorde qui exige une charité maximale : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. Sans cette paix ils pourraient croire que tout dépend d’eux et que le salut des âmes est entre leurs mains seulement car déjà nous relate les actes des apôtres dans la 1° lecture : par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple…  mais grâce à cette paix ils savent que c’est le Seigneur qui agit à travers eux, désirant ne perdre aucun de ceux qui lui sont donnés. Ainsi lit-on dans la 1° lecture : des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur.

Cette paix donnée aux disciples leur permet à la fois d’aimer jusqu’à pardonner sachant que c’est Christ qui agit en eux. Ainsi, notre mission de chrétiens, comblés de la paix du ressuscité, est d’être des promoteurs et des acteurs de la miséricorde. Faisant de nos vies données au Christ des lieux de réconciliations avec Dieu et de nos cœurs ouverts des sources jaillissantes du pardon offert par le Christ.

3/ enfin le Seigneur Jésus donne la paix pour espérer. La paix qu’Il donne permet, dans les épreuves de la vie, de garder le cap du Royaume qui vient et l’espérance en la vie éternelle. Par cette paix-là les disciples resteront attachés au Seigneur, gardant vive l’espérance de le rejoindre pour la vie éternelle. Les paroles qu’entend saint Jean et qu’il nous relate dans le livre de l’Apocalypse,  sont une exhortation à l’espérance dans la paix  : Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. En la personne de Jésus tout à son origine et son achèvement.

Sachons donc implorer constamment le Seigneur et recevoir de Lui cette paix qui nous permettra, même dans les épreuves, de garder le cap. Cultivons en nous cette paisible certitude : venu de Dieu nous retournerons à lui !

La paix pour croire en lui, la paix pour aimer comme lui et la paix pour espérer vivre avec lui à jamais. Voilà la paix qu’il nous donne ce matin ! Alors accueillons-la avec joie et croyons, aimons et espérons en lui et comme lui. Amen

ANNONCES du 28 avril au 5 mai 2019

ANNONCES du 28 avril au 5 mai 2019

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2ème dimanche de PâquesFête de la Divine Miséricorde 

cet après-midi  : Conférence  et Témoignage  

Lundi 29 avril   

ª   Préparation liturgique du 3ème dimanche de Pâques à la cure à 20 h.

Mercredi 1er mai  :

  • Messe à 8 h 30  : Chapelle des Cordeliers.

 Jeudi 2 mai  :

  • Réunion pour les visiteurs de malades à St Luc à 18 h.
  • Séminaire de préparation à l’effusion de l’Esprit – première séance à l’espace Saint Dé à 20 h.

Samedi 4 mai  :

  • Eveil à la foi à St Luc de 10 h 30  à 11 h 30,
  • Préparation au Baptême à la cure à 20 h,
  • Préparation au Mariage avec le CPM.

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90 ans du MRJC 

  • Samedi 4 mai de 14 h à 14 h

Conférence « Et si on tentait le zéro déchet » à Poligny, salle Herzog à la mairie.

  • Mercredi 8 mai de 14 h à 17 h, 

Rallye dans Poligny « La filière comté et l’éducation populaire : quel lien ? », point de rendez-vous à confirmer (voir eglisejura.com).

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Dimanche 5 mai  : 3ème dimanche de Pâques

Messes :

  • Samedi :
    • 18 h 30 : Vernantois  et St Luc
  •  Dimanche :
    •  9 h  : Conliège et Nevy sur Seille
    • 10 h 30 : Cordeliers  – Fête de la St Vernier
    • 10 h 30 : Mirebel
    • 11 h : Plainoiseau

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PÈLERINAGE DES PORTUGAIS : dimanche 12 mai à Mont-Roland

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Sortie en famille à Fourvière, à Lyon

Samedi 18 mai  2019

Trajets en car – inscriptions au secrétariat

adulte 10 € – enfant : 5 €

départ : 7 h 45 – retour : 19 h 30

Après le 5 mai, nous ne pourrons pas vous assurer une place dans le car.

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ANNONCES 28 avril au 5 mai 2019

Samedi  27/04/2019 18 h 30 :Courbouzon

18 h 30 : Revigny

Paul GUYOT et famille ;

René BRUN ;

François  BERTHAIL et familles BRUN et BERTHAIL ;

Sylvie YONGORO née GUINGANGUINGANÉ et Défunts de la famille GUINGANÉ et YONGORO ;

Monique ROZ (anniversaire) ;

Marcelle BRESSAND ;

Michel GUIDONI (suite obsèques) ;

Marie-Thérèse et André PICARD ;

Famille GUIGNOT-VENNE ;

Paul MILLAND et sa famille ;

Anna CLERC (suite obsèques) ;

Famille COULON –LANCON.

 

Dimanche 28/04/2019

Fête de la Divine Miséricorde

 

9 h : L’Etoile

9 h :  St Luc

10 h 30 : Cordeliers

10 h 30 : Vevy

11 h  : Château-Chalon

Lundi  29/04/2019

Ste Catherine de Sienne

18 h 30 : Cordeliers
Mardi 30/04/2019

St Robert

8 h 30 : Cordeliers
Mercredi  1er/05/2019

St Joseph, St Jérémie

8 h 30 : Cordeliers
Jeudi 2/05/2019

St Boris

8 h 30 : Cordeliers
Vendredi 3/05/2019

St Philippe et Jacques

18 h 30 : Cordeliers Famille PIEMONTESE.
Samedi  4/05/2019

St Sylvain

8 h 30 : Cordeliers En réparation au Cœur immaculé de Marie
          

Samedi  4/05/2019

18 h 30 : Vernantois

18 h 30 : St Luc

René BOISSON (anniversaire) ;

Paul GUYOT et famille ;

Julia DENIS, Alberte et Georges DENIS ses grands parents, Paulette POLY sa grand-mère ;

Pour des jeunes en difficultés ;

Pierre BROUTET ;

Louis et Madeleine LAGRANGE et famille ;

Jean THEVENOD ;

Famille GUIGNOT-VENNE ;

Marie-Lise BLANCHARD (suite obsèques) ;

 

La joie palpable lors de la veillée pascale

Mère de toute les messes, la veillée pascale par ses rites si différents qui se succèdent, est toujours source d’une grande joie pour les communautés chrétiennes. Car ce soir là nous fêtons la résurrection du Seigneur et nous célébrons partout dans le monde le baptême des adultes, c’est à dire leur plongée dans la mort et la résurrection du Christ, pour devenir chacun un fils ou une fille de Dieu.  C’est pour cela  que notre joie était grande ce samedi 20 avril aux Cordeliers. En effet ce soir là, l’Eglise accueillait 3 nouveaux membres et enfantait à Dieu, par les eaux du baptême, 3 fils : Brice, Alexandre et Ghislain.  Et pour accroître encore notre joie, ce même soir Aurélien recevait pour  la première fois la communion au Corps et au Sang du Seigneur.

retour en image sur les 4 grandes étapes de la célébration :

1/ le feu nouveau et l’exultet

  • bénédiction du feu que les servants transmettent à toute l’assemblée….
  • procession : Le Cierge Pascal  en tête, la procession entre dans l’église et l’illumine :
  • l’exultet annonce la résurrection et toute l’assemblée répond en levant les cierges et chantant « nous te louons splendeur du Père, Jésus fils de Dieu »… ci dessous dans la grande photo : les trois futurs baptisés : Alexandre, Ghislain et Brice….

2/ la liturgie de la Parole :

dans l’ombre jusqu’au Gloria, le peuple de Dieu écoute les lectures qui relatent les merveilles accomplies par Dieu depuis la nuit des temps…

on commence par la création, puis la traversée de la mer rouge, l’annonce du baptême à venir du prophète Ezechiel,….

 3/ la liturgie baptismale

  • puis vient le temps du baptême, Clélia une jeune servante de la liturgie verse l’eau dans la cuve, le prêtre la bénit en y immergeant le Cierge pascal.
  • après la litanie des saints, les futurs baptisés, soutenus par leurs parrains et marraines renoncent au mal et font leur profession de foi.
  • Brice, Alexandre et Ghislain  sont ensuite baptisés
  • et reçoivent l’onction des mains du prêtre, le vêtement blanc (ici une écharpe) des mains de leurs marraines et la lumière des mains de leurs parrains.
  • le peuple de Dieu, dans la joie renouvelle lui aussi sa foi, le prêtre passant au milieu de lui pour l’aspersion.

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4/ l’Eucharistie

  • Brice, Alexandre et Ghislain ainsi qu’Aurélien font la procession des offrandes, au moment de la communion ils montent les 4 à l’autel pour recevoir des mains du prêtre le Corps et le Sang du Seigneur!

homélie de la veillée pascale et de Pâques

ayant pris le même évangile lors de la veillée et du jour de Pâques, le début de l’homélie et commun, seule change la seconde partie…

Bible Stories Resurrection of Christ | Bible Vector - 10 ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée :
    ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié
et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Si vous ne croyez pas en la Résurrection de Jésus, votre ...Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé

 

 

 

introduction commune : 

De la résurrection nous ne savons rien car personne n’y était et nul n’a jamais essayé, hormis par les œuvres d’art, de décrire le processus de la résurrection, et encore ce ne sont alors qu’un bref moment imaginé et figé sur le papier, la toile ou dans la pierre ou le marbre. C’est que la résurrection est à la fois dans le temps et hors du temps. Il est la charnière entre notre monde fini et clos, imparfait et mortel et les réalités célestes, infinies, parfaites et éternelles. Ce que nous savons désormais c’est que le Christ par sa mort et sa résurrection a ouvert à jamais le passage entre ces deux réalités.

Cette absence de description rend véridique le récit qui nous est fait. Ce récit est le rendu des réactions des uns et des autres face à l’inouï de la nouveauté qu’est la résurrection du Christ et nous pouvons nous retrouver dans l’une ou l’autre. Donc, ce soir (ce matin) nous entrons et découvrons avec les saintes femmes que le tombeau ne contient plus le corps du Seigneur. Quelle est notre réaction : Être désemparés comme Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ;  échafauder des théories : enlèvement du corps ; supercherie, tour de magie.., etc ? Avez-vous remarqué qu’aucune des femmes présentes n’opte pour l’évidence de la résurrection. C’est que l’évènement «résurrection » est  le premier de l’histoire, c’est du jamais vu ni vécu ! Et il leur faudra l’aide de deux hommes en habit éblouissant, certainement des anges, pour se ressaisir et entrer dans ce mystère comme achèvement des promesses, comme réalisation du processus de notre divinisation. Les deux hommes commencent par dire la réalité nouvelle : Il n’est pas ici, il est ressuscité. Puis ils leur font une belle invitation : Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée. Faire mémoire c’est là le grand secret de la foi vivante : s’appuyer sur les merveilles et les promesses de jadis, en saisir la réalisation dans l’aujourd’hui de nos vies et les conséquences pour notre avenir.

Et nos saintes femmes s’exécutent : elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites nous rapporte l’évangile et leurs yeux s’ouvrent. Et nous même depuis le début de cette veillée pascale, nous faisons la même chose. Nous aussi en famille, autour du feu pascal, nous laissons retentir la Parole de Dieu et nous faisons depuis tout à l’heure mémoire des merveilles que le Seigneur a faites.

Ce soir (matin) j’aimerai laisser retentir l’une ou l’autre de ces paroles :

propre à la veillée

1/dans le livre de la genèse on lit Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. La création est une œuvre bonne et la présence de l’homme au cœur de cette création est une œuvre très bonne. L’humanité n’est pas l’ennemi de la création comme le laisseraient croire certains courants écologistes extrémistes, mais celui qui lui donne sens. La création est l’écrin qui contient le plus grand trésor : l’humanité. La résurrection est donc un processus d’achèvement de la création. Du monde créé jaillira le monde nouveau transfiguré. Pour que cela soit il faudra que Dieu lui-même intervienne et agisse dans le temps et l’histoire des hommes. C’est la deuxième parole que je vous partage :

2/ Dans le livre de l’exode, à la vue des signes qu’opère le Seigneur pour sauver son peuple les Egyptiens pris au piège dans la mer s’écrient : Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! N’oublions jamais que dans toutes nos épreuves Dieu combat à nos côtés, il marche avec nous. Et l’ultime combat que nous ne pouvions gagner sans lui et celui de vaincre la mort et le péché. Ce combat là il le mène pour nous, et ce soir il le gagne pour nous !

3/ pour que sa victoire soit la nôtre Jésus institue les sacrements, dont le baptême et l’Eucharistie comme moyen de notre divinisation. En effet, les prophéties d’Ezéchiel : Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés  et Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau se réalisent quand des hommes, tels Brice, Alexandre et Ghislain ce soir sont baptisés, plongés dans la mort et la résurrection du Christ. Et ensuite par l’Eucharistie, par laquelle, jusqu’à la fin du monde, Jésus nourrit de sa propre vie ceux qui la reçoivent, transformant leur cœur de pierre en cœur de chair ; faisant d’eux, dans ce monde son Corps et son peuple, un peuple ardent à faire le bien. C’est à ce grand mystère qu’Aurélien ce soir va communier pour la 1° fois.

La démarche de Brice, Ghislain, Alexandre et Aurélien nous invite ce soir à revivifier notre foi : puissions-nous, grâce à leur engagement ce soir, intégrer au plus profond de notre être qu’en Jésus Dieu tient ses promesses et que par Lui Il réalise son projet pour l’humanité. Alors adhérons avec foi aux Paroles de Paul, faisons les nôtres, elles sont notre espérance, le cœur de notre foi et de notre présence ici ce soir : si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Le croyez-vous ? Amen.

propre au jour de Pâques : 

1/dans le psaume 117 nous venons d’entendre : Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort. N’oublions jamais que dans toutes nos épreuves Dieu combat à nos côtés, il marche avec nous. Et l’ultime combat, que nous ne pouvions gagner sans lui, est celui de vaincre la mort et le péché. Ce combat là il l’a mené pour nous depuis son « oui » à la volonté de son Père à Gethsémani et jusqu’à la remise de son esprit entre les mains de son Père. Ce soir, dans le secret du tombeau fermé, le Seigneur Jésus gagne ce combat pour nous : son amour offert fait exploser les portes des enfers et de son bras fort il libère de la nuit des tombeaux toutes les âmes des justes qui attendaient cette nuit très sainte d’être enfin libérées de la servitude de la mort à jamais.

2/ Dans les actes des apôtres, Pierre affirme au centurion  deux choses importantes de notre foi: l’une concerne la véracité de son témoignage : les apôtres, et Pierre particulièrement, ont partagé la vie de Jésus, ils ont mangé et bu avec lui. C’est donc parce qu’ils ont partagé l’intimité de sa vie que, lui, Pierre peut parler et que l’on peut le croire. Il a suivit Jésus pas à pas, son témoignage est véridique. Ainsi l’autre chose importante que Pierre affirme concerne ce que Jésus a fait : Là où il passait, il faisait le bien. Pierre témoigne simplement de l’œuvre d’amour du Christ dans ce monde : il a vu Jésus, guérir, sauver, relever, pardonner, encourager, réconforter : il a vu l’amour se propager  dans les cœurs ouverts.  Il a vu le Seigneur dans sa gloire de ressuscité !  Alors nous-mêmes, ce matin, renouvelons notre confiance dans le témoignage de Pierre et des Apôtres : par eux la Bonne Nouvelle est parvenue jusqu’à nous.

3/ Et c’est là, la 3° parole que je veux vous partager. Je la prends dans la lettre de Paul aux Colossiens. Ce dernier nous fait une invitation : Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. Par cette exhortation à lever les yeux et l’âme vers le ciel notre patrie, Paul nous demande de prendre notre tour dans l’évangélisation et par une vie juste et bonne de devenir des témoins du Christ, passant au milieu des hommes en faisant le bien.

Les milliers d’adultes qui ont reçu le baptême la nuit dernière nous invitent  ce matin à revivifier notre foi : puissions-nous, grâce à leur engagement, intégrer au plus profond de notre être qu’en Jésus Dieu tient ses promesses et que par Lui Il réalise son projet pour l’humanité. Alors adhérons avec foi aux Paroles de Paul, faisons les nôtres, elles sont notre espérance, le cœur de notre foi et de notre présence ici ce matin, je le cite : vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire ! Le croyez-vous ? Amen.

 

homélie du Vendredi Saint

Images pieuses ( Vendredi Saint)

J’aime qu’on introduise l’évangile du vendredi saint par ces paroles : « La Passion de notre Seigneur Jésus Christ », tant il est vrai que la Bonne Nouvelle est celle de la passion de Jésus pour nous. C’est-à-dire à la fois la révélation de l’amour fou que Jésus a pour chacun de nous, et la narration de ses derniers jours, jusqu’à sa mort, qui sont la démonstration de son amour.

Jésus le Christ, Dieu passionné d’humanité est allé jusqu’à l’amour extrême, jusqu’à la Passion maximale qui permet de tout donner jusqu’à sa propre vie. En laissant résonner en nous les textes de la liturgie que nous venons d’entendre, il nous faut redécouvrir plusieurs choses :

1°/ le Christ a vécu sa Passion pour nous, pour notre salut. Il n’a rien fait d’autre que tout faire par amour. Il n’a pas choisi de souffrir, mais il a accepté la souffrance pour nous sauver : En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et le prophète Isaïe ajoute broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur ; en se faisant serviteur jusque là, en acceptant le lourd fardeau de nos vies blessées, il réalise le psaume 50 « le sacrifice qui plait à Dieu c’est un esprit brisé, tu ne repousses pas oh mon Dieu un cœur brisé et broyé » Son offrande permet au Christ de rendre possible le salut de tous les hommes. Ce soir gardons gravé en nos cœurs l’image du Christ amoureux jusqu’à souffrir pour nous et confions-lui tous ceux qui ignorent encore cet amour. Puissions-nous, en nous laissant aimé totalement par Dieu, devenir pour eux chemin de salut!

2°/ le Christ a accepté la déchéance et l’humiliation, pour nous montrer le chemin à sa suite. En effet, en réalisant dans sa propre chair la prophétie d’Isaïe qui dit Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche, Jésus nous donne un modèle de comportement valable partout et pour toutes les occasions. A notre tour, imitons le Maître : aux ennemis du Christ ou de son Eglise offrons notre prière à Dieu pour leur conversion et la nôtre ; à ceux qui de l’extérieur de l’Eglise font des amalgames, sèment le doute par des généralisations douteuses ou la calomnie, offrons notre silence comme un témoignage ; à ceux qui de l’intérieur de notre Eglise souffrent car victimes du péché de ses membres et particulièrement de ses pasteurs, offrons une oreille attentive et une parole de réconfort, aidons-les à se libérer car Jésus le rappelle lui-même je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Ce soir contemplant le Christ maltraité et humilié pour nous, prions-le pour les victimes et leurs bourreaux !

3°/Il a vécu la mort dans sa chair pour nous donner la vie, pour nous relever et nous guérir du péché. En quelques sortes il paie de sa vie la dette de notre péché. Il offre à Dieu le seul sacrifice qui puisse nous réconcilier avec Lui : sa propre immolation, car c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. .Ce soir réalisons encore une fois le lien profond entre l’Eucharistie et la croix ; sur tous les autels du monde, le Seigneur Jésus offre sa vie pour nous sauver de la mort et du péché. On dit de l’Eucharistie qu’elle est le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix, alors en venons communier tout à l’heure, réalisons combien ce don est vital pour notre vie chrétienne. Et si besoin, plaçons à nouveau l’Eucharistie au cœur de notre vie.

Le Christ aujourd’hui vient rejoindre chacun de nous sur son  chemin de foi, sur son chemin de croix. Ce soir le Christ vient dire à chacun : je suis passionné de toi, j’accepte tout pour toi ; jusqu’à la mort je te porte et m’offre à mon Père qui est aussi ton Père. Que sa Passion guérisse nos blessures et purifie nos vies. Amen

retour en images sur le Jeudi Saint….

Avec la célébration de la Cène du Seigneur, c’est à dire du dernier repas au cours duquel Jésus institua le sacrement de l’Eucharistie, commence le Triduum Pascal, les trois jours saints qui précèdent la fête de Pâques.

Lors de la célébration du jeudi saint, les prêtres sont traditionnellement à l’honneur, d’ailleurs partout en France, le midi les prêtres se retrouvent (parfois avec les religieux et religieuses) pour partager un repas festif et fraternel.

lors de la célébration du soir deux moments importants sont mis en relief : le lavement des pieds et l’Eucharistie.

Lors du lavement des pieds, le prêtre réitère les gestes mêmes de Jésus, réaffirmant par son geste son rôle de serviteur au milieu de la communauté et invitant chacun des baptisés à l’être les uns pour les autres.

pour solenniser le temps de l’Eucharistie, les offrandes sont portées en procession

et exceptionnellement les fidèles communient sous les deux espèces, du Corps et du Sang du Seigneur 

enfin au terme de la célébration, nous accompagnons le Saint Sacrement jusqu’au reposoir où les fidèles qui le souhaitent pourrons se recueillir auprès du Seigneur , l’accompagnant de leur présence alors qu’Il s’offre au Père pour le Salut du monde.