annonces de la semaine du 5 au 12 décembre

Horaire des messes et activités hebdomadaires aux lieux et heures habituels

Attention la messe anticipée du dimanche est célébrée désormais le samedi à 17 h30

Mardi 7 décembre  :

Ø  chapelet pour les âmes du purgatoire à 15 h30 chapelle des Cordeliers

Ø  groupe « Sainte Colette » autour du livret diocésain avec le père Jean Villet.

Mercredi 8 décembre Fête de l’Immaculée conception

Ø  messe à 7 h 15 « à la bougie »  (pour signifier l’attente de la lumière de Noël).

Ø pas de messe le soir aux Cordeliers.: Rendez-vous pour tous les paroissiens du doyenné

A la grotte de Frontenay à 17h30 : Prière à la grotte puis procession  jusqu’à l’église de Frontenay

 Messe à l’église à 18h30

Se garer sur les parkings  de l’église ou devant le château. Les voitures ne sont pas autorisées à emprunter la route entre le château et la grotte. Pour les personnes à mobilité réduite il y a possibilité de se faire déposer à la grotte ( Prendre la route de Menétru et à la sortie du village prendre à gauche)  et redescendre pour aller se garer sur les parkings.

Jeudi 9 décembre  :

Lancement d’un groupe d’ approfondissement de la foi avec le père Arnaud pour des « recommençants » Rendez vous à 20 h 00 pour un repas partagé suivi  de réflexion biblique et théologique .

Vendredi 10 décembre

Ø  Concert de la Maitrise de Sainte Marie, en l’église Saint Désiré.

Ø  Préparation de la Confirmation (groupe des jeunes) de 19 h 15 à 22 h, à la cure.

Ø  Rencontre des Jeunes Professionnels au 5 bis rue du Puits Salé à 20 h 00.

Samedi  11 décembre    

Ø  Aumônerie 6/5ème de 10 h à 11h45

Dimanche 12 décembre    3ème Dimanche de l’Avent (année C)

Messes  Samedi   17 h 30  Ménétru et Montmorot

           Dimanche 9 h et 10 h 30 Cordeliers    9 h 30 Montain et Macornay

                                   11 h 00 Voiteur et Crançot

         Vêpres aux Cordeliers suivies de l’Adoration à 16h 00

INTENTIONS DE MESSES PAROISSE SAINT DESIRE

Samedi 17h30 Bréry / Saint Luc   Dimanche 5 décembre   2eme Dimanche de l’Avent   9 h 00 et 10 h 30 Cordeliers          9 h 30   Montain/ Macornay 11 h 00 Voiteur / CrançotDidier BUFFET (anniversaire) Gil ROY (anniversaire) Daniel MARECHAL et  défunts de la famille, famille LIEVAUX-GENET ; Défunts du carré des indigents  ; intentions particulières ; Famille AUNE ; Martine GUYON ; René BOISSON ; Claude CHARNOZ ; Pierre BROUTET et famille : défunts familles DENIS-MAZUEL-TROSSAT-FATON ; défunts de deux familles; Maurice et Denis NOEL ; Jean-Noël MOULIGNEAU ; Colette ROZAIN (anniversaire) Marie-Louise HEBERT
    Lundi 6 décembreSaint Nicolas  11h30 Sœurs de l’Alliance      18h30 Cordeliers      Jacques GAUBEY (anniversaire de décès)
    Mardi 7 décembre Saint Ambroise 8h30 Cordeliers       10h 30 Conliège (40 rue haute)
Mercredi 8décembreFête de l’Immaculée Conception 7h15- 18h30 Cordeliers  : André BAILLY et famille; Georges et Marie OLIVIER ; familles CLERC-BASSARD vivants et défunts.
 Jeudi 9 décembreSaint Pierre Fourier 8h30 Cordeliers      
Vendredi 10 déc-Saint Romaric 9 h 00 St Luc            18h30 Cordeliers
Samedi 11 décembreSaint Daniel   8 h 30  Cordeliers    Sœur Danièle CHOPARD
Samedi 17h30 Ménétru Montmorot   Dimanche 12 décembre   3eme Dimanche de l’Avent   9 h 00 et 10 h 30 Cordeliers          9 h 30   Montain/ Macornay 11 h 00 Voiteur / CrançotFrançoise RAVASSARD et famille ; André LAGUT et famille . Intentions particulières . Marie-Claude LAGRANGE ; Marie-Louise HEBERT ; Gil ROY ; Geneviève BECU et René DUTRUEL ; Bernard BILBAULT et sa famille. Familles PROST-DANGIN vivants et défunts.

DES PROPOSITIONS DE L’AVENT

pendant le temps de l’Avent trois propositions de prières:

la messe à la bougie

tous les mercredis de l’Avent

à 07h15 à la chapelle des Cordeliers

Temps d’adoration eucharistique

animé par les jeunes pros :

mercredi 15 décembre 20h00 aux Cordeliers

Vêpres solennelles et adoration Eucharistique

tous les dimanche de l’Avent à 16h00 aux Cordeliers.

homélie du 2° dimanche de l’Avent C

Lecture du livre du prophète Baruc : Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice.

Je pourrais intituler cette homélie du même titre que la chanson phare d’une chanteuse de ma jeunesse, Désirless « voyage, voyage ». En effet, dans la foi, personne ne peut rester en place et les textes de la liturgie de ce 2° dimanche de l’Avent nous en font la démonstration en nous invitant au voyage tant physique que spirituel. La foi exige et provoque des déplacements, elle rappelle, qu’avant d’atteindre le ciel qui est notre destination finale, rien n’est jamais définitif. Oui sur cette terre tout n’a qu’un temps ; seule l’éternité est à Dieu.

1- Il y a d’abord le voyage du peuple juif annoncé dans le livre du prophète Baruc. Quand Baruc écrit, le roi de Babylone vient d’envahir Israël et de détruire le temple de Jérusalem. Le premier voyage est donc un exil : le peuple de Dieu sera déraciné pendant plus de 40 ans, obligé de s’installer à Babylone dans un pays inconnu aux mœurs païennes. Oui pour revenir autrement il faut accepter de partir, de vivre parfois en exil plus ou moins longtemps. Prendre le large pour s’attacher à nouveau à l’essentiel, à Dieu. En effet, lors de l’Exil, le peuple juif va faire l’expérience de la proximité de Dieu qui est avec eux dans leur épreuve. Cela nous amène au deuxième voyage.

2 – le voyage intérieur. Il est celui du croyant qui désire rencontrer Dieu, vivre une vraie relation avec Lui. Il est une aventure intérieure à la rencontre de son Dieu, Père et Créateur, présent au fond de son cœur. Il ne s’agit plus d’aventures extérieures, mais de descente dans notre intimité, il ne s’agit plus partir dans des pays étrangers mais d’arpenter les pièces de la demeure intérieure de notre âme. Il ne s’agit plus de combattre des rois humains mais de dompter notre propre vie, notre orgueil, notre amour propre, nos péchés. C’est le voyage laborieux et jamais achevé de la sanctification. Comme l’écrit Paul aux Philippiens : J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement. Et nous pouvons, comme Paul, prier les uns pour les autres : je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. C’est-à-dire le troisième voyage.

3- ce troisième voyage c’est celui de Jean le Baptiste qui quitte le désert pour la mission dans la vallée du Jourdain. Oui Jean quitte le désert où dans le dépouillement il était face à face avec son Dieu, en tête à tête avec son Seigneur. Saisi par la présence de Dieu, il peut assumer sa mission et comme le dit l’Evangile : parcourir toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Et nous-mêmes, chers frères et sœurs, quelle est notre mission ? après avoir pris en temps de prière dans le silence, demandons-nous au Seigneur ce qu’il attend de nous ? Osons-nous écouter sa réponse, entendre son appel : j’ai besoin de toi, de ta vie, de tes bras, de tes jambes, de ta voix, de ta joie pour parcourir ce monde, le servir, annoncer ma bonne nouvelle et me faire aimer. C’est alors que commence le quatrième voyage, qui est dans le fond une transformation du troisième.

4- Il s’agit du voyage vers Jérusalem, la Jérusalem céleste. Ce voyage est préfiguré par celui du peuple juif qui achève son exil à Babylone et retourne dans la joie à Jérusalem comme le prophétise Baruc : Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Oui comme il y eut un voyage de retour d’exil annoncé par Baruc au peuple juif , de même il y aura pour nous aussi, un voyage retour vers notre vraie patrie, la Cité de Dieu qui est dans les cieux, la Jérusalem d’en Haut. Et de même que la Jérusalem terrestre exulte au retour du peuple juif, de même la Jérusalem céleste exultera lors de l’arrivée dans ses murs des enfants du Père, sauvés par le Fils dans l’Esprit-Saint.

Alors frères et sœurs, faisons de ce temps de l’Avent un temps de voyage, un temps de déplacement, comme un exil hors de nos habitudes, poussons notre marche jusqu’à la crèche, et entrons dans la plus belle de toutes, la crèche de notre cœur, c’est là qu’humblement vit notre Dieu. Nous étant réjouis au feu de sa présence, reprenons la route de ce monde, de notre vie et préparons Noël autrement. Comme nous y invite le psaume disons-lui : quelles merveilles le Seigneur fait pour nous : nous sommes en grande fête. Aidons nos familles et nos amis à reprendre un chemin de foi avec sobriété et simplicité pour avancer avec eux vers le royaume qui vient et qui est déjà visible dans l’enfant Jésus, Dieu fait homme et donné à nous dans l’Eucharistie. Bon voyage à tous vers Noël ! Amen

homélie 1° dimanche de l’Avent C

Lecture du livre du prophète Jérémie : Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »

Que sait-on du retour du Christ

Évangile de Jésus Christ selon st Luc : En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

« C’est déjà bientôt Noël » entend-on dans la rue de la bouche des personnes qui voient peu à peu les vitrines des magasins être décorées pour l’occasion. Cette exclamation est la constatation que cette année encore, le temps est passé trop vite. Et nous nous demandons bien à quoi nous avons passé l’année et plus encore désormais, comme allons-nous la finir ? Que sera ce Noël 2021 alors que la 5° vague de covid risque de submerger cette année encore les fêtes de Noël et tous nos plans festifs ? Sera-t-il un pansement de « plaisir » temporaire pour endormir les grandes souffrances consécutives à deux années de crise ? Ce Noël sera-t-il le remède de la vraie joie dans un monde où règne la sinistrose ? Les pénuries annoncées de jouets autant que de certains produits alimentaires devraient être reçues comme une invitation à fêter plus sobrement Noël ; malheureusement il est fort à craindre qu’une fois encore la frénésie l’emporte sur le recueillement, l’abondance sur la simplicité, l’avoir sur l’être.

Dans le tumulte des crises qui se succèdent de siècle en siècle dans l’Histoire, invariablement, l’Eglise appelle à adopter un autre point de vue. Elle invite à chausser les lunettes de la foi qui sont à « verres progressifs » : elles permettent de voir comment agir chaque jour conformément à l’Evangile tout en gardant net, lorsque nous levons les yeux, le cap de la vie Eternelle qui nous attend.

Le temps de l’Avent porte en lui ce double élan qui exige une double préparation : à une fête annuelle, la mémoire d’un évènement historique qui s’est produit il y a 2021 ans : la naissance en notre humanité du Fils de Dieu qui est venu partager notre vie : la fête de Noël ; et à une autre fête, une fête à venir dont la date n’est pas encore fixée (sauf dans le cœur de Dieu) : celle de la fin des temps qui sera célébrée sur la terre nouvelle et sous les cieux nouveaux : c’est à dire la fête de tous les amis de Dieu qui ayant reçus Jésus dans leur vie terrestre, pourront vivre avec Lui pour l’éternité.

La liturgie de ce premier dimanche de l’Avent nous ouvre à ces deux perspectives : la première lecture nous prépare à la fête de la Nativité quant à la seconde lecture et à l’Evangile ils nous exhortent à rester éveillés et prier en tout temps… afin de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ; lors de sa venue avec tous les saints.

Pendant ce temps de l’Avent dites aux personnes qui vous interrogent que Dieu est venu et reviendra visiter son Peuple, que le Ciel est descendu et descendra sur la Terre. Ce temps de l’Avent est celui de la réalisation de la promesse, comme le rappelle le livre de Jérémie : Voici venir des jours où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda. Cette promesse de Bonheur n’est pas dans la possession d’une montagne de cadeaux, ni dans la satisfaction de tous les désirs, ni dans une grande bouffe de fin d’année, mais elle est une personne Jésus le Christ, un Germe de justice, qui exercera dans le pays le droit et la justice comme le rappelle le prophète Jérémie. L’Avent est donc un temps pour se préparer à être chacun justifié, pardonné ! C’est un temps de dépouillement, de simplification de sa vie pour entrer dans le mystère de la crèche. Mais je vous disais également que l’Avent nous prépare à une rencontre à la fin des temps, car le cycle annuel de la liturgie ne tourne pas sur lui-même, il est une spirale qui attire l’homme vers Dieu pour le préparer à sa rencontre à la fin de temps. C’est cela que nous révèle l’Evangile et la seconde lecture : il nous faut emprunter le chemin de perfection qu’on appelle la sanctification. Pour ce faire il faut suivre les deux conseils du Seigneur Jésus et les préconisations de Paul aux Thessaloniciens.

Le premier conseil du Seigneur : Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie. Voilà de quoi préparer autrement et plus sobrement le Noël qui vient…

le second : restez éveillés et priez en tout temps, nous permettra de remettre, si besoin, le mystère de Dieu fait homme au cœur de nos journées, en prenant un temps de prière devant la crèche.

Quant à Paul ; il nous préconise d’avoir à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant afin d’être établis fermement dans une sainteté irréprochable devant Dieu notre Père. Oui l’amour que je donne aujourd’hui me permettra de me tenir debout devant Dieu au jour du jugement. Aimer, en acte et en vérité, s’est être sauvé !

Alors à tous, frères et sœurs, dans la foi en la parole de bonheur que Dieu nous fait en son Fils, dans la prière et l’amour mutuel, belle et sainte marche vers Noël ! Amen

Daniel Pittet était à Lons pour une conférence-témoignage.

article de Marie Coulon

Un film, un homme, un livre, Daniel Pittet était l’hôte du diocèse de st Claude ce vendredi 26 novembre, invité par Mgr Garin et la cellule d’écoute. Deux conférences ont ponctuées cette journée jurassienne.

Un sujet grave, une invitation nécessaire dans le contexte que l’on connaît faisant écho au rapport de la CIASE. Un public jurassien concerné par une présence nombreuse à Poligny et plus discrète à Villeneuve, dans la soirée.

Un extrait du film « mon père, je vous pardonne *» réalisé par la chaîne KTO est projeté devant un public attentif et recueilli.

Daniel prend la parole. Victime d’abus sexuels pendant quatre longues années par un prêtre pédophile et manipulateur. Il se présente en homme « debout », il témoigne d’une vie blessée. La voie de la guérison est longue. En 2000, il dénonce son violeur, celui-ci sera reconnu coupable. Il panse ses plaies et se met en chemin aux côtés des victimes de ce même crime, en frère.

C’est l’histoire d’un homme qui pardonne, un homme qui devient libre grâce au pardon accordé, il est en paix.

La prière est son refuge et son chapelet son compagnon. Les deux piliers de son existence sont une foi sans faille et une honnêteté sans relâche. C’est sa femme qui le sauve par la confiance qu’elle lui accordera à la naissance de ses enfants. Il a peur mais il est guérit et ne reproduira jamais le geste criminel de son agresseur.

Daniel est un homme libéré par sa parole, un homme engagé. 

Une force incroyable et une fougue l’accompagnent, il met en œuvre de nombreux projets dont dernièrement, la Croix de Bethléem. Effectivement, la médaille miraculeuse se transforme en Croix.  « La Croix c’est la résurrection du christ », notre résurrection maintenant et dans l’éternité, par l’ultime don de l’Amour de Jésus.

Il œuvre, avec la bénédiction du pape, aux côtés des victimes.

C’est un témoignage fort, inhabituel, décapant et profond auquel nous avons assisté.

Un temps d’échange est proposé, la question du pardon en premier lieu. 

Comment peut on pardonner ? 

C’est l’esprit saint qui a agit, nous confie Daniel. 

* « Mon père, je vous pardonne, Survivre à une enfance brisée » vécu et écrit par Daniel Pittet

l’AED de Lons en communion avec tous les chrétiens persécutés dans le monde.

MERCREDI ROUGE DE L’AED

ce mercredi 24 novembre 2021 était « le mercredi rouge » de l’AED. En effet ce jour-là, à la tombée de la nuit, des centaines d’églises et monuments seront illuminés en rouge pour lancer dans le monde entier un appel à la liberté religieuse et pour sensibiliser le public à la persécution des chrétiens.75 % des personnes persécutées pour leur foi sont des chrétiens, soit 340 millions de chrétiens ! « Cette illumination en rouge des bâtiments constitue un signal de soutien pour ceux qui souffrent de discriminations sans pouvoir s’exprimer librement et qui espèrent que d’autres personnes élèveront leurs voix en leur nom » explique Thomas Heine-Geldern, président exécutif de l’AED.

Ainsi, en mémoire des martyrs de notre époque : A Paris, la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre sera entièrement illuminée en rouge, basilique visible de loin et construite sur un lieu de martyre. A Rome, ce sera le Colisée. En Autriche, la cathédrale de Vienne. Au Canada, les cathédrales de Montréal et Toronto. Au Brésil, la statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, monument ayant lancé l’initiative en 2015.

Certains bâtiments dans différents pays seront même illuminés pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, partout dans le monde, les chrétiens se réunissent pour prier pour leurs frères et sœurs persécutés et pour le droit à la liberté religieuse. Ils seront également à l’église pour se souvenir de ceux qui ne peuvent pas le faire.

la paroisse de Lons à pris sa part réunissant aux Cordeliers 25 personnes pour un temps de prière, l’Eucharistie et un temps d’adoration.

PRESENTATION PAR LAURENCE BAS

Laurence Bas responsable à Lons de l’AED

L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) (aed-France.org) défend la liberté religieuse dans le monde qu’elle promeut en tant que droit fondamental de la personne humaine, quelle que soit la religion concernée.

Agissant dans 150 pays touchés par la persécution religieuse ou le dénuement, l’AED est un observateur privilégié des enjeux géopolitiques de ces pays.

Les chrétiens restent la communauté religieuse la plus persécutée au monde : 75 % des personnes persécutées pour leur foi sont chrétiens !

« Il y a davantage de martyrs aujourd’hui qu’aux premiers temps de l’Eglise » a déclaré le Pape François.

Selon le rapport 2021 sur la liberté religieuse dans le monde, deux tiers de la population mondiale vit dans des pays où la liberté religieuse n’est pas respectée, soit 5,2 milliards de personnes.

196 pays sont passés au crible par des experts indépendants, des missionnaires, journalistes ou universitaires. Ils ciblent une quarantaine de critères.

Sur les 196 pays étudiés, 36 pays souffrent de discrimination et 26 pays souffrent de persécution.

Les pires violations ont lieu dans certains des pays les plus peuplés au monde, comme la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh. La liberté religieuse est bafouée dans 23 pays africains, dans 12 de ces pays dont le Nigéria, Burkina Faso, Mali et Mozambique, la persécution est extrême.

Voici les 10 pays dans lesquels être chrétien est le plus difficile : Corée du Nord, Afghanistan, Somalie, Lybie, Pakistan, Erythrée, Yémen, Iran, Nigéria et Inde.

Depuis 19 ans, la Corée du Nord est le pays où les droits élémentaires de la personne humaine sont systématiquement piétinés. On peut qualifier la Corée du Nord de plus grand camp de concentration du monde car croire en Dieu est un crime contre le régime. Pratiquer une religion différente de celle proposée par le régime politique expose ainsi à une arrestation, une détention en camp de travail forcé où sont vécus faim, tortures, viols et exécutions publiques !

En Chine, les perspectives en matière de droits de l’homme s’assombrissent actuellement.

Les habitants gagnent même des points de « crédit social » lorsqu’ils dénoncent les comportements trop religieux.

Ce système, lancé par le Parti Communiste, repose notamment sur ses 626 millions de caméras de surveillance pour évaluer la pratique religieuse des chinois, les incitant à devenir délateurs.

Arrêté par les autorités chinoises le  octobre, l’Evêque de Wenzhou, Mgr Shao Zhumin a été libéré ; prétendument emmené faire du tourisme, l’évêque a été une nouvelle fois soumis au lavage de cerveau destiné à opérer sa rééducation politique (information tirée du Famille Chrétienne de cette semaine)

Dans certains pays d’Asie à forte majorité hindoue (Inde) ou bouddhiste (Sri Lanka) le nationalisme confessionnel a favorisé la montée d’un suprématisme religieux au détriment des minorités religieuses reléguées au rang de non-citoyens, dits citoyens de seconde classe.

Le recrutement numérique islamiste, vecteur de radicalisation en Occident, conduit à la création d’un Cyber-Califat en expansion à l’échelle mondiale !

La pandémie Covid-19 a servi de prétexte pour stigmatiser certains groupes religieux accusés d’avoir propagé ou même provoqué la pandémie.

Sur Internet, Al-quaïda ou Boko haram la décrivent comme une punition de Dieu, contre l’Occident décadent et assurent une place au paradis aux djihadistes. Ainsi, les attaques violentes dans la région du Sahel ont augmenté de 37 %  en mars et avril 2020.

Des éléments radicalisés ont profité de la confusion pour recruter davantage, comme au Mozambique.

Ailleurs, au Pakistan, les minorités religieuses n’ont parfois pas accès à l’aide alimentaire et médicale.

En conclusion, le continent asiatique s’enflamme, l’islamisme gagne du terrain, la pandémie de Covid-19 aggrave la situation.

Ne fermons pas les yeux sur la persécution des Chrétiens.

Message à l’occasion du jumelage des diocèses de Thiès et Saint Claude.

Chaque année, la Journée du Jumelage des diocèses de Thiès, au Sénégal, et de Saint-Claude se déroule le premier dimanche de l’Avent. A cette occasion Mgr André GUEYE, évêque de Thiès, et Mgr Jean-Luc GARIN, évêque de Saint-Claude, adressent conjointement le message suivant

Chers diocésains de Thiès et de Saint-Claude,

Vos évêques sont heureux de vous adresser ce message commun à l’occasion de l’Avent. Nous nous en réjouissons d’autant plus que cette nouvelle année liturgique nous donnera l’occasion de rendre grâce pour les 30 ans du jumelage qui unit nos deux diocèses. Une délégation de Jurassiens viendra célébrer Notre-Dame du Mont-Rolland au Sénégal le dimanche 6 mars prochain et une délégation de Thiès viendra célébrer cette fête en France, le dimanche 2 août 2022. Ce seront de belles retrouvailles malgré la pandémie, qui a paralysé le monde pendant des mois et dont les conséquences se font hélas encore douloureusement sentir. Nous espérons que cette nouvelle année verra nos pays et notre monde sortir de cette épreuve. Nous le demandons ensemble à Notre-Dame. Qu’elle veille sur chacun de vous.

Le pape François a ouvert en octobre dernier un processus synodal pour toute l’Église catholique. Synode vient d’un mot grec et veut dire « marcher ensemble ». Un synode est une célébration liturgique et une démarche spirituelle où tous, laïcs, religieux, religieuses, prêtres, diacres et évêques, nous nous mettons ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu. Un synode nous appelle à nous mettre sous la conduite de l’Esprit Saint pour qu’Il illumine notre vie. Un synode est un acte de discernement pour chercher ensemble la volonté du Père et chercher concrètement les chemins à suivre pour l’annonce de la Bonne Nouvelle dans notre monde et le service de nos frères.

Voici 30 ans que nos diocèses « marchent ensemble », et nous allons continuer. Une parole de l’Écriture revient souvent pendant le temps de l’Avent : « Préparez le Chemin du Seigneur » (Is 40,3). La spiritualité de l’Avent est une spiritualité synodale dans la mesure où ce temps nous permet de préparer le chemin sur lequel nous marchons ensemble, le chemin par lequel le Seigneur vient à notre rencontre.

Comme Marie qui accueille le Verbe en son sein, nous sommes appelés, dans une marche synodale, à nous mettre à l’écoute des Écritures. Comme l’Esprit Saint couvre Marie de son ombre, nous croyons que l’Esprit Saint repose sur le Peuple de Dieu tout entier pour qu’il exerce le sensus fidei. Un synode n’a pas d’abord pour objectif de renouveler les structures ou les organisations, mais de nous laisser transformer par la rencontre avec Jésus. « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (Evangelii Gaudium, n° 1). 

En ce temps de l’Avent, mettons-nous en route, « marchons ensemble » jusqu’à la crèche en attendant de nous retrouver, de « marcher ensemble », en mars et en août prochain pour célébrer Notre-Dame du Mont-Rol(l)and.

Nous demandons au Seigneur de vous bénir !

                                    Mgr André GUEYE                          Mgr Jean-Luc GARIN

                                    Évêque de Thiès                                Évêque de Saint-Claude

rencontre des équipes liturgiques de la paroisse st Pierre-François Neron

L’entrée en vigueur prochaine de la nouvelle traduction du missel romain, qui se fera le mercredi des cendres pour notre diocèse (à cause de problèmes d’impression) est l’occasion de rassembler les équipes liturgiques et de faire le point avec elle sur leur engagement et leur service. C’est ce que l’on a fait le vendredi 19 novembre à Macornay où Il a été souligné que c’est une tâche lourde car les équipes se raréfient. Après avoir relu les différentes étapes de la messe, et par exemple les différentes formes que peut prendre la demande de pardon lors de l’Eucharistie ou la teneur de la prière universelle et sa rédaction, chacun a partagé son expérience, ses joies et ses difficultés. la rencontre s’est terminée par un verre de l’amitié. Un grand merci à tout ceux et celles qui font vivre et animent nos liturgies dominicales.