des nouvelles de l’AED

AED-1AED-2

 

Prière pour la Paix à Notre-Dame d’Afrique

Notre Dame d’Afrique,

Toi qui es mère de tous les hommes,

Souviens toi spécialement des Africains .

Ramène à l’unité tous ceux qui suivent le Christ;

Réunis les tous dans l’Eglise fondée par ton Fils .

Que tous ceux qui ne reconnaissent pas en Jésus le Fils du Père soient attirés par sa lumière .(…) .

Notre Dame d’Afrique, Reine de la Paix,

obtiens la Paix pour tous les pays déchirés par la haine, les rancœurs , le racisme.

Que la loi de Charité de ton Fils gagne les cœurs et les unisse,

pour que tous chantent la gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit .

Amen

homélie du 13° dimanche ordinaire

par le père Arnaud Brelot 

JÉSUS revient! Que vos noms soit inscrit dans le livre de ...Évangile de J-C selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Rappelez-vous, dimanche dernier, Jésus rappelait à ses disciples qu’il n’est jamais simple ni évident d’être un bon témoin. D’abord ce n’est pas simple car notre société n’attend plus grand-chose des chrétiens et peu acceptent de recevoir notre si beau message ! Ensuite ce n’est pas évident, car il est difficile de s’exposer et d’afficher la couleur de notre foi et de ses conséquences sur notre manière de vivre. Mais Jésus nous exhortait aussi à témoigner car c’est Dieu le Père qui envoie ses enfants que nous sommes vers les hommes et les femmes qui ne le sont pas encore mais peuvent eux aussi le devenir.

Ce dimanche Jésus poursuit son enseignement sur la mission. Il rappelle aux disciples qu’avant de partir en mission ils doivent être certains d’être dignes de Lui et être prêts à Le suivre jusqu’à la mort, et là encore, comme dimanche dernier Jésus rappelle une chose essentielle : chaque disciple est comme un autre lui-même…. Allons-y donc pour ces trois points dans mon homélie.

1/ être digne du Christ.

Quelle exigence de la part de Jésus : il faut l’aimer en premier et par-dessous tout pour l’établir maître sur nos cœurs et nos sentiments. Mais à bien y réfléchir, cela n’a rien de terrible, car aimer Jésus par-dessus tout, c’est découvrir que Jésus est le frère qui fait de nous des fils et des filles de Dieu. Il déploie d’une certaine manière la notion de famille et l’étend à tous ceux qui veulent croire en lui. En Jésus une grande famille s’établit : c’est l’Eglise où tous les croyants qui ont reçu le baptême ou le désirent sont fils et filles de Dieu car frères et sœurs de Jésus. Nos liens fraternels dépassent nos familles humaines pour se déployer aux dimensions de l’Eglise. Je le dis souvent aux parents lors du baptême de leur enfant : « vous confier à l’Eglise un fils ou une fille, par le baptême elle vous rend un frère ou une sœur dans la foi ».

Etre digne du Christ, c’est mettre à leur juste place nos relations intra familiales. Par le baptême nous sommes tous frères et sœurs et nous n’avons qu’un seul Père, Dieu. Être digne du Christ c’est intégrer cette vérité là : En Jésus nous sommes tous frères et sœurs d’égale dignité devant Dieu.

2/ être prêt à suivre le Christ jusqu’à la mort.

Souhaiter et défendre une fraternité universelle qui trouve en Jésus sa réalisation, ne plaît pas à tout le monde. Jésus lui-même pour l’avoir annoncée et réalisée a dû passer par la croix. Et comme le disciple n’est pas au-dessus du maître, il en sera de même pour lui. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi rappelle Jésus à ses amis et à nous aujourd’hui. Notre mission fraternelle porte une part de sacrifice, comme une participation à la croix du Seigneur. A ce titre un exemple poignant fut la vie du Bienheureux et futur saint Charles de Foucault. Ce prêtre qui vivait parmi les touaregs écrivait en 1902 à sa cousine : « Je veux habituer tous les habitants, chrétiens, musulmans, juifs et idolâtres, à me regarder comme leur frère, le frère universel » Mais il paiera de sa propre vie son combat pour la fraternité, sa croix fut son assassinat le 01 dec 1916. Sa vie illustre bien les paroles de Jésus à ses disciples : qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.

3/ qui vous accueille m’accueille dit Jésus.

Pour être digne de Lui et pouvoir donner pour Lui jusqu’à sa propre vie, Jésus rappelle une chose essentielle à ses disciples : Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Il y a en celui qui témoigne de sa foi sincèrement plus que lui-même, il y a Jésus, il y a le Père. Oui mes frères et mes sœurs, quand vous rendez un service paroissial, quand vous visitez un malade, quand vous aidez une personne seule ou en difficulté, quand vous accueillez l’étranger qui n’a plus de lieu où aller, vous leur portez plus que vous-mêmes, vous leur portez le Christ et par le Christ le Père. Voilà pourquoi nous sommes si précieux, tous et chacun, du plus connu au plus humble : nous qui portons l’image de Dieu restaurée, purifiée par l’eau de notre baptême. Voilà pourquoi il faut aussi entretenir en nous la beauté de l’image de Dieu par une vie sacramentelle régulière : le pardon et l’eucharistie nous ont été donnés en vue de cela, ne négligeons pas de les recevoir les deux avec dignité et respect. Par eux nous pouvons être transfigurés et devenir resplendissant de la gloire de Dieu autour de nous, pour que le monde croit et  que croyant il soit sauvé ! Que vos vacances soient donc également une occasion de faire connaître autour de vous celui qui vous a fait et restauré à son image et à sa ressemblance. Amen

homélie du 12 dimanche ordinaire A

par le père Arnaud Brelot 

"Cinq moineaux ne sont-ils pas vendus pour deux sous ...Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Aujourd’hui c’est le premier jour de l’été et normalement un peu partout aussi la fête de la musique. Pourtant les textes de la liturgie ce matin ne résonnent pas à nos oreilles comme une chanson très mélodieuse ! Tout particulièrement les paroles de Jésus dans l’évangile qui ne sont guère assimilables à une douce berceuse…. Au contraire, elles nous réveillent. Disons-le même tout haut, puisque rien n’est caché qui ne sera connu, et que beaucoup le pensent ici et maintenant : ses paroles de Jésus nous gênent, nous agacent car on n’y reconnaît pas vraiment le Jésus tout en guimauve et mièvrerie que nous avons érigé dans notre cœur de croyant. Ces paroles nous obligent donc à réagir…

Irons-nous jusqu’à nous faire censeur de l’Evangile en y ôtant tout ce qui nous gêne comme le prêtre Marcion, le fit déjà au II° siècle avec l’Ancien Testament dont il jugeait que le Dieu qui y était décrit était non compatible avec la figure du Christ ?

N’oublions pas que pour nous chrétiens toute la Bible est Parole de Dieu transmise aux hommes par des écrivains sacrés inspirés par l’Esprit Saint. Leur mission étant de nous révéler qui est vraiment Dieu. Ne pouvant pas évacuer ces textes, il nous faut entrer plus avant dans leur méditation et leur explication.

D’abord le contexte : Ce discours très incisif, Jésus le prononce dans une perspective d’envoi en mission. Il ne veut pas raconter de craques à ses disciples, (ni à nous aujourd’hui). Impossible pour Jésus de leur laisser croire que la mission est une chose facile à réaliser ni que le message à dispenser sera toujours et partout entendu pieusement et reçu joyeusement. Un rapide coup d’œil sur les 2000 ans d’histoire de la mission de l’Eglise nous permet de percevoir que de tout temps et encore plus au nôtre, ce ne fut jamais facile d’être chrétien et d’en témoigner de manière vraie.

Comme hier déjà avec ses disciples, Jésus, nous formant comme eux à la mission, pointe deux écueils à éviter et une évidence à se rappeler : d’abord éviter d’une part une attitude angélique dans notre témoignage et d’autre part une attitude de repli et de fuite ; ensuite il ne faut pas oublier la relation privilégiée qui nous lie à celui qui nous envoie. Donc 3 points dans mon homélie.

1/ éviter d’avoir une attitude angélique. Cessons de croire que le monde est prêt à recevoir la Bonne Nouvelle. Il ne l’a jamais été ! Vivre en chrétien est un combat pour nous déjà qui essayons d’être fidèles à l’Evangile et aussi à l’extérieur quand nous essayons d’en parler autour de nous. Être dans le monde sans être du monde exige une grande force intérieure et une morale solide. St Paul l’écrit aux Romains, la mort a établi son règne, et aujourd’hui comme hier le décalage est grand entre les aspirations et les désirs des hommes de ce temps et ce que propose le message chrétien. Mais si la Parole à laquelle nous avons crue est Parole de Vie et d’Amour éternels alors Il faut témoigner quoiqu’il en soit !

2/ 2° écueil à éviter : dire « la mission ce n’est pas pour moi ». Faute d’être entendu on se recroqueville sur soi et entre chrétiens. On retrouve toujours les mêmes à la messe et toujours à la même place, on ne dit plus rien sur sa foi par peur d’être moqué ou méprisé. Alors notre communauté vieillit ensemble, rassurée et satisfaite. Le signe de cela peut être par exemple pour vous mesdames le fait de laisser votre sac-à-main à votre chaise quand vous allez communier. En effet quand on connait tout le monde à la messe, on a pas peur de le laisser  à sa place; ….…. Et l’étape d’après c’est la mort faute de forces neuves !

Quel est le dernier voisin, la dernière personne à qui vous avez témoigné de votre foi ? Jésus l’affirme sans ménagement : celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux….

Notre peur d’évangéliser tient beaucoup à ce que nous tenons plus à notre image et à notre amour propre qu’à faire la volonté de Dieu et à rayonner sa gloire. Oui souvent quand nous parlons de Jésus à d’autres nous pouvons pousser le même cri que le psalmiste : L’amour de ta maison m’a perdu ; on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

Ainsi, il faut aller à la rencontre de tous ceux qui sont loin pour faire connaître et aimer Jésus Christ en utilisant les bons moyens et sans se lasser : par contact direct ou par le témoignage de vie ; en usant d’internet et des réseaux sociaux, etc…car rappelle Jésus, quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.

3/ n’oublions pas qui nous envoie.  Jésus nous redit une chose essentielle dans l’évangile : le prix de chacune de nos vies : « les cheveux de votre tête sont tous comptés » car « ils valent bien plus qu’une multitude de moineaux, dont pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille ». Oui nous savons que Dieu est Père et nous ne pouvons pas laisser les autres hommes dans l’ignorance d’une telle grâce qui leur est aussi destinée. Lors même dussions-nous perdre quelques cheveux dans le combat pour le salut du monde, nous aurions alors fait retentir la Bonne Nouvelle aux creux des oreilles de ceux qui sont appelés au salut, les laissant seuls maîtres pour choisir ou non de vivre pleinement l’aventure de la filiation divine.

N’oublions jamais : c’est un Père qui envoie ses fils et ses filles adoptives à la recherche et à la rencontre de ceux et celles qui ne le sachant pas encore, sont appelés à l’être avec eux ! C’est un Père qui nous revêt de sa force qu’est l’Esprit Saint pour nous soutenir dans notre mission, afin qu’à travers nos vies, nos paroles et nos actions l’amour filial et fraternel construise en Jésus-Christ l’unité de la famille humaine. Mes amis, mes frères et mes sœurs, ne craignez pas d’aller à la rencontre de ce monde vous y trouverez Dieu et des frères ! Je vous le redis avec les mots du psaume : « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! ». Amen

annonces et intentions de messe 21-28 juin

Intentions de messes du 21 au 28 juin 2020 

Samedi  20 juin

  Le Cœur Immaculé de Marie

8 h 30 : Cordeliers Jean-Marie BOILLOT
 

Samedi  20 juin

 

Dimanche

21  juin

 

12 ème Dimanche du Temps Ordinaire

 

 

 

18 h 30 Cordeliers 

 

    9 h 00  Cordeliers

 

10 h 30 Vevy

10 h 30 Montain

10 h 30 Voiteur

10 h 30 Macornay

 

11 h 00 Cordeliers

 

Marcelle ROYER, Sylvie CHAMOUTON; Jacques MIGA; René BUISSON; Juliette SCHNEIDER, Sylviane MERCIER que nous avons accompagnés cette semaine ;

Jean et Marie-Thérèse BARBIER vivants et défunts de la famille ; Jacques DELIGNOU ;

Défunts familles SAURIAT-DOLE ;

Jean-Marie BOILLOT, Simone ROY ;

intentions particulières ; Claire JOURDAIN ;

André BAILLY et sa famille;

Georges et Marcelle CATTENOZ;

Défunts des familles MILLET-OLIVIER;

Simone PETIT ; Lucie LOISON ;

défunts familles VIDELIER-BERRARD ;

familles GUIGNOT-VENNE ;

Marcelle et Henri PERRIER; Monique BONNET et vivants et défunts de sa famille ;

Lundi  22 juin  férie ou

Sts Jean Fischer

St Thomas More  St Alban

11h30 Srs de l’Alliance

18h30 : Cordeliers

Jean-Marie BOILLOT

 

   Mardi 23 juin  Férie ou Sainte Audrey     8 h 30 : Cordeliers

 10 h 30 : Conliège

Jean-Marie BOILLOT,

 

Mercredi 24 juin

Solennité de la Nativité

de Saint Jean Baptiste

18 h 30 : Cordeliers Jean-Marie BOILLOT

 

Jeudi 25 juin  férie ou Saint Prosper   8 h 30 Cordeliers Jean-Marie BOILLOT

 

Vendredi  26 juin

  Férie ou St José Maria   

    Escriva de Balaguer

   9 h 00 : St Luc

 18 h 30 : Cordeliers

Jean-Marie BOILLOT
Samedi  27  juin férie

  St Cyrille d’Alexandrie

8 h 30 : Cordeliers  

Jean-Marie BOILLOT

 

 

  

     Samedi  27 juin

 

 

 

Dimanche

28  juin 

 

13ème dimanche

du Temps ordinaire

 

   

 

18 h 30 Cordeliers 

 

 

    9 h 00  Cordeliers

 

10 h 30 Vevy

10 h 30 Montain

10 h 30 Voiteur

10 h 30 Macornay

 

11 h 00 Cordeliers

 

Jean-Marie BOILLOT ;

Paul et Yvette LEFEUVRE;

Vivants et défunts famille Victor et Amand AUBIN

Jean et Edith PEROZ et famille ;

Daniel BACHELIER ; intentions particulières ;

Eliane PETIT ; Marcel LOISON;

Pierre et Jean-Pierre BOLE ;

famille GUIGNOT-VENNE ; Claire JOURDAIN

 

 Quelques annonces du 21 au 28 juin 2020

 

Aujourd’hui, dimanche 21 juin, Baptême de Aloïs TARTAVEZ à Bornay

Mardi 23 juin

– Relecture de la maquette du Vivons Ensemble, à la cure, à 9h15.

 

– Rencontre d’Aumônerie pour les  4-3ème,

rue des Tanneurs de 17 h 15 à 19 h 30.

 

– Tous les jeunes de 4ème 3ème qui souhaitent se préparer à la

Confirmation sont attendus à 18 h à l’Espace Saint Désiré.

 

Mercredi 24 juin

– Prière avec le Mouvement sacerdotal marial, aux Cordeliers à 17 h 30

 

– Réunion des catéchistes, rue des Tanneurs à 18 h 30.

 

Jeudi 25 juin

– Préparation au Baptême à la cure de 20 h à 22 h.

 

Vendredi 26 juin

– Rencontre du MCR à St Luc

 

Dimanche 28 juin      13ème dimanche du Temps Ordinaire

         Quête pour le Denier de Saint Pierre

 

Messe anticipée samedi 18 h 30 Cordeliers

Dimanche  9 h 00  Cordeliers

        10 h 30 Vevy – Montain – Voiteur – Macornay

         11 h 00 Cordeliers

 

Baptême de Léïna DESEILLE à 10 h 00 chapelle des Cordeliers

 

SOUTENONS NOTRE EGLISE DIOCÉSAINE

Affiche_A3_Saint-Claude2020

VOTRE DON DÈS MAINTENANT POUR LA COLLECTE DU DENIER !

La collecte du Denier, constituée du don des fidèles, permet de rémunérer les prêtres en activité et à la retraite, les séminaristes et les salariés du diocèse.

La campagne du Denier de l’Église devait être lancée en mars dans toutes les paroisses de notre diocèse de Saint-Claude. À cause du confinement et de l’impossibilité de célébrer des messes, ce lancement n’a pas pu se faire normalement. Ceci a conduit à un retard important au niveau de la collecte. Nous avons donc d’autant plus besoin de votre soutien maintenant !

Tout comme la quête lors d’une messe, le don au Denier doit s’inscrire dans la vie chrétienne de chaque fidèle. Ce geste de générosité est primordial pour que des femmes et des hommes puissent se consacrer entièrement à la mission de l’Église. Or, aujourd’hui, seulement un catholique sur dix participe à cette collecte, alors même que l’Église ne reçoit ni subventions, ni aides du Vatican.

Si vous ne donnez pas encore au Denier, nous vous invitons à penser à toutes les fois où l’Église a été là pour vous : une célébration, un temps d’écoute avec un prêtre, une préparation à un baptême ou un mariage… Pour qu’aujourd’hui et demain, l’Église puisse continuer à être présente auprès de tous, nous avons besoin de votre don.

Si vous êtes déjà donateur, nous vous remercions chaleureusement pour votre générosité. Vous avez peut-être l’habitude d’effectuer votre don en fin d’année. Pour 2020, nous vous invitons à anticiper votre soutien. En réalisant votre don dès maintenant, vous permettez au diocèse de mieux gérer sa trésorerie, déjà très affectée par les conséquences du confinement.

Comment faire un don ? Vous pouvez donner par carte bancaire sur
www.eglisejura.com

C’est pratique, rapide et sécurisé ! Un grand merci pour votre contribution !

homélie du Saint Sacrement du corps et du sang du Seigneur

par le père Arnaud Brelot 

La manne ? Qu'est-ce que c'est ? - Des Trésors cachés dans ...Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Fête du Saint Sacrement: corps et sang de JésusÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. 

 

 

Le peuple juif a marché 40 ans dans le désert pour passer de l’Egypte à la terre promise alors que quelques centaines de kilomètres seulement séparent ces deux régions. Pourquoi tant d’années nécessaires, sinon pour affermir un passage plus important encore, celui de l’esclavage à la liberté ? En effet, la liberté se reçoit de Dieu, c’est un cadeau et elle ne s’acquière que par obéissance à sa loi. C’est ce que souligne Moïse dans le livre du Deutéronome : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? »

Et pour former des cœurs libres, ouverts à Dieu toute une génération devra passer et une nouvelle se lever. Une première génération qui aura d’une part à quitter ses habitudes d’esclaves et sa mémoire des facilités que cet esclavage apportait, comme la bonne nourriture, les fameux « oignons d’Egypte » dont les papilles des juifs, asséchées par la chaleur du désert, gardent encore la saveur et d’autre part à se nourrir de ce que Dieu, ayant creusé en elle la faim, lui donne: « il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. » Rappelle le Deutéronome. Une nouvelle génération, née au désert, construira sa foi sur l’obéissance à la loi qu’elle reçoit au désert des mains de Moïse et apprendra à se nourrir aussi de la Parole de Dieu.

Cette marche du peuple juif est pour nous une annonce de la marche de l’Eglise, le peuple de Dieu. Si les juifs passèrent de l’esclavage en Egypte à la liberté en Terre Sainte, les Chrétiens ont a passé de l’esclavage du péché dans ce monde à la vie éternelle dans le Royaume des cieux à venir.

La marche de l’Eglise dans ce monde, fait de chacune de nos vies chrétiennes un pèlerinage vers le ciel. Et de même que les juifs eurent la manne comme nourriture donnée par Dieu pour traverser les 40 années du désert et dans la pauvreté se soumettre à sa loi et à son amour ; de même Dieu donne l ’Eucharistie à l’Eglise pour qu’elle puisse traverser le temps de ce monde et d’une part semer en elle la réalité du ciel, qui est sa patrie et le terme de sa vie et d’autre part en entretenir le désir en chacun de ses enfants. Jésus dans l’Evangile l’affirme : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Alors depuis des siècles le Seigneur prépare ses élus à la vie éternelle en leur donnant la nourriture dont ils ont besoin pour passer du péché à la liberté, de la mort à la vie éternelle. Sans cette nourriture là qui est donnée par Dieu et reçue pauvrement par des croyants affamés et confiants, nul ne peut accéder à la vie éternelle en plénitude. Pour que nous puissions avec notre pauvre humanité limitée et malade, accéder et participer à la vie divine, il faut la semer en nous sans cesse, sans se lasser la recevoir. Peu à peu alors nous découvrirons ce qu’est l’Eucharistie, le « saint sacrement du Corps et du Sang du Christ ».

Nous entrerons et ferons nôtre ce grand Mystère que Jésus résume ainsi dans l’Évangile : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que …je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. » Jésus nous donne en nourriture la vie qu’il partage avec le Père et nous rend ainsi capable, au jour de la résurrection, de participer à sa vie même.

Notre ciel et notre participation à la vie même de Dieu commencent dès ce monde grâce au grand sacrement de l’Eucharistie ! Alors attachons-nous fermement à lui « source et sommet de la vie chrétienne ».  Nous y attacher signifie aussi en avoir un très grand respect autant quand nous le célébrons que quand nous l’approchons, à la communion, ou au tabernacle. Prenons le temps de nous incliner ou de nous agenouiller devant Lui. Prenons-Le toujours, dans nos mains avec beaucoup de crainte et d’amour, faisant de notre main un trône pour Lui. Portons-le à notre bouche sans tarder et avec un grand désir de recevoir ce cadeau d’un prix inestimable ; gardons un long silence pour réaliser et goûter à la grandeur d’un tel don et à la puissance d’amour et de paix qu’il déploie dans tout notre être. Réalisons encore dans une communion de silence avec tous ceux qui sont avec nous, que « la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » comme le rappelle Paul aux Corinthiens. Enfin n’oublions jamais de le rejoindre et de le vénérer aussi dans chaque pauvre qui est le Seigneur Jésus qui nous invite à l’amour. Réel et concret.

Bienheureux serons-nous tout à l’heure si lors de la communion et à la sortie de la messe, nous vivons cela ainsi. Amen

homélie de la fête de la Sainte Trinité

par le père Arnaud Brelot 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

2020.12020.22020.32020.4

Messe Chrismale ce soir à Poligny

La messe chrismale ne sera pas publique mais sera retransmise en direct sur YouTube et sur RCF ce mardi 2 juin à 18h30 :

  • sur la chaîne YouTube du diocèse : clic

  • sur les ondes de RCF Jura : clic

 

À titre exceptionnel, cette année la messe chrismale sera célébrée à la Collégiale de Poligny, en présence uniquement des prêtres et des diacres accompagnés de leurs épouses, ainsi que des responsables de services et des assistants des vicaires épiscopaux des 4 zones du Jura, de sorte que les fidèles du diocèse soient représentés. La célébration sera présidée par Mgr Bouilleret, archevêque de la Province de Besançon.

En raison du contexte que l’on connaît et du dispositif sanitaire strict qui est mis en place, le nombre de places a été extrêmement limité.

Bien évidemment, si l’on peut regretter que cette célébration, habituellement un grand moment de prière et d’unité pour notre diocèse, se passe dans de telles conditions, chaque baptisé est invité à faire mémoire de l’onction qu’il a reçue au baptême et à la confirmation pour participer à la mission du Christ, prêtre, prophète et roi.

 

homélie de la Pentecôte

par le père Arnaud Brelot 

Date Pentecôte 2017Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit :  « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.

 

Par 11 fois, dans les textes d’aujourd’hui il est question de l’Esprit de Dieu (et je m’en tiens uniquement au terme Esprit). Quoi de plus normal en ce jour de pentecôte. Les textes de la liturgie sont une mine de renseignements sur l’Esprit de Dieu : nous avons une listes des noms qui lui sont donnés, nous apprenons comment il nous est transmis et s’exprime, enfin ce qu’il permet en nous. Pour mieux le découvrir, relisons ensemble les textes de la liturgie et faisons nôtre les différents enseignements qu’ils proposent, à travers les trois points que je viens d’énoncer.

1-L’Esprit Saint a huit noms différents qui sont utilisés pour parler de Lui : on le nomme l’esprit, le souffle, l’unique Esprit ou l’Esprit Saint, la lumière d’en haut, le consolateur, l’hôte très doux de nos cœurs, adoucissante fraîcheur, etc. Tous ces noms recèlent la même réalité : celle de l’Esprit de Dieu qui se communique aux hommes sous le mode qu’il veut. Comme on ne peut pas le saisir, chacun lui donne le nom conforme à son expérience, selon ce qui lui parle le plus. Ainsi on l’appel aussi dans les autres livres de la Bible : l’esprit de Sagesse, l’Esprit de liberté, l’Esprit de Fils ou les fleuves d’eau vive.

2-Il a un mode de transmission varié : Il embrase celui qui le reçoit. Selon le récit des actes : tous furent remplis d’Esprit Saint quand leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Il désaltère celui qu’il imprègne. Selon la lettre de Paul aux Corinthiens, c’est par le baptême que l’Esprit est communiqué : car il écrit c’est dans un unique Esprit, .., que nous tous, … nous avons été baptisés. L’Esprit Saint devient alors une source à jamais désaltérante pour celui qui y boit, en effet, Paul ajoute : Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Il se fait souffle et vent : dans l’Evangile : il est relaté que le Seigneur Jésus souffla sur ses disciples et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint » Ainsi Il est le don du Christ à ses disciples, en vue de la mission. Dans les actes des Apôtres, l’Esprit Saint est donné quand un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent remplissant la maison tout entière.

Jean rappelait au chp 3 de son évangile que l’Esprit Saint, comme le vent souffle où il veut et nul ne sait d’où il vient et où il va. Mais il ne s’impose pas à nous, ni ne nous est imposé, il est le don que le Seigneur Jésus fait à ceux qui croient en Lui et qu’il a choisis pour la mission. Il ne force personne mais désaltère celui qui éprouve un vif désir de vivre à la suite du Christ.!

3- Il œuvre en nous : selon la 1ière lecture, il permet aux apôtres de parler en langue, c’est à dire de se faire comprendre de tous ; selon le psaume, il renouvelle la face de la terre ; selon Paul aux Corinthiens, grâce à l’Esprit nous formons un seul corps qui est l’Eglise ; selon l’Evangile, le Seigneur Jésus donne son Esprit aux apôtres pour qu’il les accompagne durant la mission qui est œuvre de miséricorde et de discernement : À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.

Ainsi, Toute l’action de l’Esprit Saint en nous est en direction des autres. Tous ces autres que nous retrouvons avec joie et plaisir en ces premiers jours de déconfinement : Dieu par la prière communautaire à l’église ; les hommes et les femmes en attente d’un nouveau sens à donner à leur vie ; nos amis et nos proches que notre éloignement imposé a privé de proximité concrète et chaleureuse, ceux et celles que nous aidions concrètement lors de nos investissements solidaires au secours catholique, etc…

Alors réamorçons la source jaillissant en nos cœurs depuis le jour de notre baptême ; qu’elle devienne un fleuve d’eau vive pour le monde. Saint Augustin, commentant cet Evangile de s’interroger : « quel est ce fleuve qui coule du sein de l’homme intérieur ? C’est la bonté qui le porte à se consacrer aux intérêts du prochain. »

Alors frères et sœurs, ne cessons pas d’invoquer l’Esprit de Dieu, qu’Il jaillisse de nos cœurs et du cœur de l’Eglise pour que le monde entier soit submergé de  charité, de joie, de paix, de longanimité,  de serviabilité, de bonté, de confiance dans les autres, de douceur, et de maîtrise de soi. car se sont là les fruits de l’Esprit Saint, les signes qu’il œuvre en nous !

Aujourd’hui encore, par la puissance de son invocation, l’Esprit va transformer le pain et le vin en sacrement de l’amour de Dieu pour vous. Exultez, criez de joie, Dieu s’approche, Dieu vient faire alliance ! Alors ouvrez vos cœurs au souffle de l’Esprit et votre corps à celui du Christ, devenez Temple de Dieu ce matin, pour que le monde croit ! Amen

 

retour sur les Rogations aux Roches

par Joëlle Fabry, paroissienne des Roches

19 mai 2020: Procession de Rogations vers la Vierge Notre Dame du Guet à Mirebel

Du mot latin « rogatio » : supplication, prière. L’origine des Rogations remonte au Ve siècle : en un temps tragique d’invasion barbares, de tremblement de terre, d’épidémies, de famine, saint Mamert, évêque de Vienne, institua un jeûne et des processions chantées pendant les trois journées qui précèdent l’Ascension.

Le péril passé, la coutume persista et se répandit dans d’autres diocèses ; on demandait principalement, en ces suppli­cations solennelles, la bénédiction divine sur les travaux des champs, en vue des récoltes à venir, pour éviter la famine, au temps où la France était en grande partie rurale. Certaines personnes se souviennent des petites croix toutes simples déposées par leurs parents dans les champs en signe de bénédiction. Superstitions ou foi en Dieu qui répond aux hommes qui L’appellent à l’aide, cette coutume a disparu à la fin des années 50 parce que le monde a changé, que les agriculteurs se sont tournés vers les pesticides immédiatement efficaces…

Alors que nous découvrons avec le Pape François dans son encyclique « Laudato Si’ » l’urgence de prendre soin de la terre qui nous a été confiée, la paroisse des Roches a organisé, deux jours avant l’Ascension, une petite procession de « Rogations » jusqu’à ND du Guet, au-dessus de l’église de Mirebel : marche de quelques centaines de mètres pour atteindre le point le plus haut du doyenné (environ 700m). Accompagné de quelques paroissiennes et paroissiens, le Père William a béni cette terre de Franche Comté, ses habitants, leurs champs et leurs troupeaux qui les nourrissent et remercié le Créateur de cette nature si belle. Par cette « ascension » nous nous sommes souvenus de l’envoi du Christ qui nous a confié notre monde avant de rejoindre son Père.