homélie du 18° dimanche ordinaire C

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Nicolas Poussin, Les juifs ramassant la manne au désert

Lecture du livre de l’Exode : En ces jours-là,  dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël  récriminait contre Moïse et son frère Aaron.  Les fils d’Israël leur dirent :  « Ah ! Il aurait mieux valu mourir  de la main du Seigneur, au pays d’Égypte,  quand nous étions assis près des marmites de viande,  quand nous mangions du pain à satiété !  Vous nous avez fait sortir dans ce désert  pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! » Le Seigneur dit à Moïse :  « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous.  Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne,  et ainsi je vais le mettre à l’épreuve :  je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi. J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël.  Tu leur diras : ‘Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande  et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété.  Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.’ »  Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ;  et, le lendemain matin,  il y avait une couche de rosée autour du camp.  Lorsque la couche de rosée s’évapora,  il y avait, à la surface du désert, une fine croûte,  quelque chose de fin comme du givre, sur le sol.  Quand ils virent cela,  les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre :  « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?),  car ils ne savaient pas ce que c’était.  Moïse leur dit :  « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »

Récriminer contre les représentants de Dieu est une activité prisée par le peuple élu comme le relate le livre de l’Exode : dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron. Pourquoi ? A cause de leurs nouvelles conditions de vie dans le désert tellement moins enviables que celles d’esclave en Egypte quand ils étaient assis près des marmites de viande, quand ils mangeaient du pain à satiété. Il semble donc que ce peuple nouvellement libéré goûte peu aux bienfaits que procure la liberté chèrement acquise par Dieu contre l’arrogant entêtement de Pharaon. Les reproches sont tels que le peuple élu accuse Moïse et Aaron de l’avoir fait sortir dans ce désert pour le faire mourir de faim ! Comment ce peuple peut-il ainsi renverser le sens des choses et des actes, comment peut-il imaginer que Dieu les aurait libérés de l’esclavage en Egypte pour les faire mourir dans le désert ? D’où vient ce regard tordu ?

Il vient qu’il regarde uniquement les choses matérielles et à court terme : son souci est de manger et non de gouter à sa liberté nouvelle, de se rassasier de viande et non de la présence de Dieu qui marche avec lui. Comme si avoir le ventre plein permettait de mieux vivre à la suite de Dieu. En tout cas Dieu ne s’y trompe pas … en effet il n’est qu’à entendre sa réponse : Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi ! »

Est-ce qu’une fois le ventre plein le peuple marchera selon la loi du Seigneur ? La suite de l’histoire nous prouvera que non. (Il n’est qu’à voir l’état des Chrétiens dans les pays repus comme les nôtres pour avoir un bon démenti actualisé.) De même dans l’évangile que nous venons de lire, c’est ainsi qu’il faut comprendre l’interpellation de Jésus à ceux qui le suivent : « vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. ».

Oui le peuple juif comme les premiers disciples de Jésus courent plus après un certain bonheur terrestre que vers des réalités célestes. Mieux vaut un Dieu qui les comble dès cette vie que d’attendre l’autre. D’ailleurs, aujourd’hui encore, pour certains chrétiens, la bénédiction de Dieu passe par la réussite matérielle, le confort et la richesse. Allons même plus loin : beaucoup de parents chrétiens préfèrent voir leurs enfants réussir leurs études et avoir un travail lucratif que d’entrer en religion ! Le bonheur terrestre a toujours plus la côte que la joie céleste éternelle ; comme le dit un dicton connu : ‘un tient vaut mieux que deux tu l’auras’. A penser comme cela on risque fort d’attiédir la foi qui se limitera alors à une simple morale pour vivre comme quelqu’un de bien dans ce monde.

La réponse de Jésus dans l’évangile est une invitation claire à changer de braquet : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme. » La foi nous met un pied dans l’éternité, elle exige que nous travaillions d’abord en vue d’y mettre le second. Croire c’est replacer nos conditions de vie terrestre à leur place : il ne s’agit pas de ne plus manger, mais de prendre des forces pour un combat plus grand, plus vital : notre transformation en fils et fille de Dieu. Comment ? En recevant la nourriture qui demeure jusqu’à la vie éternelle. Et quelle est-elle, sinon la vie de Dieu à nous donnée par les sacrements et au plus haut point l’Eucharistie, dont le concile Vatican II rappelle à cette fin qu’elle est la source et le sommet de la vie chrétienne. Oui l’Eucharistie et les sacrements sont la vraie nourriture que Dieu nous donne pour poursuivre le processus de notre divinisation commencé avec notre baptême. N’oublions pas que nous célébrons des rites sacrés où Dieu le Père nous donne le vrai pain du ciel, Jésus, le pain qui donne la vie. Voilà pourquoi nous devons avoir un grand soin de leur préparation et célébration, comme l’a souligné le pape François dans la lettre qu’il a adressée aux évêques du monde entier pour éclairer son motu proprio « traditionis custodes » qui fait tant de bruit sur la célébration de l’Eucharistie selon le missel de Jean XXIII : « je vous demande de veiller à ce que chaque liturgie soit célébrée avec décorum et avec fidélité aux livres liturgiques promulgués après le Concile Vatican II, sans excentricités qui dégénèrent facilement en abus. » Le pape François étant celui que Dieu a choisi pour guider son peuple, tâchons de ne pas récriminer contre lui comme le peuple de la première alliance. Accordons-lui notre confiance et célébrons toujours les saints mystères avec respect et fidélité aux rites et ce matin réitérons au Seigneur la demande des disciples : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Amen

la ZAD du diocèse est passée dans notre doyenné

Stéphanie Marchand, l’un des membres de la ZAD ( Zone d’Adoration Déambulante) présente ainsi son groupe : c’ est un groupe de dix « jeunes pro » du Jura. Motivés par l’annonce de la Bonne Nouvelle et le témoignage de l’œuvre du Christ dans le monde et dans leurs vies, ils souhaitent partager ce trésor de la Foi.

pour rejoindre ce groupe contact : projetzad@gmail.com

Ainsi, du dimanche 25 juillet au dimanche 1er août 2021, ils ont sillonné à pied les routes du Jura afin de rencontrer les villageois et particulièrement les frères et voisins isolés.
Voyageant avec le strict minimum ils se sont rendus disponibles à la rencontre et à la Providence. Chaque soir à l’église, ils ont proposé une veillée de prière, témoignage et adoration animée, précédée d’un échange convivial.

Et ils ont fait une halte dans notre doyenné le jeudi 29 juillet, à l’abbaye de Baume les Messieurs.

témoignage de Claudine, la déléguée pastorale de la paroisse des Coteaux de Seille : « Temps de rencontre avec les villageois et les touristes autour d’un apéritif suivi d’un temps de prière dans le chœur de l’abbaye. L’animation était assurée par les jeunes et le père Vincent.  Partage de la Parole, chants et prière ont permis dans la méditation et l’adoration d’être unis en avec et par ce Dieu qui nous rassemble. Merci aux jeunes pour cette démarche. »

homélie du 13° dimanche du temps ordinaire C

La femme hémorroïsse et la fille de Jaïre (Mc 5,21-43 ...
guérison de la femme hémorroïsse

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Peur de perdre son enfant comme Jaïre ? Problèmes de santé que la médecine n’arrive pas à guérir comme la femme malade ? Communautés chrétiennes plus pauvres qui ont besoin de la générosité des autres comme le rappelle Paul aux Corinthiens ? Ce sont bien les mêmes épreuves qu’à travers les siècles les croyants, comme les autres humains, traversent. Ce qui nous différentie, c’est peut-être la manière d’appréhender ces problèmes.

Quand les personnes athées en font la preuve de l’inexistence de Dieu, nous disant : « si Dieu existait il ne permettrait pas tout ça, tout ce mal, etc. », de nombreux croyants se tournent vers Dieu avec confiance et osent pousser un cri pétri d’espérance, celle-là même qui habite les paroles du sage dans la 1° lecture : Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent.

Oui frères et sœurs, il est bon de se souvenir que Dieu n’a pas voulu la mort, ni le mal et qu’à cause de leur jaillissement dans le monde, après le péché et la défiance, Dieu a décidé de se faire proches de ceux qui souffrent. Il est venu rejoindre les hommes et les femmes de tous les temps pour les assurer de sa présence à leurs côtés dans les épreuves. En s’étendant sur la croix, Jésus rejoint chacun des souffrants.

Il faut poser cet acte de foi là, être sûr que Jésus nous donne une aide pour traverser les épreuves, et non pas pour les éviter !

Ainsi notre foi repose sur trois pieds : confiance des croyants dans la puissance salvatrice de Dieu, Jésus nous relève concrètement et la solidarité entre croyants…

1- confiance dans la puissance salvatrice de Dieu.

Face au risque de mort imminente de sa fille, Jaïre tombe aux pieds de Jésus et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »  De même en son for intérieur la femme malade depuis 12 ans se dit : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Face à l’épreuve c’est vers Dieu que l’on se tourne, hier comme aujourd’hui. Face à l’impossible d’un point de vue humain, il reste à demander le secours de Dieu. Ce que veulent Jaïre et la femme malade, c’est le salut pour vivre vraiment. Croyons-nous cela, que ce que Dieu fait d’abord pour nous, c’est de nous sauver de ce qui nous empêche de vivre pleinement, de nous libérer des nombreuses entraves qui bloquent notre transformation en fils ou fille de Dieu. Jésus le dit à la femme malade : ma fille, ta foi t’a sauvée et aussi y invite Jaïre : ne crains pas, crois seulement. Oui croyons-nous que Dieu veut nous libère des entraves de la maladie ou du péché pour que nous vivions vraiment ? Si oui, pourquoi alors si peu se confessent, pourquoi si peu demandent la grâce du pardon voire de la guérison que le Seigneur donne par les mains des prêtres ordonnés pour cela ?

2- Jésus nous relève concrètement par les sacrements.

Dieu nous veut vrais vivants, vivant comme lui car rappelle le Sage dans la 1° lecture : il a fait de (nous) une image de sa propre identité. Demander à Dieu d’être libéré du péché, de passer les épreuves de la maladie, c’est laisser le Christ restaurer en nous son image et nous apprendre à vivre comme de vrais vivants. Oui les épreuves nous aident à grandir dans la foi, à fortifier notre être intérieur. En accueillant Jésus dans ces domaines de nos vies, nous y faisons peu à peu régner la paix et apprenons à vivre en ressuscité. Va en paix dit Jésus à la femme malade et lève-toi ! à la Jeune fille. Vivre paisiblement et en ressuscité, voilà ce que procure la proximité avec Jésus, laquelle proximité se vit au plus haut point dans le sacrement de l’Eucharistie ! En effet, dans l’Eucharistie, qui est le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix, Jésus rejoins à travers les siècles tous les souffrants en leur donnant la force, sa propre vie, pour traverser leurs épreuves.

3- la solidarité entre croyants.

C’est aussi dans l’Eucharistie que tous ceux qui communient deviennent un seul corps et une seule âme. Nous sommes ensemble le pain de Dieu, le corps du Christ pour le monde. Ayant communié au même pain, les croyants ont soucis du bienêtre de toute l’humanité et en premier lieu de vivre une solidarité plus grande avec les autres chrétiens. C’est tout le propos de Paul aux Corinthiens dans la 2° lecture : Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité rappelle-t-il. Il s’agit pour nous de participer à la libération de certaines entraves (économiques, matérielles, spirituelles) qui empêchent nos frères et sœurs dans la foi de pays moins chanceux que le nôtre de vivre pleinement en chrétien. Pensons à l’AED, au CCFD, au secours catholique, etc..

Alors chers amis, osons poser un acte de foi : Dieu nous libère de nos entraves et nous fait traverser les épreuves pour faire de nous de vrais vivants. Pour y parvenir il met à notre disposition les sacrements qui font aussi de nous des vivants pour les autres, un pain de charité active et concrète. Alors frères et sœurs cette semaine, croustillez de joie et d’amour envers tous, car vous êtes sauvés ! Amen

réception et bénédiction des vitraux de la vieille église de Perrigny

Perrigny a deux églises, toutes deux dédiées à Saint Jean-Baptiste. L’une est nouvelle et au coeur du village, l’autre est ancienne et dans le haut du village à côté du cimetière. C’est dans cette dernière que tous les vitraux ont été refait par Philippe Tatre grâce à la générosité de tous (Etat, Commune, DRAC, Paroisse, etc.) De nombreux habitants sont venus ainsi que des personnalités : madame Maugain, maire de Perrigny, madame Brulebois députée, madame Vermeillet , sénatrice et Mgr Garin évêque de Saint-Claude.

RETOUR SUR L’EVENEMENT

après le discours de madame le maire,

le père Arnaud a donné le sens des vitraux (texte ci-dessus)

« Les vitraux sont pour un édifice religieux les ouvertures par lesquelles la lumière du jour et la vie du monde peuvent pénétrer à l’intérieur. Inversement, les vitraux font des brèches dans les murs épais de nos églises, et par eux sortent au dehors les prières et les chants de supplication et de louange repris en chœur par des croyants rassemblés. Par sa conception, le vitrail délivre déjà un message à qui s’arrête devant lui pour le contempler. En effet, un vitrail fait d’éléments divers associés et solidarisés est une invitation faite aux croyants à faire communauté, à s’appuyer les uns sur les autres pour vivre leur mission de témoins du Christ ? Membres distincts, ils deviennent le Christ quand ils vivent unis tout en étant différents, à l’image de ces éléments que le vitrailliste assemble pour créer son œuvre de lumière et de couleurs »(père Lucien Marguet 01 sept 2014) . Car celles-ci ont bien sûr un sens :

Le bleu rappelle l’eau, celle du baptême de Jean le Baptiste et celle qui coula du côté ouvert du Christ, Le rouge rappelle le sang des martyrs tel celui de saint Sébastien de même le jaune ou le vert, selon leur place et leur intensité, offrent des enseignements distincts et pourtant convergents. Ainsi je vous propose de nous arrêter spécialement sur trois des œuvres de Mr Tatre :

les vitraux du Chœur peuvent avoir une double signification :

  1. à gauche on y voit l’onde de la parole de Dieu le Christ se faisant chair et descendant sur terre, puis à droite une fois qu’il a purifié l’humanité et lié le ciel et la terre, il s’en retourne, l’onde alors monte vers le ciel, emmenant avec lui notre humanité purifiée.
  2. ces deux vitraux du chœurs peuvent aussi signifier le cheminement du baptisé :  descendu dans les eaux du baptême pour être purifié et sanctifié (vitrail de gauche) par la vie du Christ (symbolisée par la lumière blanche en bas des vitraux), il fait le choix de suivre Jésus durant tout sa vie terrestre. Et au jour de sa mort il est emporté vers la gloire de Dieu (vitrail de droite)

le vitrail de la chapelle de saint Sébastien

par les formes en flèches et la couleur rouge rappelle le martyr de saint Sébastien condamné par l’empereur Dioclétien à mourir percé de flèches.

Cependant c’est toujours la lumière le traversant qui permet de saisir tout le message d’un vitrail, toute sa beauté, tout son appel à voir le monde autrement. C’est une belle métaphore pour nous parler de notre vie intérieure, qui illuminée par le Christ qui est la vraie Lumière, devient reflet de la beauté et de la bonté de la création voulues par Dieu.

Espérons que chacun de ceux qui visiteront cette église et contempleront ces vitraux, en ressortira avec un regard un peu changé sur le monde et les hommes, un regard plus pétri de bonté et de joie capable de déceler dans tous les visages qu’il croisera l’éclat de la lumière divine.

puis Mgr Garin a béni ceux-ci

s’en est suivi un verre de l’amitié offert à la salle des fêtes par la mairie

puis la messe dans la vieille église

rencontre des animateurs de l’annonce de la foi de la paroisse Saint-Désiré

le mercredi 23 juin en soirée, les catéchistes, les animateurs de 6° et 5°, les aumoniers de 4° et 3° ainsi que l’équipe de préparation à la confirmation se sont retrouvés pour faire le bilan d’une année bien mouvementée.

tous étaient heureux de se revoir et d’ouvrir des perspectives plus réjouissantes pour la rentrée.

chacun peut déjà ouvrir son agenda et y noter les premières dates :

  • inscription catéchèse tous niveaux

mercredi 8 septembre 13h30 -19h à St Luc et  samedi 11 septembre  13h30 -19h St Luc

  • messe de rentrée pour tous dimanche 26 septembre aux Cordeliers
  • 1ere communion dimanche 19 juin 2022 aux Cordeliers ( retraite de préparation le samedi 28 mai) célébration du premier pardon le samedi 18 juin 10h-12h et répétition le même jour de 13h30 à 15h00

Saint-Pierre François Néron et Premières Communions

Pierre-François Néron — Wikipédia

CE dimanche 20 juin, comme traditionnellement le troisième dimanche de juin, c’est à Bornay, village natal de Saint Pierre-François Néron que les chrétiens de la paroisse se sont retrouvés pour célébrer l’Eucharistie. A notre joie de célébrer l’illustre saint patron c’est ajouté la joie de la Première Communion pour Valentine BOUDET de Bornay, Miguel et Rafaël MENDES ANTUNES de Macornay.

C’est en présence de leurs familles venues en nombre et de leurs catéchistes ainsi que de Lucie ROZE de Bornay et Rémi VINCENT de Moiron (deux de leurs camarades ayant fait leur première communion le 13 juin aux Cordeliers ) qu’ils ont pu recevoir le Pain Vivant, le Christ, source et sommet de leur vie chrétienne.

homélie 12° dimanche ordinaire B

Surmonter la peur par la confiance, l’unité et la ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Le temps aujourd’hui semble être comme celui de l’évangile, tempêtueux. Mais comme dans l’évangile la tempête s’apaisera, comme toutes celles que nous traversons durant notre vie. En effet, l’évangile aujourd’hui peut être lu à différents niveaux : par exemple la barque peut symboliser l’Eglise ou notre propre vie ; les tumultes de la mer et du vent déchaîné peuvent symboliser les tribulations et les persécutions que vit l’Eglise ou les épreuves que nous traversons chacun ; le voyage de nuit pour atteindre la rive opposée peut symboliser le pèlerinage de l’Eglise ou de chacun de nous vers le Royaume des cieux. Cependant, en tant que Chrétiens nous savons, comme le rappelle l’évangile, que Jésus est embarqué dans nos vies et qu’il traverse les tempêtes avec nous. Aussi son interpellation aux disciples : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » doit nous interroger. C’est pourquoi aujourd’hui, je voudrais vous entretenir de trois choses concernant la foi.

1/ Deux constats :

a/ La présence de Jésus ne suffit pas à donner la foi. Jésus, qui est bien physiquement présent dans la barque et s’étonnant de la réaction de ses disciples face à la tempête, leur demande « n’avez-vous pas encore la foi ? »  Il en est de même dans notre Eglise où le Seigneur Jésus, comme il l’a promis, est réellement présent dans l’Eucharistie et là où 2 ou 3 sont réunis en son nom… Oui mes amis Jésus est présent dans toutes les églises, ici aussi grâce au pain consacré dans le tabernacle ! Quand est-ce la dernière fois que vous lui avez rendu visite ? Nous pouvons tirer un 1ier enseignement : il ne suffit pas d’avoir Jésus près de soi; il faut adhérer à lui, être en relation avec lui.

b/ être croyant ce n’est pas vivre sans épreuve ni éviter les tempêtes. Dans l’Evangile, les vagues dues à la tempête se jettent sur la barque dans laquelle Jésus est ! De même aujourd’hui l’Eglise est secouée par les scandales et les persécutions et dans nos vies également nous affrontons de nombreuses tempêtes : doutes, chômage, séparation, ennui, découragement, alors même que le Christ selon sa promesse est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde.

Le Seigneur veut nous donner une foi adulte !

2/ Autonomie et dépendance.

a/ autonomie : Pour grandir dans la foi, le Seigneur veut nous apprendre l’autonomie et le détachement du serviteur. En effet, dans la barque, les disciples voudraient qu’en toute circonstance, Dieu fasse à leur place. En voyant l’eau entrer dans la barque, ils auraient pu décider d’écoper l’eau par exemple. Mais non, ils préfèrent réveiller le Maître en disant : « Maître, nous sommes perdus, cela ne te fait rien ? ». Quelle vision de Dieu faut-il avoir pour le croire capable de désirer la perte des siens ? Ils n’ont pas encore saisi – pour cela il faudra attendre Pâques et la Pentecôte – que tout l’agir chrétien, mu par l’Esprit Saint, doit jaillir de leurs mains. Il est en de même pour nous aujourd’hui. Il y a des choses que nous avons à faire, au nom du Seigneur et qu’il ne nous faut pas attendre du ciel : c’est à nous de nourrir les pauvres, de consoler les affligés, de faire advenir la justice sociale, etc. comme le rappelle saint Ignace: « agis comme si tout dépendait de toi, en sachant en réalité que tout dépend de Dieu ». Croire s’est faire tout son possible en sachant que l’on est qu’un serviteur et laisser le reste à Dieu.

b/ et dépendance : Quand ma vie spirituelle est en berne : que je ne prie plus, ne vais plus à la messe, quand je laisse de mauvaises pensées et sentiments envahir ma tête, quand je n’arrive plus à être charitable ni à aider les autres alors le Seigneur Jésus est peut être endormi au fond de moi, mon éloignement l’a anesthésié ! Alors face aux turbulences et aux tempêtes de la vie je peux être pris au dépourvu et malmené. A nous donc, par les sacrements (surtout confession et eucharistie) de savoir régulièrement réveiller le Seigneur en nous et aussitôt il nous assure de sa présence et nous apaise.

3/ une affirmation : Jésus est Dieu.

Dans le livre de Job (1° Lect) Dieu dit à la mer “Tu viendras jusqu’ici ! tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” EtJésus dans l’évangile menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! ». En agissant comme Dieu, Jésus affirme qu’il est Dieu lui-même. Je laisse la parole à Théophile d’Antioche, évêque du II°s qui le dit très bien : « Ce n’est point à l’aide d’un bâton qu’il avait apaisé la mer, comme avait fait Moïse ; ce n’est point par la prière, comme Elisée se frayant un chemin à travers le Jourdain; ce n’est point au moyen de l’Arche, comme Josué, c’est par une seule parole. Aussi, à ce signe, les disciples reconnaissent en lui une puissance divine ».

(Aujourd’hui Valentine, Miguel et Rafael vous faites votre première communion. C’est-à-dire que vous embarquez Jésus dans votre vie. Pour qu’il ne s’y endorme pas, chaque dimanche venez le recevoir à nouveau en communiant à son corps. Chers jeunes amis je vous souhaite une belle traversée de votre vie avec Jésus qui vous aidera, si vous vous appuyez sur Lui à traverser les épreuves et parvenir dans la joie au paradis à la fin de votre vie !). Puisse donc l’Eucharistie de ce matin réveiller en nous la foi en Dieu réellement présent dans nos vies et nous donner la force d’agir pour Lui. Amen

retour sur les premières communions à Lons

Trois enfants au cours de l’année avaient déjà fait célébré leur première communion, dimanche dernier ce sont 28 autres enfants qui ont reçu l’Eucharistie, second sacrement de l’initiation chrétienne. Et pour un tel évènement la foule des grands jours étaient au rendez-vous aux Cordeliers pour les accompagner ce dimanche 13 juin. Beaucoup de joie, de gaité, de recueillement aussi pour une superbe célébration lors de laquelle Charlène a également reçu le baptême. Merci aux animateurs de chants et aux musiciens, aux catéchistes et aux enfants qui ont fait de cette messe un moment inoubliable!

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baptême de Charlène

premières communions

homélie 11° dimanche du temps Ordinaire Premières Communions

“Pas de vocations, à qui la faute ? ” (Fr Manuel Rivero O ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Il est enfin venu le temps de votre première communion, et dans quelques minutes pour la première fois vous allez recevoir en vous, le corps du Christ, sa vie et son amour, en nourriture. Jésus sous l’apparence du pain va être semé dans votre cœur et dans votre vie. Oui peu à peu, communion après communion, dimanche après dimanche, ici ou dans n’importe quelle église catholique à travers le monde, Jésus par son corps offert sème en vous sa vie, transforme votre vie en son royaume, il fait de votre corps son trône. Ainsi vous comprenez bien que le cadeau que Jésus vous fait aujourd’hui par mes mains et qu’il renouvellera, jusqu’à la fin du monde, chaque fois que vous viendrez à la messe, est le seul qui subsistera de tous ceux que vous allez recevoir. Bien que tous les autres cadeaux que vous découvrirez aujourd’hui vous paraîtront plus importants, plus beaux, plus parfaits, seul le corps du Christ qui fait maintenant sa demeure en vous restera avec vous toute votre vie. Réalisez-le bien mes chers jeunes frères et sœurs dans la foi : jamais en recevant de l’argent vous ne deviendrez un billet de banque, jamais en jouant sur une console de jeux vous ne deviendrez un héro autre que virtuel, jamais dans 10 ans vous n’aurez les mêmes vêtements que ceux qui vous seront offerts aujourd’hui. Oui, seul ce petit morceau d’hostie devenu le Corps du Christ par la puissance de l’Esprit Saint et la prière de l’Eglise vous permet de devenir peu à peu un « autre Christ », de vous diviniser.

Plus vous recevez le Corps du Christ, plus Jésus se sème en vous, plus vous devenez comme lui, fils ou fille de Dieu pour l’éternité. C’est ce qu’écrivait à votre âge un tout jeune saint, mort à l’âge de 15 ans en 2006, Carlo Acutis dont je vous invite vivement à découvrir la vie (plus de 2500 sites internet lui sont dédiés !) : « Plus nous recevrons l’eucharistie, plus nous deviendrons comme Jésus et déjà sur cette terre nous jouirons du Paradis !” en effet il affirmait lui-même de l’Eucharistie qu’elle était « son autoroute vers le ciel ! » car ajoutait-il : « Quand on s’expose au soleil, on bronze; quand on se met devant Jésus Eucharistie, on devient saint! ». A cause de cela il n’a jamais, jusqu’à sa mort, loupé une seule messe, le dimanche comme en semaine exigeant toujours de ses parents, où qu’ils aillent avec lui de se renseigner sur le lieux et l’horaire de la messe.  

Chers jeunes amis, si vous prenez au sérieux votre première communion et prenez la décision, comme Carlo de la recevoir très souvent alors vous vivez ce que Jésus décrit dans l’évangile. Son corps qui est donné dans l’hostie est comme cette petite et discrète graine de moutarde. On n’y prête pas beaucoup d’attention, mais quand elle est semée régulièrement dans la bonne terre d’un cœur ouvert à l’amour de Dieu et au service des autres, alors elle grandit et prend peu à peu toute la place. C’est cela que fait Jésus quand on lui offre notre vie : il vient vivre en nous, régner en nous. Plus nous recevons sa vie, plus, peu à peu, il nous divinise, faisant de nous ses frères et ses sœurs, des enfants de Dieu pour l’éternité.

Et ce qui vaut pour les enfants, vaut aussi pour vous, leurs parents, familles et amis. Je vous invite à aider ces jeunes à vivre de ce grand don de l’Eucharistie et aussi à le redécouvrir pour vous-même. Je fais mienne pour vous cette dernière interrogation de Carlo Acutis qu’il partageait souvent à sa maman, puisse-t-elle nous faire réfléchir sur l’essentiel de notre vie : « comment tant de gens peuvent faire des queues interminables pour assister à des évènements mondains comme un concert, (faire des courses, assister à un spectacle, aller dans un parc d’attraction etc..) et peut-être alors même qu’ils sont catholiques, ne jamais trouver le temps de rester cinq secondes en silence devant le tabernacle dans une église qui contient le Dieu vivant auquel on doit notre existence ? »

Que chacun de nous ce matin, puisque l’occasion lui est offerte, prenne ce temps de silence pour remercie Dieu de la vie qu’Il lui a donnée, de la famille qui est la sienne, de l’amour dont il veut le combler. Qu’un grand merci, une eucharistie (c’est cela que signifie ce mot : merci) jaillisse de votre cœur ! Alors à la semaine prochaine les enfants et vous leurs parents, pour vivre votre deuxième eucharistie !

Amen

rencontre du groupe des confirmands

vendredi 11 juin le groupe des jeunes confirmands de Lons s’est retrouvé à l’église des Cordeliers. Après le repas partagé, les confirmands et leurs animateurs ont approfondi le mystère de l’Eucharistie. Une soirée très riche qui a permit de percevoir tout l’amour de Dieu pour nous et de mieux comprendre ce que sont la présence réelle, la transsubstantiation, etc.

la soirée s’est achevée par la préparation puis la célébration de l’Eucharistie à la bougie, un moment fort et intense pour tous!