homélie du 2° dimanche de l’Avent

Préparez la route au Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

L’Évangile de ce matin est très contrasté : on commence par l’énumération d’une liste de gens prestigieux : un empereur, un gouverneur, un prince, des grands-prêtres. Et en face il y a Jean fils de Zacharie. Il y a d’un côté les palais, les cours, le Temple et de l’autre le désert. D’un côté des notables et des lieux somptueux et de l’autre il n’y a que Jean dans le désert. D’un côté les péchés du monde, et de l’autre le baptême de Conversion. Deux manières de voir le monde et d’y vivre.

Pourtant, à première vue, C’est dans la solitude et le silence du désert, que Dieu peut se faire entendre. Comment écouter Dieu dans le bruissement des palais, dans l’effervescence même du Temple, dans l’église d’Arthenas ce matin quand tout le monde au début de la messe parle ? Pour écouter Dieu, pour entendre sa Parole, il faut être recueilli, silencieux.

Car pour être appelé, il faut déjà être capable d’entendre ! Et Jean, fils de Zacharie, fils du désert, est institué prophète car il a pu entendre la Parole de Dieu qui lui fut adressée. Nous croyons souvent le Seigneur sourd à nos demandes, mais interrogeons-nous : quels pans de ma vie, quelles activités pourrais-je un temps abandonner pour entrer en désert, pour prendre le temps de L’écouter ? Dieu n’est pas sourd, c’est nous qui refusons d’entrer dans le désert, qu’il soit matériel ou spirituel…. Essayons de faire de ce temps de l’Avent, un temps de purification, de simplification, de désertification, pour enfin entendre Dieu qui nous appelle, qui nous répond.

Mais peut être que cette situation de non-silence nous arrange : elle nous évite d’avoir à dire non à Dieu, ou pire elle nous permet de justifier de ne pas dire oui : comme je n’entends pas, je ne réponds pas ! C’est en effet très impliquant de répondre oui au Seigneur : voyez plutôt ce que cela provoque chez Jean : il doit quitter son désert ! Et voilà Jean qu’il prend sa nouvelle mission à cœur et qu’il fait ce que doit faire tout prophète : il parcourt sa région et il proclame.

Parcourir sa région, qu’est-ce à dire aujourd’hui ? Car s’il suffisait de parcourir le monde pour qu’il soit sauvé, alors le royaume serait très proche car jamais on a autant voyagé, rencontré de gens, accueillit des différences dans la tolérance des cultures et des idées ! Mais vous le sentez bien, le déplacement ne suffit pas, il faut aussi, nous rappelle Jean, proclamer ! Oui il faut proclamer une parole qui dérange, une parole qui interpelle qui nous force à un déplacement : la Parole de Dieu.

En effet, quand Dieu appelle quelqu’un, c’est en vue du salut de tous, car le salut de celui qui est appelé est lié au salut qu’il doit apporter et faire connaître aux autres.

Aller à la rencontre, découvrir, accueillir sont des étapes essentielles, mais il faut plus que cela : comme Jean, comme beaucoup d’autres après, il faut proclamer un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Car ce qui est en jeu n’est pas seulement dans l’ordre du pur humanisme, mais dans l’ordre du divin : il s’agit d’annoncer le Salut qui prendra chair ! Un salut reçu, offert à tous ceux qui voudront bien, en l’accueillant, se convertir pour, à leur tour, parcourir et proclamer. C’est encore le prophète Isaïe qui décrit le mieux ce processus : j’ai relevé les verbes employés, comme un message pour nous aujourd’hui : quitte ta robe de tristesse, revêts la parure de Gloire de Dieu, enveloppe toi du manteau de la justice de Dieu, puis debout et regarde ! En un mot dépouilles-toi de tout ce qui t’entrave et revêts-toi de Dieu, puis en avant car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire.

Nous avons là tout ce qu’il faut pour dépasser notre tristesse, pour franchir le cap de notre épreuve : à nous de regarder venir, au-delà de ce jour, le jour de Dieu qui vient. Notre Salut est en Lui. Gardons en notre cœur les paroles du psalmiste : Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. Transformant ensemble notre tristesse en semence de joie, offrons le pain de nos larmes pour qu’une moisson de joie mûrisse. Pour cela je fais mienne la parole de Paul :   dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important Tenons-nous debout et regardons au loin : voici qu’il approche Celui qui donne Vie, voici qu’il vient Celui qui donne le Salut de Dieu. Préparons-nous à sa venue à la fin des temps en l’accueillant dès ce matin dans l’Eucharistie.  Amen

homélie du 08 décembre…

The First Joyful Mystery: The Annunciation | internetmonk.com

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta

Accueillir Dieu en son sein, devenir une part du royaume de Dieu, n’est-ce pas là la vocation de tout chrétien, et même l’appel que le Dieu de nos pères lance à tous les hommes de tous les temps, tant Il ne les créa que pour unique fin : participer éternellement à sa nature divine.

Pour que se réalise le projet de Dieu il fallait bien qu’un pont fut construit qui permette de relier des berges de notre humanité finie, imparfaite et corruptible  à celle de Dieu, éternel, parfaite et incorruptible. Il fallait donc un Dieu qui puisse être aussi un homme, une personne pleinement Dieu et pleinement homme. Le fils éternel de Dieu quémanda donc l’aide d’une femme, Marie pour que se réalise ce projet et que vienne sur terre celui qui règne déjà dans les cieux.

Alors le Seigneur envoya son Ange qui humblement prosterné aux pieds de Marie, la salut comme déjà la reine du ciel : comblée de grâce, aimée de Dieu, bénie entre toutes les femmes…. Et l’ange déploie devant celle qui est depuis toujours tout à Dieu l’économie du Salut et la part qu’elle tient dans son déroulement : Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.

Par Marie, le fils éternel de Dieu s’incarne prenant le temps de la gestation humaine pour devenir pleinement homme. Marie, nouvelle arche d’alliance, laisse Dieu tisser en son sein le Verbe qui vient parler à tous les hommes pour régner par amour dans tous les cœurs.

Et c’est donc aussi par une parole que Marie exauce la demande de l’Ange : Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole…. Dieu enfin s’incarne parmi les hommes, le pont est construit, l’éternité jaillit dans le temps, déjà les portes du ciel sont ouvertes qui ne se refermeront plus jamais.

Jésus construit le pont, Marie montre comment le franchir. Et ainsi depuis 2000 ans chacun de nous est appelé à suivre Marie en empruntant le pont… chacun est appelé à accueillir le Verbe en lui ! Voilà donc l’appel que Dieu fait à chacun : devenir une part du Royaume dès cette terre en acceptant que se fasse en lui une incarnation du Verbe.

Suivons donc Marie, prenons comme modèle sa modestie, son désir d’être donnée, son exigence de comprendre, sa douceur d’acquiescer à la volonté de Dieu.

cette homélie s’est terminée par la prière de sainte Elisabeth de la Trinité….

O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre coeur; je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer…jusqu’à en mourir! Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me revêtir de Vous-même, d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme; de me submerger, de m’envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de Vous; puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière. O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

 O Feu consumant, Esprit d’amour, survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe; que je Lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère.

 Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature, ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel Vous avez mis toutes vos complaisances.

 O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie; ensevelissez-vous en moi, pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.

Ainsi soit-il

message aux catholiques de Mgr Pontier, président de la conférence des évêques de France à propos des gilets jaunes.

NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES DU DIALOGUE

Notre pays est secoué depuis plusieurs semaines par des manifestations importantes de personnes exprimant leur souffrance et leurs peurs. Des changements profonds qui marquent notre société, des choix politiques mal compris accentuent le sentiment d’exclusion. Cette crise montre à l’évidence un déficit d’écoute et de dialogue dans notre pays, des ruptures et des incompréhensions que vivent beaucoup de nos concitoyens, une méfiance croissante dans toute institution et la perte de confiance dans les corps intermédiaires.

Nous sommes témoins des violences qui ont émaillé les manifestations de ces dernières semaines. Elles ne mènent à rien et ne peuvent être en aucun cas un mode d’expression du malaise ressenti. Nous les condamnons sans réserve. Aujourd’hui, nous appelons chacun à assumer ses responsabilités et à accepter les voies de dialogue qui sont possibles pour que les choix nécessaires puissent être assumés dans le respect de chacun. Nous redisons que la solidarité doit être au cœur des relations humaines, tout spécialement vis-à-vis des plus fragiles. Seul, un dialogue courageux et constructif pourra contribuer à la recherche du bien commun.

J’appelle les catholiques à porter notre pays dans la prière en ce temps où nous attendons la venue du Prince de la Paix et à être chacun, là où il est, artisan de ce dialogue respectueux de l’autre.

+ Georges Pontier Archevêque de Marseille Président de la Conférence des évêques de France

prochain samedi st Dé : 5 janvier!

Le prochain samedi de saint Dé aura lieu le 5 janvier.

Le thème sera « nous sommes venus l’adorer ».

Nous sommes venus l'adorer...janv 19
Les jeunes (et moins jeunes) sont invités à venir à l’église à partir de 16h30,

3 trois mages les accueilleront et leur proposeront une démarche
spirituelle, avec un temps d’adoration pour terminer,

puis chacun « repartira par un autre chemin » jusque sur le parvis de
l’église où leur sera servi un jus de pomme chaud.
A 18 heures,  la messe animée par les jeunes.
A 19 heures,  le repas partagé, puis la galette des rois offerte par la pastorale des jeunes.
A 20 h 30, un enseignement sera donné aux jeunes et animateurs par le père
Armand Athias . Le thème est : Jésus, c’est sérieux ?
Les jeunes poursuivront la soirée par la soirée pop louange.
Ils auront également l’occasion de vivre un temps d’adoration et de réconciliation.
Venez nombreux avec vos jeunes!!! Parlez  en autour de vous.

FÊTE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION 8 DÉCEMBRE 2018

Immaculée Conception

comme chaque année désormais,

notre doyenné

se retrouve pour fêter Marie le 

samedi 08 décembre 2018à 18h30

à l’église des Cordeliers. 

VENEZ NOMBREUX PRIEZ MARIE

AVEC NOUS 

ET RENOUVELEZ 

LES PROMESSES DE VOTRE MARIAGE

 

 

ce temps de prière, animé en commun par le CPM,  les END, les communautés religieuses et les paroissiens se déroulera de ma manière suivante : 

Si il fait beau :

procession de la Vierge dehors avec méditation du Chapelet

puis temps de prière mariale à l’intérieur de l’Eglise avec renouvellement des « promesses » et vœux des couples et des religieuses

Si il fait mauvais :

la procession et la prière auront lieu dans l’Eglise des Cordeliers !