Notre Doyenné accueille Monseigneur Garin

Quel dimanche que celui du 28 février dernier ! Nous avons eu la joie de recevoir tout une journée notre nouvel évêque, monseigneur Jean-Luc Garin, dans notre doyenné. Durant cette journée nous aurons pu célébrer le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur et pour la première entendre sa prédication, nous invitant en ce temps de carême, et comme la voix du Père nous y invitait dans l’Evangile, à nous mettre à l’écoute du Seigneur Jésus.

Puis vint le temps des rencontres plus personnelles à la sortie de la messe

avant que de faire connaissance avec les membres des EAP de nos cinq paroisses. Un temps de prise de contact en toute simplicité qui s’est terminé par un apéritif « selon les normes sanitaires ».

Après le repas pris avec les prêtres en activité de la paroisse, ce fut le temps de la conférence de carême. Devant une assemblée aussi nombreuse que le matin et commentant l’évangile des disciples d’Emmaüs, Mgr Garin nous a introduit dans le thème de la conférence, à savoir « l’espérance ne déçoit pas » qui est aussi sa devise épiscopale.

La journée s’est terminée par la célébration des vêpres et le Salut au Saint Sacrement

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homélie 2° dimanche de carême

Kristi forklaring – Wikipedia

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts »

Quand il nous faut discerner une décision à prendre ou lorsque nous avons besoin de silence pour nous retrouver nous-même, nous sortons et nous allons marcher par monts et par vaux au milieu de la nature pour nous connecter à l’essentiel, au Seigneur. Cette démarche dans notre beau Jura prend vite la forme d’une ascension car monts et collines sont partout. Pourquoi. C’est que les monts et montagnes sont le lieu des expériences spirituelles et cela pour plusieurs raisons bien évidentes : leur hauteur rapproche de Dieu ; leur ascension est une préparation à la rencontre dont leur sommet est le lieu.

1/ leur hauteur rapproche de Dieu.

Celui qui désire toucher le ciel ou du moins s’en rapprocher grimpe sur une montagne car elle l’en rapproche concrètement. Vous aurez remarqué que dans toutes les religions le plus souvent les sanctuaires, temples et églises sont construits sur les hauteurs. Et d’ailleurs même symboliquement on conseille à celui qui est confronter à un dilemme de prendre de la hauteur. En effet, prendre les choses de haut, c’est les voir d’un autre point de vue, c’est adopter le regard de Dieu. Et pour incarner cette démarche on va gravir une colline proche voir partir en montagne.

Ai-je moi-même près de chez moi cette colline qui serai mon lieu pour accéder à Dieu, à ses conseils ? Autour de Lons les monts et collines ne manquent pas !

2/ leur ascension : une préparation à la rencontre. Avec l’âge ou la condition physique une ascension est un chemin long et difficile. Elle symbolise la volonté tenace dans le désir de l’homme d’aller à Dieu et sa persévérance et son endurance dans ses efforts pour y parvenir. Elle exige de partir avec l’unique nécessaire : Le feu et le bois pour Abraham gravissant le mont Moriah; la croix pour Jésus gravissant le Golgotha.

Et pour nous, quel est notre unique nécessaire, au-delà des bâtons de marche ! De quoi devons-nous nous dépouiller pour la rencontre afin de monter avec le moins possible pour là-haut recevoir le plus possible. Et en même temps qu’avons à prendre absolument que nous voudrions donner à Dieu ?

3/ leur sommet est le lieu de la rencontre. Arrivés au sommet, notre but est atteint la rencontre peut avoir lieu. Elle prend alors plusieurs formes :

– Celle d’une révélation : comme sur le mont Horeb quand Dieu se fit connaître à Moïse, ou dans l’évangile ce matin quand Jésus révèle sa divinité à Pierre, Jacques et Jean. Dieu se dévoile à nous, nous fait saisir sa grandeur et sa majesté. Nous le vivons parfois face à un paysage grandiose qui s’étend devant nous au sommet de notre ascension. Mais aussi, quand fermant nos yeux nous sentons le Seigneur se déployer en nous. J’ai vécu cela bien des fois dans le Haut-Jura ou encore à Bornay au monument de St P-F Néron.

– celle d’une Alliance : entre Dieu et ses serviteurs, comme Moïse recevant la Loi au mont Sinaï ou Jésus proclamant les béatitudes sur la montagne.

Et si pendant ce carême, je prenais ma Bible et j’allais en balade me poser sur les hauteurs de Lons pour y relire ces récits ou d’autres comme les chapitres 5 à 7 de Mathieu ?

– celle de l’offrande : offrande qu’Abraham consentit à faire en sacrifiant Isaac son fils ; offrande sur la croix consentie par le Père de son Fils Jésus au mont Golgotha.

Sommes-nous prêts comme Abraham et Jésus à offrir ce que nous avons de plus cher à Dieu ? D’autant que nous savons que Dieu pourvoit toujours, il dispose le bouc contre le sacrifice d’Isaac, il ressuscite son Fils offert par amour pour le salut du monde. Sommes-nous prêts à nous donner tout à Lui pour que tout de nous soit habité par Lui ?

Frères et sœurs, demeurer sur les hauteurs, saisis tout entier par le Seigneur à qui nous offrons notre vie est aussi un risque, une tentation à laquelle st Pierre succomba quand en pleine expérience de la transfiguration il s’écria : « il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie ». Tentation que j’eu moi-même car je reviens de retraite au carmel de Flavignerot : demeurer dans le silence imprégné de la prière des sœurs et à l’écoute du Seigneur. Tout à Lui certes, mais tout pour vous !

En effet, toujours il faudra à l’homme descendre de la montagne et revenir dans la réalité d’en bas afin de résoudre son problème, d’exécuter sa décision ou d’y témoigner aux autres de ce que Dieu a fait connaître de lui pour ce qu’il a transfiguré en nous. Oui, sur la montagne il a imprimé en nous sa lumineuse présence pour que nous le fassions connaître et aimer, même si les mots que nous dirons seront toujours en deçà de notre expérience. 

Pour désirer monter à nouveau au plus près du Seigneur Jésus et conserver en nous sa Présence, il a institué l’Eucharistie. Dans le Pain consacré nous Le contemplons transfiguré puis nous nous nourrissons de sa Vie. C’est là l’unique nécessaire pour préparer, au jour connu de lui seul, notre dernière Ascension vers la plénitude de la Vie dans la Jérusalem céleste. Comme l’affirme Paul aux Romains, avec Jésus, Dieu nous a tout donné, alors recevons-le humblement. Amen

les travaux à la grotte de Frontenay continuent

Après de gros travaux d’assainissement sur le site et autour de la grotte de Frontenay, vient le temps de la restauration de la grotte elle-même. Et c’est ce chantier qui a commencé ces derniers jours. Bientôt nous verrons ce site marial si cher à la paroisse des Coteaux de Seille et à notre doyenné dans toute sa splendeur retrouvée.

Nous l’aurons même amélioré d’abord en ôtant l’autel en ciment au-dessus de la grotte et en créant, dans la prairie au-dessous qui est aussi notre propriété, un lieu de célébration en y construisant un autel. Il permettra de mieux vivre les célébrations que nous y organiserons. Et de réserver les alentours directs de la grotte aux prières silencieuses.

Notre évêque Monseigneur Garin viendra réceptionner les travaux et bénir ce haut lieu de notre foi le dimanche 5 septembre 2021. Vous pouvez d’ores et déjà noter la date dans votre agenda !

homélie premier dimanche Carême

Saint Augustin - La tentation au Desert - YouTube

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

On y est ! Depuis mercredi, nous sommes entrés en carême et ce dimanche déjà, sans ménagement, saint Marc nous jette dans le feu de l’action. Jésus à peine sorti baptisé des eaux du Jourdain pose les pieds sur le sable aride et brûlant du désert pour y être tenté par Satan. Il en est de même pour nous : à peine avons-nous quitté les eaux confortables voir pantouflardes d’une vie baptismale ordinaire pour entrer dans le carême, que déjà Satan s’attaque à nos résolutions ou nous détourne d’en prendre de sérieuses. C’est que le désert des remises en causes et des petits sacrifices est moins agréable à traverser que la grande avenue de la vie sociale ordinaire et de la vie spirituelle classique ! Oui ne rien changer est une option moins usante que d’affronter mes limites et de m’interroger sur ce que j’ai à convertir et à purifier dans ma vie spirituelle et sociale pour réaliser davantage la volonté de Dieu sur moi ?

Vivre le carême c’est choisir d’opérer des conversions dans notre vie et ce n’est pas simple. Il faut s’attendre à des secousses, à des résistances. En effet très souvent nous sommes invités à nous accepter tel que nous sommes, à accepter nos limites. Certes mais cela n’est que la première partie de la conversion : savoir d’où on part. ensuite il faut opérer les changements, en vue de grandir, de se bonifier, de s’améliorer, de « ressusciter » etc. et cela ne se fait pas sans livrer des combats, sans règles bien établies ni temps de repos pour refaire ses forces.

1/ combattre Satan.

Ce qui nous fait peur dans le carême c’est le combat. Car au désert, Jésus affronte Satan. Satan éprouve Jésus pour le mettre en difficulté. Avec nous il fera de même ! Quels sont les peurs, les doutes, les esclavages (matériels, idéologiques, spirituels, etc.) que je crains d’affronter ? Ces petits ou grands travers avec lesquels Satan sait pouvoir me contenir dans une vie d’une « saine » médiocrité, sans gros péchés ni grands actes de sainteté ! En somme, une vie soumise en partie à Dieu à condition que ça ne change ni ne perturbe trop ma vie sociale habituelle. Pourtant le but de notre vie, comme le rappelle st Pierre dans sa lettre est d’être introduit devant Dieu.

2/ mener le combat mais pas n’importe comment !

On combat pour l’emporter contre Satan. Pour cela mieux vaut d’abord se rappeler une chose importante : depuis son entrée dans le désert il y a 2000 ans, c’est encore Dieu qui par amour combat pour nous. Comme le rappel l’introduction de la liturgie des Laudes du carême « les yeux fixés sur Jésus-Christ entrons

dans le combat de Dieu ». C’est son combat pour notre salut, faisons-en mémoire avec les paroles du psaume : Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Dans ton amour, ne m’oublie pas, en raison de ta bonté, Seigneur.

Nous ne combattons pas seuls mais avec Lui à nos côtés. Il sait nous donner les bonnes armes, les bons conseils. Faisons le siège de son trône divin est avec les mots du psaume demandons lui : Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi. Ecoutons-le ! En lisant et méditant la Parole de Dieu : lire un évangile complet pendant ces 40 jours, s’unir à Jésus en méditant sa Passion lors du chemin de croix le vendredi. Ecoutons-le nous interpeler par la voix des plus faibles et donnons du temps pour des œuvres concrètes de charité comme l’opération « fleurir le désert » proposée par la pastorale des jeunes aux grands ados.

3/ savoir aussi prendre du repos pour refaire ses forces

Nous ne pouvons pas combattre H24 ! Il nous faut aussi prendre du repos et refaire nos forces. Car Dieu est d’abord le Dieu de l’Alliance qui se rappelait déjà à Noé par le signe de l’Arc en ciel. Il est l’époux de nos âmes qui veille sur nous et sur notre bien-être. En son Fils Jésus Il est le bon berger qui nous assure le repos et nous procure la nourriture nécessaire pour refaire nos forces : son propre corps et son sang dans chaque Eucharistie. La communion au corps du Christ est le plein de force nécessaire pour mener le combat de notre conversion. Priez frères et sœurs spécialement pour Inès et Enora qui font leur première communion ce matin. Qu’elles soient fidèles toute leur vie à ce sacrement vital pour grandir en sainteté et toujours servir Dieu et les autres joyeusement.

Il est aussi le médecin qui répare par sa miséricorde obtenue par le sacrement de la réconciliation l’armure spirituelle que nous revêtons pour le combat contre Satan.

Vous l’aurez compris le Carême est le chemin de libération que l’Eglise propose à ses enfants, celui de s’exposer, de se mettre à nu pour revêtir, à la nuit de Pâques, le Christ ressuscité ! Allons ! Ne nous leurrons pas, grandir et s’affermir dans la foi est un très long chemin et il nous faudra des dizaines de carêmes pour que peu à peu, le Seigneur nous libère de nos entraves, nous dépouille du vieil homme et nous revête de sa vie divine. Alors entrons avec détermination et joie au désert pour ressortir dans quarante jours, plus vivants et plus libres, affermis dans notre volonté d’être davantage fils et fille du Père. Amen

homélie mercredi des cendres

Mois de carême : Les éleveurs et les pêcheurs rassurent du ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret e le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret e le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Il est bien difficile à une époque comme la nôtre et dans notre société hyperconnectée d’entendre les mots du Seigneur Jésus. En effet notre société se targue de transparence et refuse que quoique se soit puisse être caché. Tout de soi est exposé complaisamment sur les réseaux sociaux nos exploits comme nos misères, au risque très souvent de ne dévoiler que la banalité d’un acte voire le néant de sa vie ou de révéler en retour, quand on passe son temps à découvrir des masses d’informations insignifiantes sur les autres la pauvreté de notre propre vie voire nos désirs inassouvis, etc. Ainsi l’exhibitionnisme comme le voyeurisme sont en la matière les deux extrêmes d’une vie sans relief, sans profondeur, sans âme, sans humanité. Et que dire de ceux et celles dont le passe-temps est de casser des personnes, de démolir des réputations via écrans et commentaires. La méchanceté approuvée comme celle rédigée sont les extrêmes d’un cœur où ne coule plus la sève divine de l’amour, où la lueur de l’humanité s’éteint peu à peu.

Je pourrai continuer ce descriptif que tous nous connaissons, souvent dénonçons et auquel parfois nous succombons. Le diagnostic posé, nous trouvons-là un terrain de conversion pour la quarantaine qui commence.

Et cela tombe bien puisque le Seigneur Jésus ce soir nous donne un conseil, une manière de faire et trois domaines où agir.

  1. Un conseil d’abord : chercher à être juste

La quête de justice commence par savoir garder le silence. Ainsi quand on nous partage du mal sur quelqu’un, quand on veut nous pousser à faire du mal, à en dire ou à en colporter, réagissons. Sachons dire non, sachons nous retirer de cette ronde infernale, gardons le silence du cœur, faisons taire notre langue et calmons nos mains déjà agrippées à notre téléphone, tablette ou ordi. Œuvrer à la justice se poursuit par la quête d’une vie bonne et au service des autres. Il ne s’agit plus de se cacher du mal et de le refuser, mais aussi de choisir de faire le bien.

2. Une manière de faire ensuite : agir en secret

Si Jésus nous conseille de travailler à devenir des justes il nous dit aussi de quelle manière : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer ». Le mal que l’on n’a pas fait, comme le bien que l’on fait, sont d’abord à offrir à Dieu, pour sa gloire. La culture du secret n’est pas une chose scandaleuse ni tordue quand elle concerne le bien. On n’est pas là pour se faire briller ou pour exister dans le regard des autres, on est là, comme chrétiens, comme des serviteurs quelconques qui ne font que leur devoir : ce que tu as fait dit Jésus « ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

3. Trois domaines où agir en secret en vue de notre justification : jeûne, prière et charité

Le pape François dans son message de carême associe les trois vertus théologales (foi, espérance et charité) aux trois actions : jeûner, prier, partager. Voici ce qu’il en dit :

  • Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous. Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous : le Fils du Dieu Sauveur.
  • Le Carême est un temps pour espérer : Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Un carême d’espérance c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles ». Comme le rappelle st Pierre dans sa 1ière lettre : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous »
  • Le carême est un temps pour exercer concrètement la charité. Le pape nous enseigne que « la charité se réjouit de voir grandir l’autre. …elle est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion. » Oui la charité permet le partage qui est l’un des piliers de la foi chrétienne et en particulier du carême. Le pape donne un exemple concret : « un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, …offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant. »

Augmenter la foi en jeûnant de tous ce qui est inutile pour accueillir Dieu en nos vie ; grandir en espérance en nous enracinant dans la prière qui nous relie au Christ vivant ; exprimer notre charité en prenant soin des plus fragiles, voilà un bon programme…. Il y a plus qu’à…. Bon Carême à tous.

retour sur l’opération friandises du 7 février dernier

vous avez été nombreux à répondre à l’appel lancé par le père Panouillot et Jérôme Vidal, délégué de l’EAP à la solidarité le dimanche 7 février dernier. Ce sont 5 cartons remplis de friandises que nous avons pu distribuer à différentes EPADH de notre paroisse. Cette réussite exprime votre attachement à une charité concrète envers les plus fragiles; dans ce cas nos aînés présents dans les EPADH et que les conditions sanitaires ne nous permettent plus de visiter facilement. Aussi c’est en votre nom à tous que Jérôme et le Père Christian sont allés offrir les colis de votre part.

voici les remerciements que nous avons reçus du directeur du Parc des Salines :

Cher Père Christian PANOUILLOT, Cher Monsieur Jérôme VIDAL,

L’ensemble des résidents et du personnel de l’EHPAD du Parc des Salines a été très sensible à votre geste et vous remercie vivement pour votre délicate et généreuse attention. Les résidents et l’équipe  ont apprécié ces délicieuses friandises et votre message de soutien, d’autant plus dans cette période anxiogène. Votre témoignage de reconnaissance encourage toute l’équipe à continuer d’accompagner les résidents chaque jour avec beaucoup d’humanité. Nous vous souhaitons la fin de cette pandémie le plus rapidement possible afin de retrouver les bonheurs simples de partage et de « vivre ensemble ». Nous vous remercions également pour vos prières à l’occasion du premier dimanche du mois de février, dit « de la santé » dans le calendrier liturgique de l’Eglise Catholique.

Veuillez agréer, cher Père, Cher Monsieur VIDAL, l’expression de mes sentiments respectueux.

Prenez bien soin de vous. Bien sincèrement, Sylvain VALLET Directeur

homélie du 6° dimanche ordinaire C

Le lépreux guéri

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Avez-vous remarqué ce matin qu’une vertu importante sous-tend les comportements des personnes décrits dans les textes de la liturgie. Qu’il s’agisse du lépreux de la première lecture ou de celui de l’évangile, du rédacteur du psaume ou de l’apôtre Paul, tous exercent l’humilité. A quelques jours du carême c’est une belle invitation que l’Eglise nous fait ce matin de vivre dans l’humilité notre préparation à la grande fête de Pâques.

Revenons d’abord à ce qu’est l’humilité. Voici la définition qu’en donne le site de la conférence des évêques de France : « du latin humus, terre. L’humilité est le « terrain » sur lequel les autres vertus prospèrent. Elle est une attitude de vérité à l’égard de Dieu, des autres et de soi-même, elle s’oppose à l’orgueil, à la suffisance, à l’arrogance. En nous appuyant sur la grâce de Dieu (1 Pierre 5,5) l’humilité nous conduit à l’amour et permet de conjuguer tout ensemble l’amour de Dieu, l’amour du prochain et l’amour de soi-même. L’évangile nous la présente comme la vertu fondamentale (Mt 11, 25 et 18,3). »

Riche d’une telle définition voyons, selon les textes de la liturgie de ce dimanche, ce qu’elle permet à ceux qui l’exercent et tâchons de faire de même.

  1. . L’humble cherche à préserver les autres.

Dans la première lecture, le lépreux, déjà atteint dans son être par la maladie, doit encore humblement se soumettre à la loi de Moïse qui lui impose d’être mis à l’écart en habitant hors du camp, de s’habiller de haillons, de cacher son visage tout en se faisant reconnaître comme malade en criant « impur, impur ».  Humilité que de se mettre à l’écart pour ne pas contaminer les autres…. Cela vous rappelle peut-être une certaine pandémie actuelle ? Et de l’humilité de préserver les autres en demeurant confiné si l’on est malade !

  • L’humble sait qu’il ne peut pas tout, tout seul.

Dans l’Evangile un lépreux nous est donné en exemple. Il sait reconnaître sa petitesse et ses limites et également demander la guérison à Jésus, le seul qui puisse la lui procurer. Comme on le lit dans l’évangile : un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. ».

De même dans le psaume, le pécheur pénitent qui reconnait ses fautes et ses limites, peut crier vers Dieu en disant : « Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. »

Ainsi être humble c’est reconnaître nos limites, c’est ne pas se leurrer sur notre nature pécheresse et même assumer de ne pouvoir être sauvé que par Dieu.

Je vous invite à faire votre cette affirmation du psalmiste J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. ». Oui frères et sœurs, découvrons ensemble, pendant le carême que se confesser c’est rendre grâce à Dieu, c’est-à-dire le remercier du salut qu’il nous offre en Jésus son fils !

  • L’humilité c’est assumer d’être sauvé, de vivre comme tel et d’être pris comme modèle.

Paul qui persécuta les premiers chrétiens, dont le sang a rougi ses mains, écrit aux Corinthiens « Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ ». Il en faut de l’humilité à Paul pour affirmer cela avec le passé qu’il a ! Pourtant, ayant fait l’expérience du salut et de la miséricorde infinie de Dieu, il assume sa nouvelle mission et le statut qu’elle lui confère. Il témoigne sans fard de la misère dont Dieu l’a tirée et de la mission qu’il lui a confiée. Il a quitté sa superbe pour être un parmi les autres, pour rejoindre chacun là où il est. Vivre humblement pour lui qui divisa tant c’est désormais n’être un obstacle pour personne. Vivre humblement pour Paul qui voulait imposer la loi de Moïse à tous c’est s’adapter à tout le monde, sans chercher son intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés.

Frères et sœurs, le Christ vous a sauvés pour que vous meniez une vie chrétienne. L’humilité c’est reconnaître cela et décider de vivre enfin pleinement comme fils et de filles de Dieu. C’est vivre de et comme Jésus pour que d’autres à travers votre vie aient accès à la bonne nouvelle. Tout chrétien doit souhaiter être imité car il doit de tout son cœur chercher à vivre comme le Christ. Le souhaitez-vous vous-mêmes ? êtes-vous prêts, comme l’écrit Paul à ne jamais être un obstacle entre le Christ et une autre personne à cause de l’un de vos comportements, de l’une de vos paroles ? Êtes-vous prêts à chercher avant tout l’intérêts des autres, c’est-à-dire leur salut en vous adaptant à eux pour les rejoindre ?

Se savoir dépendant des autres et surtout du Christ qui seul nous sauve. Connaître nos faiblesses et confesser nos péchés. Savoir selon les circonstances soit se mettre en retrait pour préserver, soit se mettre en avant pour leur annoncer le salut, voilà quelques-unes des facettes de l’humilité. Que son exercice communautaire nous fasse grandir en sainteté. Amen

Un projet qui se concrétise

Beaucoup de bruits circulent dans le doyenné sur l’avenir des salles paroissiales de la rue des Tanneurs. Il est temps pour moi de donner quelques informations. A la suite de la création des doyennés il y a quelques années, il a été aussi décidé de rationaliser l’utilisation des locaux paroissiaux. Dans la paroisse saint Désiré cela consista à répartir les activités paroissiales sur deux sites : St Luc et la cure rue du Puits Salé.

Libérés, les locaux de la rue des Tanneurs, accueilleront, à partir du 01 mai, le Secours Catholique qui cherche de nouveaux et plus grands locaux. Des responsables et des bénévoles sont venus faire une visite des lieux ce mardi 9 février pour appréhender les lieux et les espaces. Nous nous réjouissons d’une collaboration plus étroite entre la paroisse et le Secours Catholique. Nous vous tiendrons informés de la suite des évènements.

Dimanche de la Santé

Le premier dimanche du mois de février est traditionnellement celui dit « de la santé » dans le calendrier liturgique de l’Eglise Catholique.  L’occasion nous est donnée de porter dans nos prières soignants et malades, éducateurs spécialisés et personnes souffrant de handicap, personnes aidantes et personnes âgées dépendantes. Ce dimanche 7 février fut donc dédié à ce thème et vécu d’une manière particulière aux Cordeliers. En effet nous avons assisté à la première étape en vue du baptême de Cynthia une jeune maman de deux enfants, aide-soignante à Lons le Saunier qui recevra le baptême cette année.

Portons-là dans notre prière ainsi que les 6 autres catéchumènes que nous préparons à devenir chrétiens, fils et filles de Dieu !

Après la prière de communion, ce fut au tour de Jérôme, notre responsable paroissial de la solidarité de venir témoigner de son travail d’animateur auprès des personnes handicapées à l’ESAT.

Merci à eux et à tous ceux qui donnent de leur vie au service de plus faibles et des plus fragiles. Ce qu’ils font aux petits d’entre nous, c’est au Christ qu’ils le font !

homélie 5° dimanche ordinaire C

par le père Arnaud Brelot +

L’Évangile qui guérit!

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

C’est le soir venu, après le coucher du soleil, précise l’évangile ce matin qu’on amenait à Jésus tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. Oui, quand règnent les ténèbres au dehors, c’est-à-dire quand il nous semble que nous somme au soir de notre vie ou perdus dans la nuit de la souffrance ; ou encore quand les ténèbres règnent aussi au-dedans de nous à cause de la maladie, du handicap, de la possession démonique, du péché, il demeure une lumière. Il demeure la Lumière : Jésus le Christ. Il est le phare dont le rayonnement guide tous ceux qui le regardent vers l’acceptation de l’épreuve, la patience, la délivrance, le salut et parfois la guérison. Oui l’essentiel pour Jésus est de délivrer du mal et de sauver du péché ceux qui en sont prisonniers. Pour rendre visible cette priorité du salut, parfois, comme un signe de sa puissance, il donnera aussi la guérison. L’évangile nous rapporte qu’Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons.

Cette lutte de Jésus Lumière contre les ténèbres n’est pas que pour quelques-uns, pour les plus faibles uniquement. Elle est pour nous tous, pour tous les vivants. En effet l’évangile précise que la ville entière se pressait à la porte. Oui frères et sœurs tous les habitants venaient à Jésus. Evidemment on imagine tous ceux qui souffrent et cherchent un peu de compassion, de réconfort, de soutien ; on imagine aussi les biens portants aidant les personnes malades ou handicapées à aller jusqu’au lieu où réside Jésus. On imagine également ceux dont la douleur n’est pas visible, ceux qui cherchent un sens à leur vie, marcher aussi, vers un but enfin trouvé, vers le Christ Lumière qui veut les combler de sa Vie. Ce matin, il en est encore de même des membres de notre communauté qui compte des bien-portants des personnes en recherche, des personnes malades ou handicapées. Parmi nous peut-être certains ont-ils pensé ou exprimé leur mal-être comme Job dans la première lecture : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. Quoi qu’il en soit, tous, nous nous sommes levés pour venir jusqu’à Jésus, pour lui confier nos joies et nos peines, pour recevoir de lui force et courage dans les épreuves car nous croyons comme le psalmiste qu’il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. Nous nous approcherons de l’autel tout à l’heure pour le laisser semer en nous sa vie divine afin que, par la communion à son Corps, nous obtenions les biens nécessaires pour vivre à la hauteur de notre vocation, pour vivre en fils et fille de Dieu.

Telle est particulièrement Cynthia qui fut présentée au début de la messe de 10h30, lors de sa première étape en vue du baptême. Elle est catéchumène comme 6 autres adultes de notre doyenné. Chacun d’eux, à sa manière cherche la lumière qui éclairera leur vie et la rendra plus harmonieuse, plus cohérente, plus belle car plus ajustée à ce que le Seigneur a voulu en les créant à son image et à sa ressemblance. Ils avancent chacun, à son rythme, et comblent de joies et d’actions de grâce ceux qui les accompagnent et dont j’ai la joie d’être !

Il y aussi sur ce chemin vers la Lumière, nos confirmands, jeunes et adultes, nos premiers communiants et enfants en âge scolaire désireux de recevoir le baptême. Malgré l’épreuve des confinements et la raréfaction des rencontres ils ont pour la plus grande part poursuivit leur chemin, se sont adaptés pour garder Jésus vivant en eux, pour poursuivre leur chemin vers et avec le Christ.

Evidement sur ce chemin vers la Lumière il y a chacun de nous et je rends grâce ce matin pour tous les efforts d’adaptation des uns et des autres aux changements nombreux dus aux décisions sanitaires du gouvernement. Tâchons d’inventer ensemble d’autres moyens de vivre en communauté, essayons de créer de nouvelles convivialités, de nous investir selon nos capacités pour que notre communauté devienne vraiment une famille accueillante et chaleureuse ; la famille de Dieu présente dans le doyenné de Lons.

Cette persévérance de tous dans la foi je la salue et l’encourage à durer car elle fait écho aux paroles que saint Paul adresse aux Corinthiens dans la 2° lecture Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Puissions-nous vivre le carême qui s’annonce dans cette optique-là : être tous au service du Seigneur et nous servir les uns les autres dans la foi et l’amour fraternel. Cela n’est pas facultatif, c’est le cœur de l’Evangile de la Bonne nouvelle.

Recevons donc ce matin, par l’Eucharistie célébrée et consommée, la force toute puissante de Dieu afin comme le dit st Paul de nous faire l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible ; de nous faire tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Amen