rentrée de l’ACI

l’équipe d’ACI du Lons s’est retrouvée pour son traditionnel pique nique de rentrée ce mercredi 22 septembre. C’est sur le site de la grotte de Frontenay récemment restaurée et baigné du soleil réapparu après une matinée brumeuse, qu’on a pu partager le repas avant de prendre le temps d’arpenter le site en montant de le chemin de croix.

l’après midi s’est achevé par un temps de prière marial à la grotte.

célébrations de rentrée à l’école de La Salle

les 16 et 21 septembre derniers les cycles 1 et 2 de l’école de La Salle ont célébré la rentrée. En cette première année de rassemblement des 2 écoles Jeanne d’Arc et La Salle dans un même lieu, nous avons proposé aux enfants de méditer le texte de saint Paul aux Corinthiens sur le corps dont chaque membre est important et à sa place pour le bien de tous.

Lecture de la 1° lettre de saint Paul aux Corinthiens (1Co12,12-28) : Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps….Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.  Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?….en fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ».

Pour signifier cela, chaque classe s’est représentée par une silhouette humaine dans laquelle étaient inscrits les noms des enfants à la place de chaque membre. Nous avons rappelé aussi qu’avec les maitres et maitresses, personnel de service et de ménage, tous ensemble nous formons une famille.

homélie 25° dimanche ordinaire C

par le père Arnaud Brelot

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc :

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Il y a quelque chose de rassurant dans le comportement décalé des apôtres qui ne sont pas à la hauteur des attentes de Jésus. Alors que Jésus leur partage son avenir proche et la réalisation de sa mission en disant « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera », les disciples s’interrogent sur leur place dans le cœur ou l’entourage de Jésus. Que les disciples à un moment si crucial, passent à côté de l’essentiel du message de Jésus pour des affaires bassement humaines, nous aide à comprendre pourquoi cela nous arrive aujourd’hui et nous arrivera encore demain.

Bien souvent, comme eux, nous passons à côté de ce qui est important, nous passons à côté de l’Evangile. Je ne dis pas qu’il faut s’en réjouir ou s’en accabler, je vous invite simplement à en faire le constat. Même versés depuis l’enfance parfois dans les choses de Dieu, dans des manières de faire ou de prier, nous passons souvent à côté de l’inouï de l’Evangile. Et saint Marc en donne la raison : les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Nous aussi, dans bien des domaines, il nous arrive, alors que nous lisons un article, un livre ou quand nous discutons avec quelqu’un, de ne pas comprendre un mot ou une expression. Et au lieu de s’interroger et d’aller voir dans le dictionnaire ce que signifie ce mot, ou d’en demander le sens à la personne qui l’emploie dans la conversation, on fait l’impasse sur ce mot et par conséquent aussi sur le sens de toute une phrase. à cause de quoi agissons-nous ainsi : par paresse, par peur de paraître ridicule, ignare, etc. ?

Et cela vaut aussi pour la foi dont le vocabulaire souffre peu l’approximation. Et je parle autant du vocabulaire biblique que du vocabulaire ecclésial devenu si souvent imbuvable et inaudible. Refusant de faire l’effort de comprendre, nous passons à côté d’une belle révélation, d’une pépite littéraire ou spirituelle.

Nous restons alors à la surface des choses car nous ne comprenons pas les paroles de Jésus et nous n’osons pas l’interroger et nous laisser instruire sur le sens.

Combien de fois avez-vous osé demander à un prêtre, une religieuse, ce que signifie tel mot, telle phrase que vous n’avez pas compris dans la Bible ? interroger pour savoir ce qu’implique telle ou telle idée ou parole de Jésus dans la vie concrète ?

Je vous dis cela à cause des paroles entendues dans l’évangile de ce dimanche. Si on reste à la surface on risque de faire de terribles contresens.

Ainsi Nous allons interpréter les paroles de Jésus : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » comme un appel à l’humiliation, à choisir la dernière place, etc. Pourtant est-ce cela que le Seigneur dit ? Non, il dit qu’être un vrai premier, c’est être un serviteur. Il n’invite pas à se dénigrer ni à se sous-estimer, mais il offre la véritable clé de l’autorité : le service. Lui Jésus se donne en exemple à ses disciples : il s’est fait serviteur, marchant devant pour faire avancer les gens et les guider ; marchant à leur côté pour les encourager, les supporter, les rassurer, demeurant enfin à l’arrière, pour pousser ceux qui peinent, soutenir ceux qui défaillent.

Jésus donne l’exemple et apprend à ses disciples à être serviteur. Car eux aussi auront, un jour la charge du troupeau. Comme vous aujourd’hui, parents, grands-parents, étudiants et jeunes pro, membres des EAP ou chrétiens impliqués dans la vie sociale : vous avez, comme le Christ nous l’a enseigné, à être devant, avec ou derrière les gens pour n’en perdre aucun.

Et si vous accepter de vivre ainsi en vrai premier, vous ne craindrez pas que d’autres travaillent avec vous selon les mêmes conditions. On appelle alors cela la fraternité, c’est le seul remède contre ce que Jacques dans sa lettre nomme « la jalousie et les rivalités qui mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. »

Oui, prendre la première place, celle du serviteur, c’est recevoir de vivre une occasion unique de rencontrer Dieu dans la simplicité. Comme le rappelle Jésus dans l’évangile : accueillir un enfant en se mettant à son service, c’est accueillir Dieu lui-même.

Voilà la grandeur de notre Dieu qui se donne tout entier, qui se livre sans crainte, à celui qui sait prendre la première place, celle du serviteur. Dieu ne se donne pas à celui qui se prend pour Dieu, Il se donne à celui qui agit comme Lui, en serviteur. C’est ce grand mystère que nous allons vivre dans un instant dans l’Eucharistie. Dieu en se donnant à nous dans son infinie sagesse, fait de nous ses enfants d’adoption, ses fils et ses filles, ses héritiers pour que nous devenions à notre tour, comme lui, des serviteurs pacifiques, bienveillants, conciliants, pleins de miséricorde et féconds en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie.

Voilà un beau programme d’évangélisation : faire la révolution des serviteurs, essayons de vivre ainsi dans notre doyenné cette année pour attirer à Jésus toutes les âmes qui le désirent. Amen

homélie du 24° dimanche ordinaire B

par l’abbé Paterne KOUBAKA, diacre

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,  vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.  Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :  « Au dire des gens, qui suis-je ? »     Ils lui répondirent :  « Jean le Baptiste ;  pour d’autres, Élie ;  pour d’autres, un des prophètes. »    Et lui les interrogeait :  « Et vous, que dites-vous ?  Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit :  « Tu es le Christ. »      Alors, il leur défendit vivement  de parler de lui à personne.     Il commença à leur enseigner  qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,  qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,  qu’il soit tué,  et que, trois jours près, il ressuscite.      Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part,  se mit à lui faire de vifs reproches.  Mais Jésus se retourna  et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :  « Passe derrière moi, Satan !  Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,  mais celles des hommes. »     Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : 
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.      Car celui qui veut sauver sa vie  la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »

   

Pour les gens, les chrétiens de la paroisse de Voiteur, qui suis-je ?

Chers frères et soeurs !
Avant de répondre à cette question que Jésus nous pose dans l’évangile de ce dimanche. Permettez – moi, de vous raconter une histoire d’un prêtre prédicateur réputé une paroissienne qui s’appelle Marie Madeleine. C’est prêtre avait une coiffure rase (une calvitie) sur sa tête et une petite barbichette. Pendant, son homélie , il remarque que Marie Madeleine pleurait, le prêtre sait dit que les parole de son homélie touchait cette dernière. En vain, à la fin de la messe il attend Marie madeleine, elle ne vînt pas. Il va vers elle pour lui poser la question : 《 Marie Madeleine pendant mon homélie , j’ai remarqué que tu pleurais. Qu’est-ce qui se passait? Qu’est-ce qui te touchait pour que tu pleures ainsi?》
Marie Madeleine répond au prêtre : 《Mon père quand je voyais votre coiffure et votre petite barbichette. J’ai pensé à mon bouc qu’on a volé hier matin!》

Qu’est-ce que nous pouvons retenir de cette histoire?
Nombre parmi nous à l’église a les idées, les pensées qui sont ailleurs (choses matérielles de ce monde) par exemple : au poulet qui est four, aux enfants , à leurs maris , leurs femmes, comment faire pour atteindre le deux bout du mois etc …

Pour répondre à la question qui nous est posée dans l’évangile de ce matin : 《 Qui suis- je ? 》
Aujourd’hui , nous vivons un évènements qui se passe sur la route de Jésus Christ.
La profession de Pierre. Jésus questionne les disciples sur ce que les gens disent de lui et sur ce qu’ils en pensent personnellement.
Les opinions des gens sont des approximations basées sur le passé du mystère de Jésus Christ. Elles possèdent quelque chose en commun : elles situent Jésus dans la catégorie des prophètes (Élie, Jérémie, Jean le baptiste…) Sans jamais atteindre sa nature divine.
Pierre répond aux questions des douze par une déclaration qui s’éloigne nettement de l’opinion des gens  » Tu es le Christ » ( ou , selon des parallèles, « oint », le fils de Dieu).

Immédiatement après, Jésus annonce sa passion et sa résurrection et il ajoute un enseignement sur la voie que devront suivre les disciples : suivre le crucifié en  » renonçant à soi-même « .

Oui chers frères et soeurs ces mêmes questions se posent à chacun d’entre nous? Pour moi Paterne, pour toi , pour ton voisin etc …Qui est Jésus pour chacun d’entre nous? C’est dans la même optique que le pape François dit :  » que chacun de nous doit donner une reponse non pas théorique, mais qui implique la foi, c’est à dire la vie, car la foi est vie.Nous sommes invités à faire de la réponse de Pierre notre réponse, en professant avec joie que Jésus est le fils de Dieu, le verbe éternel du Père qui s’est fait homme pour racheter l’humanité, en deversant sur elle l’abondance de la miséricorde divine.
Oui, chers frères et soeurs, porter sa Croix, c’est savoir s’arrêter, c’est aussi confier à Jésus Christ toutes nos difficultés, toutes nos peines et toutes nos joies : se décentrer de son petit égo, relever ses manches, et Croire que Dieu aime ce monde, et nous veut acteurs, acteurs actifs.

Porter sa croix, c’est c’est le témoignage de sa foi, son espérance, sa charité envers les autres, se faire violence pour s’engager, pour les autres, en faveur du bien-être de l’homme, image de Dieu. Porter la croix c’est annoncer le Dieu de la réconciliation dans ce monde qui tend plutôt vers un monde sans Dieu qui se déchire. Ainsi, en ce début d’année scolaire, de rentrée, de reprise des activités pastorales, paroissiales, ce texte nous invite :

☆ tout d’abord à nous poser et à nous demander :  » que dis-je? qui est-il il ?

☆ Ensuite, notre croix, notre violence, notre scandale sera de devenir de vrais témoins de celui que aurons reconnu, autour de nous, avec notre paroisse pour une plus grande ouverture, une plus grande visibilite.

☆ Enfin, notre croix, notre violence sera de nous mettre en marche , en disciples missionnaires,
chacun, chacune , avec nos capacités, nos charismes, nos dons, nos talents, pour un monde plus juste, meilleur; même si nous avons l’impression que les ténêbres sont gagnantes. Car n’oublions pas : Celui que nous sommes invités à identifier comme le Christ, le fils de Dieu, c’est bien celui-là même qui a vaincu les tenêbres et est ressuscité.

Au cours de cette célébration eucharistique demandons au Seigneur la grâce d’augmenter la foi et de nous donner la grâce de l’Esprit Saint afin que, à l’exemple de Pierre, nous pouvons tous ensemble professer que
« tu es le Christ, le Oint de Dieu, le fils de Dieu ».


Amen

les confirmands étaient en retraite à Poligny

Le dimanche 12 septembre, les jeunes confirmands du doyenné de Lons s’étaient donné rendez-vous de bon matin devant le presbytère pour partir ensemble à la maison du diocèse à Poligny. Ils y ont vécu une belle journée de retraite spirituelle : après un temps de louange puis de prière à l’Esprit Saint, aidés par Anne et Philippe leurs animateurs, les jeunes se sont attelés à rédiger leur lettre de demande afin de recevoir des mains de monseigneur Garin le sacrement de la Confirmation. Après la rédaction des brouillons ce fut le temps de rejoindre la communauté paroissiale de Poligny pour célébrer l’Eucharistie.

Après le repas et un temps de récréation pris dans le beau parc de la maison diocésaine, les confirmands ont mis au propre leur lettre.

Vint ensuite le temps de s’interroger : que faire après sa confirmation, comment s’investir dans l’Eglise? Quelles sont les vocations possibles? Pour les aider dans cette réflexion, c’est d’abord Paterne, qui sera ordonné prêtre le 10 octobre prochain, qui a donné le témoignage de sa vocation, suivi d’Anne et Philippe qui ont partagé leur manière de vivre au quotidien leur foi au service de l’Eglise et spécialement des jeunes chrétiens.

La journée s’est achevée avec la préparation de la liturgie de la messe de Confirmation : choix des chants, répartition des lecteurs, rédaction de la prière universelle, leur implication fera de cette fête un moment fort de leur parcours chrétien.

inauguration des locaux de « ma maison »

ce fut un grand jour de fête que le samedi 11 septembre chez les Petites Sœurs des Pauvres à Lons. En effet après 5 ans de travaux : constructions et restaurations, les locaux splendides, lumineux et pratiques ont été inaugurés par monseigneur Garin lors d’une prière de bénédiction et une messe présidée en la chapelle, elle aussi entièrement restaurée. Comme le rappelait notre évêque dans son homélie, la chapelle qui est au cœur de la nouvelle structure, signifie que « ma maison » est construite sur le Roc qu’est le Christ.

à l’issue de la célébration un verre de l’amitié dans le patio paisible et agréable à vivre, a réuni tous ceux qui avaient en des lieux différents assisté à la messe, en effet la trop grande influence exigea de retransmettre la messe dans la salle des fêtes de la maison.

un grand merci aux prêtres présents qui ont redit notre lien privilégié avec le doyenné, ainsi qu’aux petites sœurs des pauvres venues de toute la Région entourer leur mère générale et mère Isabelle pour ce grand et beau moment! Un grand merci également à tout le personnel qui apporte tant de bonheur et fait preuve de tant de délicates intentions auprès de nos aînés.

Merci Marie pour cette superbe journée!

Ce 5 septembre restera dans la mémoire de la paroisse des coteaux de Seille. Voilà bien des années que nous n’avions pas vu une telle affluence au pèlerinage à Notre Dame de Lourdes à Frontenay. Par cette journée radieuse de fin d’été, ce sont bien 300 personnes venues de tout le diocèse qui ont participé à l’Eucharistie présidée par notre évêque Monseigneur Garin à l’occasion de la réception et de l’inauguration des travaux de restauration de la grotte et de la création d’un nouvel espace liturgique dans la prairie en contrebas. Accompagnés par le père Benoit chapelain de Lourdes (dont le grand père est originaire de Voiteur) et par le vice-recteur du sanctuaire de Lourdes qui étaient en « mission » dans le Jura depuis jeudi, les pèlerins ont pu prier à l’occasion de la bénédiction des travaux de la grotte,

puis lors de la messe où chacun a pu vivre, à la fin, le geste de l’eau.

Après l’apéritif offert par la paroisse et le pique nique partagé par de nombreux pèlerins et alors que les enfants se retrouvaient pour vivre ensemble un grand jeux à la découverte de Marie,

ce fut le temps de la conférence du père Benoit, dont nous pouvons retenir ce mot si souvent employé : « simplement »…. mais à entendre les nombreux commentaires positifs à l’issue de celle-ci, elle fut largement appréciée.

ensuite c’est notre évêque qui a pris le temps de se présenter aux pèlerins, exercice bien normal pour sa première venue dans la paroisse des Coteaux de Seille.

il était alors l’heure pour les chapelains de Lourdes de retourner chez eux, chaleureusement remercier par notre évêque et les fidèles.

nous avons alors terminé par un temps de prière mariale à la grotte.

une très belle journée, priante et joyeuse.

un grand merci à tous ceux et celles qui ont contribué à la réussite de cette journée : d’abord aux membres de l’EAP : Claudine, Michel, Bernadette et Jean-Pierre, Marie, Christian et Marthe. Un grand merci à Robert et Françoise du service des pèlerinages et à Régine du service évangélique des malades.

Lourdes dans le Jura entre le 3 septembre.

L’initiative des sanctuaires de Lourdes de venir visiter les diocèses qui n’ont pu organiser de pèlerinage, s’est réalisée dans différents doyennés du diocèse de st Claude.

Pour le doyenné de Lons, le P. Benoit Domergue, chapelain des sanctuaires, est venu nous apporter le message de Notre Dame Lourdes.   

Nous avions déjà eu la grâce d’avoir le beau témoignage, en octobre dernier, de Sœur Bernadette, la dernière miraculée reconnue de Lourdes.

Vendredi matin, une messe rassemblait les résidents de la maison François d’Assise dans leur établissement.

voici le récit qu’en fait sœur Françoise :

LA GRÂCE « DE LOURDES » EST PASSEE A   L’EHPAD « FRANCOIS D’ASSISE »

               Oui, grâce à la venue des Chapelains de Lourdes dans le Diocèse, nous avons vécu un temps fort avec le rappel du Message de Marie à Bernadette. Six Résidents ont reçu le SACREMENT DES MALADES au début de l’Eucharistie.

Oui Jésus rejoint chacun dans ses souffrances ses angoisses, ses fragilités… Il est avec nous pour  nous aider à vivre avec Lui dans toutes nos difficulté

      Quelques partages des résidents : «  Ce fut très priant » – «  c’était profond » – Ce fut merveilleux » en levant les yeux au ciel. «  Je ne vois plus les choses comme avant, je suis apaisée » ……

   Tous les résidents ont chanté de tout cœur :  « QUE TES ŒUVRES SONT BELLES ,  QUE TES ŒUVRES SONT GRANDES SEIGNEUR, TU NOUS COMBLES DE JOIE ». Suivi de l’EUCHARISTIE très fervente. Puis LE GESTE DE L’EAU. Chaque résident à reçu dans ses mains de l’eau de Lourdes, en a bu et à lavé son visage, dans un grand recueillement, signe de purification et de renouveau. Le Chapelain nous a invités à prier beaucoup pour  notre monde. Il nous a partagé le fait que les Pèlerins avaient la Foi mais n’avaient plus d’Espérance, souvent.   Merci Seigneur, de ce temps fort, de joie, de paix de réconfort. Que Marie nous accompagne pour continuer la route dans la confiance.

L’après-midi, c’est en l’église des Cordeliers que se sont rendus des résidents des Petites sœurs des pauvres, d’Edylis, de Clair Jura pour s’associer aux paroissiens. Certains d’entre eux ont reçu le sacrement des malades.

La simplicité de l’Eucharistie, le geste de l’onction des malades et le rite de l’eau de Lourdes ont été les trois piliers qui ont vivifié notre relation à Jésus, « venu nous donner le repos » (Matt 11, 25-30).

Ensuite, nous avons conduit le Père Benoît et Régine Racine, dans deux maisons de retraite visiter des personnes âges.

Une d’entre-elle, lucide dans un corps douloureux, attendait la mort depuis plusieurs semaines. Elle s’est éteinte ce samedi matin en paix à l’âge de 103 ans après avoir reçu le sacrement des malades.

Nous espérons que cette expérience de foi nous remplisse de simplicité dans nos relations avec les personnes âgées, malades ou touchés par une déficience.

                                               Père Christian

homélie du 22° dimanche ordinaire C

Évangile de J-Christ selon saint Marc : En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,  se réunissent auprès de Jésus,  et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas  avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.  Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,  se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,  par attachement à la tradition des anciens ;  et au retour du marché,  ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,  et ils sont attachés encore par tradition  à beaucoup d’autres pratiques :  lavage de coupes, de carafes et de plats.  Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :  « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas  la tradition des anciens ?  Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »  Jésus leur répondit :  « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,  ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.  C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;  les doctrines qu’ils enseignent  ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,  pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, il lui disait :  « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.  Rien de ce qui est extérieur à l’homme  et qui entre en lui  ne peut le rendre impur.  Mais ce qui sort de l’homme,  voilà ce qui rend l’homme impur. » Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule : « C’est du dedans, du cœur de l’homme,  que sortent les pensées perverses :  inconduites, vols, meurtres,      adultères, cupidités, méchancetés,  fraude, débauche, envie,  diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans,  et rend l’homme impur. »

Ayons soins chers frères et sœurs de chausser les bonnes lunettes pour lire et comprendre l’évangile de ce matin ! En effet certains mots aujourd’hui sont piégés. Ainsi au temps de Jésus la pureté est d’abord un état nécessaire à qui veut participer au culte à rendre à Dieu ou à la vie ordinaire de la communauté des croyants. Si on la perd au contact des choses ou êtres dits impurs (certains animaux, les morts, les malades, des païens, etc.), en revanche on la retrouve en pratiquant des rites de purification, souvent des bains rituels du corps, des instruments ou des vêtements, parfois aussi par des sacrifices expiatoires. Ainsi va-t-on s’attacher à de nombreux rites tels que décrits dans l’évangile : Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,  se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,  …et ils sont attachés encore par tradition  à beaucoup d’autres pratiques :  lavage de coupes, de carafes et de plats. 

Mais ces rites peuvent devenir uniquement de façade et les prophètes au cours des siècles vont dénoncer cela, c’est Jésus qui le rappelle encore dans l’évangile citant Isaïe : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Oui les prophètes, au nom du Seigneur, vont peu à peu faire comprendre au peuple que les impuretés extérieures ne sont que des images d’une impureté primitive plus grande, qui est au-dedans de l’homme, à savoir le péché que Dieu seul peut purifier. Cette impureté est tapie dans le cœur selon Jésus : C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Car là aussi il faut faire attention, le cœur chez les juifs n’est pas le lieu des sentiments, mais celui de la raison, de la réflexion. Jésus nous apprend donc l’impureté des hommes jaillit de la corruption de leurs pensées : des projets qu’ils ébauchent, des désirs qu’ils entretiennent, des intentions qu’ils ont, de la finalité qu’ils visent.

La pureté n’est donc plus simplement une question de rite, elle devient aussi une question de morale : à la question du psalmiste (14) Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? Qui habitera ta sainte montagne ? la réponse est Celui qui se conduit parfaitement, qui agit avec justice et dit la vérité selon son cœur. Ainsi l’ami du Seigneur comme l’indique le Deutéronome dans la 1° lecture est celui qui gardera les commandements du Seigneur son Dieu tels qu’Il les a prescrits. … celui qui les mettra en pratique.

Cependant, au-delà même du désir le plus ardent de suivre les préceptes de Dieu, il y a le constat que souvent le mal l’emporte sur notre désir de bien, de beau et de vrai. Et cela provoquera l’une des plus belles prières des psaumes : le psaume 51 dit du miserere qui reconnait que Dieu seul peut donner un cœur pur en pardonnant les péchés : « créé en moi un cœur pur ô mon Dieu, renouvelle et raffermit au fond de moi mon esprit » Paul le dira à sa manière également : « je fais le mal que je ne veux pas et le bien que je veux faire, je ne le fais pas ! ». Ce constat de Paul impose d’affirmer que ce n’est définitivement qu’en accueillant Dieu lui-même dans notre vie, au tréfond de notre cœur, que nous pouvons faire le bien et agir au mieux. Je vous le dis tellement souvent : nous ne faisons pas le bien pour être sauvés, mais parce que nous avons accueilli le salut de Dieu, nous faisons le bien. C’est Dieu présent tout au fond de nos vies, présent dans nos cœurs, c’est-à-dire dans toute notre capacité de réflexion qui agit en nous et nous permet de choisir et de faire le bien, de connaître et de servir le beau et le vrai.

Oui il s’agit de nous ouvrir tout entier à l’œuvre purificatrice de Jésus : par son sang versé il nous sauve du péché, par le baptême dans sa mort et sa résurrection il nous rend apte à choisir le bien et renoncer au mal, par l’Esprit Saint qu’il nous envoie d’auprès du Père il nous guide et nous consacre dans la vérité. Voilà donc en quoi consiste la pureté du cœur : c’est comme un lifting de l’âme passée au feu de l’Esprit Saint qui la tourne tout entière vers le Christ en vue du grand jour de la rencontre. Matthieu met cette béatitude dans la bouche de Jésus : heureux les cœurs purs car ils verront Dieu. Celui qui dès ce monde se laisse modeler, transformer, purifier par le Seigneur tout au long de sa vie, se soumettant sans peur à l’œuvre de l’Eprit Saint et s’aidant de la vie sacramentelle qui sème en lui la vie divine, se préparer à la fulgurante rencontre, à la pleine réalisation de sa vocation : être fils, fille de Dieu, participant de sa vie divine.

Alors ce matin, conscients de nos fragilités, de nos pauvretés, de nos médiocrités, de nos pusillanimités, du mal qui nous empêche si bien d’être à Dieu, mettons sur nos lèvres les paroles confiantes du psalmiste dans le ps 51 : le sacrifice qui plait à Dieu, c’est un esprit brisé, tu ne repousses pas ô mon Dieu un cœur brisé et broyé. Offrons à Dieu notre intelligence abîmée pour qu’il la restaure, offrons-lui nos cœurs brisés par nos péchés et broyés par notre culpabilité pour qu’il les répare.

Que la communion à son Corps ce matin nous purifie de nos péchés, nous réconforte dans l’espérance de la vie éternelle et qu’elle aiguise notre intelligence pour mieux aimer ce monde. Amen.

homélie du 21° dimanche du temps Ordinaire

L'Eucharistie, ma force | Méditations bibliques | Histoire ...

Évangile de Jésus le Christ selon st Jean : En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !…C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit :« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. ».

Au 2° siècle, un prêtre appelé Marcion avait décrété l’incompatibilité du Dieu juif de la première alliance avec le Dieu Père de Jésus Christ (entre autres à cause de la violence des récits). Aussi il décida qu’il y avait deux dieux : celui de l’AT et Celui du NT et que seul celui du NT était le vrai Dieu. Alors il expurgea de la bible tout ce qui ne convenait pas à ses idées, rejetant tout l’Ancien Testament et ne retenant que dix lettres de Paul et l’évangile de Luc amputé de ses premiers chapitres. Oui, c’était il y a 1800 ans et il fut condamné par ses pairs. Pourtant à notre époque encore, pour adoucir les passages difficiles des textes bibliques et de l’évangile, des prêtres ou catéchistes ôtent parfois dans les lectures les mots, passages ou paroles qu’ils jugent trop dures, difficiles ou inaudibles. Il faudrait donc, de l’avis même des disciples de Jésus dans l’évangile de ce matin, également ne plus jamais parler du discours du pain de vie. Dans cette logique d’un Jésus qui ne fait pas de vague, simple, serviable et qui ne dit que des choses gentilles, il faudrait arracher tout le chapitre 6 de Jean. Car les propos de certains disciples sont textuellement : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? Qui en effet est prêt à entendre que dans ce discours Dieu se révèle tel qu’il est, dans l’extrême radicalité de son amour. Un Créateur éperdument amoureux d’une humanité qu’il a créée et qu’il veut désormais faire participer à la plénitude de sa vie divine. Qui peut entendre que pour réaliser la folie de la communion à son Être divin il va s’offrir lui-même à sa créature humaine comme nourriture. Qui peut comprendre qu’en prenant, le soir de la Cène, du pain et du vin, c’est-à-dire la nourriture la plus commune et la plus simple, Jésus allait en faire son Corps et son Sang, la source jaillissante de sa vie divine à travers les mains des prêtres qui feront ce geste jusqu’à la fin des temps ! Ce mystère de l’Eucharistie est un abîme d’amour dans lequel nos pensées se perdent ! Évidemment sans la foi c’est insoutenable, Jean le souligne dans son Evangile en citant Jésus qui dit : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. ». A cause de cette radicalité, certains opposants accusèrent les chrétiens d’être des anthropophages, des mangeurs d’hommes. D’autres, comme beaucoup des disciples de Jésus s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.

Ainsi dans l’Eucharistie, il n’est pas tant question d’un repas fraternel pris dans la convivialité, que de recevoir, pour vivre vraiment, le précieux Corps et le précieux Sang de notre Seigneur Jésus Christ afin que sa vie croisse en nous. Cela n’est pas facultatif et il nous faut prendre très au sérieux cet appel du Seigneur : « si vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme, si vous ne buvez pas son sang vous n’aurez pas la vie en vous ». Vouloir vivre de Dieu exige de pratiquer, de le consommer, de se nourrir de Lui. Cette radicalité fait frissonner, d’autant plus que Jésus n’essaie pas de rattraper ceux de ses disciples qui n’adhèrent pas car il sait l’extrême exigence de ses propos et la nécessité pour le suivre de recevoir son enseignement. L’exigence est telle qu’en se tournant vers les douze il leur demande : Voulez-vous partir, vous aussi ? C’est que le mystère eucharistique est, au cœur de la foi, ce qui exprime l’immense amour de Dieu pour nous. Voilà pourquoi, Jésus, dans ce discours, laisse à chacun la liberté de choisir, comme déjà Josué le fit envers le peuple juif : choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : .. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. » De tous les discours de Jésus, celui-ci est certainement le plus radical pour qui veut marcher à sa suite. Et grâce à Dieu il nous est parvenu dans toute son exigence. Ce discours du pain de vie vient nous révéler que l’alliance à laquelle le Seigneur nous invite n’est pas seulement de façade, ni une sorte d’amitié virtuelle, ni une fumeuse union uniquement spirituelle ! Non l’alliance est en son Corps et en son Sang. Elle est d’une certaine façon dans un corps à corps, dans un don de soi qui a à voir avec la vie de couple. Choisir le Christ, le suivre jusqu’au bout c’est s’engager d’une certaine manière dans une relation conjugale avec Lui. Paul le rappelle en effet dans la lettre aux Ephésiens : « Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré pour elle. ». Si vous vous engager à la suite du Christ, ce doit être dans la fidélité d’une femme à son mari car lui aura la fidélité d’un mari à sa femme !

Aujourd’hui encore, frères et sœurs, avec Josué et tous les patriarches, avec Paul et tous les Apôtres, avec les prophètes et tous les saints qui témoignent depuis des millénaires de la radicalité à suivre le Seigneur, affirmons que nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. Puisse cette Eucharistie sceller en nos cœurs ce choix-là et nous aider à y demeurer fidèles. Amen