le 2 février, un samedi de st Dé spécial

le 2 février, ont eut lieu les « samedis de st Dé Kids ». Une journée spéciale dédiée aux 6° et aux 5° pour découvrir les différentes congrégations de religieux et religieuses qui vivent dans le Jura! Souvent dans la discrétion ils agissent pour faire connaître l’évangile au plus grand nombre. Vous pouvez suivre le lien :

https://www.eglisejura.com/?p=1190

le soir, les plus grands se sont retrouvés à l’église st Désiré pour vivre, comme chaque premier samedi du moi, leur rencontre. Comme les plus jeunes ils ont découvert, grâce au père Crispin, ce que voulait dire « suivre le Christ ».

 

Le prochain samedi de saint Dé aura lieu le 2 mars 2019. 

Des participants aux JmJ à Panama viendront témoigner.

St Dé 3 mars 2019

les EAP du doyenné travaillent à la journée de rentrée du 22 septembre prochain.

ce lundi 4 février en soirée, les membres des 5 EAP de notre doyenné se sont retrouvées. Après un temps de partage d’évangile du texte de « Marthe et Marie »  permettant à chacun de dire comment action et contemplation interagissent dans sa vie, nous avons pris un premier temps de réflexion pour faire le Bilan de leurs 3 ou 6 ans d’activité avant que d’être renouvelées (nous vous le partagerons le moment venu).

le second temps de réflexion consista en la préparation de ce qui sera la grande journée de rentrée en doyenné le dimanche 22 septembre à Juraparc. Vous pouvez déjà retenir cette date dans vos agendas car ce sera l’unique messe célébrée ce dimanche-là dans le doyenné. Nous vous ferons bientôt connaître le programme complet de cette journée.

dimanche 22 septembre 2019 

journée de rentrée du doyenné de Lons à Juraparc.

 

INFORMATIONS DIOCESAINES fev 19

• SOIRÉE JEUNES PROS 20/35 ans : Convivialité, rencontre, repas, spiritualité et enseignement, vendredi 22 février de 19h30 à 22h30 au monastère des Clarisses à POLIGNY. Inscription auprès de jeunescathos39@eglisejura.com

• SAMEDI DE ST DÉ : samedi 2 mars, de 18h à 22h à l’église St Désiré à Lons. Messe-repas-témoignages-prière-pop louange – Messe à 18h. A partir de la 4ème, organisé par la Pasto des jeunes

• EQUIPES DU ROSAIRE : Récollection sur le thème « Notre mission – Oser dire » avec le père Bailly, de 9h30 à 16h30 • Vendredi 1er mars à Damparis, salle paroissiale • Mardi 5 mars à Lons, chapelle St Luc • Mardi 9 avril à Mièges, Ermitage

• FILM « Jean Vanier, le sacrement de la tendresse » : au CinéComté de Poligny, vendredi 1er mars à 20h suivi d’un échange avec la communauté de l’Arche en Pays Comtois. Tarif : 7 euros dont 1 euro reversé au profit de l’association. D’autres dates sur eglisejura.com

• DIMANCHE DE LA SANTÉ : le dimanche 10 février
• APPEL DÉCISIF DES CATÉCHUMÈNES : le dimanche 10 mars

homélie 4° dimanche ordinaire C

Nul n'est prophète en son paysÉvangile de Jésus Christ selon st Luc

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire :   ‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ »     Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis :  aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin

Une fonction biblique connue émerge de chacun des textes de liturgie de ce matin, l’avez-vous repérée ? Oui ? Il s’agit de la fonction prophétique que chacun des textes ce matin vient éclairée d’une lumière particulière. Le mot « prophète » est un mot grec qui signifie « parler devant, parler à la place de ». Le prophète, dans la Bible, est donc la personne qui est envoyé par Dieu pour parler aux hommes à sa place. Jusqu’à l’avènement du Christ, la mission des prophètes était d’annoncer et de révéler sa venue parmi les hommes ; depuis, les « prophètes » de la Nouvelle Alliance, qui sont les saints, ont comme mission, par une vie authentiquement chrétienne, d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous, et d’orienter les cœurs vers le Seigneur. Trois grandes caractéristiques du prophète sont mises en avant dans les différents textes de la liturgie de ce dimanche, voyons cela ensemble dans les 3 parties de mon homélie.

1- Un prophète est choisi par Dieu et envoyé à tous les hommes :

A/un prophète est choisi par Dieu, et tout entier consacré à son service. C’est ainsi que Jérémie relate son élection dans la 1ière lecture: la parole du Seigneur me fut adressée… avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré. Par ces paroles Dieu nous rappelle, comme à Jérémie, que toute vie, notre vie à chacun, est désirée d’abord par Dieu : Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais  dit le Seigneur. Ainsi un prophète doit rappeler cette évidence : la vie est sacrée, elle émane de la belle complémentarité entre un père, une mère et Dieu qui lui donne une âme ! Nous qui sommes prophète par le baptême osons réaffirmer autour de nous que toute vie vient de Dieu qui nous a choisi dès le ventre de notre mère. Annonçons à ceux que nous aimons que Dieu le Père, désire faire de chacun d’eux son enfant bien-aimé.

B/un prophète est envoyé à tous les hommes : c’est pourquoi Dieu dit à Jérémie dans la 1ière lecture : je fais de toi un prophète pour les nations. Car Dieu veut s’adresser à tous les hommes. Jésus dans l’évangile rappelle que déjà les prophètes Elie et Elisée étaient venu en aide à des étrangers : la veuve de Sarepta et à Naaman le Syrien. Alors combien plus les prophètes chrétiens, remplis de l’Esprit Saint, devront aller dans le monde entier, à la rencontre de tous les peuples, pour les évangéliser.

2- un prophète a une mission particulière :

il doit être porte parole de Dieu au risque parfois d’être incompris. Dieu dit à Jérémie dans la 1ière lecture : lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ainsi quand le prophète parle, c’est bien Dieu qui parle. Le prophète n’annonce pas un message personnel, mais celui que Dieu lui demande de proclamer et qui n’est pas toujours aisée à attendre ! Jésus lui-même, dans l’évangile, souligne cette difficulté : Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. Pourtant, malgré les épreuves et les tentations de replis, il faut témoigner et faire retentir les paroles de Dieu. Et dans le psaume, nous est rappelé le cœur du message à transmettre : Dieu est notre défenseur et notre libérateur ; il est notre forteresse et le roc sur lequel bâtir notre vie. Voilà pourquoi être prophète c’est d’abord lui dire merci pour tout cela. Ensuite le psaume poursuit : ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Cela signifie qu’un chrétien prophétise en rappelant que Dieu agit dans le monde en vue de le sauver ; et aussi en agissant lui-même au nom de Dieu ! Car la justice de Dieu passe par nos combats pour établir sur terre la justice! Enfin le psaume s’achève par ces mots : jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. Cela signifie qu’un prophète chrétien fait connaître aux autres toutes les merveilles qu’il a faites dans sa propre vie : la joie, la paix intérieure, le souci des autres. Sachant cela que me reste-t-il à faire pour devenir prophète ?

3- Un prophète vit sa mission dans l’amour.

 St Paul, dans sa lettre aux Corinthiens écrit que s’il lui manque l’amour, il n’est qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. C’est-à-dire que les actions les plus éclatantes sans l’amour ne servent à rien. Ce qui fait qu’un prophète de Dieu choisi par Lui peut accepter sa mission et être envoyé au bout du monde pour redire les merveilles de Dieu, c’est l’amour. L’amour de Dieu et du prochain, qui nous est donné par le baptême avec la foi et l’espérance. Le signe que nous sommes des prophètes vivant dans l’amour, les voici : la patience, l’humilité, le service des autres, la confiance, l’endurance dans la foi.

Demandons au Seigneur qu’il nous comble de cet amour en nous nourrissant de son Corps et son Sang offert pour que nous devenions, ses prophètes dans ce monde déboussolé.

Ce matin encore, pour que ce monde croit et vive, disons chacun en venant communier « me voici Seigneur, je viens faire ta volonté. » Amen.

homélie donnée chez les petites sœurs des pauvres le 2 février 2019

à l’occasion de la journée de prière pour la vie consacrée, toutes les congrégations religieuses présentes à Lons se sont retrouvées chez les Petites Soeurs des Pauvres pour célébrer la Présentation du Seigneur au Temple.

voici l’homélie qui fut donnée…

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

En cette journée mondiale de la vie consacrée, c’est une grande joie de nous retrouver chez les petites sœurs des pauvres avec les sœurs Franciscaines et les sœurs de l’Alliance pour célébrer ensemble la fête de la présentation du Seigneur au Temple. Et comme curé doyen, je me fais le porte parole de très nombreux paroissiens vous redisant un grand merci pour votre présence et vos activités à Lons.

En contemplant les différents personnages de l’évangile de ce jour, j’aime y retrouver un peu de chacune de vous. Ainsi peut-on contempler les figures si attachantes de Syméon et de Anne : deux anciens qui sont à la fois au terme de leur vie et à l’aube de la vie nouvelle. Malgré leur corps vacillant à cause de l’âge, Syméon et Anne, en recevant l’enfant Jésus dans leurs bras, deviennent le chandelier d’où brille la lumière du monde. Leur corps est faible mais leur âme et ardente, le corps défaille mais leur âme est fidèle et brûlante. Ils ont tenu jusqu’au bout dans l’espérance pour tenir sur eux le salut des nations.

Je me permets de voir en eux, tous les beaux visages de nos sœurs aînées consacrées. Elles qui, tout au long de leur vie ont reçu dans leurs mains le corps du Christ, dans son eucharistie ou dans leurs bras le corps des faibles ou des malades.

Nous pouvons aussi contempler Marie et Joseph, parents heureux et fidèles à faire vivre à Jésus ce que la loi de leur peuple prescrit. Marie et Joseph enracinés dans la foi et la confiance vont présenter au Seigneur Dieu celui qui est son Fils de toute éternité. Marie et Joseph, qui ne cessent de découvrir leur enfant, s’étonnant sans cesse de ce qui était dit de lui demeurent ouverts au mystère. Ils se laissent instruire et surprendre par Dieu qui parle par la bouche de Syméon et d’Anne.

Je me permets de voir en eux, toutes les consacrées dans la fleur de l’âge qui, avec confiance et fidélité à l’enseignement de l’Eglise, avancent sur les chemins du service des hommes et des femmes de notre temps. En chacun elles cherchent et trouvent le Christ, réalisant chaque fois ce que nous partage la lettre aux hébreux : Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition. Dans la personne âgée, dans le malade ou le prisonnier, dans le sans abris ou le jeune en recherche elles contemplent l’époux qu’elles chérissent et aiment servir.

Nous pouvons enfin contempler le Seigneur Jésus, à la fois petit enfant dans l’évangile et glorieusement Ressuscité dans la lettre aux Hébreux ! Il est à la fois l’image de notre vulnérabilité et l’annonce de notre gloire à venir. Ce frère s’est fait notre semblable dans la faiblesse de notre nature humaine, et par l’offrande de sa vie, il nous élève jusqu’à la dignité de fils et filles de Dieu pour l’éternité.

À chacun de nous, que le baptême a consacré, Dieu demande aujourd’hui, de lever le fronton de la porte de son cœur afin que, par l’Eucharistie que nous célébrons dans la joie et recevons en communion, celui qui souffrit sa passion sur la croix y entre en roi glorieux. Que sa présence au cœur de notre cœur illumine notre vie et fasse d’elle le plus beau des chandeliers ! Amen

Journée mondiale de la vie consacrée

Comme chaque année, lors de la fête de la présentation du Seigneur au Temple célébrée le 2 février, l’Eglise rend grâce et prie pour la vie consacrée.

Et c’est dans la joie que de tout le doyenné de Lons, les chrétiens sont venus chez les petites sœurs de pauvres pour rendre grâce au Seigneur de la vie consacrée présente sur leurs paroisses.

Car c’est une grâce pour nous de vivre et agir fraternellement avec Les Petites Soeurs des Pauvres, les Soeurs Franciscaines et les Soeurs de l’Alliance. Nous devons aussi, mais en respectant leur discrétion, rendre grâces pour les vierges et laïques consacrées présentes chez nous!

la célébration de la messe fut précédée de la procession des cierges,

à l’offertoire chaque congrégation a porté en procession sa règle de vie.

au terme de la célébration un verre de l’amitié a été partagé avant que les sœurs et les prêtres présents ne se rendent à un repas convivial dans le bâtiment tout neuf et fort fonctionnel de ma maison.

 

MERCI A TOUTES LES SŒURS QUI ONT PRÉPARÉ

CE BEAU TEMPS FESTIF ET COMMUNAUTAIRE ….

ET UN MERCI SPÉCIAL AU PETITES SŒURS POUR LEUR ACCUEIL ET LE REPAS!

les homélies du père Armand N’DAYE sont désormais en ligne…

voici ses  homélies des 2° et 3° dimanche Temps Ordinaire C

Deuxième dimanche du temps ordinaire CDeuxième Dimanche dt Temps Ordinaire C

Troisième Dimanche du T.O -C-

 

Ouverture : Bien chers frères et sœurs dans la foi,

En ce jour, c’est bel et bien notre foi qui nous réunit ; la foi en un Dieu qui compte sur chacun et chacune de nous pour porter à tous nos proches, à tous ceux que la vie met sur notre route, la Bonne nouvelle de son Amour qui libère, éclaire, relève et redonne vie !

Que son Esprit, celui-là même qui animait son Fils, Jésus, et lui faisait faire tant de bien, descende sur nous et fasse de chacun de nous, de véritables témoins de sa Bonne nouvelle pour le monde.

 

« Sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge… »

Bien chers frères et sœurs,

Ces paroles que nous venons d’entendre nous sont rapportées par l’évangéliste St Luc ; un témoignage qui s’appuie, non sur une légende ou un conte d’un certain Jésus dont l’existence historique est discutée aujourd’hui par nombre de nos contemporains , mais bien, nous affirme Luc, un témoignage qui a été fait « d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole » !  Oui, fidèles croyants, Jésus n’est pas un personnage créé de toute pièces, il n’est point un héros de nos fables ni un personnage qui serait le fruit d’une imagination quelconque ! Oh que non ! Jésus a bel et bien existé et ce témoignage de St Luc nous le démontre.

Jésus, un homme qui a su bouleverser et conquérir le cœur des foules ; un homme dont le nom et la renommée ont traversé les frontières d’Israël ; un homme vers qui accouraient, et de partout, tant de monde pour l’écouter et se faire guérir. Oui, Jésus devait être bien célèbre pour attirer à lui tant de foules et même les plus hautes autorités religieuses et les théologiens de son époque ; célèbre non pas parce qu’il avait créé tel ou tel chose ou remporté tel ou tel autre prix, mais célèbre, nous disent les évangiles, par son enseignement et ses actes qui remplissaient d’émerveillement et suscitaient l’éloge de tous ceux qui l’écoutaient et le regardaient.

En effet, chers amis, quelle personne a eu autant d’aura et suscité autant d’intérêt que le nom de Jésus dans l’histoire humaine ! Un nom qui va bouleverser de manière unique et définitive le cours de l’humanité entière ; un nom et une présence qui vont bouleverser de manière définitive la vie de tant de personnes ; un nom qui va traverser les barrières du temps et de l’espace pour résonner aujourd’hui à nos oreilles.

Aujourd’hui encore, chers fidèles croyants, le nom de Jésus continue d’attirer à lui, de bouleverser des vies, de changer le quotidien de tant et de tant de personnes ; aujourd’hui encore, sa Parole et son enseignement continuent de retentir avec force et efficacité aux quatre coins du monde suscitant joie et émerveillement, mais aussi, comme nous l’avons vu avec le peuple d’Israël dans notre première lecture, émotion et adoration.

Mais alors, qu’est-ce qui fait la particularité de cette Parole ? En quoi est-elle si différente ? Pourquoi suscite -t-elle tant d’engagement et d’adhésion ?

Cette Parole, nous dit Jésus, c’est dans l’aujourd’hui de notre vie qu’elle s’accomplit ! C’est une Parole incarnée, car en Jésus, parole et action se conjuguent, non au passé, mais toujours au présent ! Une Parole qui nous rejoint dans ce que nous vivons et qui est une réponse à nos profondes aspirations, aux multiples inquiétudes d’un monde et d’une société de plus en plus gagnés par l’angoisse et la peur…

Aujourd’hui, frères et sœurs, et plus que jamais, Jésus invite l’Eglise que nous formons à être le héraut de cette Parole, à continuer de semer dans la terre quelquefois bien aride des hommes et des femmes que nous côtoyons, la graine de sa Parole qui est vie ; une Parole qui nous presse à « annoncer la Bonne nouvelle aux pauvres », à tous ceux-là qui essayent de survivre tant la vie est pour eux difficile, à « annoncer aux captifs », c’est-à-dire, à ces hommes et femmes enfermés dans les geôles de la peur, de la haine, de la solitude et de la souffrance, « leur libération », à dessiller les yeux de tous ceux-là qui sont aveuglés par l’égoïsme, le chacun-pour-soi, le pouvoir et la richesse ; à délivrer ceux que les choix et les décisions d’une société sacrifient et oppriment ; mais surtout, nous dit Jésus, à « annoncer une année favorable accordée par le Seigneur », c’est-à-dire, à crier cette parole qui nous dit : oui, Armand, oui Monique, Jean, Adèle, oui, avec le Seigneur à tes côtés, rien est fini, tout est possible ! Qu’avec son Esprit en toi, l’espérance ne décevra jamais, et qu’à « cœur et âmes vaillants, rien d’impossible » !

Chers condisciples, la Parole de Dieu est toujours à l’œuvre dans le cœur des croyants, elle continue d’être efficace pour tous ceux qui mettent leur foi en elle ! Oui, nous conforte le psalmiste : « La Loi du Seigneur est parfaite », elle « redonne vie… rend sage », réjouit le cœur, « clarifie le regard… »

Oui, Seigneur, « accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur ! » Amen