la joie de se retrouver

Quelle joie de pouvoir se rencontrer dans nos paroisses malgré la pandémie. En respectant les normes sanitaires différentes groupes paroissiaux des paroisses des Coteaux de Seille et de Saint Martin des Vignes se sont retrouvés pour prier et réfléchir autour de la parole de Dieu.

Tel fut le cas des équipes liturgique et funérailles des Coteaux de Seille qui le mercredi 3 février ont partagé sur les thèmes de l’accueil des nouveaux arrivants, tant ceux qui s’installent dans les villages et que l’on peut allé saluer au nom de la paroisse que ceux qui viennent directement jusqu’ à l’église le dimanche et que nous sommes heureux d’accueillir et d’échanger quelques mots avec eux. Il faut travailler à favoriser la convivialité et la fraternité, en ce sens les paroissiens qui le souhaitent pourront visionner à l’église de Voiteur l’ordination de Mgr Garin dimanche prochain. bien d’autres choses ont été débattues et partagées. Si vous êtes intéressé, nos équipes sont prêtes à vous accueillir pour servir joyeusement nos paroisses.

Et ce samedi 6 février les enfants de la catéchèse de St Martin des Vignes et des Coteaux de Seille et leurs parents avaient rendez-vous avec leurs catéchistes et le père William à l’église de Voiteur, histoire de reprendre le rythme des rencontres et profiter de se retrouver! Au menu : chants, lecture d’évangile avec une méditation, puis le père William a raconté l’histoire de sainte Bernadette. Comme dimanche 7 février est le dimanche de la santé, en lien avec le thème, les enfants ont mis dans une corbeille les dessins qu’ils avaient préparés pour les résidents de la maison de retraite Sainte Marthe; en échange de quoi ils ont reçu une image avec une prière.


homélie du 4° dimanche ordinaire C

par le père Arnaud Brelot

Mariage

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens : Frères, j’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari. C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

C’est dans les années 40-45 que Paul a fondé l’Eglise de Corinthe, et c’est vers l’année 55 qu’il lui adresse la lettre dont un extrait a été lu ce matin. A cette époque la plupart des chrétiens issus de la première génération des croyants, chauffés à bloc par l’Esprit Saint, sont persuadés que le Seigneur Jésus allait revenir très vite, lui qui était retourné vers le Père une vingtaine d’années plus tôt. Ils croient à un retour imminent du Seigneur dans la Gloire. Le but de leur vie, à une telle échéance, est donc de vivre le plus saintement possible, d’être tout entier consacré au Seigneur, de n’avoir souci que de Lui et de se préparer à ce retour.

Mais dans cette même communauté de Corinthe d’autres commencent déjà à trouver le temps long. On les retrouve parmi ceux qui s’étaient gardés purs pour le retour imminent du Seigneur et qui maintenant, le temps passant, ont des idées d’une vie plus ordinaire, plus enracinée dans la vie sociale. Ceux-là vont opter pour le mariage ou carrément vivre n’importe comment.

Le non-retour du Christ provoque donc à Corinthe un relâchement des mœurs suffisamment fort pour que Paul se fende d’une lettre dans laquelle il remet les choses en place et en perspective. Il lui faut à la fois faire le constat que le Seigneur n’est pas encore revenu et en même temps réaffirmer qu’il faut se tenir prêt pour le jour où il reviendra ! C’est là tout le propos de Paul aux corinthiens : comment dans le temps se garder purs et saints en vue du retour du Christ ? Et l’argument de Paul est à replacer dans le temps : Il croit, lui aussi, à un retour du Christ rapide et à cause de cela il explique qu’opter pour le mariage risque de faire baisser la vigilance à l’égard du Seigneur : c’est dans ce sens qu’il faut comprendre son propos : Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.

Ce n’est pas une condamnation du mariage, mais un souci de garder les personnes tout entière tournées vers le Seigneur qui anime les propos de Paul.

Au fur et à mesure que les années puis les siècles passeront, l’Eglise comprendra peu à peu l’ampleur de sa mission et que le retour du Christ s’opérera quand toute la création aura reçu la révélation de la foi chrétienne. Et qu’en attendant il faut se tenir prêt, il faut demeurer veilleur.

Ce qu’l faut bien saisir, c’est le poids de ces premières années sur notre perception de la sainteté : pendant plus d’un millénaire et parfois jusqu’à aujourd’hui encore, trop de personnes pensent que pour être saint il faut être célibataire, prêtre ou religieux ou vierge consacrée. Et d’ailleurs pendant cette période l’immense majorité des saints canonisés, hormis quelques exceptions, sont des consacrés pape, religieux, religieuses, vierges ou prêtres. Ce n’est que peu à peu que va émerger dans l’Eglise ce constat que l’on peut être saint et dans le monde, saint et marié par exemple. Et Alors la sainteté est accessible à tous, elle touche tous les baptisés, elle doit être notre souci commun. Tel fut, entre le XVI et le XVII siècle, le souci de saint François de Sales dont le livre « Introduction à la vie dévote » proposait un chemin de sainteté à la portée de chacun, quels que soient son état de vie, sa situation sociale, son âge ou sa santé. Dans la préface il écrit : « une âme constante et forte peut vivre dans le monde sans en prendre l’esprit, s’abreuver aux douces sources de la piété au milieu des eaux amères de ce siècle, et survoler les flammes des convoitises terrestres sans y brûler les ailes de ses saints désirs. »

Les Evêques lors du concile Vatican II ont consacré cette intuition dans le chapitre cinquième de la constitution sur l’Eglise Lumen Gentium dont le titre est « l’appel universel à la sainteté dans l’Eglise » on peut lire dans le N°40 : « les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par la même, réellement saints. Cette sanctification qu’ils ont reçue, il leur faut donc, avec la grâce de Dieu, la conserver et l’achever par leur vie ».

Oui chers frères et sœurs, vous qui êtes les saints et les saintes du Seigneur, c’est la manière dont vous vivez votre vie qui vous permet de conserver la sainteté dont vous êtes revêtus depuis votre baptême. Chacun, peut dans l’Etat de vie qui est le sien (laïc ou consacré, marié ou célibataire) déployer une vie sainte. Une paroissienne à qui je confiais jeudi le sujet de mon homélie de ce matin, m’a témoigné qu’elle a essayé de vivre sa vie de femme, de mère et d’épouse dans la perspective d’une union plus grande et plus fidèle avec le Christ. Que c’était pour elle une évidence que Jésus l’appelait à le suivre, à l’aimer et à le faire aimer tant en travaillant comme enseignante, qu’en éduquant ses enfants selon l’Evangile ou en tâchant de vivre avec son époux en couple chrétien.

C’est également ce souci qui a animé Louis et Zélie Martin les parents de st Thérèse de Lisieux qui furent canonisés en tant que couple pour la sainteté de leur vie conjugale. Et nous aurons la chance d’accueillir dans notre doyenné leurs reliques du 30 avril au 02 mai prochains.

Que cette année, chacun de nous soit déterminé, là où Dieu l’a planté, à vivre dans selon les enseignements du Christ car nous serons alors les fruits visibles du Royaume de Dieu qui se déploie dans le monde pour le Salut de tous les hommes. Amen.

12ième nuit des Témoins avec l’AED

Vendredi 29 janvier 2021 prochain, l’AED organise sa 12e Nuit des Témoins à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Comme chaque année, cette veillée de prière sera ponctuée de témoignages, de chants et de méditations sur les fruits du martyre. Les noms des prêtres, religieux et religieuses tués dans l’année passée seront égrenés, tandis que leurs portraits seront portés en procession jusqu’à l’autel.

Faire mémoire de ces martyrs nous permet à tous de leur rendre hommage, et de prier et encourager avec force ceux qui poursuivent, là où ils sont, leur témoignage exemplaire ; leur foi nous enseigne et nous édifie !

Créée en France en 2008 en mémoire des chrétiens morts pour leur Foi, la Nuit des Témoins est un événement organisé chaque année à Paris, en province et à l’étranger (Belgique, Croatie, Espagne, Mexique et États-Unis) ; elle rassemble des milliers de personnes.

Cependant cette année, en raison de la pandémie, la Nuit des Témoins se déroulera exclusivement à Paris, à huis clos. Elle sera en revanche retransmise en direct sur KTO, Radio Notre-Dame et RCF.

Deux Témoins du Burkina Faso et du Proche-Orient auront l’occasion de nous présenter la situation des communautés chrétiennes de leur pays :

§  Sœur Marie-Cécile Kanzyomo, religieuse de l’Immaculée-Conception de Ouagadougou, au Burkina Faso ; un pays en proie à une montée exponentielle du terrorisme et du djihadisme depuis maintenant plusieurs années, et

§  Père Charbel Eid, prêtre maronite en mission – tout particulièrement en Irak et en Syrie – auprès des chrétiens persécutés au Moyen-Orient.

→ En 2019 et 2020, dix-neuf prêtres, un diacre, un séminariste et quatre religieuses ont été tués en raison de leur foi. Ils ont été assassinés pour avoir choisi, malgré le danger, de rester auprès des plus pauvres et refusé de renier leur foi.

RDV à 20h en direct sur KTO, RND ou RCF !

homélie du 3° dimanche Ordinaire

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Aujourd’hui c’est le dimanche « de la Parole de Dieu » institué depuis le 30 septembre 2019 par le pape François. Dans le motu proprio Aperuit Illis (qui se traduit : « Il leur ouvrit »), le pape recommande « d’entrer constamment en confiance avec l’Écriture Sainte » En effet, on ne veut plus recevoir le texte sacré pour ce qu’il est, la suspicion est devenue la norme. Certes, il est légitime de replacer le texte dans son environnement, son genre littéraire et l’époque de sa rédaction. Mais il faut aussi réaffirmer son caractère sacré, redire que c’est grâce à l’Ecriture Sainte que le Seigneur nous entretient aujourd’hui, que nous pouvons le connaître, qu’Il entre en dialogue avec nous, qu’Il nous dévoile son projet d’amour pour nous. Si le doute se généralise quant à la vérité ou à la pertinence de ce que nous lisons dans la bible, alors prévient le pape « le cœur restera froid et les yeux resteront fermés ». Dieu ne peut enflammer et réchauffer de son amour qu’un cœur confiant et se révéler qu’à celui qui veut bien ouvrir les yeux sur sa vérité. C’est pourquoi le pape insiste sur la confiance que nous devons avoir dans l’Ecriture Sainte : elle est notre allié, une aide indispensable pour grandir dans la foi et dans la communion avec le Seigneur. Voilà pourquoi le pape souligne aussi « l’urgence et l’importance que les croyants doivent réserver à l’écoute de la Parole du Seigneur, tant dans l’action liturgique que dans la prière et la réflexion personnelle ». Ainsi ce matin, comme chaque dimanche, nous ne sommes pas venus seulement communier au Corps du Christ, mais aussi nous mettre à son écoute, nous nourrir de sa Parole et devenir à notre tour des relais de sa Parole auprès de notre entourage.

  1. Dieu a toujours parlé aux hommes.

C’est le propre de notre foi. Nous croyons en un Dieu qui se révèle et se fait connaître à nous. Dieu a sans cesse fait entendre sa voix. C’est elle qui retentit à travers le néant pour faire jaillir la création. C’est Dieu qui appela Abraham puis Moïse depuis le Buisson Ardent, Samuel dans le Temple de Silo. Dieu interpelle certains dont il fait les relais de sa Parole, rendant la leur efficace. Tel fut le cas de Jonas dans la première lecture où nous apprenons que « la Parole de Seigneur lui fut adressée ». Ayant écouté le Seigneur et accepté de lui prêter sa voix, Jonas se fît le relais du Seigneur auprès des Ninivites en leur proclamant son message. Ses paroles devinrent efficaces, en effet aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.

Avec Jésus, c’est Dieu lui-même qui parle aux hommes avec des mots d’homme, une voix d’homme. Ainsi dans l’évangile, Jésus proclame la Bonne Nouvelle: «le règne de Dieu est tout proche. » Il appelle également à œuvrer avec lui à l’avènement de son règne : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » rendant à son tour efficace les paroles de ses apôtres.

Et ceux qui furent gratifié des paroles du Seigneur ont transmis leurs expériences, leurs souvenirs, leur lecture des évènements dans les livres sacrés, directement ou grâces à des scribes, les uns et les autres soutenus et éclairés par l’Esprit Saint.

  • Inspirée par l’Esprit, la parole de Dieu est un guide.

Dans le psaume 24-25 nous avons entendu le verset suivant : Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Dieu qui désire nous sauver nous enseigne la vérité par sa Parole. Il nous guide en dialoguant avec nous grâce à l’Ecriture. Il fait alors de notre route un pèlerinage vers le Royaume.

Essayons de recevoir la Parole de Dieu comme une boussole, l’aune à laquelle nous mesurons nos actions, nos choix moraux, etc. Essayons toujours, surtout dans la prière personnelle, avant de prendre une décision de nous référer à la Parole de Dieu, à son éclairage, à ses conseils.

  • La Parole de Dieu : une exigence quotidienne.

Saint Paul écrit aux Corinthiens : « Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. …Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. ». Oui la victoire du Ressuscité rend concret l’avènement d’un monde nouveau qui s’établit dans ce monde au fur et à mesure que nous nous laissons transformer par la Parole de Dieu. Celle-ci doit devenir notre respiration quotidienne. Dans la méditation du 22 janvier de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens les sœurs bénédictines de Grandchamp nous livre l’exhortation qu’elles se font les unes les autres chaque début de journée : « Prie et travaille pour qu’Il règne. Que dans ta journée labeur et repos soient vivifiés par la Parole de Dieu. Maintiens en tout le silence intérieur pour demeurer en Christ. Pénètre-toi de l’Esprit des Béatitudes : joie, simplicité, miséricorde. »

Voilà une exhortation que nous pourrions aussi faire nôtre, afin que la paroisse des Roches devienne l’antichambre du royaume ! alors ce matin que celui qui vient de murmurer à notre oreille Convertissez-vous et croyez à l’Évangile, vous nourrisse aussi de sa vie divine dans l’Eucharistie que nous célébrons maintenant. Amen

une fervente prière pour l’unité des chrétiens.

Samedi 23 janvier à 16h00, les chrétiens de toutes les confessions présentes dans la région de Lons qui le souhaitaient se sont retrouvés à la chapelle saint-Luc pour un temps de prière commun préparé quelques jours plus tôt par tous les responsables de ces communautés chrétiennes.

Une foule nombreuse était présente et occupait toute l’église. Pendant plus d’une heure nous avons fait monter notre prière unanime devant le Seigneur. Prier préparée par les sœurs Bénédictines de Grandchamp. En trois veilles nous avons méditer, sur l’unité de la personne, puis celle des chrétiens avant de nous ouvrir à celle de tous les peuples et de toute la création. Par des chants propres à nos communautés respectives mais appris et chantés par tous, par des textes bibliques et des intercessions communes, notre unité dans la foi fut rendue visible par notre prière commune.

Et notre désir d’œuvrer ensemble s’est concrétisé par une démarche originale : après avoir écouté l’Evangile du Cep et des sarments dans l’évangile de Jean, ceux qui le souhaitent venait se greffer au cep de vigne, symbole du Christ qui nous donne la vie à tous. Pour que cela soit fait, chacun a reçu une silhouette sur laquelle il a imposé son nom et qu’il est venu attachée au cep. En échange lui a été remis un lumignon allumé au cierge symbole du Christ Lumière du monde. Par ce geste chacun accepte de porter, avec les autres frères chrétiens, la Lumière de la foi et de l’Amour de Dieu auprès des habitants de notre régions qui l’ignorent !

Au terme de la célébration, les trois « présidents » ont appelé la bénédiction de Dieu sur leurs frères et sœurs .

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La joie perceptible à la fin de cette rencontre nous a poussés à nous donner rendez-vous à Pâques pour célébrer ensemble l’évènement fondateur de notre foi chrétienne ! Nous vous tiendrons au courant.

rencontre des équipes liturgiques de la paroisse st Désiré.

Samedi 23 janvier à 11h00 à l’espace st Désiré les équipes liturgiques de la paroisse st Désiré se sont retrouvées pour faire le point sur leur fonctionnement et prévoir le calendrier des prochaines semaines. Ce fut une grande joie de constater que de nombreuses nouvelles personnes ont répondu à l’appel du curé de se rendre disponible pour ce service communautaire. En effet, plus les équipes sont étoffées plus le service est léger et peu chronophage. Ce service consiste principalement à préparer l’autel et le chœur pour la célébration, à accueillir les personnes à l’entrée de l’Eglise en leur imposant le gel hydroalcoolique et leur distribuant les feuilles de chants, à chercher des lecteurs et des quêteurs.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui œuvrent depuis si longtemps déjà dans ces équipes si nécessaires au bon fonctionnement de nos célébrations. Et tous ceux qui veulent nous rejoindre sont également les bienvenus, pour cela appelez Martine notre secrétaire pour vous inscrire au 0384240444 !

homélie 2° dimanche Ordinaire

par le père Arnaud Brelot

breves meditations - SIGNES ET PROMESSES

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean :  En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

Le Seigneur appelle depuis toujours ceux dont Il a besoin pour que s’accomplisse son projet à travers les siècles. Il rend les humains nécessaires à l’édification de son règne, eux pour qui Il fit jaillir du néant, le temps, l’espace et toute la création ; eux qu’Il créa à son image et à sa ressemblance. Ainsi au cours de siècles Il exhorta Abraham, qui eut foi en Lui, à partir pour fonder son peuple ; Il demanda à Moïse de le libérer et de le conduire en Terre Sainte. Au temps du prêtre Eli, Dieu appelle Samuel qui aura à consacrer David comme roi du peuple élu. Et pour que l’élection du peuple juif s’étende à toute l’humanité, Dieu appela Marie dont le « oui » permit à son propre Fils de se faire homme. La nouvelle alliance rendue possible en sa vie donnée par amour des hommes, Jésus veut la faire connaître à tous les humains et pour réaliser son projet il appelle à son tour ceux dont Il a besoin, ainsi en est-il, dans l’évangile du jour, d’André et de son frère Simon qui deviendra Képhas, c’est-à-dire Pierre. Par cet acte Il établit son Eglise dont la mission est d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous.

Aujourd’hui encore, pour les mêmes raisons, le Seigneur Jésus appelle ceux dont il a besoin à intégrer son Eglise par le baptême (nous avons 6 catéchumènes) et ceux qui sont déjà baptisés à servir d’une manière spéciale son projet. Donc nous avons tous une vocation, un appel du Seigneur à servir son projet. Et chacun doit prendre sa place et se réjouir de travailler avec d’autres pour que s’établisse son règne d’amour et de paix.

Cependant quand nous parlons des vocations, nos réflexions sont souvent teintées de tristesse et de découragement. Nous pensons souvent que la partie est perdue, et que Dieu se désintéresse de nos communautés la plupart désertées par les plus jeunes et où peu d’entre nous répondent aux diverses sollicitations (équipes funérailles, préparation aux divers sacrements, équipes liturgiques, ménage, etc.) Pourtant, Dieu, hier comme aujourd’hui ne cesse d’appeler par la voix de son Eglise. Alors voyons comment il s’y prend et nous concernant, comment lui répondre.

  1. Dieu appelle, et c’est grâce à ses intermédiaires qu’on le comprend.

Prenons l’exemple de Samuel dans la première lecture. Par trois fois Dieu s’adresse simplement à lui. Mais pour saisir que l’appel vient de Dieu, Samuel a besoin de l’aide et de l’expérience d’Eli qui lui prodigue des conseils. De même grâce à Jean le Baptiste, André auquel Jésus est présenté comme l’agneau de Dieu, se met à la suite de Jésus. Et par l’intermédiaire d’André Jésus appelle Simon qui devient Pierre ! Ainsi la confiance que nous faisons dans les paroles et les conseils de ceux qui ont déjà répondu à l’appel de Dieu peuvent nous aider. Leur expérience nous permet de discerner l’appel de Dieu et leurs encouragements à y répondre.

  • Il faut se mettre à l’écoute.

Si servir Dieu est notre vocation à tous, alors cela exige d’abord de se mettre à l’écoute de ses besoins. En ce sens, le conseil d’Eli à Samuel est excellent, et comme lui chaque matin disons au Seigneur : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » Oui mettons-nous à l’écoute, laissons Dieu nous dire ce qu’il attend de nous chaque jour. Dieu appelle certains pour des missions spéciales (prêtres, vie consacrée, service de la charité…), mais par son Eglise, il appelle tous les baptisés à se retrousser les manches pour le Royaume. Aussi faut-il se mettre également à l’écoute de l’Eglise : quand elle a besoin de catéchistes, de membres d’équipes funérailles, de personnes pour entretenir ou ouvrir les églises, pour servir les pauvres, etc.

  • Il faut aussi se rendre disponible.

Tous nous sommes débordés et avons tant d’autres choses à faire ! mais là encore l’évangile nous est précieux. En effet, d’André et son compagnon ont dit : « Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là ». D’une certaine manière ils font un bout d’essai avec Jésus avant de s’engager. Et si on faisait de même ? Avant de dire ‘non’, ‘je ne sais pas’,’ je n’ai pas les capacités’, etc. ne pourrait-on pas essayer ? voir accepter de se former ?

  • Tous les chrétiens sont appelés au service du Royaume.

C’est pourquoi nous devons prier avec insistance pour l’unité de l’Eglise et nous réjouir qu’Evangéliques, Protestants, Orthodoxes et Catholiques tous ensemble nous fassions connaître, aimer et rayonner Jésus le Christ à travers le monde. Dès demain commence la semaine de prière pour l’unité des chrétiens avec le thème « demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance ». Tâchons chaque jour de prier sincèrement à cette intention (un feuillet vous a été distribué pour cela) et tout particulièrement le samedi 23 janvier prochain à 16h00, quand toutes les Eglises et communautés chrétiennes présentes dans la région de Lons se retrouveront à l’église st Luc pour prier ensemble. Je vous invite à venir nombreux, pour joindre votre prière à celles de tous nos frères chrétiens.

Que notre eucharistie ce matin nous donne les forces nécessaires pour dire « oui » aux appels du Seigneur et de son Eglise, afin que partout son nom soit connu et aimé. Amen

se rencontrer et échanger sur la foi, c’est essentiel.

Nos aînés nous donnent souvent l’exemple et en respectant les normes sanitaires ils se retrouvent pour échanger et grandir ensemble dans la foi. Que se soit en ACI (Action Catholique des milieux indépendants)

 ou en groupe de partage du livret diocésain ( et Bravo à Sr Agnès-Marie qui a créé un nouveau groupe à « ma maison » avec des résidents des Petits Sœurs des Pauvres). Voici ce que m’a écrit Sœur-Marie : « voilà un aperçu de nos réunions du samedi avec le livret diocésain que nous « dégustons » semaine après semaine. Nous allons tout de même arriver au chapitre 4 samedi prochain, beaucoup m’ont demandé le livret, dommage qu’il n’y en a plus! j’ai donné le mien au nouvel arrivé Mr. Georges très attentionné. C’est une belle initiative car on se sent unis au diocèse malgré notre isolement. »

Les membres des EAP ne sont pas en restent, eux aussi se retrouvent pour partager et essayer de prévoir la vie pastorale des mois à venir (comme sur la photo l’EAP de St Désiré). Merci de prier pour eux tous et pour leur mission.

homélie du 1° dimanche de l’Avent

par le père Arnaud Brelot

Lecture du livre du prophète Isaïe : C’est toi, Seigneur, notre père ; « Notre-rédempteur-depuis-toujours », tel est ton nom. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face. Voici que tu es descendu : les montagnes furent ébranlées devant ta face. Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés. Tous, nous étions comme des gens impurs, et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés. Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. Car tu nous as caché ton visage, tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes. Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

Comme un vent qui souffle sur nos vies - SERAPHIM
« nous étions desséchés comme des feuilles et nos fautes comme le vent nous emportaient. »

Comment les paroles du prophète Isaïe, écrites il y a bientôt 3000 ans, peuvent-elles aussi bien décrire l’état de nos âmes ? Comment peuvent-elles avec autant de précision souligner ce qui ne va pas chez nous ? Sinon qu’elles sont des paroles de feu inspirées par l’Esprit Saint de Dieu ; des Paroles pour réveiller le cœur assoupi, voir aujourd’hui, comateux, de ceux qui furent créés par Dieu comme un Père donne naissance à ses enfants ? Oui nous sommes faits pour vivre comme des fils et des filles de Dieu, des enfants du Père et nous préférons vivoter comme des orphelins. Nous sommes faits pour la gloire et la Lumière et nous nous contentons des ténèbres du péché et de la médiocrité. Il est venu jusqu’à nous et nous ne l’avons pas accueilli ! Il est là, humblement caché au cœur de ce monde ne pouvant qu’assister, terrassé dans son amour de Père, à la débandade de sa création. On Le proclame absent et l’on dit « Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? » d’autres affirment même qu’Il est mort disant : « Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. » Et nous croyants nous nous interrogeons « Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? ». Tous nous découvrons la misère d’une condition humaine privée de la grandeur de sa vocation spirituelle. Isaïe décrit tellement bien l’homme réduit à son humanité, amputé de sa condition d’enfant de Dieu : Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Oui l’homme loin de Dieu ne devient plus qu’une feuille morte ballottée par les vents du relativisme, des modes, des compromis et de l’assouvissement des bas instincts.

L’homme sombre dans le néant du reniement de lui-même. En refusant sa filiation divine et la vie éternelle qui en découle ; se déclarant libéré de Dieu, l’homme ne sert plus que la culture de mort et les projets mortifères : avortement et l’euthanasie, chosification des personnes et de leur corps, exploitation de la main d’œuvre à des fins mercantilles, et maintenant le fin du fin la revendication de fraterniser avec les animaux et de se considérer comme l’un d’eux ; on appelle cela l’antispécisme. Cela a vraiment un gout de reviens-y quand on sait que le peuple élu se prosternait déjà devant un veau d’or dans le désert: diviniser les animaux, les élever jusqu’à notre vocations propre d’humains, voilà un grand péché qui fut déjà dénoncé par Dieu au temps de Moïse. Comment être plus loin de la gloire que Dieu a voulu pour nous, nous tirant du néant pour nous créer à son image et à sa ressemblance ?

Oui la tempête soufflait du temps Isaïe sur le peuple perdu et elle souffle encore en notre temps. Beaucoup comme au temps d’Isaïe s’interrogent et demandent : Où est le Seigneur en ces temps difficile, où sont sa puissance et sa gloire qu’il déployait pour anéantir ses ennemis, pour sauver son peuple élu. Oui le silence de Dieu est assourdissant d’autant plus quand la surdité des hommes rend quasi impossible l’échange, l’écoute.

Et pourtant le constat d’Isaïe qui est aussi le nôtre s’il est plein de tristesse et de regret, n’est pas le mot de la fin. Quand Dieu n’a plus pu parler à l’homme comme il faisait du temps de nos pères les patriarches, il a trouvé un autre moyen d’entrer en relation avec nous. Il s’est fait l’un de nous. Il est venu parmi nous pour dialoguer avec nous, pour que de nos yeux, de nos cœurs, de nos esprits et de nos intelligences nous puissions contempler la splendeur de notre vocation, la grandeur de son appel. Jésus est l’homme nouveau, l’homme renouvelé que nous sommes appelés à être, à revêtir.

Voilà ce qu’est le temps de l’Avent, un temps pour nous ressaisir, pour redécouvrir ce qui nous a été promis et qui s’est réalisé en Jésus. Un temps pour réaliser l’immense grâce qui nous a été faite dans la naissance de Dieu parmi nous. Paul l’affirme aux Corinthiens dans la 2° lecture : aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. Oui les amis ! Dieu est à la fois celui qui est venu et celui qui reviendra ; il est celui qui vient en chaque eucharistie restaurer sa gloire en restaurant notre humanité. Paul nous le rappelle : Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Alors en recevant la vie de celui qui nous a tant manqué et dont on a été privé pendant ce 2° confinement, faisons nôtres les paroles d’Isaïe, redisons à Dieu « Seigneur, c’est toi notre père » et laissons-le agir en nous, disons-lui : « Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main. ». Que notre eucharistie en ce premier dimanche de l’Avent, restaure en nous l’enfant de Dieu que nous sommes et le désir de l’être totalement. Amen.

L’Eucharistie au coeur de notre foi

Frères et sœurs en Christ, bonjour à tous,

Il y a des jours, où les nouvelles que nous recevons, les attitudes auxquelles nous faisons faces, les paroles qui nous sont dites nous agacent, nous déçoivent, nous déconcertent. Celles des derniers jours autour de la reprise de la messe et de la liturgie dans les églises en font partie.

Malgré les contacts pris et les échanges entre le gouvernement et la conférence des évêques, la jauge de 30 personnes est maintenue pour toutes les célébrations religieuses dans les églises. Cela s’impose à nous, même si il est légitime que nous soyons bouleversés et énervés. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour satisfaire à cette exigence, tout en respectant les normes sanitaires précédemment établies (masque, gel et distanciation), sachant qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Pour y parvenir au mieux, et parce que l’Eucharistie est vitale pour les chrétiens que nous sommes, nous avons décidé de multiplier le nombre de messes dans notre doyenné pour qu’un maximum d’entre vous puisse y accéder.

Vous trouverez  ci-dessous les nouveaux horaires valables jusqu’au 15 décembre.

Paroisse les Roches :

le dimanche à 10 h30, à Vevy.

Paroisse Saint Pierre-François Néron

le dimanche à 9 h et 10 h 30 à Macornay.

Paroisse les Coteaux de Seille  

le samedi à 18 h 00 et le  dimanche à 10 h 30   à  Voiteur.

Paroisse Saint Martin des Vignes 

le samedi à 18 h 00   et le  dimanche à 10 h 30   à  Montain.

Paroisse Saint Désiré : 

le samedi (28/11 et 13/12) à 18 h 00 St Luc  St Désiré et  Perrigny 

le samedi 6/12 à 18 h 00 St Luc  St Désiré et Montmorot 

le dimanche  aux Cordeliers : 8 h 30 –  9 h 30 – 10 h 30  et  11 h 30.


Nous maintenons également l’Adoration Eucharistique et  la distribution de la Communion le dimanche après-midi aux Cordeliers de 14h 30 à 16 h 00 pour ceux qui auront prié avec la messe télévisée  ( il n’y aura pas de messe en doyenné sur internet).

Les messes de semaine en paroisse reprennent dès ce samedi 28 novembre dans les lieux et aux horaires habituels.

Dans la joie de nous revoir et de célébrer ensemble le Christ Ressuscité et de vivre en communauté l’entrée en Avent !

p. Arnaud Brelot pour l’équipe des prêtres et des EAP