les jeunes pro du Jura ont fait leur rentrée

Le groupe  diocésain des jeunes pros  se sont retrouvés ce vendredi 27 septembre 2019

Il existe depuis presque 4 ans et est déjà composé de plus de 30 membres  venus des quatre coins du Jura. Les Jeunes Pros ont pour objectif de permettre à de jeunes adultes jurassiens, nouvellement entrés dans la vie active, mais également  nouveaux arrivants dans le Jura, de vivre et d’approfondir leur foi chrétienne au travers de rencontres, de partages.

Vous avez entre 20 et 35 ans ?
Partageons le dîner un vendredi soir par mois à partir de 19h45,  à l’hôtellerie du monastère des clarisses à POLIGNY ou bien au week-end Ski aux Rousses en Janvier et au Week-end Camping en Juin à l’ermitage Notre Dame de Mièges.
Nos rencontres sont sans engagement, conviviales, joyeuses. Elles se terminent vers 22h30/23h00.
Vous devez vous inscrire avant le jeudi pour y participer : jeunescathos39@eglisejura.com

C’est le Père Patrick Gorce qui est venu nous donner un enseignement ce vendredi 27 septembre 2019.

 

La prochaine rencontre pour les jeunes pros, c’est le concert Feel GOD, le samedi 19 octobre à Lons le Saunier, à 20 H 30.

Le vendredi 22 novembre, nous retrouverons le Père Arnaud Brelot autour de notre table à Poligny,

Visitez la Page Facebook des jeunes pros du Jura

 

 

homélie donnée par notre évêque le 22 septembre à Juraparc

Frères et sœurs, chers amis,

Il y a des dimanches où les textes de la liturgie, de l’Ancien Testament mais aussi du Nouveau Testament, peuvent nous sembler complexes, subtils, riches de nombreuses nuances, mais il me semble aujourd’hui que les textes de la liturgie nous conduisent de manière assez claire et directe.

La lecture du livre d’Amos d’abord. Tirée de l’Ancien Testament et d’un prophète qui a vécu sept cents ans avant la venue de Jésus, elle nous parle d’un prophète envoyé par Dieu vers son peuple, parce que le peuple ne se comporte pas de manière cohérente avec sa foi et ce que Dieu lui a donné comme règles de conduite. Le Peuple d’Israël a reçu une Loi, des principes, et il n’en vit rien véritablement. Pire encore, il semble vivre de la Loi, il semble la respecter extérieurement, le shabbat par exemple, mais c’est pour mieux mettre son énergie au trafic et à la tromperie dès que le shabbat est fini. Vous l’avez entendu, le mot d’ordre pour Israël, c’est « diminuer les mesures, trafiquer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances », disent les hommes marqués par l’avidité du gain. Aucune ressemblance avec des circonstances actuelles, bien évidemment, dans ce texte…

Le drame des fils d’Israël, c’est qu’ils se sont éloignés de Dieu, de sa sagesse. Ils se comportent comme des tricheurs, ils pensent naïvement être gagnants. Ils pensent être forts, mais ils préparent leur propre malheur. Ce peuple corrompu, ce peuple de tricheurs, est en train de s’autodétruire. Son mauvais comportement, en effet, l’affaiblit progressivement et l’affaiblit tellement qu’il ne pourra d’ailleurs plus – et l’histoire le montrera – se défendre lorsque son territoire sera envahi. Oui, quand le cœur de l’homme est corrompu, quelle qu’en soit la torsion, petite ou grande, croyant être malin il fabrique sa propre destruction, il se détruit lui-même, ainsi que la société qui va avec. Car Dieu ne peut plus être avec lui, car Dieu ne peut plus lui faire confiance.

C’est aussi ce que nous rappelle avec force Jésus dans l’évangile de ce jour. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est aussi malhonnête dans une grande. En d’autres termes, si le cœur de l’homme est corrompu, il l’est totalement, et la confiance, souligne Jésus, n’est plus possible non plus.

Et quelle est la cause majeure de cette corruption ? La même qu’au temps du prophète Amos : le goût du toujours plus, la soif insatiable d’amasser, le désir de posséder et de dominer. Pour l’homme, souligne Jésus, le risque est donc d’avoir un maître, l’argent, et tout ce qu’il symbolise, et donc de devenir peu à peu dépendant, de vivre sous cette tyrannie du « toujours plus », de devenir esclave de l’argent et du pouvoir qu’il donne. C’est confondre l’argent comme un moyen utile, nécessaire dans la société, avec l’argent, le pouvoir, comme but d’une existence, pour exercer ce pouvoir. Ce pouvoir alors, quand il est sans limites, quand il semble illusoirement sans limites, fait entrer dans une sorte d’ébriété collective qui fait que l’homme se trompe lui-même. Pourtant, comme le dit le psaume 48, « aussi cher que tu puisses payer, toute vie doit finir, nul ne peut racheter son frère à la tombe ». Il y a des limites dans la vie.

La Parole de Dieu une fois de plus, peut-être un peu brutalement, nous ramène à la réalité et au bon sens. Nous sommes de passage sur cette terre, nous sommes pèlerins de passage. A nous d’être sages dans ce passage, et de se souvenir que le vrai but de l’existence, c’est peut-être notre compagnonnage avec Dieu, car lui seul peut nous ouvrir à l’infini, au sans-limites, à la plénitude de la vie. C’est son souhait, disait la seconde lecture que nous avons entendue, que tous les hommes soient sauvés, que tous les hommes connaissent la vérité, c’est-à-dire son Fils Jésus, lui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie ».

L’évangile de ce dimanche nous pose donc, à tous et à toutes, une question essentielle, la vraie question de la vie : où est notre cœur ? Vers quoi tend notre cœur ? Par quoi est-il occupé ? Sommes-nous dans cette illusion du « toujours plus », d’une course à l’accumulation, dont nous savons d’ailleurs aujourd’hui que, non contente de corrompre notre cœur, elle corrompt notre écosystème tout entier et nous mène droit dans le mur, ou usons-nous des moyens, quels qu’ils soient, de manière juste, sobre, avec le bon sens qui nous fait comprendre aussi la volonté de Dieu ? Sa volonté, c’est que nous ne confondions jamais le but et les moyens. Sa volonté, c’est que nous vivions de lui ; sa volonté, c’est que nous nous fassions confiance les uns aux autres, c’est que nous entrions dans sa confiance de plus en plus pour être responsables de notre vie, de notre relation aux autres, de la société que nous bâtissons ensemble. Sa volonté, oui, je le répète, c’est que tous les hommes soient sauvés, c’est-à-dire qu’ils vivent tous de la joie du salut, qu’ils connaissent la vérité, qui est l’amitié vraie avec Jésus.

C’est là, c’est très exactement là que s’enracine ce que nous faisons ce matin à l’occasion de cette célébration de doyenné, parce cela éclaire notre mission commune de baptisés.

Nous n’avons pas reçu la Bonne Nouvelle, nous n’avons pas reçu le baptême, la vie de Dieu, en partage, pour la laisser se nécroser et mourir en nous, étouffée par d’autres intérêts. Nous ne l’avons pas non plus reçue pour la garder égoïstement, bien au chaud, dans une sorte de vie chrétienne « en pantoufles ». Le Seigneur nous a donné cette vie, ce message, pour vivre de Jésus, pour être « en sortie », comme le dit le pape François, pour annoncer Jésus à tous les hommes qui peuvent peut-être avoir le goût de l’entendre, de le connaître et de vivre de lui. C’est notre vocation de disciples, de disciples missionnaires, et cette vocation concerne tous les baptisés, chacune et chacun d’entre nous, quel que soit notre âge, quelle que soit notre situation de vie.

Il m’arrive souvent, lorsque je fais des visites pastorales, de passer un moment dans des maisons de retraite, dans des Ehpad. Combien de fois je vois des gens qui me disent : « Ah, Père, Monseigneur, moi je ne peux plus rien faire pour l’Eglise », et je leur dis toujours : « Tant que vous avez un cœur qui bat, vous avez un cœur qui peut aimer ; tant que vous avez un cœur qui peut aimer, vous êtes de la plus grande utilité à la vie de l’Eglise ». Car dans la vie de l’Eglise, , le savons bien, tout commence d’abord dans le cœur et dans la relation avec le Seigneur, par laquelle nous le rencontrons et par laquelle nous portons nos frères.

C’est bien pourquoi nous sommes réunis de manière particulière en ce dimanche ici, en ce lieu un peu inhabituel. Votre curé doyen a souhaité que l’ensemble de la communauté, que l’ensemble des baptisés de votre doyenné puissent se réunir pour célébrer. Il a souhaité que vous preniez ensemble encore plus conscience que vous êtes tous, là où vous êtes, dans vos familles, avec vos amis, dans vos quartiers, dans vos villages, dans vos lieux de travail et de loisirs, envoyés en mission pour témoigner de Jésus. Comme l’a rappelé le pape François au Maroc à Casablanca il y a de cela quatre mois, témoigner de l’Evangile, évangéliser, ce n’est pas du prosélytisme, mais c’est tout simplement vivre de la manière la plus juste, la plus droite, notre vie chrétienne, de manière à ce que notre vie interroge les autres, et que par capillarité, par amitié, si les gens le souhaitent, ils puissent nous interroger sur cette vie chrétienne et peut-être eux-mêmes y rentrer si leur liberté les y invite.

Pour cela, une chose est essentielle. Avoir un cœur qui ne soit pas un cœur occupé de manière trop générale par ce qui est secondaire, comme au temps d’Amos. Ne pas se tromper de culte en étant esclave du toujours plus, comme le disait Jésus. Il nous faut des cœurs libres, il nous faut des cœurs aimant Jésus, il nous faut des cœurs libres aimant Jésus, vivant de lui, se nourrissant de lui pour aimer toujours plus véritablement nos frères et servir dans tous les domaines de la vie.

Alors ne trafiquons pas la balance de notre cœur, vérifions les mesures, vérifions les poids, vérifions nos systèmes de pesée pour nous demander : où est mon cœur ? Qu’est-ce qui est essentiel en lui ? Qu’est-ce qui est premier en lui ? Afin que nous ne trichions pas avec Dieu, avec nous-mêmes, avec nos frères, mais que nous soyons généreux à servir.

Généreux à servir, certains d’entre vous le sont, bien évidemment ; certains, et je dirais même tous, d’une certaine manière. Mais certains, plus particulièrement en ce dimanche, montrent leur générosité en acceptant de partager la charge pastorale de votre curé avec la collaboration des frères prêtres et diacres. Je veux les saluer, je veux les remercier déjà tout particulièrement de leur générosité. Portons-les dans notre prière, afin qu’avec votre curé doyen ils puissent vivre véritablement de la confiance de Dieu, grandir dans la confiance avec vous. C’est de cette confiance en Dieu que nous vivons ici, avant de goûter un jour avec Lui, dans la vie éternelle, la confiance définitive.

Amen.

+ Vincent Jordy

Evêque de Saint-Claude

UNE BELLE RENTRÉE EN DOYENNÉ

De l’avis général, ce fut une très belle journée que celle du dimanche 22 septembre pour tous ceux qui se sont rendus à Juraparc pour célébrer en doyenné la joie d’être chrétiens. Vous êtes venus nombreux, plus de 650, des cinq paroisses qui composent notre doyenné pour une journée qui a débuté à 10h00 par la messe lors de laquelle les cinq nouvelles EAP de nos paroisses ont été installées par Monseigneur Jordy, notre évêque qui présidait la célébration.

A suivi, dans la bonne humeur l’apéritif, et à la suite, plus de 200 personnes ont partagé le repas  sur place.

Durant toute la journée, chacun des mouvements et chacune des associations présents sur le doyenné ont tenu un stand présentant leurs activités. Un bon moyen de saisir toute la richesse des propositions faites sur nos paroisses et de trouver où s’investir pour les nombreux visiteurs.

à 15h00 notre évêque, devant une belle assemblée, a donné une conférence sur le thème « pour un doyenné missionnaire ». (Sa conférence est disponible auprès de son secrétariat), alors que d’autres ateliers étaient proposés aux enfants (CCFD) et aux adultes (CVX)

la journée, vite passée, s’est achevée par le chant des vêpres.

MERCI A TOUS CEUX QUI ONT OEUVRÉ A FAIRE DE CETTE JOURNÉE UN BEAU SUCCÈS : les membres des EAP qui ont porté depuis un an ce beau projet communautaire, les musiciens, les choristes, l’équipe fleurissement, les très nombreuses personnes qui ont donné un coup de main pour mettre en place et débarrasser Juraparc, les membres des associations et mouvements qui ont tenu un stand et fait connaître leur activité, les catéchistes qui se sont si bien occupées des enfants pendant la messe et l’après-midi.

 

retour en images sur cette belle journée

les préparatifs…. depuis la veille 17h00 pour que tout soit prêt le dimanche matin!

une belle assemblée venu de tout le doyenné!

Et Merci aux maires qui nous ont rejoints

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LA procession s’élance, avec de nombreux servants de messe, servantes de la liturgie et tous les prêtres qui œuvrent sur le doyenné.

pour cette première fête de doyenné, chaque paroisse a été présentée par son délégué pastoral sortant (hormis Geneviève Vincent qui est nouvelle DP) ….

La proclamation de la Parole de Dieu est au coeur de l’Eucharistie. Dieu parle à son peuple à travers les textes de la Bible! Merci aux Scouts venus nombreux à la messe en ce week-end qui était aussi celui de leur rentrée.

après la prédication de notre évêque, vint le temps de l’installation des nouvelles EAP.  Chacun des membre fut appelé individuellement par notre chancelier Pierre Compagnon puis Monseigneur Jordy a rappelé à tous ce qu’était l’engagement qu’ils prenaient avant de remettre à chacun une lettre de nomination.

pendant ce temps, les enfants venus nombreux, partageaient des activités dans les ateliers faits pour eux.

 

Le temps de l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne est célébrée dans la joie et le recueillement.

après la communion et les annonces, les nouveaux prêtres présents sur le doyenné ont été présentés : le père René Daubigney et le père William Goyard. Tous les prêtres déjà à l’oeuvre ont été chaleureusement remerciés, comme les membres sortant des EAP ( la plupart étaient déjà sur le pont pour servir l’apéritif!)

Pour une mission enracinée dans le Christ, les nouvelles EAP et les prêtres en charge du doyenné ont fait monté vers Dieu leur prière puis ont reçu une bénédiction spéciale.

Après l’action de grâce, l’apéritif convivial a suivi…

et le repas dans la bonne humeur

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les nombreux stands des mouvements et associations reflètent la vitalité pastorale de notre doyenné

L’Évêque a assuré la conférence devant une belle assemblée!

 

rentrée de la pastorale des jeunes

WEEK-END DISCIPLE MISSIONNAIRE

Le  19 octobre en présence des reliques de sainte Thérèse de Lisieux, les jeunes chrétiens de tout le Jura sont attendus à Lons le Saunier pour :

  • 16h00 : une conférence de Monseigneur Jordy sur le thème : Thérèse modèle du disciple missionnaire
  • 17h00 : vénération des reliques
  • 18h00 : messe
  • 19h00 : repas tiré du sac à l’Espace st Désiré
  • 20h00 : CONCERT FEEL GOD

Comme chaque année, nous organisons un concert de louange à l’église St Désiré à Lons le Saunier le 19 octobre à 20 h 30 où nous attendons plus de 300 jeunes et familles. L’entrée est 10 €; possibilité de réserver ici https://www.billetweb.fr/concert-de-louange-feel-god?fbclid=IwAR0ud9xj8qdAAfLIch4PbTrqZTsoeKwFwXjod0RJNurTPcoa77dXgXi1xpM

 

concert feel god affiche

 

Vous trouverez ci-dessous la page Facebook du groupe https://www.facebook.com/feelgodexperience/

et un lien vidéo : youtube https://www.youtube.com/watch?v=0sZ3o2d39jY&fbclid=IwAR0wbJfm2q1Hou86legZwo5O-Ozby_BYfav1xBgJYLpMH-wyd1DaB1YdFHQ

https://youtu.be/7im23McZGeg

 

PARCOURS ALPHA JEUNES

Nouveauté cette année, nous organisons un parcours ALPHA JEUNES pour les + 17 ans. La première rencontre commence le 9 novembre 2019 à 16 heures. Invitez les jeunes à y participer.

https://www.youtube.com/watch?v=_dLQ3wvF5wE

explore le sens de la vie

https://www.youtube.com/watch?v=HLWpAOSBbn4&feature=share

Cédric Galoyer
Responsable de la pastorale des jeunes du diocèse de St Claude
https://www.facebook.com/Jeunes-Cathos-39

 

le 6 octobre il faut manifester!

manif 6 oct

de nombreux évêques de France appellent les chrétiens à manifester le 6 octobre prochain à Paris pour exprimer leur désaccord avec les propositions de la loi de bioéthique en débat à l’Assemblée Nationale.

voici une invitation de collectif « Manif pour tous » du Jura.

Bonjour,

Vous savez que le dimanche 6 octobre, une manifestation est prévue à Paris afin que ceux qui souhaitent exprimer leur désapprobation au projet de révision des lois de bioéthique puissent le faire.

Les médias se font largement l’écho du contenu de ce projet et il n’est pas nécessaire ici de rentrer dans le détail des dispositions qui sont prévues. La plupart des responsables religieux, de nombreux professionnels de santé, philosophes et politiques ont exprimé leur formel désaccord par rapport aux dérives que ce projet permettra et notamment la mise en cause du processus de filiation.

Le Collectif « Manif Pour Tous Jura » organise un aller-retour en bus pour cette journée. Si vous souhaitez vous joindre à nous, merci de vous faire connaitre par retour de mail en indiquant vos nom/ prénom / adresse et numéro de téléphone où nous pouvons éventuellement vous joindre ainsi que le nombre de personnes que vous désirez inscrire.

Le départ du bus aura lieu à Arbois et il y aura également arrêt à Dole. Concernant le prix des places, nous ne pouvons pas encore vous donner de chiffres précis, nous saurons cela lundi dans la journée. Comptez néanmoins entre 40 et 50 euros par adulte. Pour les étudiants et enfants il y aura des tarifs préférentiels. Nous partons du principe que le prix de la place ne doit pas être un frein pour votre participation à cette mobilisation; n’hésitez pas à nous dire si vous rencontrez des difficultés financières.

Celles et ceux qui ne peuvent pas se rendre à  Paris mais aimeraient soutenir cette initiative peuvent le faire par le biais d’un don, il sera le bienvenu !

Les détails de l’organisation (horaires départ, retour…) vous seront donnés dès que disponibles.

Nous comptons sur une participation nombreuse et sereine malgré la gravité de l’enjeu.

Merci d’adresser votre don par chèque à l’ordre de La Manif pour Tous Jura à l’adresse suivante  :

La Manif pour Tous Jura

8 rue du centre

39600 MOLAMBOZ

 

Le collectif d’organisation

INFOS DU DIOCÈSE septembre et octobre

 

  • FÊTE DES CHORALES LITURGIQUES DU DIOCÈSE : samedi 28 septembreà la Collégiale Saint Hippolyte à POLIGNY – A partir de 13h pour les acteurs chantants, messe à 17h30

 

  • LE ‘’MOIS EXTRAORDINAIRE DE LA MISSION’’ AVEC SAINTE THERESE DE LISIEUX !

Présence des reliques de sainte Thérèse de Lisieux dans le Jura durant le mois d’octobre, « Mois extraordinaire de la mission » voulu par le pape François. • MOREZ du 11 au 15 octobre : temps de prière, de conférences, de convivialité, son et lumière en projection monumentale • SAINT-CLAUDE le 14 octobre : prière et eucharistie de 16h à 20h à la cathédrale • CARMEL DE SAINT-MAUR du 15 au 18 octobreLONS-LE-SAUNIER, week-end missionnaire :

. samedi 19 octobre, journée diocésaine autour des Reliques : le matin Conseil diocésain des jeunes, à 16h conférence de Mgr Jordy sur ste Thérèse à l’église des Cordeliers, 17h vénération des reliques suivie à 18h de la messe à l’église des Cordeliers, 19h repas partagé pour les jeunes, 20h30 concert Feel God à l’église St-Désiré

. dimanche 20 octobre, église des Cordeliers (le matin) : temps de prière, messe et confirmation de jeunes et d’adultes à 10h30 en présence des Reliques de ste Thérèse, patronne des missions.

Dimanche 20 octobre après-midi et lundi 21 octobre : présence des Reliques à Poligny et Dole (à préciser)

 

  • CONCERT FEEL GOD : samedi 19 octobre à 20h30 à l’église St-Désiré (LONS) dans le cadre du weekend missionnaire
  • «VIVRE SA FOI EN COUPLE AVEC DES RELIGIONS DIFFERENTES» : 12 octobre de 9h30 à 12h à Poligny, salle St Roch, conférence et temps d’échanges organisé par le Service diocésain des relations avec les musulmans

Et aussi :

 

  • JOURNÉE DU PATRIMOINE: samedi 21 septembre à la Maison du diocèse à POLIGNY, visite libre de 10h à 12h30 et de 14h à 17h

 

  • TIM GUÉNARD, auteur du livre « Plus fort que la haine » donnera une conférence sur le pardon à l’Abbaye d’ACEY le vendredi 27 septembre à 20h45

 

Annonce des quêtes :

  • 6 octobre : quête pour les besoins pastoraux du diocèse
  • 20 octobre : quête pour les ouvres pontificales missionnaires

homélie du 24° dimanche

2015 avrilÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. 

Ce matin, la vertu de patience est au cœur de toutes les lectures que nous venons d’entendre. Demandée pour soi ou exercée envers les autres, elle est illustrée par chacune des lectures ce matin. Ainsi, Moïse invite Dieu à la patience envers son peuple dans l’Exode, dans le psaume le pénitent invite Dieu à la patience envers lui, dans sa lettre à Timothée, Paul rappelle combien la patience du Christ fut bénéfique à son égard et dans l’Evangile, Jésus révèle la patience de Dieu qui prend tous les moyens pour apporter le Salut à tous ceux qui en ont besoin.

1/ pourquoi la patience est-elle nécessaire? Si pour vous la route de la maitrise de soi et du choix systématique du bien est encore longue et ardue, alors vous rejoignez saint Paul qui écrit au chapitre 7 de sa lettre aux Romains : «Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Cette expérience vous inscrit dans l’humanité, celle qui fut abîmée par le péché est entravée dans son désir de faire en toute chose la volonté de Dieu. Et le premier fruit de cet empêtrement dans le péché est l’impatience qui porte à désirer tout et tout de suite, faisant percevoir la moindre attente comme une perte de temps voir un outrage à celui qui la supporte alors qu’il a besoin immédiatement de la réponse qu’il demande. Et le constat est le même qu’on parle de vie spirituelle ou matérielle, sentimentale ou professionnelle. Ce désir d’immédiateté amène souvent à faire l’inverse de ce que notre cœur désire vraiment, à savoir : vivre en communion avec Dieu et les autres. C’est la première lecture qui nous en livre une belle illustration : le peuple Juif qui vient de prendre les chemins de la liberté grâce à Dieu qui le guide vers la terre promise, impatient de ne pas voir revenir Moïse, parti au Sinaï, se fabrique une idole, un veau d’or, à honorer. Au lieu de vivre l’absence comme une préparation intérieure à la rencontre avec Dieu, le peuple juif préfère une idole visible, disponible sans délais et muette, permettant ainsi à chacun de mettre sur ses lèvres les réponses qu’il souhaite. Si nous aussi nous trouvons Dieu lent à répondre à nos appels et à faire notre volonté, prenons la décision d’exercer la patience.

2/ que permet la patience ? Vous aurez remarqué comme moi que nous demandons aux autres d’être patients envers nous alors que nous le sommes assez peu avec eux. Gare à l’enfant qui ne range pas illico presto sa chambre, à l’ami qui tarde à répondre à l’invitation, au curé qui ne donne pas une date de rdv dans la minute, et quant à ce Dieu qui tarde à nous répondre ! La patience est un cadeau à faire aux autres : elle leur offre un temps de maturation et de discernement. Et l’exercer permet de mettre à leur juste place des évènements et à prendre la bonne mesure pour les décisions importantes. Mon père spirituel me dit toujours « avant de prendre une décision laisse passer au moins une nuit et une messe » La patience donne du temps à celui qui se croit contraint. Elle lui offre la possibilité de se poser et de réfléchir, de peser les différentes options qu’il a et leurs implications. Elle est à la fois le temps de marche à travers le désert pour retrouver la brebis perdue, le temps du ménage pour retrouver la pièce en argent perdue.

3/ que vise la patience ? Elle vise les retrouvailles au-delà des agacements, des malentendus, des déceptions. Elle est ce temps béni où l’image abîmée que j’ai de l’autre peut être restaurée. Elle est le temps de la miséricorde. A la source de celui qui patiente, il y a le désir de sauver, à la source de celui qui implore la patience, il y a le désir d’accomplir sa vocation, le désir d’être prêt à la divinisation. Entendez le beau témoignage que Paul livre à Timothée : s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Chers amis en exerçant la patience envers un autre, vous lui offrez un temps de conversion. En patientant de vous voir revenir à Lui, Dieu vous permet peu à peu, par sa miséricorde, de vous christifier, de vous affermir dans votre vocation d’être pour Lui ses enfants bien-aimés.

Conclusion. Sœur Marie-Régis, votre vie auprès des malades puis des prisonniers est une belle illustration de mon propos. Elle a été une école de la patience pour soutenir, encourager, ne pas juger, ni condamner. Elle fut l’école de l’espérance qu’un être nouveau, pardonné et libéré peut naître des décombres d’une vie abîmée ou ratée. Vous me l’avez partagé tant de fois. Aussi je vous dis un grand merci pour vos années de mission si fructueuses à Lons et je remercie aussi chacun de vous ce matin : vous m’avez écouté patiemment, exerçant par là l’une des 7 œuvres de miséricorde spirituelle qui vous sanctifie, celle de supporter les personnes ennuyeuses.

Ce matin, donc dans la joie célébrons l’Eucharistie, c’est-à-dire l’action de grâce, pour la présence et les œuvres parmi nous de sœur Marie-Régis et également par anticipation, pour tous ceux que notre patience permettra de grandir. Amen