homélie de Pentecôte P. Paterne

Mes chers frères et sœurs,

C’est le dimanche de l’immense solennité de pentecôte qui signe l’acte de naissance de l’Eglise et son ouverture au monde. En effet, cinquante jours après la résurrection de Jésus, les Apôtres épeurés et enfermés dans le cénacle reçurent le Saint-Esprit en forme de colonne de feu, non pas pour brûler ou incendier le cénacle, mais pour brûler leur cœur ; un événement éblouissant et saisissant qui va complétement changer et transformer le cours de l’histoire et l’avenir du christianisme.

Les Apôtres de Jésus ont réellement expérimenté la puissance du Saint-Esprit qui a impacté leur propre vie et celle de l’Eglise naissante. Et nous aujourd’hui, quel impact concret du Saint-Esprit dans nos vies ? Croire en Dieu et à Jésus n’est-il pas suffisant ? Que vient ajouter le Saint-Esprit et en quoi cette solennité nous concerne tous comme disciples du Christ ? La venue du Saint-Esprit nous concerne parce qu’il n’est nullement un acte de concours de circonstance, mais le précieux fruit de la promesse de Jésus ; et Jésus nous envoie l’Esprit Saint pour retonifier notre volonté et notre engagement.

 Le Saint-Esprit ne vient donc pas pour lui-même, mais il procède du père et du fils pour ouvrir nos lèvres et nos cœurs à la proclamation de la parole ; le Saint-Esprit vient booster notre volonté du dedans sans la détruire et téléguider ; le souffle de l’Esprit saint nous permet de redonner au monde vie et espérance nouvelle. La mission du Saint-Esprit consiste à nous recentrer sur le Christ le fils du père afin de témoigner de sa parole dans nos milieux de vie et nous rendre capable à la mission selon les dimensions de nos défis et enjeux du moment.  

C’est le Saint-Esprit qui inspire nos serments, nos chants, nos danses, nos paroles réconfortantes, nos rencontres si vivantes et féconde ; c’est le souffle de l’Esprit Saint qui nous rend efficace sur le terrain des défis pastoraux, du monde et de l’évangélisation ; c’est le souffle de l’Esprit Saint qui communique l’onction sainte aux appelés en renouvelant leurs énergies et en les remplissant de sagesse, d’intelligence et d’audace missionnaire ; le souffle de l’Esprit Saint nous apporte la force qui nous permet de réaliser des nouvelles expériences pastorales et spirituelles plus enrichissantes à la hauteur des défis de chaque famille, de chaque personne, de chaque Eglise et de chaque contexte socio-politique. Tout ceci signifie que sans le Saint-Esprit, nous tâtonnons ; sans le Saint-Esprit, l’Eglise risque de devenir qu’une ONG ou une simple institution internationale dépourvue d’un dynamisme interne de communion ; sans le Saint-Esprit, l’Eglise devient un ‘’véhicule sans carburant et sans chauffeur » ;sans le Saint-Esprit, l’Eglise s’enferme sur elle-même et se bouche les oreilles aux appels et clameurs de notre temps ; l’Esprit Saint arrive non pas pour nous enfermer dans une religion et ses normes si rigides, mais pour ouvrir les portes de l’Eglise au monde.

Que l’Esprit Saint inspire nos actes et nos paroles pour méditer, penser et construire l’Eglise d’aujourd’hui et de demain. Avec joie, ouvrons alors nos esprits à l’Esprit-Saint. Et vous les jeunes qui faites votre profession de foi aujourd’hui, n ayez pas peur de témoigner votre foi en DIEU père, Dieu le fils et Dieu le Saint -Esprit ; et ne vous laisser pas voler votre joie d’ être catho, car l’Esprit  Saint vous donnera la force, la sagesse, l’intelligence, le conseil, la science, la piété, la crainte  de DIEU afin que vous puissiez l annoncer, témoigner  et que vous grandissez sur le chemin de la foi.

 Amen Bonne fête de pentecôte à tous et soyez  bénis    

profession de foi à Lons et Voiteur

En la fête de la Pentecôte dimanche dernier, 12 enfants de notre doyenné ont fait leur profession de foi. Un moment important où ils ont pu exprimer eux-mêmes la foi qu’ils ont reçu au jour de leur baptême. Deux célébrations à la fois joyeuses et recueillies. Nous souhaitons bonne route dans la foi aux jeunes les invitons à poursuivre leur initiation chrétienne en se préparant au sacrement de la confirmation…..

retraite de première communion

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Les enfants, leurs catéchistes, Estelle et Sr Marie-Luce

Le samedi 28 mai une bonne vingtaine d’enfants du doyenné de Lons se sont retrouvés toute la journée à la maison du doyenné à Lons pour vivre leur retraite de Première Communion. Passant d’ateliers en ateliers ils ont découvert les objets liturgiques, approfondi les paroles de la consécration, revu le déroulement de la messe. En plus de cela ils ont entendu le témoignage de soeur Marie-Luce, Franciscaine et de Estelle, une paroissienne parlant de leur première communion et de leur relation à Jésus. ils ont aussi vécu 3 temps spirituels forts : la célébration de la messe en fin de matinée avec les personnes âgées en résidence à la maison François d’Assise très heureuses de cette rencontre avec la jeunesse de Lons; ils ont en début d’après-midi découvert la lectio divina à partir du texte d’évangile qui sera le dimanche 19 juin jour de leur première communion; enfin ils ont rejoint leurs parents à l’église des Cordeliers en fin de journée pour prier avec eux : une demi-heure d’adoration du Saint Sacrement pour se mettre en face de Jésus afin qu’il illumine leur âme.

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Neuvaine à l’Esprit Saint à Conliège

une semaine bientôt que la neuvaine à l’Esprit-Saint a commencé à la chapelle Notre Dame de Lorette à Conliège. Un temps fort pour implorer la Force d’en Haut que le Seigneur a promis à ses Apôtres. Vous pouvez évidemment nous rejoindre chaque soir à 19h00 jusqu’au 4 juin inclus.

homélie du père Paterne 7° dimanche de Pâques

L’unité est richesse

Mes frères et sœurs,
Que des actes et paroles qui nous séparent et divisent encore aujourd’hui comme
Chrétiens ; que des hommes et femmes se sentent abandonnés et isolés dans leur
souffrance et douleur quotidienne parce qu’ils ne se sentent plus membre d’une famille
ou parce qu’ils ne se sentent plus porter par leur Eglise ou leur paroisse. C’est dans ce
contexte que Jésus nous révèle en ce dimanche la puissance de l’unité qui n’est pas
l’uniformisme. Si Jésus prie pour l’unité des croyants c’est parce qu’elle constitue une
richesse pour l’Eglise ; une Eglise sans unité est une Eglise fade et froide, car c’est
l’unité qui permet à chacun de se sentit membre d’une famille et de l’Eglise en mettant
ensemble nos charismes et nos potentialités. La prière de Jésus montre que c’est l’unité
qui donne sens à la mission de l’Eglise, et l’Eglise est sur la terre pour donner au monde

le témoignage d’unité qui provient de l’unité profonde entre le Père, le Fils et le Saint-
Esprit. Cette prière de Jésus révèle que l’unité doit être fondée sur trois choses

essentielles : la reconnaissance ; la confiance ; le respect. Là où il y a l’unité, on se
reconnaît les uns les autres chacun selon son charisme ; là où il y a l’unité, la confiance
mutuelle se construit et se vit ; là où il y a l’unité, le respect de chacun est un principe
de grande fécondité spirituelle. La désunion des chrétiens cause l’indignation et le
déshonneur tout en déchirant la tunique du Christ. Ainsi, c’est dans la reconnaissance,
la confiance et le respect que se construit la dynamique synodale pour l’Eglise
d’aujourd’hui et de demain. C’est la présence confiante et respectueuse de chacun qui
constitue la richesse de l’Eglise parce l’unité couvre nos douleurs, nos souffrances et
nos blessures intérieures. Toutes les fois que nous sommes unis, nous participons
fortement à la vie trinitaire. Nous ne sommes pas là pour dominer et être supérieurs aux
les autres, mais nous sommes là pour construire le corps du Christ dans la communion
et l’unité. Alors rejoignons Jésus dans sa prière d’unité et prions afin que notre cœur
puisse battre au diapason du cœur de Jésus pour que nous soyons les artisans, les
jardiniers et les ambassadeurs de l’unité car l’unité est toujours à conquérir et à bâtir.
Aimons et prêchons l’unité. Amen

LES ROGATIONS : 3 jours de prière pour la création

A l’initiative du père William Goyard notre doyenné depuis 2 ans célèbre les Rogations. 3 jours pour bénir les fruits de la terre et du travail des hommes. ce Lundi 23 mai le premier temps de prière : une messe suivie d’une procession s’est déroulé à Montain. Une fois la messe célébrée à l’église avec vingtaine de paroissiens nous sommes partis en procession jusqu’à un promontoire pour bénir les vignes et potagers en contrebas….

LES PROCHAINES DATES

MARDI 24 MAI à 18h30 à Saint Etienne de Coldre : messe + procession

MERCREDI 26 MAI à 18h30 à Grange sur Baume : messe + procession

homélie du 6° dimanche de Pâques C

Évangile selon saint Jean : En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.»

Nous pouvons relever un don important que Jésus nous fait au moment de sa Passion et qui est cité dans l’évangile d’aujourd’hui : la paix, qu’il nous laisse et nous donne ; précisant que ce n’est pas à la manière du monde qu’il nous la donne.

Et pour nous aider à comprendre et vivre au quotidien ce grand don de la Paix, Jésus nous assure du secours de l’Esprit Saint que le Père enverra en son nom, et qui nous enseignera tout. C’est donc lui que nous devons invoquer spécialement pour comprendre toute la beauté et l’urgence qu’il y a à recevoir et promouvoir la paix selon Dieu.

Le mot paix présent 337 fois dans la Bible, dont 83 fois dans le Nouveau Testament est un thème biblique très important. Cependant il faut bien le comprendre dans son sens judéo-chrétien. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de l’absence de guerre ni d’une espèce de bien-être indéfinissable. La paix est un état de plénitude à la fois spirituelle, sociale, mondiale et écologique. Cette plénitude que nous avons connue au tout début de la création, nous la connaîtrons à nouveau à la fin des temps, grâce au Christ qui s’est fait notre paix sur le bois de la croix. Mais dans l’attente de voir la Jérusalem céleste (la cité de la paix comme le signifie son nom) si magnifiquement décrite par st Jean dans son apocalypse descendre du ciel à la fin des temps, il nous faut établir dans notre monde le règne du Christ qui est un règne de justice et de paix.

Il y aura donc sans surprise trois parties dans mon homélie : la paix originelle, le Christ notre Paix et la justice signe d’un cœur apaisé.

1/ La paix originelle :

Si nous désirons toujours une véritable paix intérieure qui permettrait une relation vraie, simple et confiante entre toutes les personnes, avec Dieu et la nature, c’est que nous gardons en nous, comme dans nos gènes, la mémoire de cette béatitude originelle : l’absolue simplicité des relations entre Dieu, les hommes et la création, sans crainte ni apriori.

Malheureusement le péché originel a semé le trouble, l’envie et la division parmi les hommes, dans leur rapport à Dieu et à la création. Les relations entre l’homme et la nature sont désormais des lieux de pouvoir, de manipulation et de domination. Les hommes chassés du paradis sont voués à « en baver » sur cette terre, dans cette création désormais hostile. Mais Dieu, loin de se résigner à cet échec, veut rétablir l’harmonie des origines et bien plus encore.

2/ Le Christ notre Paix :

En la personne de son Fils Jésus le Christ, qu’il a envoyé auprès des hommes, Dieu rétablit la Paix entre Lui et nous. Comme l’écrira Paul aux Ephésiens (2,14-16) : « C’est le Christ, qui est notre paix : … il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres … par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine. ». Oui la paix jaillit du cœur transpercé du Christ qui est la source de la miséricorde de Dieu. Et l’eau vive de cette source ce sont les sacrements et au plus haut point de l’Eucharistie et de la réconciliation. Combien disent après la confession ou la messe : je repars le cœur en paix, c’est-à-dire avec une vie plus en harmonie car saisie et purifiée par le Christ. Pourtant ce bien être ne dure pas toujours et souvent nous retombons dans nos travers, voilà pourquoi ces sacrements sont toujours renouvelables.

3- La justice est au service de la paix. :

Le bon moyen de tenir son cœur dans la paix est de comprendre que la paix que Jésus donne doit être déployée, mise au service des autres. Elle est un appel à agir. Le psaume 84 dit : « justice et paix s’embrassent ». Oui notre cœur demeure en paix quand nous œuvrons à la justice. Comme le proclame la 7° béatitude dans l’Evangile de Matthieu : « heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu ». Et La justice qu’il faut établir est celle de Dieu. Un monde qui méprise la vérité de la loi naturelle et l’infinie dignité de tout homme et de toute femme dans leurs différences spécifiques et leur totale complémentarité, ne pourra jamais être en paix. La vraie Paix nous propulse dans l’espérance et tourne notre regard vers la joie éternelle.

Aujourd’hui encore abreuvons nous à la source de la Paix et recevons joyeusement celui qui vient chez nous pour faire en nous sa demeure. Que le Seigneur, nous établissant dans la paix par la communion à son Corps, nourrissent aussi notre désir d’œuvrer concrètement à la justice pour qu’advienne enfin son royaume ! Amen.