Veillée de prière pour les jeunes et avec l’évêque le vendredi 12 février.

De la part de la Pastorale des jeunes.

Comme vous le savez, monseigneur Jean-Luc Garin, sera ordonné évêque de saint Claude le dimanche 14 février en la cathédrale de saint Claude.

A sa demande, une veillée de prière aura lieu le vendredi 12 février en la chapelle des sœurs clarisses de Poligny. Cette veillée sera retransmise en direct sur YouTube. Monseigneur Garin souhaite que tous les jeunes du diocèse puissent y participer.

C’est pourquoi, nous proposons aux jeunes et à leurs animateurs, de nous retrouver le 12 février de 20h15 à 21h30 via le lien zoom : https://zoom.us/j/92701630226?pwd=anpZdng0N0hPTDFTREU4Y0ZQZ2F4dz09

Nous suivrons ensemble la veillée sur ce réseau social. En ces temps de distanciation, il est important de voir que nous ne sommes pas seuls, de se sentir relié et unis en ce jour particulier pour le diocèse.

Déjà, avant la veillée de prière, vous pouvez écrire vos intentions et vos messages à Mgr Garin à cette adresse mail : veilleeordination@gmail.com ou bien encore par courrier à Monastère Sainte-Claire, 13, rue Sainte Colette – 39800 Poligny. Ils lui seront transmis.

Monseigneur Garin porte une attention particulière aux jeunes, il aura un message à leur délivrer durant cette veillée. Notre diocèse vit un nouveau départ, c’est l’occasion pour nous tous de vivre un moment unique, fort, festif et priant. Alors nous vous attendons nombreux ! Des livrets avec les chants de la célébration seront disponibles sur le site www.eglisejura.com

Opération Fleurir le désert pendant le Carème : Pour les jeunes à partir de 17 ans.

Avec le Service de l’Évangile aux Malades, durant le carême, nous allons mettre en relation téléphonique des jeunes volontaires à partir de 17 ans et des personnes âgées volontaires. Les jeunes auront à appeler durant le carême 2 personnes âgées, ( que nous connaissons !) une fois par semaine.

L’année dernière, plus d’une trentaine de jeunes ont participé à cette mission. Tous ont reçu des grâces…

Vous trouverez ICI une vidéo teaser pour vous donner une plus grande idée de ce projet.

Pour plus d’infos, vous pouvez contacter Cédric Galoyer à la pastorale des jeunes : jeunescathos39@eglisejura.com ou sur les réseaux sociaux ( Facebook ici et Instagram ici.)

Jeûne et prière pour les enjeux bioéthiques

Dans le cadre des débats parlementaires autour du projet de loi bioéthique, nos évêques nous invitent à quatre vendredis de jeûne et de prière ( 15- 22 -29 janvier et 5 février ) pour demander à Dieu  » la grâce de nous ouvrir les yeux ».

Vous trouverez ICI en téléchargement un dossier explicatif sur cette invitation.

Homélie du 10 janvier

Lecture du livre du prophète Isaïe : Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Les conséquences de la pandémie qui a dominé l’actualité de l’année 2020 se poursuivent encore en ce début d’année 2021. Si nous nous lamentons du couvre-feu, si nous râlons encore à cause des contraintes sanitaires et si nous craignons pour la santé économique de notre pays et pour notre situation financière personnelle, il nous faut aussi entamer une relecture sincère de la manière dont nous avons vécu les confinements successifs, saisir ce que cela a pu révéler de notre comportement ou changer dans notre manière de vivre. Privés de sorties, de restaurants, de cinémas, de moments conviviaux en famille ou entre amis, de voyages, de loisirs et même de célébration de baptême, de mariage et de messe à l’église, nous avons pu mesurer ce qui était le cœur de notre vie, nos motivations, ce qui donnait sens à nos journées. Avons-nous moins bien vécu ? peut-être que ces confinements ont été le moyen de remettre des priorités dans nos vies, de revenir à l’essentiel ! Dans cette optique-là la question du prophète Isaïe ce matin dans la première lecture est d’une très grande pertinence : Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?

Oui les confinements ont révélé les rouages de l’action de la société de consommation qui œuvrait toute puissante à votre destinée, qui savait vous faire acheter ce dont vous ne pourriez plus vous passer, vous envoyer en vacances là où il fallait absolument être vus etc. Je ne crois pas que son influence soit anéantie, tout dépendra de ce que l’on voudra bien faire après cette crise : reprendre notre vie de consommateurs heureux dépensant notre argent pour ce qui ne nourrit pas et nous fatiguant pour ce qui ne rassasie pas ou changer enfin de mode de vie. Isaïe ce matin nous fait une invitation : Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche.

En effet, avec le baptême du Seigneur s’achève le temps de Noël pendant lequel nous nous réjouissons de la naissance de Jésus. Oui la Nativité c’est Dieu qui vient à notre rencontre. En son Fils Jésus Il s’est fait homme pour que nous puissions venir jusqu’à Lui, comme les bergers et les mages le firent en leur temps. Sommes-nous partis à sa recherche ? Avons-nous pris du temps devant la crèche, l’avons-nous rejoint ? L’innocence de Jésus, enfant fragile abandonné entre les bras des hommes nous a-t-elle interpelée ? Auprès de tant d’humilité, sentons-nous un appel à la conversion ? Si Dieu est venu jusqu’à nous alors rappelle Isaïe : Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon.

Et nous pouvons d’autant moins nous dérober à cette évidence de la conversion que nous avons été baptisés, c’est-à-dire plongés dans la mort et la résurrection du Christ. En effet, ceux qui venaient à Jean le Baptiste recevaient un baptême pour le pardon des péchés et le précurseur exigeait d’eux des paroles et des actes de repentance concrets. Nous qui sommes tombés dans l’eau bénite et la vie sacramentelle dès l’enfance, nous avons aussi à vivre une vie visiblement et réellement chrétienne. Comme au jour de son baptême l’Esprit est descendu sur le Seigneur Jésus de même, au jour du nôtre, il est descendu sur nous et a fait en nous sa demeure. Mais est-il enfermé en nous ou alors le laissons-nous agir ? est-il bien celui qui gouverne nos vies, éclaire nos consciences et guide nos pas ? Lui permettons-nous de changer notre regard afin de contempler Dieu comme un vrai Père ? C’est-à-dire : sommes-nous bouleversés en entendant ses paroles pleines d’amour : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ? Oui, nous devons savourer d’être aimés comme un enfant par Dieu qui nous aime comme un Père ? Et en expérimentant cela on découvre aussitôt qu’avoir Dieu pour Père implique d’avoir tous les baptisés comme frères et sœurs. L’amour fraternel qui lie désormais tous ceux qui sont frères et sœurs dans la foi est aussi une expression de la joie de Dieu. Et cet amour fraternel s’accomplit dans le respect des commandements de Dieu : Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Puis-je dire de tous les chrétiens de notre assemblée ce matin qu’ils sont bien mes frères et sœurs ? Que j’agis avec eux en ce sens, en respectant envers eux les commandements de Dieu ?

Les amis, la paternité divine s’exprime concrètement et visiblement en Jésus son Fils qui s’est fait l’un de nous et nous a fait tous frères et sœurs par les eaux du baptême. Alors nous devons aussi vivre une fraternité concrète et visible, pour que le monde croit ! Que la fraternité soit notre objectif de l’année. Amen

Homélie du 3 janvier

Lecture du livre du prophète Isaïe : Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la
gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure
couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront
vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se
rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers
afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux
t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant
l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.

Comme Isaïe en son temps, nous avons envie de dire de notre époque « Voici que les ténèbres
couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples ». Ténèbres de la maladie et spécialement de
la Covid ; ténèbres du terrorisme islamiste ; ténèbres du politiquement correct qui peu à peu détruit
tous les repères sociétaux traditionnels taxés tous d’être les fruits du patriarcat blanc et judéo-
chrétien ; ténèbres du relativisme moral, du chacun pour soi, de la loi du plus fort qui transforme peu
à peu l’humain en objet interchangeable voir jetable. A ce propos, je suis resté pétrifié devant les
images de liesse et de joie de femmes en Argentine car elles avaient enfin le droit d’avorter !
Comment en est-on arrivé à ce point que choisir la mort provoque la joie de celles qui sont les
protectrices de la vie ?
Alors faut-il pour autant se laisser abattre ? Certainement pas, car le mal et la mort détruisent à
grande vitesse leurs suppôts. La culture de mort qui est semée partout doit l’être toujours à nouveau
car ses serviteurs dépérissent vite à ne donner que la mort, à ne vivre que dans un monde liquide où
l’on perd vite pied et où l’on se noie facilement.

Alors que faire ? D’abord écouter à nouveau le prophète Isaïe qui dans le même texte oppose aux
ténèbres la vraie Lumière. Il l’affirme avec force à Jérusalem : sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa
gloire apparaît. Oui contre les ténèbres s’est levée la vraie Lumière, le Seigneur. Et c’est même de
toute sa gloire, c’est-à-dire en hébreu de tout son poids que Dieu va intervenir. Et Isaïe va même plus
loin, il annonce déjà que cette lumière brillera pour tous les peuples de la terre : Les nations
marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.
Et nous découvrons que cette promesse s’est réalisée au jour de la naissance du Sauveur à Bethléem.
Jésus l’enfant Dieu est la Lumière du monde. Oui la gloire de Dieu, la lumière des nations est un
enfant dans une mangeoire. Hier comme de nos jours, c’est du mystère de la vie faible et fragile,
exposée à la violence des hommes que jaillit la Lumière véritable, qui fait tomber à ses genoux les
humbles bergers comme les sages d’orient.
Contre les ténèbres qui envahissent notre monde se lève la Lumière de Dieu qui vient éclairer le
monde et lui ouvrir un chemin de salut. Une lumière pour ceux qui croiront en lui. Une lumière qui
les guidera vers le Royaume et vers la Vie. Le prologue de saint Jean le redit si puissamment : En lui
était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres
ne l’ont pas arrêtée. Oui Jésus est la Lumière qui éclairera tous les peuples au jour où elle sera mise
sur le lampadaire de la croix. C’est ce mystère là que le troisième cadeau des sages rappelle. La
myrrhe, parfum précieux qui sert à embaumer les morts est offert à Jésus pour annoncer sa mort ; sa
mort qui ouvrira nos yeux et nos corps tout entier à la Lumière de la Vie.
Et dès lors c’est au Golgotha que fut planté le lampadaire du monde permettant dès ce vendredi
saint là que la Lumière de Dieu l’emporte à jamais sur les ténèbres, les engloutissant dans l’offrande
de sa vie par amour. Désormais donc c’est la vie donnée par amour du monde qui éclairera celui-ci et
lui permettra de marcher vers le royaume. Et c’est cela que proclame st Paul aux Ephésiens : toutes
les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse,
dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. La lumière brille pour tous et la mission de l’Eglise
est de la faire briller partout dans le monde.
Aujourd’hui, nous devons chacun prendre part au rééclairage du monde. Chacun de nous doit
prendre aujourd’hui l’engagement de se faire torche pour l’année qui vient. Chacun de nous doit
décider de mener le combat contre les ténèbres en accueillant la Lumière de Dieu dans sa vie et en la
diffusant autour de lui. N’oublions pas les paroles de st Jean sur Jean le Baptise : Cet homme n’était
pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Il en est de même pour nous
maintenant, en recevant l’Eucharistie tout à l’heure vous accepterez de vous laisser embraser par la
vie du Christ, de recevoir en votre vie sa lumière, pour qu’à travers vous Il brille dans tous les coins
du doyenné de Lons.
Alors soyez ses témoins fidèles ; que grâce à votre vie donnée au Christ les ténèbres s’éloignent enfin
! Amen

Homélie du 1er Janvier

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et
ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils
racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent
s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce
qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa
conception
.

En ce premier jour de l’année, ce sont les bergers qui sont mis en avant dans l’évangile du jour. Ce
n’est certainement pas un hasard si l’Eglise nous propose ces pauvres-là comme modèle de vie pour
l’année à venir. En quoi sont-ils des exemples pour nous ? tâchons de le comprendre et l’ayant
compris de les imiter. Pour nous aider je vais reprendre leurs trois actions dans l’Evangile : ils se
hâtèrent d’aller à Bethléem, pour y découvrir Marie Joseph et l’enfant et leur raconter tout ce qu’il
leur avait été annoncé au sujet de cet enfant, puis ils repartirent, glorifiant et louant Dieu.


1- Se hâter d’aller à Bethléem.

Les bergers se dépêchent de prendre la route vers Bethléem. Prévenus par l’ange ils savent que là-
bas un sauveur leur est né ! Et cette Bonne nouvelle leur donne des ailes. Leur désir est tellement
grand d’un changement dans leur vie, leur attente est tellement forte d’une personne qui sera
capable de les aider à grandir et à se bonifier qu’ils partent sans tarder à la recherche de l’enfant.
Avons-nous frères et sœurs le même désir de changer de vie, de la rendre plus conforme à l’évangile
? Qu’attendons-nous du Seigneur Jésus pour l’année qui vient : qu’il nous guide ? qu’il nous fasse
meilleurs ? qu’il nous sauve ? Comme les bergers courrons à la crèche, prenons le temps devant la
représentation du grand mystère de l’Incarnation.


2- Découvrir Marie, Joseph et l’enfant et leur raconter ce qu’il leur avait été annoncé.

Le grand mystère de l’incarnation de Dieu se laisse saisir en contemplant la Sainte Famille. Le salut du
monde est blotti dans les bras de Marie et protégé par Joseph. Jésus par sa fragilité de nourrisson
assure aux bergers que leur petitesse n’est pas un obstacle, mais une condition nécessaire pour
accueillir le salut. J’aime imaginer que Marie, l’humble mère de Dieu a permis aux bergers
émerveillés de prendre son enfant dans leurs bras. Et chacun a pu aussitôt raconter ce qui leur avait
été annoncé au sujet de cet enfant. Passant de bras en bras, le salut se transmettait déjà au monde
en commençant par les plus petits et les plus humbles. Oui Dieu s’est fait petit enfant pour que nous
n’ayons plus jamais à avoir peur de lui, pour que nous puissions nous aussi le prendre dans nos bras.
C’est peut-être cela que Marie retenait et les méditait dans son cœur : le salut se transmet d’humble
en humble comme il le fait encore en notre temps, dans le grand mystère de l’Eucharistie : se livrant
sans défense dans les mains des pécheurs que nous sommes pour nous apporter le salut et nous
nourrir de sa propre vie.
Ce matin encore, comme les bergers sachons à la fois adorer humblement celui qui se donne à nous
et le recevoir aussi simplement que les bergers le firent. Osons implorer Marie et Joseph pour qu’ils
nous apprennent cette humilité-là : sans en être jamais dignes, recevoir le Sauveur du monde dans nos mains, puisque que c’est à nous aujourd’hui qu’il confie sa propre vie, tout aussi offert qu’Il
l’était il y a 2000 ans !

3- Repartir en glorifiant et louant Dieu.

Les Bergers ne restent pas devant le beau spectacle de la crèche. Leurs yeux et leurs oreilles remplis
des merveilles de Dieu, ils repartent. La joie et l’allégresse remplissent leur cœur qui déborde en
louange. Comme j’aimerai que ce soit ainsi que chaque chrétien qui sort de la messe se comporte !
Le trop plein de joie que nous avons reçu doit déborder en direction des autres, de tous nos frères en
humanité.
Dieu qui a pris soin de nous en nous donnant son fils attend qu’à notre tour nous distribuions les
grâces que nous avons reçues, prenant soin à notre tour des autres comme nous y invite le pape
dans la conclusion de son message en cette 54° journée mondiale de prière pour la paix :
« Tous ensemble, collaborons pour avancer vers un nouvel horizon d’amour et de paix, de fraternité
et de solidarité, de soutien mutuel et d’accueil réciproque. Ne cédons pas à la tentation de nous
désintéresser des autres, spécialement des plus faibles, ne nous habituons pas à détourner le regard,
mais engageons-nous chaque jour concrètement pour « former une communauté composée de
frères qui s’accueillent réciproquement, en prenant soin les uns des autres » ». Amen

Information importante : Messe anticipée le samedi à 16h30.

Il fallait nous y attendre les mesures prises pour tenter de ralentir la propagation du covid nous amènent une fois encore à modifier nos horaires.

Tant que ces mesures de couvre-feu à 18 h 00 perdureront, les messes du samedi soir seront à 16 h 30 (au lieu de 18 h00)

et les messes en semaine les lundi, mercredi et vendredi seront célébrées à 17 h 00 (au lieu de 18 h 30 ).

Pour rappel ce dimanche : fête de l’Epiphanie du Seigneur, messe anticipée samedi à 16 h 30 à Montmorot

dimanche : 9 h 00 Cordeliers   9 h 30 Voiteur   9 h 30 Crançot,  10 h 30 Cordeliers, 11 h Montain et  Macornay

Bon week-end à chacun(e) !

Homélie de la Sainte Famille

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour
la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce
qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient
aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites
colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint
l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action
de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se
conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en
disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta
parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux
nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui
était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la
chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera
traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.
» Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très
avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-
vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la
prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à
tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait
la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et
se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

C’est étonnant tout ce que la foi permet de faire. Elle déploie les bienfaits de Dieu
dans la vie de ceux qui l’exerce. Elle rend possible ce que l’homme décrète
impossible, elle donne la patience à ceux qui trépignent et le courage à ceux qui
faiblissent ou doutent. Six grandes figures de la foi nous sont offertes ce matin dans
les textes de la liturgie : Abram et Sara, Joseph et Marie, Syméon et Anne. A eux six
ils illustrent ce que signifie avoir la foi. Voyons cela ensemble.

1– Abram et Sara. Dans le livre de la Genèse, il nous est rappelé qu’Abram eut foi
dans le Seigneur. Bravant l’évidence de la stérilité de sa femme Sara et de son grand
âge, il fait confiance à Dieu qui le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles,
si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » et Alors Sara devint enceinte, et
elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. La foi
d’Abraham et de Sara a rendu possible l’inespéré : la naissance d’Isaac !


2- Joseph et Marie. Dans l’évangile nous découvrons la foi de Joseph et de Marie.
Une foi qui leur a permis de dire « oui » au projet de Salut de Dieu et d’accueillir
Jésus comme leur enfant. Une foi vécue en acte, par l’obéissance aux préceptes de
la loi de Moïse : « les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur »
Une foi humble en osmose avec celle de leur peuple. Comme les plus humbles, Ils
venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux
petites colombes. Une foi qui les garde serviteurs de Dieu et de son Fils dont ils ont à
en assurer l’éducation sociale et spirituelle. On nous relate même que ce fut un
succès car lit-on dans l’évangile l’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et
la grâce de Dieu était sur lui.


3- Syméon et Anne. Dans l’évangile encore nous admirons la foi de Syméon et
d’Anne. Arrivés tout deux au grand âge ils ont su attendre, dans la foi, la réalisation
des promesses qui leur furent faites. Une foi qui a leur a appris la patience dans la
prière et à travailler pour la justice, on dit de Syméon en effet que C’était un homme
juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël et d’Anne qu’elle ne s’éloignait pas du
Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière, une vie pétrie de gestes de
charité, de prière et de privation.
Comment y parvenaient-ils ? En étant soumis à l’’œuvre de l’Esprit Saint, dont on a
entendu qu’il était sur Syméon. L’Esprit Saint et lui-même étaient tellement proches
que, sans douter une seconde, Syméon se met en route vers le Temple car Il avait
reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie
du Seigneur.

La foi de Syméon et d’Anne est si grande et leur confiance en Dieu si totale qu’une
fois l’enfant Jésus rencontré Syméon se sait prêt à mourir affirmant « Maintenant, ô
Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. » et Anne bien
qu’âgées se met à « évangéliser » à répandre la Bonne Nouvelle : elle parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Mes frères et sœurs, quels beaux et bons modèles de foi nous sont donnés ce
matin : Abram et Sara, Joseph et Marie, Syméon et Anne. Chacun nous révèle un
versant de ce qu’est vivre de la foi :
C’est croire que tout est possible à Dieu, même contre l’évidence matérielle ;
C’est croire que Dieu nous donne toutes les grâces nécessaires pour accomplir sa
volonté et devenir participants du Salut du monde.
C’est être fidèles aux préceptes de la religion en vivant dans la pitié, la prière, la
justice et la charité et en prenant le temps d’aller à l’église comme eux allaient au
Temple.
C’est se laisser guider par l’Esprit Saint pour devenir de véritables témoins.
En ce jour où nous fêtons la sainte Famille, nous portons toutes les familles, toutes
vos familles dans la prière devant Dieu. Puissiez chers parents et grands-parents ne
jamais oubliés que vous êtes les premiers éducateurs de la foi, ceux et celles qui
sont des modèles sur lesquels toute une génération pourra s’appuyer pour grandir,
se fortifier et se remplir de sagesse afin de devenir à son tour, à l’heure que Dieu
aura choisie, une génération de témoins du Ressuscité, les Anne et Syméon de leur
temps.
Puisse l’Eucharistie que nous allons célébrer et recevoir en Communion nous y
aider. Amen.

Homélie du jour de Noël


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès
de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est
venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la
lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut
un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage
à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour
rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant
dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne
l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a
donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni
d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il
a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai
dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu
part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la
vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui
qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.


A l’origine de toute vie humaine il y a très souvent une parole. Une parole
d’amour, un « oui » entre un homme et une femme, un engagement qui
s’exprime concrètement dans l’union de leur corps, jusqu’à donner naissance à
un enfant. Et si ce qui vaut pour les enfants des hommes valait aussi pour la
création du monde ? Et si à l’origine de l’univers il y avait une parole d’amour
prononcée par Dieu pour faire advenir la vie, l’être, le sens, l’ordre ? N’est pas
cela qu’il faut entendre dans les paroles de Saint Jean « Au commencement
était le Verbe » Le Verbe de Dieu, c’est sa Parole, celui qui donne du sens et
une direction à la création. Saint Jean ajoute « c’est par lui que tout est venu à
l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » En effet dès
l’origine de l’univers, le fameux bigbang, ce n’est pas le chaos qui a présidé.
Toutes les lois physiques nécessaires à l’avènement de la vie étaient déjà en
place, comme s’il y avait depuis le commencement un projet, une vision de ce
qui allait advenir….
Oui tout l’univers est né d’un désir d’amour de Dieu. Or l’amour ne peut naitre
qu’entre deux personnes. Et c’est ce que Jésus est venu révéler à l’humanité. Si
l’amour a permis la création du monde, c’est donc qu’en Dieu il y a plusieurs
personnes. Et c’est de l’amour entre ces Personnes Divines qu’a jailli la création
et qu’elle ne cesse de jaillir encore. L’amour de Dieu le Père pour son Fils et du
Fils pour le Père a trouvé dans la Création son expression visible : comme le dit
l’épître aux Hébreux Le Fils est celui par qui Dieu le Père a créé les mondes.

On comprend mieux pourquoi, quand le mal s’insinua dans la création, comme
un virus qui en a corrompu le bon fonctionnement, Dieu ait désiré sauver ce
qu’Il avait créé par amour. Il ne voulait pas laisser mourir ce qui fut créé à son
image, ni être dévasté par la mort et le péché ce qui fut l’œuvre de ses mains.
Et comme des parents feraient tout pour sauver leur enfant malade, Dieu a
tout mis en œuvre pour sauver sa création, elle aussi abîmée par la mort et le
péché. C’est donc la création tout entière que le Fils de Dieu est venu restaurer
dans sa vie donnée si l’on en croit les paroles du psaume : la terre tout entière
a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez,
chantez, jouez. Oui, Jésus est comme l’antivirus venu restaurer le projet initial
de Dieu. Il a même fait plus, d’une part en rendant toute la création capable
d’advenir en royaume de Dieu, et d’autre part en rendant capable l’homme et
la femme de revêtir sa divinité. Saint Jean le résume avec des mots fulgurants
dans l’évangile de ce matin : le monde était venu par lui (le verbe : Jésus) à
l’existence…. à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants
de Dieu.
Voilà pourquoi prendre soin de la « maison commune » et même au-delà de la
création tout entière et prendre soin de l’humanité sont indissociables.
Protéger la création, la nature exige aussi de protéger la vie humaine.
Sanctuariser l’une implique de sanctuariser l’autre. En se faisant chair dans
notre monde, le Verbe de Dieu, son Fils Jésus venu nous parler de la part du
Père, a fait de l’humanité et de son environnement comme un Temple de sa
présence. En tant que chrétien, il nous faut défendre cette idée qu’il n’y a pas
de salut de la création sans salut de l’humanité. L’homme n’est pas le
prédateur et la plaie de la création mais la perle dont la création est l’écrin. En
effet, sans le regard des hommes sur le monde, qui s’en émerveillerait ?
L’homme sauvé par Jésus donne sens à tout ce qu’il voit, il sait que ce monde
ne va pas à sa perte, mais guidé par l’Esprit Saint qu’il va vers son plein
accomplissement, sa transformation en royaume de Dieu.
Mes amis, en ce jour de Noël il faut aiguiser les yeux de notre foi afin de
percevoir dans l’enfant de Bethléem la promesse d’une humanité nouvelle
libérée de la mort et du péché. Il faut la foi pour proclamer avec saint Jean que
dans l’enfant humblement couché dans une mangeoire sur de la paille nous
voyons la gloire de Dieu. L’exercice en vaut la peine est n’est guère plus
périlleux que celui que nous faisons tous les dimanches en proclamant à la
communion que le pain consacré que nous mangeons est le Corps du Christ,
qu’en ce pain nous voyons aussi la gloire du Ressuscité vainqueur de la mort et du péché.

En fait vous le savez bien, c’est le même mystère car l’enfant couché
dans une mangeoire à Bethléem, « la maison du pain » est déjà l’annonce qu’il
s’offrira en nourriture pour le salut du monde.
Alors dans la joie célébrons l’Eucharistie, que notre village ce matin deviennent
la nouvelle Bethléem, notre église la nouvelle crèche et notre autel la nouvelle
mangeoire où Dieu se donne en nourriture aux affamés de Vie et d’Amour que
nous sommes. Amen