Mercredi 11 novembre : Rendez grâce !

Par le P. William Goyard.

« C’est la moindre des choses de dire merci ! » surtout à quelqu’un qui redonne la santé à des hommes qui étaient contaminés par une terrible maladie incurable.

Nous pourrions comprendre de cette façon l’Evangile de ce jour où Jésus semble blessé qu’un seul des dix lépreux soit revenu à Lui après leur guérison. Saint Luc veut-il nous rappeler ici une leçon de politesse donnée par Jésus ? La politesse consisterait à remercier Jésus pour le miracle qu’il a fait, et ce n’est pas ce qu’il reproche : « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ». C’est de ça qu’il s’agit : rendre Gloire à Dieu. Jésus s’étonne qu’un seul des dix lépreux guéris soit revenu pour rendre Gloire à Dieu. Jésus nous révèle par là le but de sa mission : montrer aux hommes la puissance du Père afin que ceux-ci reconnaissent la bonté de Dieu et Lui rendent Gloire en retour.

En fait, le lépreux samaritain a été le seul à comprendre qui était Jésus. Il revient à Lui en « glorifiant Dieu à pleine voix » nous dit le texte, car il a compris que c’est Dieu qui a agit à travers Jésus. C’est l’amour de Dieu pour les hommes qui se révèle à travers Lui et c’est le mal sous toutes ses formes qui est anéanti par Lui.

Mais Jésus l’affirme ; il veut qu’en réponse les hommes reconnaissent cette action de Dieu pour eux et Lui rendent grâce et Le glorifient, et ainsi qu’ils grandissent dans la Foi, c’est à dire dans la confiance envers le Père.

Même si notre confiance peut être mise à rude épreuve en ce moment, ce passage de l’Evangile de Saint Luc nous rappelle que nous ne devons pas douter de la puissance de Dieu, de son action dans le monde et dans les cœurs pour y chasser le mal sous toutes ses formes. Mais surtout, les paroles de Jésus doivent nous décentrer de nos inquiétudes et de nos difficultés pour savoir reconnaître les bienfaits de Dieu dans notre vie et même dans nos épreuves. Cela doit attiser notre foi et provoquer notre action de grâce. Comme nous y invite le verset qui  précède la lecture de l’Evangile, tiré de la première épitre aux Thessaloniciens : « Rendez grâce en toute circonstance, c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. »

Retraite de 1ère communion.

32 enfants se sont retrouvés toute la journée du 17 octobre à la maison du diocèse à Poligny pour se préparer à leur première Communion. Une journée de réflexion, de détente et de prière pour découvrir et approfondir le grand mystère central de notre foi catholique : l’Eucharistie.

Par des partages d’évangiles, par un jeu des dominos visant à remettre dans l’ordre toutes les différentes actions de la messe, par une initiation, dans la chapelle, aux différents lieux et objets du culte catholique, les enfants ont découvert le sacrement de l’Eucharistie. Et pour mettre en pratique tout ce qu’ils ont découvert avec leurs parents nous avons célébré la messe à la collégiale saint Hyppolyte.
Une messe joyeuse et vivante au point que les enfants ont témoigné « ne pas avoir vu le temps passer ! » Merci de prier pour eux qui feront le 8 novembre à Lons et le 15 novembre à Voiteur, leur première communion !

Visite de Soeur Bernadette Moriau, miraculée de Lourdes.

Par le Père Panouillot

Soeur Bernadette Moriau, auteur du livre « Ma vie est un miracle » est venue témoigner ce samedi 17 octobre à Lons le Saunier de sa guérison inexpliquée médicalement reconnue par l’Église dix ans plus tard.

Touchée pour le « syndrome de la queue de cheval » qui l’immobilise dans de grandes souffrances, nécessitant appareillages et traitement de morphine entre autre. Son médecin traitant lui suggère de faire un pèlerinage à Lourdes en 2008. Au cours de la procession de saint Sacrement, elle sent une intériorité plus grande avec le Christ dans sa présence Eucharistique qui lui demande d’offrir sa souffrance et celle de ses frères et sœurs à ses côtés. « Marie intercède pour nous, mais c’est le Christ qui guérit » dit t’elle. A son retour dans sa communauté, le troisième jour, elle constate sa guérison. Durant dix ans elle doit taire cette expérience personnelle pourtant visible par d’autres afin que l’Église la reconnaisse comme un miracle.
Nous avons été témoin dans le récit de Soeur Bernadette, dotée d’une énergie extraordinaire, qu’à présent libérée du carcan dans lequel la maladie l’enfermait, qu’elle se fait le porte voix de la vie du Ressuscité. Elle défend la vie humaine de la conception à la mort, défendant les fausses excuses qui justifie l’avortement ou l’euthanasie à tout prix. Se faire témoin de la vie suppose de pouvoir également limiter la souffrance des malades, tout en leur assurant une présence réconfortante, expérience qu’elle a vécue elle même dans sa communauté franciscaine. La présence de jeunes est aussi un réconfort pour les malades.
Nous n’oublierons pas le témoignage d’une foi simple, et lumineuse emprunte de simplicité évangélique.
Les guérisons reconnues sont un signe que d’autres se réalisent à Lourdes sans pour autant être reconnues par l’Eglise.
Mais en définitive, la fraternité qui existe durant les pèlerinages, n’est-elle pas le plus grand miracle qui se vit à Lourdes ?

Célébrations de rentrée dans les écoles privées de Lons.

Les écoles Jeanne d’Arc et La Salle ont pris leur envol cette semaine lors de leur
célébration de rentrée. Tous, enfants, maitres et maitresses, personnel et prêtres, ont
embarqués dans l’avion « d’air Jeanne d’Arc- La Salle » pour un voyage d’une année.

Avec son capitaine de bord, madame Bassez qui avait revêtu l’habit et la casquette de
circonstance et pour que le voyage soit calme et le paysage beau à regarder, nous avons réfléchi aux nuages qu’il fallait dissiper comme les bagarres, la violence, l’irrespect, etc.

Nous avons aussi embarqué avec nous la règle des écoles.
Le père Arnaud nous a rappelé aussi que dans les écoles catholiques on embarquait aussi
pour notre voyage Jésus le Christ qui nous a donné une règle très importante pour vivre un
bon voyage : l’amour fraternel. Il a rappelé avec les mots de l’apôtre Paul aux Corinthiens
(1Co 13) que « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais »
Nous voici donc tous ensemble rassemblés pour une année à vivre comme un beau
voyage au pays de l’amitié.

Un grand merci à tous ceux qui ont animé ces célébrations.

Rencontre des équipes liturgiques et funérailles de la paroisse des Coteaux de Seille.

Ce mardi 13 octobre au presbytère de Voiteur les équipes funérailles et liturgiques de la
paroisse des coteaux de Seille se sont retrouvées pour faire le point après la reprise de
septembre. En effet, les contraintes sanitaires du déconfinement demeurent et elles nous
ont obligés à des changements dans notre liturgie. L’un d’eux fut de centraliser la messe
dans la plus grande et la plus centrale des églises, à Voiteur. Il en ressort une plus grande
unité de notre communauté qui prend un soin spécial à la propreté, au fleurissement et à
l’animation du chant grâce à une chorale bien fournie et une organiste très disponible. Il a
été souligné le besoin de soigner davantage l’accueil par une présence d’un ou deux
membres des équipes à l’entrée de l’église pour distribuer gel et feuille de chant.
D’autres sujets furent abordés comme le choix des lecteurs et les nombreux refus de
personnes quand on leur demande de donner la communion avec le prêtre tant elles se
sentent indignes de ce geste. Pourtant il est nécessaire qu’un baptisé confirmé se rappelle
que le Seigneur compte sur lui pour se donner au monde et le nourrir de sa vie !

Il a été encore question de développer la solidarité entre les équipes de funérailles afin d’y
vivre concrètement la fraternité. En effet, certaines plus fournies que d’autres acceptent de
donner un coup de main à celles qui sont plus à la peine. Merci à tous de votre
disponibilité pour accompagner les personnes en deuil.
Toutes nos équipes ont besoin de grossir leurs rangs… merci de faire vôtre cet appel :

Tu es doué(e)! Ne sais-tu pas que tu es doué(e)?
Alors pourquoi râler et faire des complexes ?
Si tu es doué(e) pour la parole,
viens et parle.

Si tu es doué(e) pour écouter les autres,

viens et entends.

Si tu es doué(e) pour les relations humaines

viens et anime.
Si tu es doué(e) pour le chant,
viens chanter avec nous.

Au lieu de dire « rien ne bouge dans l’Eglise »
qu’est- ce que tu attends pour que ça bouge ?
Au lieu de dire « le monde est pourri »
qu’est- ce que tu attends pour le transformer ?
Au lieu de dire « ce sont toujours les mêmes qui commandent »
qu’est-ce-que tu attends pour mettre la main à la pâte ?

En toi l ‘esprit est à l’œuvre.
Baptisé(e), toi aussi, tu es en mission.
Allez, vas-y, tu le sais, tu es doué(e).

Robert Riber

Homélie du dimanche 11 octobre

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il
leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les
noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne
voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai
préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à
la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’

Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Homélie

A entendre le Seigneur Jésus nous entretenir ce dimanche, il en va du royaume de Dieu
comme d’une noce. Et pour que le mariage soit réussi il faut s’y prendre longtemps à
l’avance et bien soigner la préparation. Il faut veiller à trois choses importantes : envoyer
les invitations, choisir et préparer le repas et se procurer la tenue de fête adéquate. Je
voudrais avec vous ce matin revenir sur ces 3 moments là.


1/ D’abord les invitations : Dieu, comme les jeunes mariés, envoie des faire-part
longtemps à l’avance pour annoncer les noces de son Fils Jésus avec l’humanité. Comme le soulignait dans une homélie St Jean Chrysostome, évêque de Constantinople au IV° siècle,
« … Dieu avait invité les hommes dès le temps d’Abraham, à qui l’incarnation du Christ était promise. » Il faut comprendre par là que le projet de Dieu, dès l’alliance avec Abraham, est de permettre à toute l’humanité de célébrer ses noces avec son Fils Jésus. C’est-à-dire d’appeler toute l’humanité à entrer dans l’Eglise, l’épouse de son Fils.
Poursuivant notre parallèle entre les noces divines et les noces humaines, trois couacs dans les invitations peuvent survenir : ceux qui ont oublié de vous répondre, et ceux qui ont égaré l’invitation, (on peut ajouter ceux que l’on a oublié d’inviter) Or à tous ceux-là il faut redire qu’il n’est pas trop tard, que la fête est aussi pour eux.
La solution des mariés est de rappeler les invités un à un. Dieu procède de la même
manière : il envoie au cours des âges ses serviteurs pour passer l’invitation : les patriarches, les juges, les rois et les prophètes du premier Testament, ensuite il envoie les apôtres du Nouveau Testament, les saints des 20 derniers siècles et enfin nous-mêmes, les baptisés de
l’Eglise du 21 ième siècle. Dieu nous envoies aujourd’hui sur les chemins du monde pour
inviter ceux des hommes et des femmes de notre temps qui se sont éloignés de l’Eglise et
du Seigneur (il s’agit de ceux qui ont égaré l’invitation) ceux qui s’interrogent et cherchent du sens à leur vie (c’est ceux qui n’ont pas répondu) ou encore ceux qui ne connaissent pas encore Dieu (il est question alors de ceux qu’on n’a pas encore invité.)


2/ Ensuite il s’agit de savoir ce qui va être servi. Si lors des noces humaines le menu et
le traiteur sont à choisir avec attention, selon le thème de la soirée, pour les noces
spirituelles il en va autrement. Nous savons par le prophète Isaïe que : Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Une interprétation possible des viandes grasses est d’y voir la vie du Christ et sa Parole qui sont une nourriture consistante. Quant aux vins capiteux on peut y voir son amour partagé qui nous enivre de joie en faisant notre communion.


3/ Enfin il faut que les invités se procurent la tenue de fête adéquate. En effet c’est
une chose de préparer de belles tables et de bons plats et de répondre « oui » à l’invitation
mais il faut également que les invités s’y préparent. Aussi il est important de trouver la
tenue adéquate au thème de la noce. Et bien là encore les noces divines rejoignent celles
des hommes car on apprend dans l’Evangile que le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. C’est donc qu’il faut être revêtu d’un vêtement spécial pour entrer dans le Royaume et célébrer les noces éternelles avec le Seigneur Jésus.
Quel est-donc ce vêtement ?
Assez vite on dirait : il s’agit du baptême ! C’est vrai, mais on peut aussi dire, comme st
Grégoire qu’il s’agit de nos œuvres de charité ; ou avec St Augustin qu’il s’agit plutôt de la gloire de Dieu, ou encore avec st Hilaire de Poitiers que ce vêtement c’est la grâce de
l’Esprit Saint.

EVENEMENT : Témoignage de Bernadette Morieau, dernière miraculée de Lourdes, samedi 17 octobre au CARCOM à Lons.


Bernadette Moriau, la plus récente miraculée de Lourdes reconnue par l’Église, viendra dans le Jura témoigner de son expérience spirituelle le 17 octobre au Carcom de Lons-le-Saunier.
Le matin à 10h pour un public large et l’après-midi à 15h sur le thème « foi chrétienne et,guérison ».


« Cet événement permet de rassembler les personnes touchées ou non par la maladie ou une déficience. Nous espérons que ce témoignage donnera des forces neuves à chacun pour se
relever », confie Christian Panouillot, prêtre accompagnateur du Service de l’Évangile auprès des personnes malades.

Cette rencontre est organisée conjointement par le doyenné de Lons-le-Saunier et le Service de l’Évangile auprès des personnes malades avec le soutien du diocèse.
Il sera possible de faire dédicacer sur place le livre de Sœur Bernadette Moriau : « Ma Vie est un miracle ». La conférence et l’échange seront suivis de la messe à l’église des Cordeliers à 17h30.

Informations pratiques :


Samedi 17 octobre au Carcom de Lons-le-Saunier
Témoignage de Bernadette Moriau, miraculée à Lourdes
10h : Guérison miraculeuse aujourd’hui
15h : Foi chrétienne et guérison : « Pourquoi moi ? »


· Pour en savoir un peu plus sur Sr Bernadette Moriau :

  • Le 11 juillet 2008, la vie de sœur Bernadette Moriau est transformée. Gravement malade depuis 42 ans d’une maladie grave affectant sa moelle épinière et l’invalidant considérablement, elle est guérie miraculeusement au retour d’un pèlerinage à Lourdes avec son diocèse, celui de Beauvais.
  • · Après dix ans d’une rigoureuse enquête scientifique, l’Église catholique reconnaît officiellement ce miracle le 11 février 2018, le jour même où l’on célèbre le 160e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à sainte Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle.
  • · À ceux qu’elle rencontre, sœur Bernadette transmet désormais un message d’espérance et de reconnaissance, en toute simplicité.
  • Bernadette Moriau, âgée aujourd’hui de 81 ans, est religieuse franciscaine des Oblats du Sacré-Cœur de Jésus.

Contact presse : Isabelle Renaut – communiation@eglisejura.com

Souvenir de la journée du rosaire le 07 octobre.

Le 7 octobre, Marie est honorée sous le vocable de « Notre Dame du Rosaire ». C’est ainsi qu’à Voiteur, Macornay et Lons (st Luc) les équipes du rosaire invitaient les paroissiens pour la Messe le matin, et la méditation du chapelet l’après midi comme cela fut annoncé dans les communautés dominicales.

Méditer la vie de Jésus, et de Marie dans chaque dizaine pour qu’elle devienne transparente dans nos vie.

C’est dans cet esprit que Charles Péguy écrivait son poème sur le chapelet avant la guerre de 1914 :

 » Récite ton chapelet, dit DIEU,
et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :
que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.
Cette prière-là, je te le dis
est un rayon de l’Évangile :
on ne me le changera pas.
Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,
c’est qu’il est simple et qu’il est humble.
Comme fut mon Fils.
Comme fut ma Mère.
Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés
toute la compagnie rassemblée en l’Évangile :
la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études
et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,
la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,
et tous les éclopés que leur foi a sauvés,
et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,
qui découvrent mon Fils et sa Mère…
Récite ton chapelet, dit Dieu,
il faut que votre prière tourne, tourne et retourne,
comme font entre vos doigts les grains du chapelet.
Alors, quand je voudrai, je vous l’assure,
vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le cœur et rassure l’âme.
Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet
et gardez l’esprit en paixante dans nos vies.

Récite ton chapelet, dit DIEU,
et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :
que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.
Cette prière-là, je te le dis
est un rayon de l’Évangile :
on ne me le changera pas.
Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,
c’est qu’il est simple et qu’il est humble.
Comme fut mon Fils.
Comme fut ma Mère.
Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés
toute la compagnie rassemblée en l’Évangile :
la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études
et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,
la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,
et tous les éclopés que leur foi a sauvés,
et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,
qui découvrent mon Fils et sa Mère…
Récite ton chapelet, dit Dieu,
il faut que votre prière tourne, tourne et retourne,
comme font entre vos doigts les grains du chapelet.
Alors, quand je voudrai, je vous l’assure,
vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le cœur et rassure l’âme.
Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet
et gardez l’esprit en paix. « 

Homélie du dimanche 4 octobre 2020.

Par le Père Arnaud Brelot.

Évangile de J-Ct selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits,  il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. 

Homélie

Jésus est arrivé depuis peu à Jérusalem où il est entré triomphalement. Il n’en sortira que pour y être crucifié. Sa confrontation avec les grands prêtres, les scribes et les pharisiens va s’amplifier de plus en plus. Il pose des gestes forts en chassant les marchands du Temple et proclame des paroles difficiles contre les grands prêtres et les pharisiens : par des paraboles nombreuses Jésus dénonce leur incurie.

En empruntant la thématique de la vigne, Jésus s’inscrit à la suite du prophète Isaïe comme nous rappelle la première lecture. Cette référence à la vigne qui est parlante dans notre doyenné, nous obligera aussi à agir. Car les paroles d’Isaïe et de Jésus sont claires à nos oreilles habituées au vocabulaire de la vigne.

Dieu a planté sa vigne, c’est à dire son peuple, sur un coteau fertile, c’est-à-dire la terre sainte. Dieu a mis en place tout ce qu’il fallait pour que pousse la vigne : une clôture, c’est-à-dire une frontière, une tour de garde, c’est-à-dire des personnes pour la protéger et il a même creusé un pressoir car il veut en récolter du fruit et faire du bon vin, c’est-à-dire qu’il désire que son peuple porte aussi de bons fruits de justice et charité, qu’il soit un modèle pour les autres. Et pour cela Dieu confie sa vigne à des vignerons qui sont  les grands prêtres et les pharisiens.

Il nous faut aussi transposer cette parabole pour aujourd’hui, chez nous. Jésus a établi l’Eglise, peuple de Dieu, dans le monde, il lui a donné des évêques, des prêtres et des responsables laïcs pour qu’elle porte de bons fruits : toucher les cœurs et convertir les âmes, vivre selon la justice et le droit au service des plus humbles, marcher en présence du Seigneur et guider tous les hommes vers le salut.

Dieu ayant fait, selon Isaïe, tout ce qu’il pouvait pour cette vigne en tant que son propriétaire, s’étonne : J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?

Cette interrogation vaut évidemment pour de nombreux autres cas. Tous, dans notre vie,  nous avons fait l’expérience d’avoir fait tout ce qu’il fallait, dans tel ou tel domaine, et pourtant ça n’a pas marché ? On s’attendait au succès et ce fut un échec ! En essayant de monter une entreprise, de vivre son mariage, de s’investir dans une amitié, de faire de la catéchèse, d’élever ses enfants,  de monter un projet pastoral, nous avons tous fait un jour ou l’autre le constat d’un échec alors qu’on avait tout donné pour que cela réussisse.

Cette interrogation, comme une lamentation vaut aussi pour notre Eglise aujourd’hui qu’avons-nous raté dans la transmission, dans le témoignage, dans la vie de foi, pour en être là où nous en sommes maintenant : nous assistons à une lente et longue apostasie, peu à peu les hommes s’éloignent de l’Eglise qui les a vu naître, qu’elle a baptisés, catéchisés et mariés. Elle voit ses enfants adopter des mœurs et des valeurs qui sont opposés à l’évangile et à son enseignement. Les petits et les pauvres sont piétinés, l’individualisme gangrène tout et le « chacun pour soi » l’emporte sur la fraternité. Le confort et l’amour de l’argent l’emporte sur la sobriété de vie.

A qui la faute ? Le prophète Isaïe ne l’impute à personne, il décrit seulement la réaction de Dieu ou plutôt à quoi conduira un tel comportement. Jésus dans l’Evangile dénonce l’incurie des grands-prêtres et des pharisiens qui sont ceux qui ont la main mise sur le pouvoir religieux et sont souvent à la solde de l’occupant romain. Et nous aujourd’hui ? Voyant l’Etat de notre Eglise, nous cherchons aussi des responsables, commence alors le grand déballage du « c’est la faute à untel ».

Réalisons bien que le cataclysme annoncé par Isaïe peut aussi être une prophétie pour nous. Dieu nous a confié en Jésus son plus grand trésor afin de faire connaître son amour et son désir de sauver toute l’humanité. Sommes-nous fidèles à cette mission ? Le « nous » que j’emploie c’est l’Eglise, toute l’Eglise c’est-à-dire celle des baptisés,  vous et moi ! Où en sommes nous de notre fidèles à l’enseignement du Christ transmis et actualisé par son Eglise, où en sommes nous de notre volonté d’unité dans la foi entre chrétiens, où en sommes nous de notre charité active et concrète ?

L’Eglise rayonnera d’abord quand chacun de ses membres, du pape jusqu’à l’enfant baptisé et catéchisé fera là où il est des œuvres de miséricordes et mènera une vie de foi enracinée dans la prière. L’heure vient de laisser totalement le Christ transformer nos vies en évangile de chair. Nous devons, sous peine de disparaitre, devenir le bon vin de Dieu pour abreuver les hommes assoiffés d’amour et de vérité sur le sens de la vie. Faisons nôtre les paroles du psalmiste, crions à Dieu : « Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés. » Que notre communion à son Corps nous donnent la force d’y parvenir concrètement ! Amen