Célébrations de rentrée dans les écoles privées de Lons.

Les écoles Jeanne d’Arc et La Salle ont pris leur envol cette semaine lors de leur
célébration de rentrée. Tous, enfants, maitres et maitresses, personnel et prêtres, ont
embarqués dans l’avion « d’air Jeanne d’Arc- La Salle » pour un voyage d’une année.

Avec son capitaine de bord, madame Bassez qui avait revêtu l’habit et la casquette de
circonstance et pour que le voyage soit calme et le paysage beau à regarder, nous avons réfléchi aux nuages qu’il fallait dissiper comme les bagarres, la violence, l’irrespect, etc.

Nous avons aussi embarqué avec nous la règle des écoles.
Le père Arnaud nous a rappelé aussi que dans les écoles catholiques on embarquait aussi
pour notre voyage Jésus le Christ qui nous a donné une règle très importante pour vivre un
bon voyage : l’amour fraternel. Il a rappelé avec les mots de l’apôtre Paul aux Corinthiens
(1Co 13) que « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais »
Nous voici donc tous ensemble rassemblés pour une année à vivre comme un beau
voyage au pays de l’amitié.

Un grand merci à tous ceux qui ont animé ces célébrations.

Rencontre des équipes liturgiques et funérailles de la paroisse des Coteaux de Seille.

Ce mardi 13 octobre au presbytère de Voiteur les équipes funérailles et liturgiques de la
paroisse des coteaux de Seille se sont retrouvées pour faire le point après la reprise de
septembre. En effet, les contraintes sanitaires du déconfinement demeurent et elles nous
ont obligés à des changements dans notre liturgie. L’un d’eux fut de centraliser la messe
dans la plus grande et la plus centrale des églises, à Voiteur. Il en ressort une plus grande
unité de notre communauté qui prend un soin spécial à la propreté, au fleurissement et à
l’animation du chant grâce à une chorale bien fournie et une organiste très disponible. Il a
été souligné le besoin de soigner davantage l’accueil par une présence d’un ou deux
membres des équipes à l’entrée de l’église pour distribuer gel et feuille de chant.
D’autres sujets furent abordés comme le choix des lecteurs et les nombreux refus de
personnes quand on leur demande de donner la communion avec le prêtre tant elles se
sentent indignes de ce geste. Pourtant il est nécessaire qu’un baptisé confirmé se rappelle
que le Seigneur compte sur lui pour se donner au monde et le nourrir de sa vie !

Il a été encore question de développer la solidarité entre les équipes de funérailles afin d’y
vivre concrètement la fraternité. En effet, certaines plus fournies que d’autres acceptent de
donner un coup de main à celles qui sont plus à la peine. Merci à tous de votre
disponibilité pour accompagner les personnes en deuil.
Toutes nos équipes ont besoin de grossir leurs rangs… merci de faire vôtre cet appel :

Tu es doué(e)! Ne sais-tu pas que tu es doué(e)?
Alors pourquoi râler et faire des complexes ?
Si tu es doué(e) pour la parole,
viens et parle.

Si tu es doué(e) pour écouter les autres,

viens et entends.

Si tu es doué(e) pour les relations humaines

viens et anime.
Si tu es doué(e) pour le chant,
viens chanter avec nous.

Au lieu de dire « rien ne bouge dans l’Eglise »
qu’est- ce que tu attends pour que ça bouge ?
Au lieu de dire « le monde est pourri »
qu’est- ce que tu attends pour le transformer ?
Au lieu de dire « ce sont toujours les mêmes qui commandent »
qu’est-ce-que tu attends pour mettre la main à la pâte ?

En toi l ‘esprit est à l’œuvre.
Baptisé(e), toi aussi, tu es en mission.
Allez, vas-y, tu le sais, tu es doué(e).

Robert Riber

Homélie du dimanche 11 octobre

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il
leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les
noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne
voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai
préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à
la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’

Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Homélie

A entendre le Seigneur Jésus nous entretenir ce dimanche, il en va du royaume de Dieu
comme d’une noce. Et pour que le mariage soit réussi il faut s’y prendre longtemps à
l’avance et bien soigner la préparation. Il faut veiller à trois choses importantes : envoyer
les invitations, choisir et préparer le repas et se procurer la tenue de fête adéquate. Je
voudrais avec vous ce matin revenir sur ces 3 moments là.


1/ D’abord les invitations : Dieu, comme les jeunes mariés, envoie des faire-part
longtemps à l’avance pour annoncer les noces de son Fils Jésus avec l’humanité. Comme le soulignait dans une homélie St Jean Chrysostome, évêque de Constantinople au IV° siècle,
« … Dieu avait invité les hommes dès le temps d’Abraham, à qui l’incarnation du Christ était promise. » Il faut comprendre par là que le projet de Dieu, dès l’alliance avec Abraham, est de permettre à toute l’humanité de célébrer ses noces avec son Fils Jésus. C’est-à-dire d’appeler toute l’humanité à entrer dans l’Eglise, l’épouse de son Fils.
Poursuivant notre parallèle entre les noces divines et les noces humaines, trois couacs dans les invitations peuvent survenir : ceux qui ont oublié de vous répondre, et ceux qui ont égaré l’invitation, (on peut ajouter ceux que l’on a oublié d’inviter) Or à tous ceux-là il faut redire qu’il n’est pas trop tard, que la fête est aussi pour eux.
La solution des mariés est de rappeler les invités un à un. Dieu procède de la même
manière : il envoie au cours des âges ses serviteurs pour passer l’invitation : les patriarches, les juges, les rois et les prophètes du premier Testament, ensuite il envoie les apôtres du Nouveau Testament, les saints des 20 derniers siècles et enfin nous-mêmes, les baptisés de
l’Eglise du 21 ième siècle. Dieu nous envoies aujourd’hui sur les chemins du monde pour
inviter ceux des hommes et des femmes de notre temps qui se sont éloignés de l’Eglise et
du Seigneur (il s’agit de ceux qui ont égaré l’invitation) ceux qui s’interrogent et cherchent du sens à leur vie (c’est ceux qui n’ont pas répondu) ou encore ceux qui ne connaissent pas encore Dieu (il est question alors de ceux qu’on n’a pas encore invité.)


2/ Ensuite il s’agit de savoir ce qui va être servi. Si lors des noces humaines le menu et
le traiteur sont à choisir avec attention, selon le thème de la soirée, pour les noces
spirituelles il en va autrement. Nous savons par le prophète Isaïe que : Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Une interprétation possible des viandes grasses est d’y voir la vie du Christ et sa Parole qui sont une nourriture consistante. Quant aux vins capiteux on peut y voir son amour partagé qui nous enivre de joie en faisant notre communion.


3/ Enfin il faut que les invités se procurent la tenue de fête adéquate. En effet c’est
une chose de préparer de belles tables et de bons plats et de répondre « oui » à l’invitation
mais il faut également que les invités s’y préparent. Aussi il est important de trouver la
tenue adéquate au thème de la noce. Et bien là encore les noces divines rejoignent celles
des hommes car on apprend dans l’Evangile que le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. C’est donc qu’il faut être revêtu d’un vêtement spécial pour entrer dans le Royaume et célébrer les noces éternelles avec le Seigneur Jésus.
Quel est-donc ce vêtement ?
Assez vite on dirait : il s’agit du baptême ! C’est vrai, mais on peut aussi dire, comme st
Grégoire qu’il s’agit de nos œuvres de charité ; ou avec St Augustin qu’il s’agit plutôt de la gloire de Dieu, ou encore avec st Hilaire de Poitiers que ce vêtement c’est la grâce de
l’Esprit Saint.

EVENEMENT : Témoignage de Bernadette Morieau, dernière miraculée de Lourdes, samedi 17 octobre au CARCOM à Lons.


Bernadette Moriau, la plus récente miraculée de Lourdes reconnue par l’Église, viendra dans le Jura témoigner de son expérience spirituelle le 17 octobre au Carcom de Lons-le-Saunier.
Le matin à 10h pour un public large et l’après-midi à 15h sur le thème « foi chrétienne et,guérison ».


« Cet événement permet de rassembler les personnes touchées ou non par la maladie ou une déficience. Nous espérons que ce témoignage donnera des forces neuves à chacun pour se
relever », confie Christian Panouillot, prêtre accompagnateur du Service de l’Évangile auprès des personnes malades.

Cette rencontre est organisée conjointement par le doyenné de Lons-le-Saunier et le Service de l’Évangile auprès des personnes malades avec le soutien du diocèse.
Il sera possible de faire dédicacer sur place le livre de Sœur Bernadette Moriau : « Ma Vie est un miracle ». La conférence et l’échange seront suivis de la messe à l’église des Cordeliers à 17h30.

Informations pratiques :


Samedi 17 octobre au Carcom de Lons-le-Saunier
Témoignage de Bernadette Moriau, miraculée à Lourdes
10h : Guérison miraculeuse aujourd’hui
15h : Foi chrétienne et guérison : « Pourquoi moi ? »


· Pour en savoir un peu plus sur Sr Bernadette Moriau :

  • Le 11 juillet 2008, la vie de sœur Bernadette Moriau est transformée. Gravement malade depuis 42 ans d’une maladie grave affectant sa moelle épinière et l’invalidant considérablement, elle est guérie miraculeusement au retour d’un pèlerinage à Lourdes avec son diocèse, celui de Beauvais.
  • · Après dix ans d’une rigoureuse enquête scientifique, l’Église catholique reconnaît officiellement ce miracle le 11 février 2018, le jour même où l’on célèbre le 160e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à sainte Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle.
  • · À ceux qu’elle rencontre, sœur Bernadette transmet désormais un message d’espérance et de reconnaissance, en toute simplicité.
  • Bernadette Moriau, âgée aujourd’hui de 81 ans, est religieuse franciscaine des Oblats du Sacré-Cœur de Jésus.

Contact presse : Isabelle Renaut – communiation@eglisejura.com

Souvenir de la journée du rosaire le 07 octobre.

Le 7 octobre, Marie est honorée sous le vocable de « Notre Dame du Rosaire ». C’est ainsi qu’à Voiteur, Macornay et Lons (st Luc) les équipes du rosaire invitaient les paroissiens pour la Messe le matin, et la méditation du chapelet l’après midi comme cela fut annoncé dans les communautés dominicales.

Méditer la vie de Jésus, et de Marie dans chaque dizaine pour qu’elle devienne transparente dans nos vie.

C’est dans cet esprit que Charles Péguy écrivait son poème sur le chapelet avant la guerre de 1914 :

 » Récite ton chapelet, dit DIEU,
et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :
que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.
Cette prière-là, je te le dis
est un rayon de l’Évangile :
on ne me le changera pas.
Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,
c’est qu’il est simple et qu’il est humble.
Comme fut mon Fils.
Comme fut ma Mère.
Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés
toute la compagnie rassemblée en l’Évangile :
la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études
et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,
la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,
et tous les éclopés que leur foi a sauvés,
et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,
qui découvrent mon Fils et sa Mère…
Récite ton chapelet, dit Dieu,
il faut que votre prière tourne, tourne et retourne,
comme font entre vos doigts les grains du chapelet.
Alors, quand je voudrai, je vous l’assure,
vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le cœur et rassure l’âme.
Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet
et gardez l’esprit en paixante dans nos vies.

Récite ton chapelet, dit DIEU,
et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :
que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.
Cette prière-là, je te le dis
est un rayon de l’Évangile :
on ne me le changera pas.
Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,
c’est qu’il est simple et qu’il est humble.
Comme fut mon Fils.
Comme fut ma Mère.
Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés
toute la compagnie rassemblée en l’Évangile :
la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études
et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,
la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,
et tous les éclopés que leur foi a sauvés,
et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,
qui découvrent mon Fils et sa Mère…
Récite ton chapelet, dit Dieu,
il faut que votre prière tourne, tourne et retourne,
comme font entre vos doigts les grains du chapelet.
Alors, quand je voudrai, je vous l’assure,
vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le cœur et rassure l’âme.
Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet
et gardez l’esprit en paix. « 

Homélie du dimanche 4 octobre 2020.

Par le Père Arnaud Brelot.

Évangile de J-Ct selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits,  il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. 

Homélie

Jésus est arrivé depuis peu à Jérusalem où il est entré triomphalement. Il n’en sortira que pour y être crucifié. Sa confrontation avec les grands prêtres, les scribes et les pharisiens va s’amplifier de plus en plus. Il pose des gestes forts en chassant les marchands du Temple et proclame des paroles difficiles contre les grands prêtres et les pharisiens : par des paraboles nombreuses Jésus dénonce leur incurie.

En empruntant la thématique de la vigne, Jésus s’inscrit à la suite du prophète Isaïe comme nous rappelle la première lecture. Cette référence à la vigne qui est parlante dans notre doyenné, nous obligera aussi à agir. Car les paroles d’Isaïe et de Jésus sont claires à nos oreilles habituées au vocabulaire de la vigne.

Dieu a planté sa vigne, c’est à dire son peuple, sur un coteau fertile, c’est-à-dire la terre sainte. Dieu a mis en place tout ce qu’il fallait pour que pousse la vigne : une clôture, c’est-à-dire une frontière, une tour de garde, c’est-à-dire des personnes pour la protéger et il a même creusé un pressoir car il veut en récolter du fruit et faire du bon vin, c’est-à-dire qu’il désire que son peuple porte aussi de bons fruits de justice et charité, qu’il soit un modèle pour les autres. Et pour cela Dieu confie sa vigne à des vignerons qui sont  les grands prêtres et les pharisiens.

Il nous faut aussi transposer cette parabole pour aujourd’hui, chez nous. Jésus a établi l’Eglise, peuple de Dieu, dans le monde, il lui a donné des évêques, des prêtres et des responsables laïcs pour qu’elle porte de bons fruits : toucher les cœurs et convertir les âmes, vivre selon la justice et le droit au service des plus humbles, marcher en présence du Seigneur et guider tous les hommes vers le salut.

Dieu ayant fait, selon Isaïe, tout ce qu’il pouvait pour cette vigne en tant que son propriétaire, s’étonne : J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?

Cette interrogation vaut évidemment pour de nombreux autres cas. Tous, dans notre vie,  nous avons fait l’expérience d’avoir fait tout ce qu’il fallait, dans tel ou tel domaine, et pourtant ça n’a pas marché ? On s’attendait au succès et ce fut un échec ! En essayant de monter une entreprise, de vivre son mariage, de s’investir dans une amitié, de faire de la catéchèse, d’élever ses enfants,  de monter un projet pastoral, nous avons tous fait un jour ou l’autre le constat d’un échec alors qu’on avait tout donné pour que cela réussisse.

Cette interrogation, comme une lamentation vaut aussi pour notre Eglise aujourd’hui qu’avons-nous raté dans la transmission, dans le témoignage, dans la vie de foi, pour en être là où nous en sommes maintenant : nous assistons à une lente et longue apostasie, peu à peu les hommes s’éloignent de l’Eglise qui les a vu naître, qu’elle a baptisés, catéchisés et mariés. Elle voit ses enfants adopter des mœurs et des valeurs qui sont opposés à l’évangile et à son enseignement. Les petits et les pauvres sont piétinés, l’individualisme gangrène tout et le « chacun pour soi » l’emporte sur la fraternité. Le confort et l’amour de l’argent l’emporte sur la sobriété de vie.

A qui la faute ? Le prophète Isaïe ne l’impute à personne, il décrit seulement la réaction de Dieu ou plutôt à quoi conduira un tel comportement. Jésus dans l’Evangile dénonce l’incurie des grands-prêtres et des pharisiens qui sont ceux qui ont la main mise sur le pouvoir religieux et sont souvent à la solde de l’occupant romain. Et nous aujourd’hui ? Voyant l’Etat de notre Eglise, nous cherchons aussi des responsables, commence alors le grand déballage du « c’est la faute à untel ».

Réalisons bien que le cataclysme annoncé par Isaïe peut aussi être une prophétie pour nous. Dieu nous a confié en Jésus son plus grand trésor afin de faire connaître son amour et son désir de sauver toute l’humanité. Sommes-nous fidèles à cette mission ? Le « nous » que j’emploie c’est l’Eglise, toute l’Eglise c’est-à-dire celle des baptisés,  vous et moi ! Où en sommes nous de notre fidèles à l’enseignement du Christ transmis et actualisé par son Eglise, où en sommes nous de notre volonté d’unité dans la foi entre chrétiens, où en sommes nous de notre charité active et concrète ?

L’Eglise rayonnera d’abord quand chacun de ses membres, du pape jusqu’à l’enfant baptisé et catéchisé fera là où il est des œuvres de miséricordes et mènera une vie de foi enracinée dans la prière. L’heure vient de laisser totalement le Christ transformer nos vies en évangile de chair. Nous devons, sous peine de disparaitre, devenir le bon vin de Dieu pour abreuver les hommes assoiffés d’amour et de vérité sur le sens de la vie. Faisons nôtre les paroles du psalmiste, crions à Dieu : « Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés. » Que notre communion à son Corps nous donnent la force d’y parvenir concrètement ! Amen

Retour sur les messes de rentrées dans le doyenné.

26 septembre aux Cordeliers.

Par le Père Arnaud Brelot.

Quelle joie de retrouver enfin l’église des Cordeliers pleine de familles, de jeunes et d’enfants pour la messe de rentrée. Les enfants avaient apporté leurs cartables et chacun sa bonne humeur. Au cours de la célébration les enfants ont pu venir déposer une bougie devant l’autel, symbolisant ainsi leur désir de suivre Jésus et de faire sa volonté. C’est un grand engagement que de se mettre concrètement à la suite de Jésus, de la prendre comme modèle de vie et conne guide de nos âmes. Et pour bien signifier que Jésus est bien présent dans tous les domaines de notre vie, le père William a béni les cartables que les enfants ont apportés, rendant ainsi Dieu présent dans les écoles auprès d’eux lorsqu’ils étudient. Les catéchistes aussi ont été bénies, elles qui fournissent un travail si précieux auprès des enfants pour élever leurs âmes vers Dieu, favoriser la rencontre avec le Seigneur,Jésus et les faire grandir humainement. Enfin pour que la mission soit l’œuvre de chacun nous avons
remis à chaque personne deux autocollants représentant un poisson. Celui-ci était dans les premiers siècles le signe de reconnaissance des chrétiens. Ils pourront le coller sur le cartable, sur leur voiture rappelant ainsi à ceux qui le verront qu’un autre chrétien est là près d’eux. Ainsi se renforcera la fraternité chrétienne universelle.

13 septembre à Voiteur.

Texte et photos : Laure Grouillon.

Grâce à une bonne organisation relative aux mesures sanitaires, la messe du dimanche 13
septembre a été une belle fête de profession de foi pour les secteurs Coteaux de Seille et Saint Martin des Vignes. En laissant la priorité aux familles pour cet office et en y associant musiciens et chorale du secteur, Claudine Grosskopf, la catéchiste responsable de ce groupe, avait tout prévu au mieux avec le Père William . Toutes de blanc vêtues et souriantes, Loona Minet, Blanche Bailly, Anna Lamard-Dryzmada, Louise Grouillon, Soline Laporte et Flavie Toinard étaient heureuses de vivre ce moment entourées de leurs proches dans une église de Voiteur fleurie pour l’occasion.

Homélie du 26 dimanche ordinaire A

Évangile de J-C selon st Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est
votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon
enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais
ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la
même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des
deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »
Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous
précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le
chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les
prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même
pas repentis plus tard pour croire à sa parole.
»

Homélie

Par le Père Arnaud Brelot.

Quelle différence entre les grands prêtres et les anciens du peuple d’un côté et les
publicains et les prostituées de l’autre ? Les premiers sont des personnages publics
importants admirés, estimés voir craints de tous quand les autres sont des habitués
des bas fonds des villes, souvent dénoncés et méprisés par tous.
On voit les grands prêtres et les anciens comme des personnes à la moralité
irréprochable, des modèles à imiter, alors que les publicains et les prostituées sont
conspués comme immoraux et pécheurs.
Et sur quoi repose ce jugement, cette vision des choses ? Généralement sur ce que
les personnes donnent à voir ou sur ce que nous estimons d’elles selon nos critères
humains (réussite, notoriété, facilité à parler, prestance, élégance, etc…) Or dans le
premier livre de Samuel, alors que ce dernier doit choisir le futur roi d’Israël, Dieu
lui rappelle qu’Il ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
Le cœur d’un juif est le lieu où il élabore ses décisions, d’où jaillissent ses actes. Et
c’est cela que Dieu regarde: la motivation (qu’on appel l’intention), la soumission
du cœur à la volonté de Dieu, le désir de faire le bien, la recherche de la vérité, etc.
Un cœur droit est donc un cœur qui est à l’écoute du Seigneur et de sa volonté et

qui essaie de la vivre concrètement en transformant sa vie afin de la rendre plus
cohérente. C’est la prière du psalmiste que nous pouvons faire nôtre : Seigneur,
enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi.
Travailler à rendre notre vie plus cohérente exige trois étapes : reconnaître que
notre vie manque d’unité, décider d’y remédier et changer concrètement ce qui doit
l’être pour plus de cohérence.


1/ Reconnaître nos manques d’unité.

Ce qui bouscule le cœur des publicains et des prostituées dans l’évangile, c’est la
prédication de Jean le Baptiste. Ses paroles lumineuses et exigeantes ont mis en
relief les parts d’ombres et d’incohérence dans leur vie.
Mais le cœur des grands prêtres et les anciens du peuple n’a-t-il pas lui aussi à être
bousculé ? Aucun cœur n’est pur sauf à s’enorgueillir ou à ne se justifier qu’en se
comparant aux autres. Si le bien que je pense de ma vie ne découle que du mal que
je vois dans la vie des autres, comme le pharisien qui dit quelque part dans
l’évangile « je te remercie Seigneur de ne pas être comme ce publicain») où est la
cohérence de ma vie ? Repose-t-elle sur le mépris voir la haine des autres ? Et alors
il se passe pour eux ce que Ezéchiel dénonce dans la première lecture : Si le juste se
détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Oui la haine, le mépris des autres et la façon de les enfermer dans le péché pour
mieux ne pas voir et assumer le sien est une faute morale très grave, une
incohérence quant à l’exigence de l’amour du prochain, une pente qui mène à la
mort !


2/ Décider d’y remédier : implorer le pardon de Dieu.

Les publicains et les prostituées qui savent leur vie misérable sont bouleversés par
les paroles du Baptiste. Elles ont réveillé en eux le désir d’unifier leur vie et les ont
amenés à demander le pardon de leurs péchés et à changer de vie. Dieu veut la
conversion du pécheur et non sa mort, alors, avec tous les pécheurs, faisons nôtre
la supplication du psalmiste à Dieu : Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne m’oublie pas.

Ce que Dieu veut c’est la repentance de nos erreurs et la reconnaissance que nous
avons besoin de lui, de son Esprit Saint pour œuvrer à l’unification de tout notre
être ! Seule la miséricorde de Dieu peut combler en nous ce qui nous manque pour
que notre vie peu à peu se divinise, peu à peu devienne de
plus en plus cohérente.
Et c’est cela qui manque aux grands prêtres et aux anciens, ils se pensent comme
déjà parfaits et justifiés, ils pensent ne pas avoir besoin de la miséricorde de Dieu.
Ils veulent rejoindre Dieu sans se laisser rejoindre par Lui !


3/ Changer ce qui doit l’être dans notre vie.

Ainsi être cohérent, c’est reconnaître que Dieu doit agir dans nos vies et le laisser
faire. Les changements opérés dans nos vies sont le signe que Dieu y agit. Comme
le relève Ezéchiel : Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la
justice, il sauvera sa vie. Paul de même dans sa lettre aux Philippiens souligne qu’un
chrétien doit avoir en lui les dispositions qui sont dans le Christ Jésus. Et elles se
déploient toutes dans notre relation aux autres : recherchez l’unité. Ne soyez jamais
intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.
Etre cohérent c’est donc reconnaître que nous avons besoin de Dieu et des autres
pour déployer au maximum notre vie. La fraternité et la miséricorde en sont deux
principes essentiels. Que le Seigneur nous aide à les vivre, à en vivre pleinement.
Amen

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 » Il est fondamental pour nous chrétiens de bien comprendre la valeur et la signification de la messe, pour vivre toujours plus pleinement notre relation avec Dieu. « 

Pape François

Prière mariale à la chapelle de Lavigny

Ce dimanche 20 septembre, comme chaque troisième dimanche du mois de septembre des
paroissiens de saint Martin des Vignes et des Coteaux de Seille se sont donnés rendez-vous à la chapelle Notre Dame de La Salette sur les hauteurs du village de Lavigny. Il s’agissait pour eux d’honorer de leurs prières et de leurs chants la Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame de La Salette. Après les salutations et le chant, la relation des apparitions de la Vierge Marie a été lue. En voilà le texte :

« Le 19 septembre 1846, dans les Alpes, en haut du village de la Salette, deux petits bergers d’un peu moins
de 15 ans, petits bergers loués pour quelques semaines ou quelques jours et qui ne se connaissent que depuis
la veille, Mélanie CALNOT et Maximin GIRAUD , amènent leurs troupeaux à une petite source. D’autres bergers les rejoignent, c’est midi, ils mangent du pain et une tomate sèche puis font la sieste.

Lorsqu’ils s’éveillent vers 15 h, ils sont seuls et leurs bêtes se sont éloignées ; ils partent donc à leur recherche.
Et c’est là, qu’au creux d’une combe où coulait jadis une source, ils aperçoivent une grande clarté. Ils s’en
approchent et voient une belle dame assise, la tête entre les mains, les coudes sur les genoux. Elle est en pleurs… elle est coiffée comme les femmes du pays, porte une robe blanche, un tablier jaune et … une guirlande de roses entourent ses pieds et sa tête. Une grande croix avec le Christ et les instruments de sa passion sur la poitrine.
Elle les invite à s’approcher, fait quelques pas vers eux et c’est alors qu’elle se met à leur parler en français puis en patois (les enfants ne parlant que ce dialecte). Elle leur demande de bien prier chaque jour et révèle à chacun un secret avec interdiction de le dévoiler. Elle reproche l’impiété du peuple (on ne va plus à la messe ; on travaille le dimanche). Elle ne pourra retenir longtemps la main de son fils. Elle annonce de mauvaises
récoltes, une famine prochaine (maladie des pommes de terre).
Ensuite, Elle s’éloigne de quelques pas s’élève dans le ciel et disparaît doucement…le soir, les enfants racontent à leur maître respectif ce qu’ils ont vu : on les croit « c’est la Sainte Vierge ! » et le lendemain dimanche, ils le confient au prêtre de la Salette qui, en pleurs l’annonce dans son prône.
Prêtres et autorités civiles interrogent les enfants durant plusieurs mois. L’évêque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillaud ouvre une enquête canonique et le 19 septembre 1851 reconnait l’apparition comme
authentique et un an après le 1 er mai 1852 est décidée la construction d’un sanctuaire à 1800m.

En 1855 une seconde enquête confirme l’apparition.
Mélanie est décédée en décembre 1904 en Italie (Altamura)
Maximin repose au cimetière de corps et son cœur dans la basilique. Il est mort assez jeune en mars 1875. Les premiers pèlerinages s’effectuaient à dos de mulets par des sentiers escarpés. »
Ayant poursuivi par la récitation d’une dizaine de chapelet nous avons fait monter cette
prière vers Marie. Je vous la partage et vous invite à la faire vôtre :
O Marie, mère de l’amour, nous voici devant toi avec nos joies Nos désirs d’aimer et d’être aimés.
Nous voici avec le poids des jours, avec nos misères, nos violences et nos guerres, Mais l’amour est plus fort que tout : nous croyons qu’il existe encore, car l’amour vient de Dieu. Nous t’en prions : que nos maisons soient habitées, de simples gestes de fraternité et de bonté, de confiance, de bienveillance et de générosité ! Que les familles et les nations s’ouvrent au partage, au pardon et à la réconciliation. Mère de l’amour, intercède pour la famille humaine, soutiens les efforts de ceux qui travaillent pour la justice et la paix. Accordes-nous la grâce d’être fidèles à l’évangile et porter du fruit qui demeure. Amen, Alléluia ! Notre Dame de la Salette, priez pour nous.