concert de Be Witness

le 6 octobre prochain , la pastorale des jeunes du diocèse fait sa rentrée :

au programme pour tous les enfants (accompagnés), les ados, les jeunes et leurs familles:

  • un grand jeu pour partir à la découverte de Lons : RDV à 14h30 à l’église des Cordeliers.
  • messe à 17h30 à l’église des Cordeliers
  • pique-nique tiré du sac au collège ste Ma
  • concert de BE WITNESS à l’église st Désiré à 20h30

VENEZ NOMBREUX

balade avec des parents de l’APEL de l’école de La Salle.

samedi 22  septembre, un temps frais mais ensoleillé a permis aux familles de l’APEL de l’école de La Salle de se retrouver pour un temps de marche – prière – pique nique du côté de Pont du Navoy.

merci à tous ceux qui ont permis ce temps de rencontre agréable et convivial.

voici l’homélie qui fut donnée pendant le temps de prière :

Semer est un verbe transitif, c’est-à-dire qu’il exige un sujet, un complément d’objet direct  et un complément de lieu : en effet, une personne sème quelque chose quelque part. Par exemple : un agriculteur sème du blé dans un champ. Et pour couvrir tout le champ et s’assurer un rendement maximum, il va prendre le risque de couvrir de semence toute la superficie, jusques aux marges, voir les chemins, les endroits pierreux ou pas nettoyés afin qu’aucun morceau de terre capable de recevoir les semences ne soit oublié. Et la semence de fait pousse partout, mais ne grandit pas partout et ne porte pas un fruit identique,  selon le « sol » dans lequel elle est tombée. Rien que te très normal !

Et bien Jésus nous dit qu’il en va de sa mission dans le monde comme de la mission d’un agriculteur dans son champ. Lui aussi sort pour semer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu dans le champ qu’est le monde ; et pour ne pas louper une seule parcelle de bonne terre, c’est-à-dire un seul cœur d’homme prêt à recevoir cette Bonne Nouvelle, il sème abondamment, sans réserve, sans économie dans tous les coins du monde, sur tous les chemins, dans tous les endroits pierreux et pleins de ronces ; c’est-à-dire qu’il prend le risque de semer son amour partout, de le proposer à tous, tout le temps, au risque qu’il soit abîmé, rejeté, piétiné, mal compris, mal utilisé, etc…. Il prend ce risque car il sait qu’il sera aussi accueilli parfois dans un cœur bon et disponible pour le bien, le beau et le vrai.

Aujourd’hui, l’Eglise, fidèle à la mission que lui confia son Seigneur, continue de semer partout, et aux mêmes conditions que lui, La Bonne Nouvelle…. Et ce matin c’est aussi en son nom que je viens vous rejoindre sur ce chemin, sur le chemin de votre vie, pour vous annoncer cette bonne nouvelle de Jésus. Je ne sais pas quel est l’état de votre jardin intérieur, il doit être comme le champ de notre agriculteur avec de multiples recoins à la fois de bonne terre, de sols pierreux ou plein de ronces. Je veux cependant prendre le risque d’y semer la joie du Christ ressuscité. Il vient aujourd’hui à la rencontre de chacun de vous, et se propose de lier relation avec vous, sans conditions ni prérequis. Il ne vous promet qu’une chose : la joie. C’est le pape François qui l’affirmait dès le début de son pontificat «  La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (EG1). Alors je n’ai rien à vous offrir sinon le Nom de Jésus et la puissance de son amour plus fort que la mort ; demandez lui de vous le faire goûter, d’en remplir votre cœur et votre vie. Alors vous saisirez ce qu’est la plénitude de votre vocation humaine, vous renaîtrez à la vie des enfants de Dieu ! Amen.

rassemblement des équipes funérailles du doyenné

Le 16 juin dernier, notre évêque nous a réunis  à Poligny avec toutes les équipes funérailles de notre diocèse. Il nous a rappelé à cette occasion l’importance de la mission à laquelle nous avions été appelé. Au cours de la célébration, il a béni des croix et il a parlé de lettres de mission.

ce samedi 22 septembre, réunies à l’église saint Désiré, les équipes funérailles du doyenné se sont retrouvées pour prier ensemble et afin que chaque membre d’équipe reçoive la croix et sa lettre de mission.

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La croix qu’ils  porteront sera le signe visible de leur foi et de leur mission non pas en leur nom propre mais au nom de la communauté chrétienne.

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à chacune des personnes passant auprès de lui, Jacques Casoli, membre de l’équipe diocésaine d’accompagnement des équipes funérailles a dit :  » Recevez cette croix, signe de l’amour du Christ pour vous et pour le monde. »

 

 

de même, passant auprès du père Arnaud, il leur disait :  » Recevez cette lettre de mission qui manifeste votre communion avec l’Eglise. »

 

à la suite de ce temps de célébration, les équipes se sont retrouvées pour élaborer ensemble le livret qui servira pour préparer les célébrations dans tout le doyenné!

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un grand merci à ceux et celles qui contribuent à animer et célébrer les obsèques au nom de l’Eglise!

voici l’homélie qui fut donnée à partir des textes du jour :

de la 1ière lettre de st Paul apôtre aux CorinthiensFrères, quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? » – Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ;  et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ;  ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel. L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.    Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel. Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.

Frères et sœurs les textes de la liturgie sont ceux de la messe aujourd’hui ; remarquez qu’ils font bien écho au thème de notre célébration ce matin ! Nous sommes ensembles ceux et celles, membres des équipes funérailles, qui accompagnons les personnes en deuil. Par notre sympathie, notre écoute, notre accueil chaleureux, notre attention aux souffrances, aux questions et mêmes aux objections de la foi, nous annonçons la grande espérance chrétienne à ceux qui viennent de perdre un être cher. C’est pour beaucoup le premier contact depuis des années avec l’Eglise, et ce que nous disons et la manière de le dire touche et j’espère bouleverse les cœurs abîmés par le deuil. Ainsi notre fonction au sein des équipes funérailles est hautement missionnaire et évangélisatrice. Il s’agit, dans le respect mais avec la force des convictions, de redire Le cœur de notre foi, de redire qu’au-delà de la vie de ce monde, notre vie se déploie en Dieu pour l’éternité. Il est crucial pour nous de centrer notre propos sur la personne de Jésus qui est venu dans ce monde pour nous préparer à cette vie divine. Il s’est fait homme pour faire de nous des fils et des filles de Dieu ! Il nous faut, en relisant la vie du défunts, faire découvrir à ses proches, comment la vie de leur parent, qui fut baptisé dans la foi de l’Eglise, a rayonné de l’évangile. En toute vie il y a des traces de la joie du service et de l’amour du prochain. En toute vie il y a, dans le secret des cœurs et des maisons, des prières qui sont montées vers le Père !

En relisant ainsi la vie du défunt, nous permettons à sa famille de saisir la mort comme un passage vers la Vie en Dieu. Non plus une fin, mais un nouveau départ. Le passage, comme le rappelle Paul de l’être physique à l’être spirituel : Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.

Nous pouvons parfois nous demander, entendant tel ou tel propos de certains membres des familles s’il faut faire une annonce explicite de la foi ? L’évangile que nous venons d’entendre nous y invite….quelque soit le terrain, le semeur de l’évangile sème, il a comme une exigence de moyen, en revanche savoir si cela poussera ou non ne lui appartient pas ! Alors, au risque, par notre silence ou notre pruderie, de ne pas avoir annoncé le Christ à cœur disponible, préférons, même si c’est plus difficile, l’annoncer toujours, même si on nous répond gentiment ne pas être intéressé ! Car nous avons exigence de moyen mais pas de résultat !

Toute à l’heure, chacun de vous va recevoir une croix et une lettre de mission. En passant la croix autour de votre cou, Jacques dira : « Recevez cette croix, signe de l’amour du Christ pour vous et pour le monde. »  Cette croix exprimera la foi de l’Eglise et rendra visible votre fonction dans l’église. Quant à moi, en vous remettant votre lettre de mission je dirai :  » Recevez cette lettre de mission qui manifeste votre communion avec l’Eglise. » Cette lettre vous rappelle que vous agissez au nom de l’Eglise, déléguée par l’évêque, en communion avec lui. A ce propos, il conviendra de bien mettre en place dans vos paroisses les orientations diocésaines, car elles sont normatives pour les laïcs comme pour les prêtres. Ainsi j’attire votre attention sur les différentes formes de célébrations possibles : présidée par des Laïcs, un prêtre et des laïcs, un prêtre seul, sans messe ou avec messe pour les personnes qui en font la demande motivée. L’égalité n’étant pas pour tout le monde la même chose, mais pour chacun selon ce qu’il lui faut !

Je sais pouvoir compter sur vous pour que notre doyenné harmonise ses pratiques et les ajuste aux orientations diocésaines ; d’ailleurs le premier ajustement, vous allez le faire vous-même après cette célébration, en travaillant, avec Jacques Casoli, membre de l’équipe diocésaine des équipes funérailles, à l’élaboration d’un livret d’obsèques unique pour toutes les paroisses du doyenné.

Par avance merci de votre travail et de votre précieuse collaboration à faire rayonner la Bonne Nouvelle du Salut lors de toutes les funérailles chrétiennes ! Amen

homélie du 24° dimanche

Paroisse Saint Crépin les Vignes: Le mot du mois de notre ...Lecture de la lettre de saint Jacques

Mes frères,  si quelqu’un prétend avoir la foi,  sans la mettre en œuvre,  à quoi cela sert-il ?  Sa foi peut-elle le sauver ?  Supposons qu’un frère ou une sœur  n’ait pas de quoi s’habiller,  ni de quoi manger tous les jours ;  si l’un de vous leur dit :  « Allez en paix !  Mettez-vous au chaud,  et mangez à votre faim ! »  sans leur donner le nécessaire pour vivre,  à quoi cela sert-il ?  Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,  est bel et bien morte.  En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ;  moi, j’ai les œuvres.  Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;  moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »

Moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. Par ces quelques mots tirés de la deuxième lecture, l’apôtre saint Jacques rappelle aux catholiques que nous sommes le lien nécessaire qu’il y a entre la foi et les œuvres. Il ne s’agit pas pour l’apôtre de dire que ce sont nos bonnes œuvres qui nous sauvent. Il nous fait seulement remarquer que notre foi doit être incarnée, qu’elle passe par des actes.

Ces paroles de st Jacques signifient donc que la foi que Dieu infuse en nous au jour de notre baptême est à destination des autres, pour les autres. Notre foi exige notre témoignage, elle fait donc de nous des missionnaires. Comme vous me l’entendez souvent dire : « ce que l’on donne à voir donne à croire ».

1/ croire exige d’agir. En effet, un chrétien n’adhère pas à une idée, ne met pas sa foi dans un concept. Il croit en un Dieu personnel, Père Fils et Saint Esprit venu dans le monde vivre et agir parmi les hommes. Et en cela la question de Jésus à Pierre dans l’évangile est importante : Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? Il ne s’agit pas pour Pierre, à ce moment précis, de réciter des connaissances sur Dieu mais de dire quelle foi l’anime. A sa suite, avec tous les saints chrétiens de tous les temps nous pouvons redire tu es le Christ. En effet, appuyer sur la foi de st Pierre, nous croyons que Dieu, en Jésus Christ son Fils, est entré en relation avec nous et qu’il nous invite à faire alliance avec lui.

Donc dire « je crois en Dieu » pour un chrétien c’est accepter de faire alliance avec lui, c’est consentir à faire sa volonté c’est à dire de vivre selon le contrat d’union établi entre nous et Lui. Contrat dont les clauses sont les 10 commandements et les 9 béatitudes et que Jésus va encore résumer dans un unique commandement : aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même. Donc avoir la foi c’est aimer Dieu et son prochain en pensée, en parole et par action ! Cependant il ne s’agit pas de penser, dire et faire n’importe quoi. Et c’est le 2° point !

2/ croire c’est agir comme Jésus. Certains chrétiens, poussés par ce qu’ils croient être de bons sentiments ou le politiquement correct, agissent en contradiction avec les enseignements de l’évangile et de l’Eglise dont le rôle est d’actualiser dans le temps les enseignements de Jésus son époux. Ainsi, croire c’est agir dans ce monde en imitant Jésus qui passait au milieu des hommes en faisant le bien. Faire le Bien ce n’est pas tout accepter et tout tolérer. Faire le bien comme Jésus c’est accueillir toute personne là où elle en est mais en lui disant ce qui est juste de ce qui ne l’est pas, ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas dans son état de vie, dans ses paroles ou ses actes. Jésus n’a jamais laissé quelqu’un dans un état d’erreur ou de péché. Il pardonne les péchés mais invite toujours à la conversion, au changement de vie. Croire c’est donc prendre Jésus comme compagnon de vie. C’est le 3°point.

3/ croire c’est vivre de Jésus, c’est laisser Jésus vivre en nous. Croire c’est agir comme Jésus, c’est laisser Jésus agir à travers nous. Pour cela Il nous a laissé de multiples moyens : sa Parole, son Esprit Saint et 7 sacrements ! Croire pour un chrétien catholique c’est donc méditer l’écriture (ateliers bibliques), invoquer l’Esprit Saint et le laisser diriger nos vies (préparation à la confirmation) et enfin vivre une vie sacramentelle régulière. En effet, pour pratiquer l’amour de Dieu et du prochain, il faut d’abord en être nourri soi-même. Or c’est dans l’Ecriture et les sacrements que Dieu donne sa vie, que Dieu fait une alliance d’amour avec nous pour que nous puissions à notre tour, et comme lui, aimer les hommes, tous les hommes. Laisser vivre Jésus en nous, c’est donc recevoir régulièrement sa vie en nous. En cela nous sommes persuadés que, en communiant ensemble le dimanche nous formons le corps de l’amour qui œuvre le reste de la semaine dans le monde. Quand j’ai fait le plein du Christ le dimanche, je deviens le bon pain que Dieu donne en nourriture au monde : pain de justice, de paix, de partage et de joie.

4/ conclusion : A un journaliste qui demandait à mère Teresa ce qu’il fallait changer en premier dans l’Eglise, elle répondit pleine de sagesse : VOUS et MOI. Ainsi pour évangéliser le monde, il faut d’abord évangéliser notre propre vie, car le premier Evangile que les personnes liront et apprécieront c’est notre vie vécue dans l’amour de Dieu et l’obéissance à sa volonté. Nos actions doivent sans cesse montrer et proposer ce qui humanise vraiment l’homme ; redire que l’homme est pleinement lui-même quand il est tout entier tourné vers Dieu, livré à Lui.

Alors, aujourd’hui encore, communions avec foi au sacrement de l’Eucharistie. Car le Seigneur Jésus nous y donne, par son Corps consommé, les moyens et les grâces nécessaires pour Le servir et l’aimer lui et tous nos frères humains. Laissez-le ce matin se semer en vous, pour qu’avec le psalmiste vous puissiez dire : «Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants » Amen

le doyenné remercie soeur Thérèse et Soeur Daniel….

voici le mot d »accueil qui fut fait à la messe par Stéphane Clerc, délégué pastoral de la paroisse st Désiré.

Aujourd’hui, la Parole nous amène à réfléchir : qui est le Christ pour nous ? Répondre en baptisés à cette question nous engage. Il y a 50 et 53 années à Villersexel, deux personnes parmi nous ont répondu en se consacrant à marcher dans la vie avec le Christ ? C’est pourquoi, cette célébration est empreinte d’une émotion particulière. Nous venons prier et chanter, communier à la source du Père, mais aussi dire merci.

Merci Seigneur d’avoir mis sur notre chemin sœur Danièle et Sœur Thérèse. La présence d’une congrégation religieuse est toujours vivifiante pour la communauté. Vous côtoyer Sœur Danièle et sœur Thérèse est toujours un ravissement. Vous êtes l’une et l’autre pour nous sourire, accueil, témoignage, service, soutien, conseil, partage.

Cette présence est une grâce et une lumière. Combien cette parole de Saint Thomas d’Aquin est vraie à votre égard : « il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ». Alors désormais rien ne s’éteint car d’autres que nous vont profiter de votre lueur Danièle et Thérèse, vous allez illuminer VILLERSEXEL. Les hauts-saônois ont aussi besoin de votre présence. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait et apporter. Nous prions dans cette eucharistie pour que votre foi soit toujours rayonnante et que la communion nous garde en votre cœur.

Deux soeurs nous quittent, mais une nous est donnée, bienvenue à soeur Marie-Germaine!

 

PORTES OUVERTES AU 18/35 ANS AU CARMEL DE ST MAUR LE 6 OCTOBRE.

Invitation jeunes 6 Octobre 2018 Carmel de Saint-Maur

 

A l’occasion du Synode à Rome du 3 au 12 Octobre, sur les jeunes, le Service des Moniales (SDM) et la Conférence Monastique de France (CMF), souhaitent proposer une journée commune d’accueil des jeunes de 18-35 ans dans les monastères.

Notre invitation s’inscrit dans ce projet, pour te donner de découvrir notre vie de plus près au Carmel de Saint-Maur (Jura).

Pour tous les jeunes (garçons et filles) de 18 à 35 ans.

Aucune participation financière n’est demandée, mais par contre l’inscription est nécessaire  au 03 84 44 29 15  ou par mail à carmel39@gmail.com avant le 5 octobre midi au plus tard.

Si vous venez de loin possibilité d’hébergement la veille ou le soir dans la mesure des places disponibles (prévenir)

MESSAGE DES ÉVÊQUES DU CONSEIL PERMANENT ADRESSÉ AU PEUPLE DE DIEU QUI EST EN FRANCE.

Depuis plusieurs mois maintenant, notre Église est durement mise à l’épreuve.

Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélations d’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux.

Notre pensée se tourne d’abord vers ceux à qui on a volé leur enfance, dont la vie a été marquée à tout jamais par des actes atroces.

Croyants et incroyants peuvent constater que les actes de quelques-uns rejaillissent sur toute l’Église, qu’il s’agisse d’actes criminels ou de silences coupables.

Tous, nous subissons ce soupçon qui porte sur l’ensemble de l’Église et des prêtres.

Dans ce désarroi partagé, nous affirmons à la fois que notre lutte contre tout abus doit se poursuivre sans relâche et que notre estime et notre affection pour les prêtres de notre Église restent entières. Nous, évêques, voulons redire notre soutien aux prêtres de nos diocèses et appeler tous les fidèles à leur manifester leur confiance.

Le pape François a adressé le 20 août dernier une lettre à tous les catholiques du monde. Il y engage à une « participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu » pour enrayer le fléau de la pédophilie. Nous faisant l’écho de cette parole, nous invitons toutes les communautés, tous les fidèles à lire attentivement cette lettre, à l’étudier avec sérieux, à voir comment la mettre en œuvre. Nous appelons chaque baptisé, quelle que soit sa responsabilité dans l’Église, à s’engager « dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin ». C’est par l’engagement et la vigilance de chacun que nous parviendrons à vaincre cette calamité des abus dans l’Église.

En France, l’Église s’est engagée avec une grande détermination dans cette lutte contre les abus et notamment contre la pédophilie. Avec humilité, nous reconnaissons que ce combat est toujours à intensifier, qu’il nécessite une attention sans faille et une conversion permanente des mentalités. La souffrance des personnes victimes d’abus s’impose aujourd’hui comme la première des conséquences à prendre en compte face à ce fléau. Nous affirmons avec force que l’écoute de l’histoire des victimes nous a profondément bouleversés et transformés. Nous sommes persuadés que leur écoute et le travail accompli avec elles nous aideront à mener ce combat contre la pédophilie et à trouver des voies toujours nouvelles de prévention, notamment par la formation des différents acteurs auprès des jeunes. C’est bien dans cet esprit que, lors de notre prochaine assemblée plénière à Lourdes, nous souhaitons accueillir et écouter des personnes victimes.

La crise que traverse l’Église catholique aujourd’hui, le profond désarroi dans lequel sont plongés beaucoup de fidèles et de clercs sont une invitation à travailler à la juste place de chacun. À la suite de l’appel du Pape maintes fois exprimé, nous invitons à travailler cette question de l’autorité partout où elle se pose dans l’Église. C’est ensemble – dans un souci de communion véritable – qu’il nous faut veiller à ce que tous exercent pleinement leur responsabilité.

Dans ces épreuves qui nous atteignent, nous évêques, avec force et humilité nous en appelons à la foi des uns et des autres. C’est le Christ qui est notre Roc. Il nous a promis qu’il ne nous ferait jamais défaut. Nous vous lançons cet appel : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3,16)

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers