André Bobey, l’un de nos paroissiens de retour d’une retraite près de Marthe Robin, nous livre son témoignage.

J’ai effectué une retraite du 30 octobre au 05 novembre 2017 à Châteauneuf-de-Galaure, là où a vécu Marthe ROBIN. Le thème de cette retraite était le suivant : « Marchons dans la confiance ».

C’est ici qu’a démarré le premier foyer de charité, qu’elle conseilla à son père spirituel, le père Finet en 1936. Il y en a actuellement 76 répartis dans le monde. Marthe est également au départ de l’école de filles, qu’elle conseilla à son curé, l’abbé Faure ; aujourd’hui, cette école mixte catholique, accueille des élèves depuis le CP jusqu’en Terminale. Elle compte 1 200 élèves.

Ce foyer de charité accueille des retraitants – de tous les âges – Je ne voudrais pas faire de la publicité, mais je communique l’adresse si certains étaient intéressés :

Foyer de charité – 85 rue Geoffroy-de-Moirans – 26330 Châteauneuf-de-Galaure,

ou sur Internet : http://www.foyer-chateauneuf.com

 

Je donnerai 4 citations qui résument bien cette retraite.

La première de Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus prise dans le manuscrit C :

  • « L’ascenseur qui doit m’élever au ciel, ce sont vos bras Seigneur, m’abandonnant avec ma petitesse ; c’est là que Dieu va me rejoindre »

Les 3 autres de Marthe ROBIN :

  • « De ma confiance en Dieu, jaillissent les étincelles sur le chemin sur lequel je dois avancer ».
  • « La Ste Vierge a dit aussi des oui, en faisant confiance. Il y a certes nos faiblesses, mais Dieu les connaît ».
  • « Le chemin de la confiance, c’est le chemin des petits ».

 

Mais qui est Marthe ROBIN pour ceux qui ne la connaîtrait pas ?

André BObey 2017 Chateau neuf de Galaure

Marthe ROBIN est née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure dans la Drôme. Ses parents habitaient une petite ferme, là où elle a vécu jusqu’à sa mort le 06 février 1981. Cette petite ferme est à une demi-heure à pied du foyer de Charité, située sur un plateau souvent très venté. C’est à partir de 1918 que sa santé se dégrade. Catéchisée, elle fait sa communion privée le 15 août 1912. C’est là qu’elle dira plus tard que « le Seigneur s’est emparé de moi » ; elle reçu pour la première fois la communion. Elle ne pu obtenir son certificat d’étude malgré son intelligence, étant malade ce jour-là. On détectera chez elle par la suite une forme d’encéphalite qui ne peut se soigner. Elle reçoit la communion 1 fois par mois par son curé qui le lui apporte ; à l’article de la mort, elle recevra plusieurs fois le sacrement des malades.

En 1925, date où Thérèse-de-l’Enfant-Jésus (qu’elle aimait beaucoup) fut canonisée, elle fait un premier acte d’abandon et d’offrande à l’amour de Dieu, « Mourir d’amour, être comme les tous petits, vivre d’amour » et le renouvellera en 1927.

 

Dates principales à retenir :

1921, la Vierge Marie lui apparaît pour la première fois.

On pourrait dire que c’est à partir de 1924 que Marthe ne pourra plus se lever seule, et par la suite restera couchée où elle reposait ses pieds sur un oreiller étant paralysée de toute la partie basse du corps.

1927, fait une hémorragie, Ste Thérèse de Lisieux viendra la visiter. Il y aura un mieux, puis une rechute. Ste Thérèse viendra 3 fois la voir, et la soutenir dans ce qu’elle aura à vivre ensuite.

A partir de 1928, elle commence à dicter ses notes personnelles à l’abbé Faure, son curé, jusqu’en 1933.

1936, elle rencontrera le père Finet qui s’occupera d’elle jusqu’à sa mort.

En 1930 déjà, le Christ lui demande « Veux-tu être comme moi, c’est-à-dire vivre la passion et la croix ? ». Elle perdra en plus l’usage de ses doigts et de ses mains.

Comme nous tous, elle avait peur de se lancer ; le Christ viendra plusieurs fois à la charge afin qu’elle se décide. A partir de cette période, Marthe accueillit les stigmates du Christ. Beaucoup de visiteurs ont vu la couronne d’épines et les larmes de sang. Elle vivait aussi la résurrection du Seigneur. Elle a expérimenté à la fois la joie et la souffrance divine. Elle vivra en communion complète avec le Christ, dans un cœur à cœur. Il sera là pour la soutenir. Elle aura aussi des moments de gaieté, qu’elle partagera avec les personnes présentes, restant toujours dans la simplicité.

En 1939, Marthe devient aveugle ; à partir de là, elle doit rester dans l’obscurité ; les visiteurs ne pourront ni la voir, ni observer ses stigmates. A partir de cette date et pendant 40 ans, elle vivra la passion du Christ toutes les semaines, du jeudi soir jusqu’au dimanche dans l’après-midi. Elle ne fait plus qu’un avec le Seigneur (cahier 22 du 17 janvier 1945). Elle ne se nourrira que d’un morceau d’hostie et ne prendra aucun liquide, ne pouvant déglutir.

C’est plus de 100 000 personnes, qu’elle accueillera dans sa petite chambre, qui viendront la voir pour recevoir des conseils ou une grâce. Elle aura un rayonnement immense dans l’Eglise et dans le monde. Ce que le Christ lui a demandé, c’est de souffrir avec lui pour le Salut du monde.

 

Vous pouvez découvrir la vie de Marthe ROBIN aux Editions de l’Emmanuel, écrite par le père Peyrous, ou le livre : « Prier 15 jours avec elle », aux Editions Nouvelle Cité.

 

homélie 2° dimanche de l’Avent

Évangile de J- C selon saint Marc

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.

Commencement de la Bonne nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. C’est ainsi que débute l’Evangile de Marc. Marc utilise le même 1ier mot pour son évangile que celui qui débute la Genèse, 1ier  livre de la Bible, au commencement Dieu créa….. L’histoire que Marc raconte fait écho à l’histoire de la création du monde, c’est aussi une histoire de création, de recréation. Et cette recréation est une Bonne Nouvelle, et cette Bonne Nouvelle est une personne : Jésus Christ, le Fils de Dieu ! Il y a donc un lien entre la première création, celle de l’homme image et ressemblance de Dieu et la création nouvelle que Dieu opère en Jésus qui vient partager la condition des hommes.

En reliant ces deux moments de l’histoire, Marc établit un lien entre l’Eternité et le temps des hommes. Un lien se créé entre le Dieu Eternel qui créé le temps des hommes et qui se fait homme lui-même et chaque homme qui est appelé, par Jésus, à la vie éternelle avec Dieu. Ce jaillissement de l’éternité de Dieu dans le temps des hommes peut nous laisser perplexes : en effet, il y a des évènements qui sont annoncés et déjà réalisés ou qui se réalisent ou qui se réaliseront. Ces questions du ‘quand cela arrivera-t-il ?’ sont posées depuis toujours ! Déjà dans l’Ancien Testament, l’écrivain biblique trouvant Dieu trop long à agir, lui dit dans le ps 44 : Réveille-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur ? Sors de ton sommeil. Quant à Pierre (2ième lect), en rappelant que Dieu n’est pas en retard, il remet, c’est le cas de le dire, les pendules à l’heure. C’est que le temps n’est jamais perçu de la même manière : nous connaissons ceux qui ne voient pas le temps passer et ceux qui s’ennuient à cent sous de l’heure ; ceux qui ne se sont pas vu vieillir et ceux dont les heures sont comptées, etc. Ajouter à cela la notion du temps de Dieu pour qui mille ans sont comme un jour et vous obtenez de grands malentendus. L’Eglise doit jongler entre l’éternité de Dieu et l’immédiateté de notre société. Dans son discours elle tient une triple dimension du temps : le Seigneur Jésus est venu, il reviendra et il est toujours présent parmi nous.

Ainsi, dans l’Ecriture, toute prophétie est simultanément passée, présente et future ! Toute parole des prophètes est déjà réalisée, se réalise et est encore à réaliser ! Nous le comprenons bien, si nous lisons attentivement la lecture du livre d’Isaïe que nous avons entendue : la parole d’Isaïe est réalisée par st Jean le Baptiste, comme st Marc lui-même le dit dans l’évangile et nous savons que c’est à nous désormais, dans les déserts de nos villes et villages de préparer le chemin du Seigneur ;  de tracer droit, dans les terres arides,  une route pour notre Dieu. De même cette tâche incombera autant aux croyants du futur !

Alors, sans perdre de temps, devenons prophètes de Celui qui est, qui était et qui vient. Pour ce faire, laissons-nous guider par les lectures de ce matin :

Le prophète Isaïe nous dit de consoler le peuple et lui parler au cœur, d’élever la voix avec force et de dire ‘voici votre Dieu, il vient avec puissance’. Donc être prophète, c’est élever la voix pour proclamer notre foi en Dieu. Et cela passe par des gestes concrets à prodiguer à côté de chez soi, dans sa propre famille parfois! Tels : consoler ceux qui sont tristes, être proche de ceux qui souffrent, être attentifs à ceux qui sont seuls.

Le psaume l’affirme : la vérité germera de la terre. Être prophète de Dieu c’est être témoin de la Vérité. Chercher la vérité sur l’homme, c’est découvrir Dieu en Christ et voir Christ en chaque homme ! Etre prophète, c’est défendre cette vérité sur l’homme : voulu par Dieu il est appelé à partager sa condition divine.

St Pierre dans sa lettre nous le redit : voyez quels hommes vous devez être,  en vivant dans la sainteté et la piété. Etre prophète c’est témoigner par notre vie qu’une autre manière de vivre, d’être au monde, est possible : une vie dont la prière et la contemplation du Christ Sauveur sont le cœur !

Enfin st Marc dans l’Evangile nous rappelle que Jean le Baptiste proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Être prophète c’est aussi annoncer aux hommes qu’ils ne sont pas Dieu, mais seulement des créatures aimées et désirées, pardonnées et rachetées. C’est rappeler à tous que Dieu offre gratuitement à chaque homme de devenir, par adoption, son fils ou sa fille bien-aimé.

C’est ce mystère de notre Salut, de notre adoption divine qui se renouvelle en chaque Eucharistie. Puisse notre communion de ce soir nous faire devenir de vaillants prophètes du Seigneur qui veut que tous parviennent à la conversion. Amen

« La première en chemin, Marie tu nous entraînes » Célébration de l’Immaculée Conception

Dans l’obscurité de cette soirée hivernale, dans l’obscurité de nos vies, nous nous sommes mis en marche, en ce jour de fête de l’Immaculée Conception.

. A la suite de Marie, la première en chemin vers Dieu, nous avons été invités à nous mettre en marche dans notre cœur, guidés par cette étoile qui nous mène au Père et au Fils.

. A la suite de Marie, la première en chemin à risquer un « oui », les religieuses et les couples présents ont été invités à renouveler leur engagement, habités par la                bienveillance maternelle de Marie, fidèle jusqu’au pied de la croix.

. A la suite de Marie, comblée de grâce, remplie de la présence du Seigneur, bénie entre toutes les femmes, nous avons vécu le temps de l’Eucharistie qui fait vivre le Christ en nous et nous rassasie l’âme.

. A la suite de Marie, humble servante dont l’âme exalte le Seigneur, nous repartons bienheureux, invités à faire de notre vie un Magnificat !

Texte Christine BERTRAND / Photos Damien BERTRAND

 

le doyenné de Lons entre en Avent avec les enfants du caté

Ce dimanche 03 décembre de nombreux enfants et adolescents se sont retrouvées à l’église des Cordeliers pour fêter l’entrée en Avent.

En ce premier dimanche de l’année liturgique pour les catholiques, les enfants ont découverts les textes de la liturgie à travers différents ateliers. Le but était de leur faire découvrir combien le mal et le péché que nous choisissons de faire obscurcit l’image de Dieu en nous. Pour les aider à cela, munis d’une feuille pliée en quatre, les enfants, lisant les lectures du jour devaient froisser la feuille qu’ont leur avait donnée quand ils entendaient combien le péché éloigne de Dieu et défroisser la feuille lorsqu’il était question de l’amour et la miséricorde de Dieu. Au final en dépliant complètement la feuille, ils ont découvert une image du Christ à l’intérieur, certes abîmées par nos péchés  mais que le pardon de Dieu peut réparer.

quant aux parents, ils ont redécouvert le sens du dimanche grâce à une intervention de Véronique Soth. Cette dernière s’appuyant sur l’enseignement du catéchisme et l’encyclique de st Jean-Paul II « le jour du Seigneur » pour les ouvrir à ce grand mystère de notre foi catholique.

les photos des répétitions :

Lors de la messe des enfants, entraînés par Véronique Bonnet, leur catéchiste et par madame Maud Billon-Rey ont gestué et chanté l’Évangile du dimanche.

une belle célébration!

 

homélie du 1° dimanche de l’Avent

Lecture du livre du prophète Isaïe

Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins….

PSAUME 79 (80)

Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver.
Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez

Pour nous faire comprendre ce qu’est le temps de l’Avent, l’Eglise nous propose, dans les textes de la liturgie, trois verbes qui sont comme des refrains : Venir, Revenir et Veiller. Trois verbes donc trois parties dans mon homélie.

1/ Venir. C’est un verbe important pour la foi car nous croyons que Dieu est venu parmi les siens. Notre Dieu n’est pas un Dieu lointain et inaccessible, il est le Dieu qui se fait proche comme s’en émerveille le prophète Isaïe dans la première lecture : Voici que tu es descendu… Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi. Dieu vient à notre rencontre, mais à condition que nous ayons, nous aussi, pris le chemin pour le retrouver. Ce chemin selon Isaïe c’est celui de la justice pratiquée avec joie : Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins.

Comment vient-il à la rencontre des hommes ? Et bien c’est la personne de Jésus qui nous donne la réponse : Dieu est venu lui-même, il s’est approché jusqu’à devenir l’un de nous. Désormais Jésus, c’est Dieu qui  vient à la rencontre du juste en étant lui-même le pauvre à nourrir, l’affligé à consoler, le prisonnier à libérer, le malade à visiter ? Cela annonce déjà la parole de Jésus dans le jugement dernier : ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

Ainsi l’Avent c’est aller à la rencontre de Dieu qui vient à nous en se faisant homme. Vivre l’Avent c’est accueillir et servir Dieu qui vient à notre rencontre à travers tous nos frères et sœurs humains, surtout ceux qui sont dans le besoin. Interrogeons-nous : Prenons-nous le temps de rencontrer le Seigneur en le contemplant dans le visage de nos frères et sœurs ?

2/ Revenir. La chance d’avoir un Dieu qui s’est fait homme est de savoir d’où vient notre foi et qu’elle repose sur des faits concrets et précis : la vie de Jésus. Jésus est la réalisation de la promesse de Dieu. Le prophète Isaïe a annoncé et désiré voir Dieu qui se fait proche et Jésus a réalisé ce désir. Jésus est Dieu qui tient sa promesse, qui vient visiter l’humanité. Ainsi, ayant accompli les promesses, Jésus s’en est retourné vers le Père, promettant de revenir. Et si nous pouvons croire fermement qu’il reviendra ce parce qu’il est déjà venu. Il est le Dieu qui tient ses promesses. Le temps de l’Avent est donc aussi un entrainement à lever nos regards non plus seulement vers le Dieu qui vient (c’est-à-dire la nativité du Seigneur) mais vers le Dieu qui reviendra (c’est-à-dire le retour du Seigneur Ressuscité dans la gloire). C’est pourquoi nous pouvons faire nôtre les paroles du psaume : Dieu de l’univers, reviens ! visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. L’Eglise est la vigne que Jésus a plantée il y a deux milles ans. Et elle attend le retour du vigneron qui récoltera ses fruits. C’est Jésus lui-même qui le dit dans l’Evangile : Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison.

Entre ces deux postures, l’origine et la fin, il convient de garder le cap, de veiller.

3/ Veiller. Le Seigneur a promis de venir et il est venu, il a promis de revenir et il reviendra, nous devons donc toujours l’attendre, veiller pour être prêts à l’accueillir. Veiller c’est donc faire fructifier nos vies en faisant connaître celle du Christ, comme le rappelle st Paul aux Corinthiens : le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous. Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. Rendre témoignage au Christ déploie en nous tous les dons spirituels pour tenir dans la mission. Cela signifie qu’à chaque fois que nous témoignons de Jésus et des merveilles qu’il fait dans nos vies, nous recevons des dons spirituels pour poursuivre cette mission de témoignage. Veiller c’est donc témoigner sans cesse de Jésus, car C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout.

Vivre l’Avent c’est veiller en témoignant de Jésus. Alors sommes-nous des veilleurs ? Avons-nous à cœur de le rendre visible dans nos vies à travers des paroles et des actes qui témoignent qu’il est déjà venu nous sauver et qu’il reviendra achever son œuvre de salut ?

Pour que vous puissiez vivre l’Avent autrement, Jésus va maintenant, par mes mains et mes paroles, venir jusqu’à vous sur l’autel. En vous offrant son Corps en nourriture il vous donne ce qui est nécessaire pour attendre son retour avec confiance. En livrant sa vie dans vos mains à la communion, il vous comble de la puissance de son amour pour que vous viviez comme des veilleurs, comme des hommes et des femmes de justice. Alors prêts pour une nouvelle année ? Amen.

samedi de st Dé du 02 décembre

Malgré le froid et les précipitations neigeuses dans le Jura, les jeunes du diocèse se sont rassemblés , comme chaque premier samedi du mois, à l’église St Désiré de Lons le Saunier. Après la messe et le repas partagé, ils on pu écouter le témoignage d’un médecin à qui on avait demandé de témoigner sur l’influence de sa foi dans la pratique de son métier de médecin.  Les jeunes ont  posé leurs questions. La soirée s’est achevée à  22 heures, après avoir vécu la soirée pop louange et l’adoration. Comme habituellement, les jeunes avaient la possibilité également de recevoir le sacrement de réconciliation durant la soirée.

Le prochain samedi de st Dé aura lieu le 6 janvier 2018, où nous fêterons l’épiphanie et avec le partage de la galette des Rois.

homélie Christ Roi

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Aujourd’hui c’est le dernier dimanche de l’année, pourtant personne n’en a parlé ni à la télé, ni sur les réseaux sociaux ! Je m’explique : vous avez surement remarqué que sur une année nous revivons les principales étapes de la vie de Jésus et de l’Eglise : en décembre nous nous préparons à la naissance de Jésus : c’est le temps de l’Avent (qui commencera dimanche prochain). Puis nous célébrons sa naissance à Noël et nous rappelons en avril sa mort et sa résurrection. En mai nous célébrons son ascension (retour vers le Père) et 10 jours après la pentecôte (don de l’Esprit Saint). On appelle les mois suivants (de juin à novembre) le temps ordinaire. C’est symboliquement le temps pendant lequel l’Eglise grandit et part en mission dans le monde pour annoncer la bonne nouvelle de Jésus à tous les hommes. Sa mission durera jusqu’à ce que Jésus revienne à la fin des temps dans la gloire… et c’est le dernier dimanche de novembre qu’on célèbre une grande fête qui nous dit qu’un jour Jésus reviendra pour instaurer définitivement son royaume parmi les hommes. (D’ailleurs nous prions pour cela tous les jours en disant dans le Notre Père : « que ton règne vienne »). C’est cette fête qu’on appelle du Christ Roi que nous célébrons aujourd’hui…

Mais la manière dont Jésus est Roi est bien différente de la vision que les hommes ont de la royauté. Voyons cela ensemble :

1-Le premier fait remarquable concerne le Royaume. Celui de Jésus « n’est pas de ce monde » et pourtant « il est parmi nous ». Il n’est pas de ce monde car il est le royaume des Cieux et pourtant il est parmi nous car le Fils éternel de Dieu, en se faisant homme au milieu des hommes a transféré son Royaume au milieu de nous. Jésus, en quelque sorte, c’est le Royaume de Dieu parmi nous. Jésus est la pierre angulaire sur laquelle se construit, dès ce monde, le royaume de Dieu. Alors vous en déduisez aussi que le royaume de Dieu qui est en germe sur terre, c’est l’Eglise qui est le corps du Christ.

2-La seconde caractéristique concerne les conditions d’émigration pour entrer dans ce royaume. D’abord on le reçoit en héritage, comme le rappelle l’Evangile : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous » et cet héritage est nôtre « depuis la fondation du monde». Ce sont donc des personnes très aimées de Dieu qui peuvent accéder au royaume. Ensuite pour y entrer, deux nécessités : d’abord avoir franchi la mort avec le Christ comme le rappelle Paul aux Corinthiens : « En effet, c’est en Adam que meurent tous les hommes ; c’est dans le Christ que tous revivront.». Ensuite il faudra fournir le bon  justificatif: non pas un certificat de baptême, mais celui de la charité envers le prochain. Car dans ce royaume tout acte envers le prochain touche le Roi lui-même : « ‘Vraiment, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

3-La troisième caractéristique concerne son souverain qui est atypique. Au lieu de se considérer comme une élite, il se compare à un berger comme le rappelle le prophète Ezéchiel : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau, ainsi je veillerai sur mes brebis. » et il va lui-même au boulot : il fait paître et reposer son troupeau, il va chercher la brebis perdue et ramène l’égarée, il soigne celle qui est blessée et revigore celle qui est faible, etc. Mais ce qui le distingue encore plus des autres souverains, c’est le trône et la couronne qu’il a choisit : une croix et une couronne d’épine.

Ainsi décrit comme le règne de Dieu au milieu de nous, l’Eglise est la semence du royaume à venir. Par Elle le royaume de Dieu est déjà là : L’Eglise, c’est-à-dire vous et moi, le peuple des baptisés, doit être une grande famille où chacun est attendu, accueilli, reconnu comme frère ou sœur. Elle n’est pas que l’annonce des biens à venir et des consolations dans le futur ; elle doit être aussi, aujourd’hui, ici dans le doyenné de Lons l’amour vécu en acte et vérité, la joie rayonnante du ressuscité, l’hôpital de compagne qui soigne les malades de ce monde comme aime à le rappeler le pape François. !

Ce matin, notre Grand Roi Jésus le Christ va nous nourrir de son propre Corps. Par le pain de ce jour qu’il nous partage à la communion il sème en nous sa vie laissons-le faire de chacun de nous des pierres vivantes avec lesquelles il édifiera son Royaume d’amour et de Paix dans notre doyenné. Amen