A Bornay le 19 juin on fêtait également Saint Pierre-François Neron

A l’occasion de sa première visite dans la paroisse Saint Pierre-François Néron, monseigneur Jean-Luc GARIN a été accueilli devant l’église de Bornay.

Accompagné de cent vingt paroissiens, il a marché jusqu’au monument de saint Pierre-François Néron en s’arrêtant pour une prière devant la statue de la Vierge Marie édifiée sur l’emplacement de l’ancienne chapelle où Pierre-François, qui n’a pas connu l’église actuelle achevée en 1851,venait prier.

Notre évêque a célébré la messe entouré des pères Maurice Boisson, Maurice Vandel et Bernard Rauch, missionnaire en Côte d’Ivoire. Les rafales de vent qui secouaient le chapiteau de l’autel arrimé à la Croix n’étaient pas sans rappeler celles qui annonçaient la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres. Qu’Il souffle en abondance sur le doyenné de Lons et le diocèse de Saint Claude.

Le pèlerinage s’est terminé par le verre de l’amitié puis un pique-nique sur le magnifique site dominant la vallée.

Un grand merci à André Gros qui a bien sonorisé le site comme à François Billet dont les chapiteaux ont permis de mettre tout le monde à l’ombre.

homélie des Premières Communions (père Arnaud)

La multiplication des pains et des poissons (v. 520)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »  Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »  Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.  Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

Ma maman qui a élevé 6 enfants savait qu’il ne fallait rien leur demander avant le repas car disait-elle « ventre creux n’a pas d’oreille ». Cela signifie que tant que l’on n’a pas mangé, on n’écoute rien car on n’arrive pas à se concentrer sur autre chose que son ventre qui gargouille. Alors j’espère pour moi que vous avez pris un bon petit déjeuner ce matin… sinon je risque de parler dans le vide !  J’en veux pour illustration la réponse des enfants de mon groupe de caté quand je leur ai demandé quel avait été pour eux le meilleur moment de la retraite du 28 mai dernier et ce qu’ils en avaient retenu, plusieurs, sans souci de blesser mon amour propre ont répondu : « le repas ».

J’aurai dû m’en offusquer, pourtant cette réponse est plus que judicieuse : oui le repas est un moment important dans la journée si bien qu’on en fait trois par jour, car on y puise des forces et de l’énergie pour vivre et grandir, pour tenir pendant des heures à faire son travail, à jouer avec ses amis, à faire du sport, etc. C’est aussi un temps de joie et de retrouvailles amicales ou familiales.

Jésus aussi savait la place des repas dans la vie de tous les jours. D’ailleurs dans les évangiles qui retracent sa vie, il passe des heures à table, à manger avec des gens pas toujours fréquentables. Et vous le savez c’est souvent pendant un repas que Jésus va poser des actes importants : pardonner à quelqu’un qui a péché comme avec Marie-Madeleine ; aider une personne riche à partager son argent comme avec Zachée, sauver un mariage où il manquait de vin comme à Cana. Il va même plusieurs fois, pendant un repas, faire des miracles : deux nous sont relatés dans les textes que nous avons entendus ce matin.

D’abord dans l’Evangile, Jésus enseigne et guérit une grande foule de gens (5000 hommes) qui finissent par avoir faim. Mais au lieu de les renvoyer pour qu’ils aillent acheter à manger comme le conseillent ses disciples, Jésus dit à ses amis : « donnez-leur vous-mêmes à manger » et en cherchant bien ils trouvent cinq pains et deux poissons. Mais ça ne fait pas bezef par personne. Alors Jésus va opérer un miracle, Il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. A partir de ce qu’on lui offre Jésus, en priant Dieu son Père peut nourrir toute une foule. Oui Jésus a pris ce qu’on lui a donné pour nourrir tout le monde. Et vous, chers jeunes qui faites votre première communion, et vous leurs parents et amis, qu’allez-vous donner à Jésus ce matin ? Qu’allez vous lui offrir que la bénédiction de son Père va multiplier pour nourrir à travers vous des foules entières. Notre monde à faim d’amour, de joie, de justice, de paix alors offrez à Jésus toute votre capacité d’aimer et de vous réjouir ; offrez-lui vos désirs de paix et de justice pour qu’Il les multiplie pour rendre ce monde meilleur, plus juste, plus joyeux, plus paisible. Oui Jésus a besoin de vous pour changer ce monde, donnez-lui ce que vous êtes et lui s’occupera de le faire fructifier.

         Et pour que nous soyons toujours capables d’offrir le meilleur de nous-mêmes afin que notre famille, nos amis, notre ville ou notre pays aille mieux, Jésus lors d’un autre repas va nous donner la force nécessaire. C’est saint Paul qui le raconte dans la deuxième lecture. Lors de son dernier repas Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Oui Jésus donne sa propre vie. Dans un morceau de pain rompu, béni et partagé entre tous, Jésus a décidé de faire circuler sa Vie, de nourrir de sa Vie ceux qui en mangeront. Et c’est cela que vous allez faire pour la première fois ce matin : partager à votre tour, lors du grand repas de l’Eucharistie qui rassemble dans la joie la famille de Jésus, le pain de Dieu, la Vie de Jésus livrée pour nous donner les forces nécessaires pour aider ce monde à grandir.

Aussi autant vous désirerez apporter de l’amour vrai et

 la vraie joie, au monde, autant votre désir de servir la justice et la paix sera grand, autant de fois vous viendrez puiser dans la communion au corps du Christ les forces pour y parvenir. Oui cette petite hostie que vous allez recevoir s’appelle aussi le pain des forts, Il nourrira votre âme et vous transformera peu à peu, dimanche après dimanche, en chevalier du Christ, en serviteur de Dieu.

Dieu a besoin de vous et il vous choisit aujourd’hui pour transformer ce monde. En communiant à son corps vous lui dites « donne moi ta vie pour que je puisse t’aider à transformer le monde ». Il compte sur vous, comme vous pouvez compter sur Lui. Amen

premières communions dans le doyenné

le dimanche 19 juin, fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, 20 enfants ont fait leur première communion : 6 à Voiteur et 14 à Lons. Deux belles célébrations recueillies et joyeuses. Prions pour que ces enfants gardent vif le désir de recevoir le « pain des forts » pour grandir en sagesse et charité au service de Dieu et de son Eglise.

A LONS :

présentation du groupe au début de la messe
dans la joie à la fin de la célébration.

A VOITEUR

Travail et détente à l’entrée de l’été pour les chantres de saint-Désiré

le lundi 13 juin après avoir préparé le programme des chants de l’été de la paroisse, les chantres et leurs conjoints qui les ont rejoints ont partagé un repas convivial offert par la paroisse pour tous les services rendus durant les 52 dimanches de l’année.

un grand merci à ceux qui chantent et font chanter ainsi qu’à leur conjoint qui accepte de vivre l’Eucharistie « séparé » d’eux.

remise de la reconnaissance diocésaine à Voiteur

ce dimanche 12 juin à l’église de Voiteur nous avons eu la joie de remercier quatre personnes pour leur investissement dans l’Eglise. Pierre et Marie-Thérèse Compagnon, Marie-Thérèse Gazac et Thérèse Marotte, se sont investis pendant des décennies au service de leur paroisse et de l’église de leur village. Nous étions heureux de leur transmettre notre reconnaissance et celle de notre évêque. Pour l’occasion chacun s’est vu remettre la médaille diocésaine et un diplôme diocésain.

voici le mot et les présentations faites par Claudine notre déléguée pastorale :

Aujourd’hui la communauté paroissiale veut remercier les personnes qui ont œuvrer au service de l’ Eglise en particulier dans nos villages et concrétiser ce merci par la médaille de reconnaissance diocésaine.

Pierre et Marie Thérèse Compagnon,

pendant de très nombreuses années vous avez ensemble assuré le service de l’église de Château Chalon, c’est-à-dire ouvrir et fermer tous les jours, entretenir  et il y a beaucoup de toiles d’araignée dans les églises, il faut aussi s’occuper des linges d’autel des objets de culte, il faut bien les nettoyer de temps en temps, du fleurissement  et des cierges qu’il faut éteindre le soir et rallumer le matin et le tronc qu’il faut vider tous les jours.

Pour tous ces services et  pour votre gentillesse  nous vous devons un grand merci à tous les 2 !…..

Marie Thérèse Gazac,

Si je calcule bien tu as assuré le service de l’église de Voiteur, longtemps seule pendant presque 50 ans. 50 années où tu as veillé à tout, y compris sur les aubes des servants d’autel  et tu t’es occupée du fleurissement, Personne n’avait le droit de toucher à tes bouquets.

 Pendant 50 ans tu t’es également occupée des partitions. Trier, classer ranger dans des chemises et veiller à ce que les choristes aient la bonne partition au bon moment. D’ailleurs nous avons encore ces chemises avec ton écriture.

 Pour tout dire tu as régné sur la sacristie et tous les objets qu’elle contient, c’était ton domaine. La première fois que j’ai osé pénétrer dans cette sacristie, tu ne me connaissais pas encore, et tu m’as clairement dit que je n’avais rien  à faire là .Mais ça s’est vite arrangé tu as fini par m’accepter !

Un très grand merci donc de notre part à tous !

Thérèse Marotte, 

On se connait bien Thérèse, puisque tu t’occupais de l’église de Passenans depuis de nombreuses années déjà, quand je suis arrivée  dans le village. Très vite j’ai rencontré ton sourire et ta bienveillance, tu faisais tout,  ouvrir fermer, ranger  cultiver des fleurs dans ton jardin pour embellir l’église.

Mais surtout, depuis l’âge de 18 ans tu as accompagné à l’orgue toutes les célébrations à Passenans et quand dans d’autres églises il n’y avait personne pour jouer naturellement tu y allais, et ce n’est pas rien que d’être disponible tout le temps, beaucoup dans cette assemblée s’en souviennent. Tu t’es arrêté il n’y a pas si longtemps que ça, c’était un peu difficile en dernier surtout quand le prêtre changeait les chants à la dernière minute juste avant la messe, tu te rappelles ? Puis est venu le temps  de passer le flambeau.

Merci beaucoup à toi pour tout et merci pour ta musique.

homélie de la Trinité

Lecture du livre des Proverbes : Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde. Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »

Il vous est certainement arrivé, à la nuit tombée, un soir où le ciel est bien dégagé, de sortir dans votre jardin pour contempler le ciel et prendre ainsi la mesure de l’immensité de l’univers que révèlent la multitude des étoiles. Nous les voyons à l’œil nu comme un point lumineux alors qu’elles sont souvent bien plus volumineuses que notre soleil. Face à ce somptueux panorama céleste on réalise mieux la place de l’humanité dans la création et le vertige alors nous saisit. Des tas de questions angoissantes viennent : qui est à l’origine de tout cela ? Que fait-on là ? Qu’est-ce que l’homme ? Tout cela a-t-il un sens, une direction ?

Ces mêmes questions le psalmiste se les pose et nous les partage dans cette magnifique méditation qu’est le psaume 8 : à voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? Cependant vous aurez remarqué qu’il prend déjà parti. En effet, deux grandes réponses s’offrent à celui qui s’interroge : ou l’angoisse de n’être rien d’autre que des êtres à la dérive dans un univers infini, chaotique et irrationnel ou la certitude d’être des personnes uniques, voulues et désirées par un Créateur qui a fait de la Terre l’écrin où il a déposé sa plus belle création, son plus beau bijou : l’être humain. Laquelle Terre appartient à un système solaire, à une galaxie elle-même intégrée dans une espèce de ballet cosmique où tout est bien synchronisé, harmonieux et ordonné.

Oui, la grande question est celle du sens de tout cela. Et la foi que nous professons affirme que l’univers est une création de Dieu donc intelligible et compréhensible. C’est ce que proclame la Sagesse dans la première lecture : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.

La Sagesse a présidé à la création du monde, et même des hommes que nous sommes. Elle dit en effet à la fin de la 1° lecture : Je faisais les délices (de Dieu) jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.  Ainsi la collaboration entre Dieu et la Sagesse qui s’établit dans l’amour réciproque et total révèle que la Sagesse de Dieu est Dieu lui-même. Ils sont donc bien Trois qui président à la création et au maintien de l’univers dans l’existence : Dieu, la Sagesse de Dieu et l’Amour qui les unit. Rien d’autre que la Trinité ainsi que l’Eglise appelle ces Trois qui ne font qu’Un.

Mais revenons à l’homme dont nous savons qu’il est l’œuvre d’amour commune de Dieu et de la Sagesse, la création du Père et du Fils dans l’Esprit. Le psalmiste écrit : Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; Oui C’est ce que nous sommes, des dieux, et pas seulement chacun de nous, mais toute l’humanité créée à l’image et la ressemblance de Dieu. Nous sommes les seuls être vivants voulus et désirés pour eux-mêmes. Cette grâce, ce cadeau que Dieu nous fait nous oblige aussi, les uns par rapport aux autres et tous ensemble par rapport à la création. En effet, c’est d’abord une exigence due à notre condition divine que de respecter tout humain, de contempler l’être divin qu’il est depuis sa conception et jusqu’à sa fin naturelle, d’admirer en lui la grandeur, la beauté et la bonté de Dieu qu’il soit handicapé ou en pleine forme, noir ou blanc, blond ou brun, etc. La fraternité n’est pas un vain mot. Vécue en vérité elle édifie le Royaume de Dieu dans notre monde.

Ensuite notre rapport à la création est vital car, comme le dit le psaume Dieu établis (l’homme) sur les œuvres de ses mains, et mets toute chose à ses pieds. Cependant nous savons tous que le péché originel, qui a transformé la joie de l’homme à se satisfaire d’être un peu moindre qu’un dieu en désir de prendre sa place, a provoqué un déséquilibre dans la création. Dès lors l’homme ne va plus être gestionnaire de la création mais son exploiteur, il ne va plus la servir mais mettre la main sur elle, en être le maître. Sans cesse il faut remettre Dieu au centre de nos préoccupations, de nos réflexions, de nos initiatives. Comme le rappelle le pape François tout est lié, alors soyons force de conversion dans ce monde et par nos actes nos paroles réapprenons lui à être serviteur. Et avec François faisons monter vers Dieu notre prière pour la création : Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi. Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé. Donne nous la grâce de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.  Dieu d’amour, montre nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons.

Et j’ajouterai, que ce qui vaut pour eux vaille pour nous aussi. Amen

homélie Pentecôte P. Arnaud

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains : Frères,  ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.     Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.  Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Pas facile ce matin d’entendre les propos suivants de Paul aux Romains : tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. En effet, en relisant, même rapidement, notre vie plongée dans l’Esprit lors de notre baptême et de notre confirmation, on peut constater l’écart qu’il y a entre la vie que nous menons et celle d’un fils de Dieu (telle que la présente Paul). Oui, nous demeurons encore de pauvres pécheurs, mais des pécheurs qui, entrés depuis le jour de leur baptême dans le dynamisme de l’Esprit Saint, sont en voie de perfectionnement, d’achèvement. L’Esprit Saint que nous avons reçu travaille en nous, nous transforme, nous pétrit de vie divine. Cela ne se fait pas sans douleur, sans bataille, sans renoncement ni abandon ou chute. Paul l’exprime parfaitement, comparant notre transformation, notre christification à un enfantement : je le cite : Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons. On veut imaginer bien souvent que Dieu peut se contenter de ce qu’on lui donne, faire avec ce qu’il y a. Pourtant cette phase n’est que la première, celle de l’exposition en vérité de notre être et de toute notre vie au feu de l’Esprit Saint ! Mais après, l’Esprit Saint en nous doit faire son œuvre et c’est bien à partir du moment où nous laissons le feu divin brûler en nous les scories de nos laideurs morales et spirituelles, de nos faiblesses et de nos faillites que le changement, l’évolution, la transformation peut s’opérer. Dieu nous accueille tel que nous sommes, mais pour nous préparer à participer à ce qu’il est !

Et ce qu’il veut faire de nous n’est ni plus ni moins que ses enfants, ses héritiers. Or celui qui nous permet de devenir cela c’est l’Esprit Saint, comme le rappelle encore Paul aux Romains : vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Cette possibilité de transformer le mortel en immortel, le médiocre en parfait, le périssable en impérissable ne peut venir que d’un don de Dieu en nous qui permet, dans le silence, notre transformation, notre divinisation.

Redites-le-vous souvent frères et sœurs devant la glace de la Salle de bain le matin au lever quand vous n’êtes encore pas réveillé ni bien beau à voir : Je suis un fils, une fille de Dieu, l’Esprit-Saint fait de moi son héritier. Oui posez un acte d’espérance : croyez fermement que vous êtes déjà ce que vous devenez peu à peu, croyez que ce qui est en train de se transformer est comme déjà achevé. Il s’agit de considérer que le processus de transformation initié par l’Esprit Saint en vue de restaurer en nous l’image du Père est irréversible et que déjà nous resplendissons de la gloire et de la Lumière divine.

Cette folie de l’espérance qui contredit si ouvertement la réalité visible de nos vies est possible car Jésus le Christ a déjà achevé en lui ce que nous attendons de vivre à la fin des temps. Comme le rappelle notre pape Benoît dans son encyclique « Sauvés dans l’espérance » : la foi est la substance de l’espérance c’est à dire que ce que nous croyons est son contenu, sa définition. Alors, chers frères et sœurs, ce que vous croyiez, c’est cela que vous deviendrez, que vous vivrez. Ainsi poursuit le papa Benoît : voulons-nous vraiment vivre éternellement ? Peut être aujourd’hui de nombreuses personnes refusent la foi simplement parce que la vie éternelle ne leur semble pas quelque chose de désirable. Oui faute de bien savoir ce que c’est nous refusons de désirer le ciel, trop attachés aux réalités terrestres. Or Jean dit clairement que la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. La vie éternelle est l’alliance de chacun de nous avec le Père et le Fils dans la plénitude de l’Amour ? Eternellement rendus capable d’aimer car éternellement aimés ; tout entier donnés au service des autres car ayant tout reçu du Père et du Fils.

Jésus disait à sainte Catherine de Sienne « Fais-toi capacité, je me ferai torrent ». Alors que désirez-vous ce matin ? Voulez-vous que l’Amour de Dieu se déverser torrentiellement en vous ? Oui ? Alors ouvrez-vous a lui qui par la communion eucharistique va se déverser tout entier en vous. Ouvrez-vous à l’Amour pour devenir non pas un petit ruisseau, non pas une rivière, mais un fleuve. Le fleuve de l’amour de Dieu, fleuve de charité, de justice et de service, qui permettront au Seigneur, à travers vous de désaltérer de la vraie vie ceux que vous croiserez : vos familles, vos amis, les habitants de votre quartier et mêmes les inconnus qui seront attirés par votre joie débordante. Le croyez seulement possible…. Rappelez-vous, on ne devient que ce que l’on croit être déjà ! Amen.

homélie de Pentecôte P. Paterne

Mes chers frères et sœurs,

C’est le dimanche de l’immense solennité de pentecôte qui signe l’acte de naissance de l’Eglise et son ouverture au monde. En effet, cinquante jours après la résurrection de Jésus, les Apôtres épeurés et enfermés dans le cénacle reçurent le Saint-Esprit en forme de colonne de feu, non pas pour brûler ou incendier le cénacle, mais pour brûler leur cœur ; un événement éblouissant et saisissant qui va complétement changer et transformer le cours de l’histoire et l’avenir du christianisme.

Les Apôtres de Jésus ont réellement expérimenté la puissance du Saint-Esprit qui a impacté leur propre vie et celle de l’Eglise naissante. Et nous aujourd’hui, quel impact concret du Saint-Esprit dans nos vies ? Croire en Dieu et à Jésus n’est-il pas suffisant ? Que vient ajouter le Saint-Esprit et en quoi cette solennité nous concerne tous comme disciples du Christ ? La venue du Saint-Esprit nous concerne parce qu’il n’est nullement un acte de concours de circonstance, mais le précieux fruit de la promesse de Jésus ; et Jésus nous envoie l’Esprit Saint pour retonifier notre volonté et notre engagement.

 Le Saint-Esprit ne vient donc pas pour lui-même, mais il procède du père et du fils pour ouvrir nos lèvres et nos cœurs à la proclamation de la parole ; le Saint-Esprit vient booster notre volonté du dedans sans la détruire et téléguider ; le souffle de l’Esprit saint nous permet de redonner au monde vie et espérance nouvelle. La mission du Saint-Esprit consiste à nous recentrer sur le Christ le fils du père afin de témoigner de sa parole dans nos milieux de vie et nous rendre capable à la mission selon les dimensions de nos défis et enjeux du moment.  

C’est le Saint-Esprit qui inspire nos serments, nos chants, nos danses, nos paroles réconfortantes, nos rencontres si vivantes et féconde ; c’est le souffle de l’Esprit Saint qui nous rend efficace sur le terrain des défis pastoraux, du monde et de l’évangélisation ; c’est le souffle de l’Esprit Saint qui communique l’onction sainte aux appelés en renouvelant leurs énergies et en les remplissant de sagesse, d’intelligence et d’audace missionnaire ; le souffle de l’Esprit Saint nous apporte la force qui nous permet de réaliser des nouvelles expériences pastorales et spirituelles plus enrichissantes à la hauteur des défis de chaque famille, de chaque personne, de chaque Eglise et de chaque contexte socio-politique. Tout ceci signifie que sans le Saint-Esprit, nous tâtonnons ; sans le Saint-Esprit, l’Eglise risque de devenir qu’une ONG ou une simple institution internationale dépourvue d’un dynamisme interne de communion ; sans le Saint-Esprit, l’Eglise devient un ‘’véhicule sans carburant et sans chauffeur » ;sans le Saint-Esprit, l’Eglise s’enferme sur elle-même et se bouche les oreilles aux appels et clameurs de notre temps ; l’Esprit Saint arrive non pas pour nous enfermer dans une religion et ses normes si rigides, mais pour ouvrir les portes de l’Eglise au monde.

Que l’Esprit Saint inspire nos actes et nos paroles pour méditer, penser et construire l’Eglise d’aujourd’hui et de demain. Avec joie, ouvrons alors nos esprits à l’Esprit-Saint. Et vous les jeunes qui faites votre profession de foi aujourd’hui, n ayez pas peur de témoigner votre foi en DIEU père, Dieu le fils et Dieu le Saint -Esprit ; et ne vous laisser pas voler votre joie d’ être catho, car l’Esprit  Saint vous donnera la force, la sagesse, l’intelligence, le conseil, la science, la piété, la crainte  de DIEU afin que vous puissiez l annoncer, témoigner  et que vous grandissez sur le chemin de la foi.

 Amen Bonne fête de pentecôte à tous et soyez  bénis    

profession de foi à Lons et Voiteur

En la fête de la Pentecôte dimanche dernier, 12 enfants de notre doyenné ont fait leur profession de foi. Un moment important où ils ont pu exprimer eux-mêmes la foi qu’ils ont reçu au jour de leur baptême. Deux célébrations à la fois joyeuses et recueillies. Nous souhaitons bonne route dans la foi aux jeunes les invitons à poursuivre leur initiation chrétienne en se préparant au sacrement de la confirmation…..