retour en doyenné sur le rapport Sauvé.

Les paroissiens du doyenné de Lons qui souhaitaient prier et échanger autour du rapport de monsieur Sauvé sur les abus dans l’Eglise ont pu se retrouver pour un temps de témoignages, d’ échanges et de prière à la chapelle saint Luc de Lons le vendredi 14 janvier. Organisé conjointement par le doyenné et la cellule d’écoute du diocèse, ce temps a réuni 50 personnes pendant deux heures.

Après un chant à l’Esprit Saint et l’écoute difficile du témoignage de différentes victimes, nous nous sommes mis à l’écoute de la parole de Dieu à travers le psaume 12 médité par Geneviève Boyer. Ensuite ceux qui le souhaitaient sont allé échanger en petits groupes avant que tous se retrouvent pour une prière d’intercession.

un grand merci à tous ceux qui ont permis que se réalise cette rencontre.

Une seconde rencontre, pour les personnes qui travaillent aura lieu à st Luc le vendredi 4 février de 20h00 à 22h00.

ils avancent vers le baptême.

le dimanche 09 janvier à Montain 4 catéchumènes ont vécu leur deuxième étape vers le baptême. Sidaline, Kendra, Sébastien et Thibault ont été marqué du signe de la croix et ont reçu la Parole de Dieu.

Un moment fort pour découvrir la croix comme le signe absolu de l’amour de Dieu pour eux. Et la Bible comme la Parole vivante de Dieu qui révèle son Mystère à ceux qui la lisent dans la foi.

P. Arnaud : Kendra, Sidaline, Sébastien et Thibaut quand j’ai tracé la croix sur votre front, c’est Dieu lui-même qui vous marquait dans votre cœur.

P. Arnaud  : Soyez marqués du signe de la croix sur les yeux, pour que vous voyez ce que fait Jésus le Christ.

P. Arnaud : Soyez marqués du signe de la croix sur les lèvres, pour que vous puissiez répondre à Jésus qui vous parle.

P. Arnaud  : Soyez marqués du signe de la croix sur le cœur, pour que vous puissiez y accueillir Jésus le Christ.

P. Arnaud : Soyez marqués du signe de la croix sur les épaules, pour que vous ayez en vous la force de Jésus le Christ.

P. Arnaud  : je vous marque tout entier du signe de la croix, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit pour que vous viviez avec Jésus, maintenant et pour les siècles, des siècles. Amen

André a remis à chaque catéchumène une croix franciscaine en bois autour du cou. puis la bible :

« Kendra, Sidaline et Sébastien et Thibaut, maintenant, vous avez votre place dans la famille des chrétiens ; avec nous tous, venez écouter la parole de Dieu et prier. »

Thibault sera baptisé le 26 février à Montain, Sidaline, Kendra et Sébastien le seront aux cordeliers lors de la veillée pascale.

notez déjà que vous pourrez les encourager lors de leur appel décisif qui aura lieu à Lons le Saunier le 6 mars à 10h30 aux Cordeliers.

homélie du baptême du Seigneur

Célébrer le Baptême du Seigneur à domicile - Diocèse de ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. 

Aujourd’hui le mot « baptême » est le plus souvent associé à une première expérience comme un baptême de l’air, un saut à l’élastique, ou à une démarche qui est tout sauf spirituelle : l’inénarrable baptême républicain !

Peu savent désormais ce qu’est le baptême chrétien, surtout ceux qui l’ont reçu car leurs parents « voulaient les placer sous une bonne étoile et qu’ils aient de bonnes valeurs. » Comme s’il suffisait, comme le chante la comptine pour enfant : « une souris verte… » de trempez son enfant dans l’huile du Saint-Chrême et dans l’eau du baptême pour en faire « un petit catho tout chaud » !

C’est que le baptême n’est pas un acte magique, s’il garantissait de ne jamais tomber malade ou de gagner au moins une fois au loto, tout le monde ferait la queue devant les églises pour le recevoir ! Non le baptême n’est pas une assurance tout risque, ni un paratonnerre contre les épreuves ! Il n’est pas un gri-gri qu’on agite face au danger, ou un certificat que l’on sort des archives le jour où l’on veut se marier à l’église ou y être enterré. Je me souviens de cette réflexion pleine d’humour d’un paroissien du haut Jura qui le jour des obsèques de sa voisine qui habitait juste en face de l’Eglise me dit « c’est la deuxième fois qu’elle traverse la rue ! »

Le baptême est l’acte par lequel, plongés dans la mort et la résurrection du Christ, nous sommes libérés du péché originel et nous revêtons la vie éternelle, devenant à jamais, si nous en vivons les exigences, les enfants de Dieu, ses fils et ses filles bien-aimés en qui Dieu trouve sa joie.

Oui par notre baptême vécu au quotidien nous faisons la joie de Dieu car nous commençons à réaliser ce pour quoi nous avons été créés. C’est cela que vivent les catéchumènes, (et que vous allez vivre Kendra, Sidaline, Sébastien et Thibaut,) en demandant le baptême ils posent (vous posez) un acte libre qui exprime leur (votre) désir de conversion au Christ. Comme l’écrivait justement Tertullien au 2° siècle « On ne naît pas chrétien, on le devient » et le baptême est la porte d’entrée dans la vie chrétienne.

Voilà pourquoi, pour eux la préparation au sacrement est longue, car ils doivent être catéchisés avant de recevoir le baptême afin de poser un acte libre et conscient. En revanche pour ceux qui furent baptisés enfant il faut distinguer le rituel que le prêtre a réalisé sur nous à la demande de nos parents et l’appropriation par chacun de ce qu’il implique, exige et permet dans notre vie sociale concrète, à travers des enseignements et des catéchèses.

Et c’est là vous le savez bien que le bas blesse, car la plupart des baptisés d’aujourd’hui n’ont jamais eu la moindre catéchèse, le moindre enseignement religieux ou spirituel. La vie éternelle qu’ils reçoivent ce jour-là, cette adoption divine qui donne des droits, impose aussi des devoirs. Car être baptisé c’est vivre en Chrétien ! Qui les aidera à découvrir comme l’écrit Paul à Tite que par le bain du baptême, Dieu les a fait renaître et les a renouvelés dans l’Esprit Saint ? Qui leur donnera accès à toute la richesse de leur vocation, la grandeur de leur dignité, la beauté de Dieu qui rayonne à travers leur âme ? Qui sinon nous ? Pourtant soyons honnêtes, nous-mêmes, ne considérons-nous pas que nous n’avons plus besoin de formation ? Si peu d’entre nous font partie d’un groupe biblique, de prière, de catéchèse pour adulte, etc… il doit arriver que les eaux de notre baptême soient un peu croupissantes, qu’elles manquent de la nécessaire oxygénation permisse par la lecture méditée de la Bible, les groupes de livret ou de réflexion, la prière, par une vie fraternelle charitable active et généreuse. Paul rappelle à Tite et donc à chacun de nous que Jésus s’est donné pour nous, afin …de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Oui le baptême chrétien, tout au contraire du baptême civil dont l’Etat Français sur le site du service-public avoue lui-même « qu’il n’est prévu par aucun texte et ne crée aucune obligation », nous intègre dans un peuple dont la vocation, dont l’obligation, jusqu’ à la fin des temps est d’être ardent à faire le bien. C’est-à-dire un peuple tellement embrasé de l’Amour de Dieu qu’il n’aura de cesse de le propager à toute la société : feu de la miséricorde, feu de la charité, feu de la compassion, feu de la prière. Oui frères et sœurs (et vous Kendra, Sidaline, Sébastien et Thibaut) voulez-vous être les torchères enflammées de cet amour-là que l’Eglise placera dans ce monde pour éclairer le chemin du salut à tous ceux qui le désirent ?

Chers amis, si vous êtes venus ce matin, c’est aussi pour purifier les eaux de votre baptême au feu de la miséricorde de Dieu et parce que vous savez que dans l’Eucharistie nous puisons le « carburant » qui nourrit la flamme de notre amour de Dieu et du prochain. Alors que commence demain le temps ordinaire, n’oublions pas, plus que jamais de rayonner le Christ ! Amen

au début d’année, dire merci

Vous aurez peut être entendu, lors des annonces dans votre paroisse le délégué pastoral prendre le temps de remercier tous ceux et celles qui œuvrent, souvent dans l’anonymat, au bon fonctionnement de nos paroisses. Je les remercie vivement de cette initiative.

Je vous livre ci-dessous celui qu’André Pernot Délégué pastoral de Saint-Désiré a pris le jour de l’Epiphanie :

Je profite de cette fête des Rois pour venir remercier les paroissiens qui offrent l’or, l’encens
et la myrrhe à travers leurs services, au sein de notre communauté, pour notre Seigneur.
Il y a les Rois que l’on ne voit pas: Stéphane qui ouvre et ferme les portes de notre église,
Véronique qui accueille les parents des futurs baptisés, Françoise qui fleurit l’Autel et ceux qui se
mettent au service de la sacristie. Merci aux organistes et plus particulièrement Antoine qui grâce
à Francis, et malgré sa cécité accompagne nos chants; aux bénévoles qui œuvrent à la cure: au
secrétariat, à la comptabilité… et j’en oublie certainement !
Il y a les Rois plus visibles: ceux coachés par Stéphane au service de l’animation liturgique et
qui, comme les organistes ou les animateurs de chants, œuvrent doublement depuis la pandémie.
Merci à tous ceux qui se mettent au service de nos célébrations et grandes fêtes. Un grand merci
aux enfants de chœur si dévoués et  »professionnels »(Damien y est pour beaucoup !)
Il y a enfin les Rois que l’on ne voit que ponctuellement mais qui œuvrent tout au long de
l’année: les catéchistes, les équipes de préparation à la confirmation et au baptême d’adultes, les
équipes funérailles, les membres de notre EAP et ceux qui les aident dans leurs missions.
Et enfin un immense merci aux  »serviteurs des serviteurs »: nos prêtres qui nous guident,
parfois nous tirent et quelque fois nous supportent !
Continuons ensemble à faire briller l’or de la fraternité, l’encens de la charité qui
commence par nos voisins de chaise, fidèles paroissiens et plus encore si on ne les connait pas! Et
enfin la myrrhe de notre foi en Christ ressuscité et vivant que nous venons célébrer et qui nous
invite à la mission.
A tous MERCI

rencontre des chantres et des organistes

C’était une première! Grâce à Francis Schwetterlé et à son invitation les chantres et les organistes de la paroisse st Désiré se sont retrouvés pour un moment convivial autour d’un bon repas.

c’est l’occasion pour moi de les remercier tous de leur service si précieux à la liturgie dominicale.

messe de l’Epiphanie avec les élèves de ste Marie

ce jeudi 6 janvier qui est en dehors de la France la fête de l’Epiphanie les élèves qui le désiraient du collège et Lycée Sainte-Marie de Lons le Saunier se sont retrouvés à l’église saint-Désiré pour leur messe de rentrée en cette année nouvelle. Il étaient pas loin d’une centaine présents.

merci à Sophie Taglione et Jonathan Gardaz pour la préparation et l’animation de cette messe.

plusieurs élèves sont venus me voir au terme de la célébration, curieux de découvrir cet ustensile pas connu d’eux qu’est l’encensoir…. tout est bon pour évangéliser.

homélie de l’Epiphanie

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adoration des mages

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu : Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : «  Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »  Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.  Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.  Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

On imaginait l’endroit perdu dans Bethléem, juste bon pour accueillir quelques moutons et autres animaux locaux tels âne et bœuf et voilà que se pressent à ses portes, s’il en a, la crème des astronomes orientaux guidés vers ce lieu par une étoile. Et ces derniers ne semblent pas gênés par le décor précaire de planches de bois mal reliées les unes aux autres ni par les odeurs animales. Non rien ne les arrête ni les offusque tant leurs yeux sont captés par l’enfant qui trône, sait-on où ? Dans les bras de Marie ou dans ceux de Joseph, ou simplement dans la mangeoire débordante de foin. Dès qu’ils entrent les mages n’ont plus d’yeux que pour lui, le Sauveur, le Verbe de Dieu, sa Parole vivante qu’ils reconnaissent dans les babillages de Jésus nouveau-né !

C’est étonnant comme les choses de la foi sont simples à croire et à saisir quand notre cœur bat au diapason de celui de Dieu. Quand nous Le laissons nous guider par sa lumière, Il nous mène à Jésus, Il nous donne de trouver son Fils et de le contempler dans les lieux les plus improbables, souvent les plus simples et dépouillés.

Quel contraste avec notre manière d’être en recherche de Dieu. Peut être nous sommes nous spirituellement au moins embourgeoisés ?

En effet, qui parmi nous, à la lumière d’une étoile et d’une prophétie ancienne serait parti à l’aventure de la foi, sur les routes, loin de son village et même de son pays pour chercher et adorer le roi des juifs ? Nous qui râlons dès qu’il faut aller à la messe ailleurs que dans son propre village ?

Qui parmi nous irait de son plein gré dans un lieu si humble et pauvre qu’une étable pour y trouver Jésus, quand on accepte avec tant de mal ou même quand on renonce à suivre la messe dans une église froide, humide et parfois un peu insalubre ?

Qui parmi nous, tomberait encore à genoux dans la paille tassée devant l’enfant Jésus couché dans la mangeoire, quand nous avons tant de mal à plier le genou ou à nous incliner respectueusement devant le Seigneur présent dans son Eucharistie ?

Qui parmi nous lui offrirait encore ce qu’il a de plus précieux, quand parfois nous ne lui accordons même plus quelques minutes par jour pour le prier en silence dans un brûlant cœur à cœur ?

Qui enfin parmi nous prendrait un autre chemin pour rentrer chez lui après avoir vu Jésus, quand nous sommes si pressés de retrouver notre confort, notre petit chez soi. Qui aujourd’hui acceptera de se laisser déranger par Jésus et prendra la route de la rencontre, de la communion à porter à domicile à sa voisine impotente ou fatiguée et qui ne peut plus se déplacer ?

On a souvent la critique facile par rapport à ce texte de l’adoration des mages : leur attitude étrange, leurs cadeaux déplacés voir hors de propos, leurs manières si outrancières de se mettre devant et à genoux pour voir de plus près, pour contempler de la meilleur façon l’enfant Dieu. Et si, au lieu de les critiquer, au lieu de mettre en doute leur existence et leur utilité, nous les imitions ?

En effet, deux mille ans après on parle encore d’eux. Leur encens, leur or et leur myrrhe sont demeurés les cadeaux les plus connus jamais offerts. Leur attitude humble et leur prosternation nous apprennent qu’ils étaient prêts à tous dans la foi, jusqu’à reconnaître dans un enfant la gloire de l’humanité, l’étoffe d’un Roi, la présence de Dieu.

Oui ce matin faisons des mages, des rois-mages nos modèles de foi. Lors de la consécration prenons le temps de le regarder lors de l’élévation, de le contempler et de l’adorer, redisons-lui de tout notre cœur qu’il est notre Roi et notre Sauveur. Quand nous viendrons communier, faisant ce matin de nos mains la plus humble, mais aussi la plus belle de toutes les crèches, comme les mages, prenons le temps d’un regard et remplissons-le de tout l’amour que nous pouvons. Et alors qu’Il nous offrira sa Vie, toute sa vie, offrons-lui la nôtre, ce bien si précieux que nous lui devons et qui fera alors de nous le bon pain de Dieu que nous pourrons porter à ceux qui en ont besoin en empruntant à notre tour un autre chemin. amen

homélie du 01 janvier, sainte Marie Mère de Dieu

L’Adoration des bergers | Musées de Langres - Maison des ...
adoration des mages, musée de Langres

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

L’Evangile de ce premier jour de l’année est une invitation pour vivre d’une manière chrétienne les mois qui s’ouvrent devant nous. Voyons ensemble ce qu’il conseille à nos âmes désireuses de prendre les bonnes résolutions à vivre toute l’année.

  1. Comme les Bergers, se hâter d’aller à Bethléem.

Que signifie aller à Bethléem pour un chrétien du 21° siècle ? Si l’on prend la signification du nom de cette ville, il s’agira, comme vous le savez certainement, de se hâter d’aller vers la « maison du pain ». Or aujourd’hui, quelle est la maison du pain, sinon chacune des églises de notre beau pays ? Voilà une première invitation sérieuse de notre Dieu : nous « hâter », quelles que soient nos humeurs ou nos envies de nous rendre à l’église de notre village, ou à la plus proche car Jésus « le pain de vie » nous y attend.

  • Comme les bergers, découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

S’il on est sûr, en arrivant dans une église de trouver le regard tendre de Marie nous contemplant à travers une icône ou une statue la représentant et l’aide de saint Joseph en l’implorant comme protecteur de l’Eglise ; nous sommes garantis d’y retrouver Jésus en sa présence réelle au tabernacle. Oui Jésus nous rappelle par cet abaissement de sa gloire tout le souci qu’il a de nous rejoindre en se rendant présent dans toutes les églises du monde. Oui découvrons combien Dieu nous est proche en son Fils Jésus, combien il veut même se faire plus proche encore en se donnant à nous dans la sainte communion. Oui tâchons toujours de faire l’effort de venir à l’église pour prier (même si l’on peut le faire ailleurs) et pour y recevoir, lors de la célébration de la messe, la communion à son Corps, source de la vraie Vie !

  •  Comme les Bergers, raconter

N’oublions pas qu’en se faisant semblable à l’un de nous, connaissant la fatigue du jours, la faim et la soif, Jésus sait ce qu’est une vie d’homme, il peut le comprendre de l’intérieur. Aussi ayons toujours souci de lui raconter nos vies, de lui en partager les grands évènements, les questionnements, les doutes, les peines. Osons lui dire quelles sont nos espérances, nos attentes, nos bonheurs comme nos échecs. Oui prenons Jésus, Marie et Joseph comme confidents, comme amis toujours prompts à écouter, à consoler, à conseiller.

  • Comme Marie, retenir et méditer les événements dans son cœur.

De nombreux évènements vont se produire durant l’année qui vient, certains attendus, d’autres non : naissance et décès ; guerres et armistices, disputes et réconciliations, mariage et séparation, promotion sociale et chômage, croissance, maladies et guérisons, etc. Tout cela, nous devrons le replacer dans la totalité de notre histoire personnelle ou nationale. Un chrétien est une personne qui sait prendre de la hauteur, qui sait, dans la prière adopter le point de vue de Dieu. Tout est dans ses mains : l’univers, notre terre et notre pays ainsi que chacune de nos vies. Dieu seul peut donner du sens à tout ce qui se passera, unir toutes les pièces du grand puzzle de l’histoire du monde pour nous la faire comprendre comme l’histoire du Salut. Oui prenons le temps du silence pour laisser Dieu travailler dans nos âmes, pour nous façonner un peu plus comme enfant de Dieu appelé à partager sa vie divine à la fin des temps.

  • Comme les Bergers, repartir, glorifier et louer Dieu.

Si c’est en Jésus, auprès de Marie et Joseph, dans la simplicité de la crèche que nous pouvons refaire nos forces, trouver des réponses à nos questions, un sens à notre vie et une nourriture pour notre âme, il nous faut aussi repartir dans la vie quotidienne. Aller à la rencontre de ce monde pour lui annoncer la Bonne Nouvelle. Un chant nous le dit bien « ne rentrez pas chez vous comme avant ». Les amis vivez cette année 2022 de manière différente, que votre vie par sa sobriété et sa foi rayonnante soit comme un chant de louange et de gloire pour notre Dieu. Qu’en vous voyant vivre ceux qui doutent ou ignorent Jésus se disent : quel bonheur il y a à connaître Jésus quand on voit les chrétiens si heureux !

Alors, en ce premier de l’an, tendons nos mains vers cette mère très pure et vers Joseph son époux très chaste, pour qu’ils les saisissent et nous guident durant l’année, vers leur Fils, eux qui ne désirent rien d’autre que de susciter dans le cœur de tous les hommes la rencontre avec Lui. C’est dans cet esprit-là que je vous invite à communier tout à l’heure. Amen