homélie du 1° dimanche de carême « B »

Lecture du livre de la Genèse

Dieu dit à Noé et à ses fils : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous,  et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche. Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. » 

Évangile de Jésus Christ selon st Marc

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Si je faisais un petit sondage parmi vous, en vous posant la question : « d’après vous, avec qui Dieu fait-il alliance ? ». Aussitôt, sûr de bien connaître votre catéchisme, vous me répondriez : « avec les hommes ! ». Ce qui n’est pas faux, mais incomplet ! En effet, par quatre fois dans la lecture du livre de la Genèse que nous venons d’entendre, Dieu affirme : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous,  et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre». L’alliance de Dieu est une alliance cosmologique, qui concerne la création toute entière. En effet, l’homme n’est pas dissociable de son environnement : il est lui-même créature parmi les autres. Mais toute créature trouve sens dans l’homme qui lui donne un nom quand Dieu la lui présente (selon ce qui nous est relaté dans le livre de la Genèse).

Dans mon homélie j’aimerai donc vous proposer d’orienter vos efforts de carême dans 3 directions vous permettant d’être attentifs à cette alliance universelle : le souci de la planète, le souci des hommes et le souci de soi.

Sauver l’homme c’est sauver la planète, voilà une position chrétienne qui va contre un écologisme délirant et mortifère qui prône au mieux une régulation stricte de la fécondité des hommes pour réduire la nuisance humaine sur le monde et au pire la mort de l’homme pour le salut de la terre. Pourtant, à quoi bon le plus joli des écrins si aucun bijou n’est à déposer à l’intérieur ? Une première proposition de carême pourrait être le souci d’une hygiène de vie personnelle, familiale et communautaire qui préserve plus la création, comme économiser l’eau, l’énergie ou  ne pas gaspiller la nourriture. Et faire cela par souci et respect des hommes qui en manquent dans le monde. Alors, votre amour du prochain sauvera aussi la planète.

Je vous propose encore une seconde possibilité, qui risque de fâcher quelques personnes : Il peut arriver que les soins que nous procurons à nos animaux domestiques soient bien supérieurs aux soucis que nous avons pour les autres hommes. J’entends dire souvent que « si on n’aime pas les bêtes, alors on n’aime pas les hommes ! », eh bien une vision chrétienne saine affirmerait plutôt : pour aimer les bêtes dans la bonne mesure, il faut aimer avant tout les hommes dans la bonne mesure ! La tendance actuelle de transférer sur les animaux des réactions humaines est dangereuse. Chats et chiens, perruches, canaris et poissons et toute autre bestiole furent créés pour l’homme et pour son service, et non pas pour remplacer l’un par l’autre. Il peut être tentant de croire que votre animal est plus attentionné (ou fidèle) que votre mari, votre épouse, ou vos amis : pourtant seul l’homme renvoie à l’homme sa propre image car chaque Homme est pour son frère image et ressemblance de Dieu et donc miroir de sa propre humanité ! Sauver un homme, un enfant, c’est offrir au monde la chance de découvrir une nouvelle image de Dieu, de donner une interprétation sublime du mystère de notre création. Alors en ce temps de carême, je vous invite sérieusement et en vérité, à regarder ce que vous dépensez pour vos animaux domestiques et ce que vous donner aux œuvres caritatives qui viennent en aide à nos frères humains. Un engagement de carême pourrait être, si nécessaire, un rééquilibrage en faveur des hommes !

Une troisième voie pourrait concerner notre propre personne, le carême est le temps de l’affrontement avec soi-même dans le désert. Saint Marc, dans l’évangile de ce dimanche nous jette sans ménagement dans le feu de l’action. Comme le Seigneur qui passe de l’eau abondante et fraîche de son baptême au Jourdain à l’aridité et à la chaleur brulante du sable du désert, nous avons à prendre un temps d’aridité, pour passer de la fraicheur et du confort d’une vie chrétienne installée et un peu poussive au désert des remises en causes : qu’ai-je à changer, à convertir, à purifier dans ma vie de foi, de prière, d’époux, d’épouse, de jeune ; de religieuse, de prêtre, pour être plus conforme à ma vocation baptismale ? Quels sont mes peurs, mes doutes, mes esclavages matériels, idéologiques ou spirituels que je crains d’affronter, ces petits ou grands travers avec lesquels Satan sait pouvoir me contenir dans une vie spirituelle tiède ? Comme l’Esprit poussa Jésus au désert pour y être tenté, l’Esprit reçu à notre baptême essaie en ce début de carême de nous pousse à sortir des tombeaux que nos peurs, nos doutes, nos esclavages creusent pour nous. Cet appel à jaillir hors de nos tombeaux, à affronter nos peurs, est un appel à découvrir que la victoire de Jésus sur le mal et la victoire de la vie sur la mort sont déjà acquises !

Alors osons cheminer à travers nos déserts et affronter nos peurs. Pour nous y aider, le Seigneur a prévu dans nos déserts de beaux oasis, tels l’Eucharistie et la confession. Pendant ces 40 jours prélevons sans retenue, à ces sources de grâces, les forces nécessaires pour accéder véritablement à la liberté des enfants de Dieu, à la pleine vie de ressuscité ! Amen

 

REGARDER VERS L’AUTEL

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Le vocabulaire

Autel se dit altar dans presque toutes les langues, racine altum, hauteur.

Dans les premiers temps de l’Eglise, la messe était célébrée sur le tombeau d’un martyr, c’est à dire d’un témoin de la foi. Aujourd’hui encore, chaque autel a été béni ou consacré et renferme des reliques de saints. L’autel est le signe du Christ, qui donne sa vie par amour.  L’autel peut avoir plusieurs noms en fonction de la forme   : autel coffre, autel bloc, autel table (avec des pieds) ou de   l’emplacement   : maître-autel, autel secondaire, autel de chapelle.

La  messe  est dite parfois  sacrement de l’autel, et nous avons la chance à Lons d’avoir des servants d’autel. .

Dans la Bible

En   Gn 8,20,  Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l’autel.

En Ex 20,24 le Seigneur dit: tu me feras un autel de terre sur quoi immoler tes holocaustes et tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail.

En Ap 8, 3-5, un autre Ange vint alors se placer près de l’autel, muni d’une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or placé devant le trône.

Psaume  43, 4 : j’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, Dieu qui est toute ma joie.

Dans la liturgie

Le sanctuaire est le lieu où se dresse l’autel,  où le prêtre, le diacre et les autres ministres exercent leurs fonctions. Il convient qu’il se distingue du reste de l’église par une certaine élévation, soit par une structure ou une ornementation particulières. Il doit être assez vaste pour que la célébration de l’eucharistie puisse être accomplie et  vue facilement. C’est vers l’autel que toute l’attention des fidèles converge. L’autel est souvent orienté vers l’est, d’où reviendra le Christ, tout comme les mages.

C’est  à l’autel que le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ. Autel  qui est à la fois la  table du sacrifice et la  table conviviale qui rassemble les fidèles. En même  temps l’autel représente symboliquement le tombeau du Christ,  le lieu de son sacrifice.

Les fidèles se rendent exceptionnellement à l’autel pour signer le registre lors d’un baptême ou d’un mariage, donnant son  importance à la fois au sacrement et au lieu.

L’autel signifie de manière claire et permanente le Christ Jésus, Pierre Vivante (1 P 2, 4, cf Ep 2, 20). Il est aussi le centre de l’action de grâce qui s’accomplit pleinement par l’Eucharistie.

Par respect pour la célébration du mémorial du Seigneur, pour le banquet où nous sont donnés le Corps et le Sang du Seigneur, on mettra sur l’autel au moins une nappe qui par sa forme, ses dimensions et sa décoration s’accorde avec la forme de cet autel. Nappe qui rappelle aussi le linceul enveloppant un corps au tombeau.

Les chandeliers qui sont requis, pour chacune des actions liturgiques, afin d’exprimer notre vénération et le caractère festif de la célébration, seront placés compte tenu de la structure de l’autel et du sanctuaire, ou bien sur l’autel, ou bien autour de lui, pour réaliser un ensemble harmonieux, et sans que les fidèles soient gênés pour bien voir ce qui se fait à l’autel ou ce que l’on y dépose. On mettra au moins deux chandeliers avec des cierges allumés – ou même quatre, ou six, ou encore sept si c’est l’évêque du diocèse qui célèbre. De même, sur l’autel ou à proximité, il y aura une croix, bien visible pour l’assemblée.

On peut encenser les dons placés sur l’autel, et l’autel lui-même, en en faisant le tour, pour signifier que l’oblation de l’Église et sa prière montent comme l’encens en présence de Dieu.

Le prêtre et les ministres  saluent l’autel de la manière requise, c’est-à-dire font l’inclination profonde ou bien, s’il y a là le tabernacle avec le Saint-Sacrement, la génuflexion. Au début comme à la fin de la messe, le prêtre vénère l’autel par un baiser. Seul le livre des Evangiles est aussi vénéré  par un baiser au cours de la messe.

On fera preuve de sobriété pour décorer l’autel, la décoration florale de l’autel devant toujours être discrète et disposée autour de l’autel plutôt que sur la table de celui-ci. On ne mettra en effet sur l’autel que ce qui est requis pour la célébration de la messe.

Conclusion

Préface IV de Pâques : le Christ, quand il livre son corps à la Croix, tous les sacrifices de l’ancienne alliance parviennent à leur achèvement; et quand il s’offre pour notre salut, il est à lui seul, l’autel, le prêtre, la victime.

Le mercredi des cendres, une belle entrée en carême pour notre doyenné.

Une église pleine d’enfants et de parents, de paroissiens habituels et de vacanciers, voilà ce que nous avons pu remarquer ce mercredi 14 février à l’église st Luc pour célébrer en doyenné l’entrée en carême. Des messes, le matin et le soir, étaient également célébrées dans d’autres églises de notre doyenné. Elles aussi ont fait le plein en ce jour des Cendres. Cependant à st Luc, se sont les enfants de la catéchèse de nos 5 paroisses qui se sont retrouvés pour un temps fort vécu en partenariat avec le CCFD Terre Solidaire. Retour en images (merci aux 2 photographes)  sur cet événement.

A 17h00 les enfants et les parents se rassemblent pour répéter les chants que nous allons entonner lors de la messe :

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Puis à 17h15, tous sortent pour brûler les buis de l’année écoulée. Les cendres ainsi produites serviront à la célébration de 19h00!

 

Il est 17h30, chacun part vivre une bonne heure d’atelier,

les enfants avec les catéchistes : ils participeront à différents ateliers pour découvrir ce qu’est le carême (chaque enfant s’est vu remettre un livret pour vivre plus intensément chaque jour qui nous sépare de Pâques!), pour réaliser les grandes disparités de richesses entre les hommes grâce à un atelier du CCFD fort instructif.

 

 

et les parents avec le père Arnaud pour un moment d’enseignement et de partage autour du thème « le carême un temps pour harmoniser sa vie ». Après un enseignement autour des quatre piliers que sont « penser, parler, agir et omettre d’agir », le père Arnaud a inviter chaque personne à réfléchir, à partir de 16 propositions, à ce que nous pourrions envisager pour vivre plus harmonieusement notre vie personnelle et communautaire.

 

19h00! C’est l’heure de la messe des cendres, tous se rassemblent…. et c’est pour Lola la joie de faire sa première étape vers le baptême!

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puis la communauté comme une grande famille célèbre les cendres!

 

C’est le père Daniel PETIT, aumônier du CCFD qui a donné l’homélie.

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A l’issue, pour vivre pleinement cette entrée en carême, ceux qui le voulaient ont pu partager, dans la convivialité, un bol de soupe dans les salles paroissiales et déposer leur offrande pour aider au financement du CCFD. 392 euros ont été récoltés.

enfin vers 21h00, les responsables du  CCFD nous ont aider, par une vidéo et un partage,  à entrer dans une réflexions sur nos relations interculturelles et inter-religieuses….

 

homélie 6° dimanche temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Il y a des gens qui ont le chic pour nous compliquer la vie…. vous les aidez avec dévouement et, en retour, vous n’obtenez que des ennuis et vous dites : « à quoi bon aider les gens, c’est toujours pareil : ça vous retombe sur le coin du nez un jour ou l’autre ! ». Jésus devait ressentir un peu de cela, après la guérison du lépreux. Il lui vient en aide et comme remerciement à la guérison qu’il donne, le voilà interdit d’entrer dans les villes ! Mais pour quelles raisons Jésus ne peut-il plus entrer en ville ?….deux réponses possibles.

Première possibilité Jésus est assimilé à un lépreux. Jésus en touchant le lépreux, est devenu impur  car Il a pris sur lui la lèpre de l’homme qu’il a guéri. Or d’après la première lecture : Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. Vous voyez alors le renversement de perspective : le lépreux qui était hors de la communauté est réintégré par Jésus qui le guérit et c’est Jésus qui ne peut plus réintégrer la communauté car il a pris sur lui la lèpres de cet homme ! Et ce qu’il fait là pour un homme annonce ce qu’il fera pour tous. En effet, Jésus en prenant sur Lui toute la lèpre des péchés du monde, en portant sa croix, sort de Jérusalem. C’est hors de cette ville qu’il sera crucifié.

Ainsi son sacrifice qui guérit tous les hommes du péché leur permet de pouvoir réintégrer la communauté humaine alors que Jésus par sa mort sur la croix est exclu de la communauté humaine.

Seconde possibilité, Jésus ne peut plus accéder aux villes à cause de la personne guérie qui ne lui a pas obéi quand il lui disait de bien respecter les règles édictées par les responsables religieux. En n’obéissant pas aux demandes du Seigneur, le lépreux guéri met Jésus en « délicatesse » avec l’institution, l’empêchant d’entrer dans les villes, donc également dans les synagogues.

Le comportement de cet homme est facilement actualisable. Nombreux sont ceux qui veulent aller à Jésus sans passer par l’Eglise et ses règles, alors qu’elle fut fondée par Lui. Dit autrement, pour eux : Jésus oui, l’institution Eglise non. Je crois en Dieu mais pas besoin de l’Eglise, des curés, etc…

Pourtant dans l’évangile de ce Jésus demande le respect de la procédure juive de validation des guérisons c’est à dire qu’il invite à respecter les médiations humaines. Et en notre temps, c’est encore la même chose, c’est à l’Eglise, aux papes et aux évêques, de dire ce qui est conforme à la foi ou non.

Or, en ce début de XXI° siècle, de nombreux « croyants » réduisent la foi à un donné subjectif : la foi c’est ce que je crois ! Jésus, je le connais et je fais ce que je veux sans ou contre l’avis de l’Eglise ! On appelle cela le règne du relativisme…..cette multiplicité des formes et contenus de la foi au nom d’une liberté donnée par le Christ, empêche une véritable évangélisation qui dépasse la simple affectivité et fait obstacle à l’entrée de Jésus dans le cœur des villes et des gens.

Jamais Jésus n’est dissociable de son Eglise. Le remède au relativisme est donné par Paul : faites-le pour la gloire de Dieu. Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l’Église de Dieu. Et Paul illustre cela par son propre exemple : sans chercher mon intérêt personnel, je cherche celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés et il le dit bien fort et invite les autres à faire de même : Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ. Ainsi l’Eglise c’est le Christ qui agit dans le monde. Les deux ne font qu’un, comme la tête et le corps ! Et cela se révèle au plus haut point dans l’Eucharistie… En effet, à l’offertoire quand je vous invite à prier en disant prions ensemble, mes frères, au moment d’offrir à Dieu le sacrifice de toute l’Eglise. Vous répondez pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.

Remarquez que l’Eucharistie est le sacrifice de toute l’Eglise, c’est à dire du Christ lui-même qui nous donne son Corps et son Sang. Définitivement le Christ et l’Eglise sont inséparables ! À l’offertoire, comme le lépreux, tombons à genoux devant le Seigneur et disons-lui : si tu veux tu peux purifier ma foi et ma vision de l’Eglise. Puisse cette eucharistie faire croître en nous la foi en cette conviction que le Christ et l’Eglise c’est tout un, et augmenter en nos cœurs le désir d’unité et l’amour de l’Eglise. Amen

infos de la pasto jeune pour les mois à venir

Je vous prie de trouver ci joint les différentes informations ainsi que les  rencontres de jeunes pour les mois à venir.

jp23 février 2018

 

 

– Vendredi 23 février,

soirée jeunes pros 20/35 ans à Poligny avec Mgr Jordy

 

 

3 mars 2018

– Samedi 3 mars, samedi de St Dé à Lons le Saunier

 

 

Taizé 2018 voyages

 

– Dimanche 25 mars,

Sortie à Taizé en bus au départ de Lons le Saunier

 

 

Lourdes 2018–  le lien pour les  inscriptions au pèlerinage diocésain des jeunes  à Lourdes du 8 au 14 avril.  http://www.eglisejura.com/?p=1164 . Plus vite les jeunes sont inscrits, plus vite,  nous aurons l’assurance que le groupe entier puisse dormir au même endroit, à la maison St Pierre et St Paul.

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– Pèlerinage en Terre Sainte du 2 au 8 Juillet 2018. Il reste des places.

 

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jmj panama affiche 2018

 

homélie du 5° dimanche…

Évangile de J-C selon saint Marc

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

 

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Nous poursuivons aujourd’hui la lecture entamée dimanche dernier de la visite de Jésus à Capharnaüm. A peine a-t-il mis les pieds dans la synagogue, qu’avec une autorité nouvelle, Il chasse un esprit mauvais d’un possédé. Il poursuit ce matin en guérissant la belle-mère de Pierre. La suite logique de ces guérisons extraordinaires ne se fait pas attendre : de deux guérisons on passe à des centaines grâce à la publicité ! Pas besoin de journaliste, de télévision, de radio, ou d’internet pour faire le buzz! Un bon miracle, signe bien visible de la puissance et de l’autorité du Christ, ramène plus de monde à Dieu que bien des discours et des enseignements ! Pourtant Jésus ne dissocie pas miracle et enseignements, il fait les 2 ! Il ajoute même une troisième dimension à son action : il prie et par rien qu’un peu : Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Donc pour bien enseigner et guérir pendant la journée, le Seigneur doit d’abord prier. On souligne bien que Jésus a besoin de se mettre à l’écart, il n’est pas comme nous qui affirmons parfois, pour mieux fuir le silence, que nous prions en agissant ! Il faut souligner que le silence est devenu le grand absent de nos vies : désormais on trouve toujours dans les maisons la télé allumée en bruit de fond. Et dehors entre la circulation et les hautparleurs qui vomissent musique et pub, ou des personnes dans la rue avec des écouteurs sur les oreilles et même maintenant des jeunes se promenant avec une enceinte Bluetooth pour partager leur musique à la cotonnade impossible de trouver un peu de silence. Il est aussi absent de nos célébrations : de notre premier pas à l’église jusqu’à notre départ, quand prenons-nous le temps de rejoindre le Seigneur dans un silencieux cœur à coeur ? Sommes-nous là uniquement pour les autres ou d’abord pour Lui afin d’être vraiment disponible pour les autres ?

Dieu est en nous, au cœur de notre cœur. L’expérience de Dieu est comme de la spéléologie spirituelle : il s’agit de descendre dans la profondeur du gouffre de notre vie, de notre corps, de tout notre être ! C’est là qu’est Dieu : au plus intime de notre cœur, de notre conscience et de notre intelligence. C’est parce que Christ est au cœur de nos vies, qu’il nous permet de faire toute chose selon sa volonté ? Et sa volonté, il nous la livre dans l’évangile : Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti.

La bonne Nouvelle proclamée par Jésus est celle du retour à l’ordre : Jésus avec autorité remet de l’ordre dans la vie des personnes qu’il croise : il rend aux personnes malades la capacité de travailler, aux personnes possédées la capacité de vivre à nouveau dans la société. Là où Jésus passe le mal trépasse, chaque guérison vient redire que le diable est vaincu, que la vie a triomphé! Le regard du Christ redit, à chaque homme qui veut bien le croiser, l’immense miséricorde du Père pour lui. Ce n’est que dans le silence de cette rencontre des regards que peut s’imprégner jusqu’au fond de l’âme la certitude de notre salut. Le vrai souci des autres, nous rappelle le Seigneur, c’est d’abord que nous ayons souci de notre propre salut. A l’homme qui dit au Christ : « Seigneur, il y a tant d’hommes qui se perdent…. » Jésus répond : « si moi je te perds, alors j’ai tout perdu ! »

Voilà pourquoi le Seigneur doit aller de ville en ville, rencontrer et sauver chaque homme et chaque femme qu’il croisera. Et cette volonté expresse du Seigneur, de ne perdre aucun de ceux qu’il rencontre, doit devenir notre volonté. Un chrétien l’est pour les autres, pour attirer vers le Seigneur ceux qui sont loin, car je crois qu’il nous sera demandé des comptes de tous ceux que nous n’aurons pas voulu sauver. Paul déjà l’avait compris quand il disait aux Corinthiens : Je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible… Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.

Et aujourd’hui, c’est à nous que Paul le redit. Sommes-nous aussi missionnaire du Christ à cause de évangile ? Où laisserons-nous cela à d’autres, aux protestants évangéliques ou à des courants plus ou moins sectaires? Si Dieu est votre vie, alors donnez la vie à tous les hommes. Nous devons être des chrétiens engagés, dont la vie de foi est une amitié avec le Christ façonnée par la prière dans le silence. Cette amitié avec le Christ creuse au plus profond de soi le désir de le faire connaître et aimer de tous. Puisse l’Eucharistie que nous allons célébrer donner aux uns la force de continuer à annoncer le Seigneur et aux autres le goût de s’y mettre. Amen