retour sur la Veillée Pascale

Une assemblée heureuse et fervente s’est retrouvée autour du feu nouveau pour commencer la veillée pascale lors de laquelle ont été baptisés Kendra et sa fille Gaïa, Sidaline et Sébastien. Retour en photos sur cette célébration magnifique de 2h30! !Un grand merci à Damien Bertrand pour ses photos.

BENEDICTION DU FEU NOUVEAU – EXULTET – LITURGIE DE LA PAROLE.

HOMELIE

A l’aube de la création, Dieu vit que son œuvre était bonne et même très bonne quand il créa les humains. Malheureusement nous savons que le péché a souillé ce que Dieu a voulu pur et parfait. Alors ce soir c’est à une recréation que nous assistons, nous sommes le 8° jour, celui de la résurrection, celui de l’homme nouveau qui jaillit du tombeau : un homme libéré de la mort et du péché. Un homme qui peut se tourner vers son Créateur sans peur ni angoisse car pour Lui le Christ s’est fait homme par son incarnation, il a revêtu sa faiblesse, il a pris sur Lui ses péchés et il les a cloués avec Lui sur le bois de la croix. Voilà pourquoi hier déjà, du haut de son trône de gloire, c’est-à-dire du haut de la croix, Jésus en nous donnant Marie pour Mère faisait de nous ses frères selon « la chair » et en ce soir de joie il fait de nous des frères selon la nature divine, ce soir Jésus rend notre nature humaine capable de Dieu, divinisable.

C’est le beau cadeau qui vous est fait ce soir Kendra, Sidaline et Sébastien ainsi que toi petite Gaïa qui découvrira tout cela quand tu seras plus grande. Vous allez dans quelques instants devenir filles et fils de Dieu.

Dans la seconde lecture, c’est la première Pâque qui nous est relatée, celle qui permit au peuple Hébreu, protégé par le sang de l’agneau immolé apposé sur leur maison, de passer de la condition d’esclave à celle de peuple libre en traversant à pieds sec les eaux de la mer Rouge qui ont englouti l’effroyable ennemi égyptien. Ce récit est une préfiguration de ce qui vous attends chers catéchumènes, car vous aussi vous allez faire votre Pâque. Jésus, le véritable Agneau de Dieu, immolé hier sur la croix où il a versé son sang pour vous, permet votre passage. A travers l’eau du baptême vous passerez de la condition humaine d’esclave du péché à celle glorieuse d’homme et de femme libres, car aux fonds des eaux de votre baptêmes seront engloutis les péchés de votre vie passée.

C’est le beau cadeau qui vous est fait ce soir Sidaline, Kendra et Sébastien, ce soir Dieu vous libère de votre vie passée, de ses échecs et de ses errances. Il vous ouvre un chemin nouveau, un chemin vers son Royaume qui vient. Oui l’eau du baptême purifie votre humanité.

Mais Dieu fera encore plus pour vous ce soir, c’est le prophète Ezéchiel qui l’annonce dans la troisième lecture que nous avons entendue : Je mettrai en vous mon esprit, Oui ce soir Dieu fait plus que restaurer votre humanité, il vous divinise, faisant de vous ses frères et sœurs par adoption. Par le sacrement de la confirmation que vous recevrez tout à l’heure, Dieu fait de vous le Temple de l’Esprit Saint qui va désormais pour toujours être l’hôte de vos cœurs.

Voilà pourquoi Paul écrira aux romains ce qu’il vous conseille ce soir : pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. Oui redites le vous sans cesse, surtout quand le découragement, la tristesse, la lassitude vous guetteront. A partir de ce soir vous êtes des êtres renouvelés, purifiés et divinisés, vous êtes à jamais, nos frères et nos sœurs, et c’est avec joie que notre communauté vous accueille comme quatre des siens. Avec vous nous voulons avancer vers la joie éternelle, vers les millions d’âmes bienheureuses qui prient pour nous et attendent de nous accueillir dans la joie éternelle du Royaume.

Pour nous y aider, Jésus nous donne sa propre vie. Par le pain et le vin consacrés, son Corps et son Sang offerts en nourriture, il nous donne les vivres nécessaires pour la route. Ce soir vous allez communier pour la première fois, goutez de tout votre cœur à sa douce présence, et n’oubliez jamais qu’il vous attend désormais chaque dimanche et même chaque jour si vous le désirez pour vous combler de sa vie, pour garder vives et pures les eaux de votre baptême.

Chers amis, hier les témoins de la résurrection étaient Marie Madeleine, Jeanne et Marie mère de Jacques ; aujourd’hui c’est vous Kendra, Sidaline et Sébastien qui êtes les témoins de cette Bonne Nouvelle, vous avec chacun de nous pour que les habitants de notre doyenné de Lons connaissent et aiment celui qui pour eux à tout donné. Que l’Esprit vous mettent le cœur en joie pour une si belle mission.

Amen

LITURGIE BAPTISMALE – CONFIRMATION – ASPERSION

LITURGIE DE L’EUCHARISTIE – PREMIERE COMMUNION DES NEOPHYTES

SIGNATURE DES REGISTRES

PORTAITS DES NOUVEAUX BAPTISES : KENDRA et sa fille Gaïa, SEBASTIEN et SIDALINE

homélie de la Passion du Seigneur

De la Passion selon saint Jean : Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

Quatre paroles, treize mots voilà tout ce que Jésus a dit du haut de la croix selon Saint Jean qui en était le témoin direct, puisque le seul des apôtres au pied de la croix avec Marie et Marie-Madeleine. Nous devons accueillir chacune de ses paroles et les faire nôtres puisqu’aujourd’hui le Seigneur Jésus nous les adresse.

D’abord tourné vers sa Mère, Jésus en lui demandant d’être mère de Jean, mère du disciple qu’il aimait, l’implore d’étendre désormais sa maternité à tous ses disciples au cours des siècles. Marie par la volonté du Seigneur devient notre Mère. Elle sera désormais au pied de nos croix pour nous soutenir, nous recueillir dans ses bras de tendresse à l’heure de notre mort. Au disciple bien-aimé Jésus confie sa Mère, il montre que la fraternité qu’il a prêchée entre les hommes n’est pas une parole vaine puisqu’il lui confie le soin de son bien le plus précieux, sa Mère. En nous proposant de prendre Marie chez nous, Jésus nous reconnait comme son frère, sa sœur. Jésus instaure une fraternité nouvelle qui trouve en Marie notre Mère son encrage, sa réalisation.

Ensuite Jésus dit « j’ai soif ». De quelle soif parle-t-il ? De sa soif de salut du genre humain ; soif inextinguible de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ; soif de devenir jusqu’à la fin des temps le Temple nouveau d’où coulera sans fin le fleuve de la miséricorde jaillissant de son cœur transpercé. Il a soif de sauver chacune de nos âmes par le don de sa vie sur la croix car il nous a toujours enseigné qu’il n’y avait pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Et à cette bouleversante parole Sainte Thérèse de Lisieux répondait en sa prière : « et mon amour suprême c’est toi Jésus ». Redites-le-lui simplement tout à l’heure quand vous viendrez à votre tour vous incliner devant la croix.

Enfin Jésus dit « tout est accompli » et là nous comprenons qu’il réalise la promesse de salut que Dieu fit à l’origine des temps, qu’il réalise l’Ecriture, qu’il est le serviteur souffrant prophétisé 800 ans plus tôt par Moïse et dont nous avons entendu la sublime et poignante description dans la première lecture.

Il nous donne sa Mère, il nous veut comme frères et sœurs, il nous sauve par la croix, adorons-le ! Amen

homélie de la Sainte Cène du Seigneur

Vitrail du lavement des pieds.© THOMAS QUINE/CREATIVE COMMONS

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean : Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Le geste inouï de Jésus, à genoux devant ses disciples et leur lavant les pieds, est celui d’un serviteur, voire d’un esclave. Que Celui devant lequel, à la fin des temps, tout genou fléchira au ciel, sur terre et aux enfers, se mette en ce jour à genoux devant ses disciples, donc devant chacun de nous, se faisant leur serviteur, leur esclave, voilà qui interpelle.

Ce geste si plein d’humilité, d’amour me saisit car il définit en profondeur ce qu’est le sacerdoce des prêtres en ce jour où nous faisons mémoire de l’institution de l’Eucharistie.

En effet, servir est le premier engagement que prend le prêtre le jour de son ordination : Quand l’évêque lui demande : Voulez-vous devenir prêtre, collaborateur des évêques dans le sacerdoce, pour servir et guider sans relâche le peuple de Dieu sous la conduite de l’Esprit Saint. Le futur prêtre répond : « oui je le veux ».

Servir et guider telle est la façon dont le prêtre consent à vivre son ministère auprès des fidèles s’il se laisse saisir par l’Esprit Saint. Mais s’il agit ainsi, ce n’est pas seulement pour le peuple, c’est aussi pour que le peuple des baptisés fasse de même. Le rôle du prêtre est, en servant, de faire de chacun de vous des serviteurs qui prendront leur part à l’édification du Royaume qui vient. Voilà pourquoi Jésus dit après avoir fait ce geste du lavement des pieds : C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Frères et sœurs vous êtes les témoins que les prêtres que nous sommes ne comptent ni leur temps ni leur santé, pour servir et guider le saint peuple de Dieu que vous êtes. Malgré nos défauts et avec les grâces que Dieu nous donne au jour de notre ordination, nous avons toujours à cœur de vous guider vers le Royaume qui vient ; de marcher devant vous pour montrer le chemin, de marcher avec vous pour renforcer la fraternité, de marcher derrière vous pour soutenir et encourager les plus faibles.

Oui il s’agit pour les prêtres, comme pour chacun de vous de faire comme Jésus a fait ce soir-là. Faire comme Jésus, le prendre en exemple, c’est réitérer entre nous le geste liturgique que je vais poser dans un instant. Je garde en mémoire la première réunion d’EAP que nous avons faite avec la nouvelle équipe il y a 3 ans déjà, et lors de laquelle nous nous sommes lavé les pieds les uns les autres, une initiative d’André notre DP qui a permis que se noue dès ce soir-là l’unité fraternelle de notre équipe.

Faire comme Jésus, le prendre en exemple c’est aussi lier ensemble la célébration de l’eucharistie et le service des frères. C’est vrai pour les prêtres, dont les mains ointes par le saint chrême servent à consacrer le pain et le vin pour en faire le Sacrement de l’Amour ; l’Eucharistie. Un prêtre ne peut pas être plus serviteur qu’au moment où il célèbre la messe, puisqu’il offre le Christ au monde et pour le monde. Il offre celui qui s’est offert une fois pour toute. Quand un prêtre célèbre la messe il rend aussi présent le moment précis où Jésus donne sa vie sur la croix, montrant ainsi à ses disciples jusqu’où peut aller le serviteur qui se met à sa suite.

C’est tout aussi vrai pour chacun de vous. Lors de la communion vous recevez le Corps du Christ qui vous nourrit, vous guérit, vous relève et vous divinise. Faisant de chacun de vous le bon pain de son amour offert à tous ceux qui ont faim et soif d’amour, de tendresse, de pardon et de miséricorde. Oui vous recevez le Corps du Christ pour devenir le Corps du Christ envoyé dans le monde pour témoigner, servir et aimer en son nom.

Comme l’a dit le pape François dans sa dernière catéchèse sur l’Eucharistie : Par l’Eucharistie, le Seigneur Jésus entre en nous, en notre cœur, en notre chair, afin que nous puissions « exprimer dans notre vie le sacrement reçu dans la foi ».Nous passons donc de la célébration à la vie, conscients que la messe se réalise dans nos choix concrets si nous nous laissons impliquer en personne dans les mystères du  Christ….participer à l’Eucharistie  poursuit-il nous engage également vis-à-vis des autres, en particulier des pauvres, en nous apprenant à passer de la chair du Christ à celle de nos frères, en lesquels le Christ attend d’être reconnu, servi, honoré, aimé8.(Je vous invite si ce n’est pas encore fait à lire toutes les catéchèses du pape sur l’Eucharistie réunies dans le petit livre que le doyenné vous a offert au début du carême )

Préparons-nous maintenant à célébrer le repas des serviteurs, recevant dans la joie le Corps de celui qui s’est fait homme pour servir et non pas être servi. Amen

Le Groupe scolaire Sainte-Marie-La-Salle fête la Résurrection

tous les élèves de l’école de La Salle se sont retrouvés le jeudi 14 avril pour fêter Pâques avec un peu d’avance. Durant la matinée les trois cycles se sont retrouvés pour revivre les derniers jours de la vie de Jésus : son dernier repas lorsqu’il donna sa vie en nourriture et lava les pieds de ses disciples les invitant à être aussi des serviteurs les uns des autres, le vendredi lorsqu’il donna sa vie sur la croix par amour des hommes, qu’il fut mis au tombeau et le dimanche quand dansa gloire il ressuscita d’entre les morts. durant ces trois temps, les enfants ont pu réfléchir à ce que servir veut dire pour eux, ils ont aussi partagé les noms de ceux et celles qui donnent leur vie pour eux : parents, enseignants, etc., enfin ils ont partagé leurs différentes joies.

un grand merci aux maitres et maitresses qui ont aidé à la réussite de cette journée

puis à la fin de la matinée ce fut le tour des collégiens et Lycéens…. 101 ont assisté à la messe du jeudi saint célébrée à l’église Saint Désiré. Un grand merci à eux pour leur recueillement et leur participation.

et un très grand merci à Evelyne et Jean-Louis venus animés la liturgie.

homélie du dimanche des Rameaux

Extrait de la passion selon st Luc : Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.

Frères et sœurs nous voici rassemblés en cette fête des Rameaux qui inaugure la grande Semaine Sainte. Dans les jours qui viennent nous allons vivre au plus près du Christ sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Nous pourrons nous unir à Lui tandis qu’Il offre sa vie pour le monde. Car la Passion de Jésus, notre frère et notre Dieu, s’accomplit aujourd’hui : là où l’on tue des humains, là où la guerre fait rage comme en Ukraine, en Birmanie, au Sahel, au Yemen, au Mali, etc. là où l’on méprise des frères et sœurs dans la foi, là où l’on abuse de l’innocence des enfants, où l’on chosifie le corps humain pour en tirer de la jouissance ou du profit, là où l’intérêt individuel prime sur le bien commun, le profit sur la solidarité, là où les familles se divisent et se déchirent, dans notre cœur et notre âme ravagés par le péché, là le Seigneur Jésus vit sa Passion.

Oui c’est aujourd’hui que le Christ donne sa vie pour sauver chacune des nôtres, qu’il s’abaisse devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix comme l’écrit st Paul aux Philippiens. Le récit que nous avons entendu c’est celui de notre rachat, c’est le prix que Dieu paie pour notre Salut. La Passion de Jésus nous concerne chacun, car ce sont aussi nos propres péchés qu’il porte. Et en lien avec l’évangile je voudrais en mettre particulièrement un en avant, celui d’Hérode car il est aussi souvent celui que l’on commet.

Ainsi, dans notre vie de foi, comme Hérode, à la vue de Jésus, nous éprouvons une joie extrême et nous lui confions plein d’espérance des paquets d’intentions, souhaitant comme Hérode lui voir faire un miracle. Mais nous aussi, comme Hérode, nous subissons souvent le silence de Jésus nous attendons vainement sa réponse. Alors quel est notre comportement ? Comme Hérode, ne nous arrive-t-il pas aussi de mettre Jésus à la porte de nos vies parce qu’il n’a pas fait ce que l’on veut. Ne nous arrive-t-il pas de le mépriser et de nous moquer de Lui quand on oublie qu’il nous attend chaque dimanche à la messe, quand il veut nous donner son pardon alors que nous ne nous sommes pas confessés depuis des années parfois, quand on oublie de vivre une charité et une fraternité active et concrète avec ceux qui sont dans le besoin ?

Oui c’est pour tout cela que le Christ s’est abaissé et c’est aussi pour chacun de vous que Dieu l’a exalté à sa droite dans la gloire. Alors ce matin que votre « oui » soit « oui je veux que Christ prenne la 1ière place dans ma vie ». Et comme le propose Paul aux Philippiens, lors de la communion à son corps que votre langue proclame en vérité : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. Amen

homélie du 5° dimanche de carême

Lecture du livre du prophète Isaïe : Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes, lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de puissants guerriers ; les voilà tous couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, consumés comme une mèche. Le Seigneur dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Les bêtes sauvages me rendront gloire – les chacals et les autruches – parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple, celui que j’ai choisi. Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. »

 « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Cette interpellation du prophète Isaïe au nom du Seigneur est invitation à porter notre regard vers l’avant. Et je note trois « portées » différentes de notre regard. 1°/ jusqu’à la fête de Pâques qui approche 2°/ au-delà des apparences, des épreuves et des difficultés pour voir ce qu’il y a de bon dans notre monde et en chaque homme. 3°/ jusqu’à la réalité à venir au-delà de nos vies terrestres : le bonheur des bienheureux.

1°/ porter notre regard jusqu’à la Pâques qui vient.

Isaïe dans la 1° lecture, nous invite à traverser le carême avec la certitude que quelque chose de nouveau, de bon et de joyeux doit germer. Une chose nouvelle doit advenir au matin de pâques qui donnera sens à nos prières, à nos jeûnes et à nos partages. Qu’espérons-nous ? Qu’aimerions-nous qui se renouvelle ou qui change dans nos vies ? Quel passage consentons-nous à faire qui nous mènera vers du nouveau, du meilleur, vers plus de vie, plus de vérité ?

2/ porter notre regard au-delà des apparences. La résurrection du Seigneur a tout changé, pourtant en apparence tout demeure ! Seul celui qui pose un acte de foi en la victoire du Christ sur la mort sait voir la vie nouvelle qui germe déjà ! Celui qui garde les yeux fixés sur le Christ vainqueur de la mort peut adopter à son tour le regard du Ressuscité. Il peut alors déceler dans le monde qui l’entoure les germes de vie nouvelle. C’est ce qu’annonce Isaïe, quand il dit, au nom du Seigneur : je vais faire passer une route dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Car celui qui regarde les autres comme le Christ le regarde, trace une route qui rend possible la rencontre. Alors au milieu du désert aride des indifférences, des jugements hâtifs, des aprioris, des certitudes sans preuves un fleuve de miséricorde peut couler. C’est cela que Jésus fait dans l’évangile. Face au désert de la condamnation et de la mise à mort, Jésus trace une route pour aller en vérité à la rencontre de cette femme adultère. Le signe est donc là, qu’au-delà de la condamnation une rencontre est possible qui remet en marche en exigeant une conversion radicale : Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. Jésus transforme la mort en vie, il transforme la condamnation en invitation à la conversion.

Un monde nouveau advient, quand, malgré le poids du passé, celui qui est accablé se relève, celui qui est anéanti est accueilli sans être jugé car il a cru et reçu le pardon. Si Jésus passe outre le péché, sommes-nous prêts, dans notre communauté, notre paroisse, à permettre cela aux personnes qui nous viennent à nous avec une histoire parfois lourde, un passé pas toujours glorieux ? Saurons-nous leur dire avec Jésus « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».? Saurons-nous leur ouvrir une possibilité de vie nouvelle avec le Christ, avec les autres sans les enfermer dans les erreurs du passé ?

3/ porter un regard sur la réalité à venir au-delà de nos vies terrestres. Regarder avec miséricorde chacune des personnes qui traversent notre vie est un entrainement à la vie éternelle. Si nous pouvons faire passer une personne du passé qui l’accable à la vie pardonnée en communauté alors nous préparons aussi notre propre grand passage de la mort à la vie en Dieu. Paul dans la 2° lecture le résume admirablement : Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. Le prix auquel nous sommes appelés est notre immersion au cœur de la vie de la Trinité. « Je ne meurs pas j’entre dans la vie » disait Thérèse de l’enfant Jésus sur son lit de mort. Il s’agit pour nous de regarder ce que nous sommes appelés à devenir. Il ne s’agit pas de s’accabler de nos manques, mais de recevoir comme un cadeau notre divinisation. Croyons-nous que Dieu jette loin derrière lui nos nombreux péchés pour préparer à partager sa vie ?

Si notre réponse est positive, alors cela doit désormais se discerner dans nos actes et nos paroles par plus de foi en Christ qui sauve et plus de charité envers nos frères car la miséricorde reçue et donnée est le signe éclatant de notre divinisation ! Amen

groupe de prière de Montligeon : Une nouvelle proposition dans notre doyenné

De retour d’un pèlerinage à ND de Montligeon et suite au bon témoignage des expériences vécues sur place le curé doyen le père Arnaud a demandé au père Paterne de créer un groupe de Montligeon dans notre doyen de Lons afin de prier pour nos défunts.
A la demande du sanctuaire de MONTLIGEON un nom été donné à notre groupe de prière. il s ‘agit du groupe Notre Dame D’Espérance à qui nous allons confier nos prières pour les défunts du mois de notre doyenné, de nos paroisses et de nos familles.

Madame Eveline Jobard a accepté de prendre la responsabilité du groupe qui s’est retrouvé la première fois, le jeudi 10 février dans la grande salle Saint désiré de la cure pour la préparation de la prière du mois de mars prévue le 10 mars à l’Eglise du cordeliers.

Ce jour là nous sommes venus nombreux pour prier Notre Dame de Montligeon à travers un chemin de la croix et une célébration eucharistique présidée par le père paterne et animée par les membres du groupe de prière Notre Dame de Montligeon.

Chaque mois nous allons être disciples missionnaires à la suite du Jésus Christ ressuscité et de Notre Dame de l’Esperance  pour prier et implorer la miséricorde de Dieu pour les âmes défunts (es) du monde, du doyenné, ceux de nos familles, pour toutes les victimes des violences de notre Église et du monde ainsi que, pour les âmes du purgatoire. 

Nous invitons toutes les personnes chrétiennes qui le désirent à se joindre à nous dans cette mission d’Eglise et du monde pour les saluts des âmes et pour la vie éternelle. Nous savons que, prier pour nos défunts c’est demander le Paradis à Dieu le Père qui est miséricordieux qui nous attend tous avec les bras ouverts; ainsi nous aussi entrons dans cette espérance en la résurrection que nous allons nous retrouver auprès de DIEU dans son paradis; tels est notre foi et notre certitude.

 pour les animateurs: père paterne et Eveline jobard

NB: voici les dates des prochaines prières sur les paroisses du doyenné

– Le 19mai à l’église de Vernantois

-Le 29 juin à l’ Eglise de Voiteur

-Le 21 Juillet aux Cordeliers

Le 18  Aout aux cordeliers

les confirmands sont allés à la rencontre du Bienheureux père Lataste

dimanche 27 mars, 6 des confirmands (2 étaient absents) et leurs animateurs ont passé la journée à Montferrand le Château près de Besançon. d’abord le matin au foyer St Anne pour échanger sur le mal, la souffrance et le péché, en échangeant autour de textes bibliques (l’Aveugle né, le péché originel, etc.) et après avoir visionné une vidéo sur le pardon à travers le témoignage de Maïti Girtanner.

l’après-midi s’est poursuivi chez les sœurs de Béthanie à la découverte de la miséricorde à travers l’œuvre du père Lataste qui permit à des femmes en prison de découvrir et vivre une vocation religieuse.

prière pour la paix en communion avec le saint Père

ce vendredi 25 mars, en la fête de l’Annonciation, le pape François a demandé aux catholiques du monde entier de prier avec lui alors qu’il consacrerait de Rome, le monde et spécialement l’Ukraine et la Russie au coeur immaculé de Marie.

Dans notre doyenné de Lons les chrétiens de sont retrouvés dans les lieux dédiés à la Vierge Marie :

au sanctuaire de ND de la Salette à Lavigny

à l’église de Macronay

à la grotte de Frontenay dédiée à Notre Dame de Lourde

Et à l’église saint Désiré où l’on peut vénérer ND de Montciel.

Ensemble nous avons médité de chapelet pour la paix avant de proclamer la prière de consécration proposée par notre pape.

les jeunes animent leur première messe avec le père Paterne

par les animateurs : Père Paterne, Anne Nicolle et Philippe Rouget

Sous la vision et les orientations pastorales du Père Curé Doyen  Arnaud et en accord avec l’impulsion du Père Paterne,  Anne et Philippe animateurs de préparation à la Confirmation ont invité les jeunes du doyenné de Lons-le-Saunier à se retrouver pour réfléchir ensemble et vivre leur engagement fraternel au service des autres.

L’objectif de cette initiative est de constituer un groupe représentant les mouvements et services afin de partager des moments forts existants, en préparer de nouveaux, se rencontrer pour renforcer la dynamique de la communauté.

Pendant ce temps de Carême, avec cet esprit de joie, confiance et d’espérance qui les anime à la suite de Jésus Christ, les premiers « volontaires » disponibles (Confirmands, confirmés, scouts, jeunes pro…) se sont réunis à la cure de St Désiré et le temps d’échange a fait ressortir de nombreuses idées à bâtir ; ils ont souhaité commencer par préparer ensemble l’animation de la messe du 20 mars aux Cordeliers, présidée par le Père Paterne : accueil et présentation de la démarche, répartition des lectures, prière universelle, chant d’action de grâce « applaudi » par la communauté.

L’invitation faite a reçu un bon accueil et les représentants de divers mouvements et services, en ce 3ème dimanche de la Conversion, ainsi qu’Alexis Spitz le nouvel animateur pastoral diocésain, se sont associés aux jeunes mobilisés, pour faire un chemin ensemble et poursuivre la réflexion. Tous ont pu ensuite se retrouver pour un copieux repas cuisiné par le Père Paterne autour de Monseigneur Jean-Luc Garin et d’une équipe de prêtres et de laïcs.

Gageons que le groupe se renforcera rapidement et dans la convivialité, au regard des propos tenus lors de ces rencontres : entraide, moments de prière, soutiens et partage d’actions déjà portées sur le doyenné et le diocèse, rassemblements festifs et musicaux, pèlerinage à Lourdes…