messe d’Adieu du père Arnaud à Macornay

ce 17 juillet la fête fut belle à Macornay pour le départ du père Arnaud. En effet lors de la messe nous avons pu rendre grâce pour les 60 ans de mariage d’André et de Nelly. Une belle complémentarité entre deux sacrements qui se soutiennent l’un l’autre : le mariage et le sacerdoce.

un grand merci à ceux et celles qui ont préparé et servi cette belle liturgie, le verre de l’amitié et le pique nique partagé.

homélie du 16° dimanche ordinaire C

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : «  Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.  Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Dans une heure les invités seront là et évidemment, selon la formule consacrée : « rien n’est prêt » : il faut dresser la table, acheter le pain, faire un brin de ménage et passer à la salle de bain pour se refaire « une beauté ». Du four à l’évier, de la cuisine à la salle à manger, les pas s’accélèrent et la nervosité monte. En plus votre sœur est arrivée la veille tout heureuse de vous voir. Et là, les mains encore dans la farine, la sonnette vous indique impitoyable que vos invités sont ponctuels. Vous les trouvez à votre porte sans autre solution que de l’ouvrir avec un grand sourire, même si votre première pensée est plus contrariée, et de les installer au salon, les confiant aux bons soins de votre mari, de vos enfants et de votre chère sœur !

Et aussitôt telle une tornade vous vous précipitez dans la cuisine : le retard s’accumule et l’énervement gagne. Vous entendez les premiers effets de l’apéritif : rires aux éclats et bonne humeur ; une ambiance joyeuse et chaleureuse s’installant chez vous mais sans vous. Vous vous sentez mis à l’écart ! Et les pires idées vous viennent à la tête quand vous comprenez que votre sœurette chérie, plutôt que de vous aider, aborde avec eux tous les sujets sérieux dont vous aimeriez discuter! Tous nous avons vécu cela, et ce n’est pas différent pour Marthe dans l’Evangile de ce dimanche. Imaginez qu’elle reçoit chez elle le Seigneur Jésus ! Il y a de quoi courir partout pour rendre toute chose parfaite. Plus encore, imaginez le nombre de questions et les sujets qu’elle aimerait aborder avec lui.

Comme vous l’avez remarqué, la scène de l’évangile est inachevée, nous invitant à prendre position : moi à la place de Marthe ou de Marie j’aurai fait ou dit ceci ou cela. Ensemble, envisageons des fins possibles qui seraient les différentes réactions de Marthe et Marie aux paroles de Jésus : 1°- Marthe cesse toute activité et comme Marie reste près de Jésus pour profiter de sa présence. 2°- Marthe, vexée par la réponse de Jésus, s’enferme dans sa cuisine et de colère passe tout le repas à la poubelle pensant en elle-même : « ils n’auront qu’à manger ce que ma chère sœur aura préparé !», 3°- Marie prise de pitié pour sa sœur se lève et lui donne un coup de main. : Marie snobe sa sœur et elles sont fâchées pour longtemps…

Laquelle est la bonne ? Pour le comprendre rappelons-nous que cet Evangile suit immédiatement celui du bon Samaritain que nous avons entendu la semaine dernière. A la question « maître que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Jésus a répondu « aime Dieu et ton prochain ». Et bien, je vous invite à comprendre l’évangile de ce matin comme une application de l’enseignement de Jésus. En faisant ainsi, nous sommes obligés de reconnaître deux choses. Concernant Marthe : La tête dans le guidon, accaparée par les différents services elle oublie l’essentiel c’est à dire le Seigneur lui-même. Elle a Jésus chez elle et elle passe son temps dans la cuisine ! Du coup, ses paroles envers sa sœur sont amères. Ainsi en omettant d’être présente à Jésus, elle omet d’être charitable avec sa petite sœur ! En oubliant Dieu, en lui faisant même la leçon, elle oublie aussi l’amour du prochain, celui qu’elle doit à sa sœur.

Concernant Marie, la réponse de Jésus à Marthe sur l’agissement de Marie, rappelle l’exigence du premier commandement. Aimer Dieu de tout son cœur, c’est choisir la meilleur part ! Alors on peut imaginer que Marie, entendant le Seigneur, s’est mise au service avec sa sœur, par exigence du second commandement, celui de l’amour en acte  du prochain.

Les deux commandements sont intimement liés, ils sont les deux faces d’une même réalité comme l’a écrit saint Paul dans la 2° lecture : le Christ est au milieu de vous. Servir avec attention nos frères et sœurs humains, c’est les considérer comme le Seigneur Jésus au milieu de nous. Alors tenons bien ensemble le service de Dieu et du prochain, mais en nous rappelant sans cesse que c’est en choisissant la meilleur part, c’est à dire le Seigneur Jésus lui-même que nous pourrons être au maximum au service des autres.

Cette meilleur part se donne à vous chaque dimanche dans l’Eucharistie. Elle fait de vous le corps du Christ donné au monde. En recevant la meilleur part, devenez pour votre prochain la meilleure part d’humanité qu’il puisse trouver. En vous rencontrant sur son chemin, il découvrira le Seigneur présent auprès de Lui ! C’est en tout cas ce que je vous souhaite pendant ses vacances ! Amen

homélie du 16° dimanche ordinaire du P. Paterne

  A l’école de Marthe et Marie.

 Biens aimés dans le Seigneur, Que la grâce et la paix de notre Seigneur Jésus soient toujours avec vous. Pour ce dimanche, deux femmes de la bible incarnent et révèlent toute la complexité et la beauté de la foi en Christ. Il s’agit bien de Marthe et de Marie chez qui Jésus trouve hospitalité à l’instar des hôtes d’Abraham. Marthe et Marie sont deux femmes avec des horizons de vie très différents mais riches de sens et de signification. Marthe symbolise le monde du travail, du quotidien et Marie incarne le monde de la vie spirituelle et pastorale. La spiritualité de ces deux femmes exprime le ora et labora qui doit être la spiritualité de tout chrétien car le chrétien est celui qui prie et travaille. En effet, notre monde a besoin des Marthe et des Mari, c’est-à-dire des hommes et femmes qui rallient action et contemplation parce que vie matérielle et vie spirituelle ne s’opposent nullement, mais s’imbriquent et se complètent de manière vitale. Il n’est pas ici question de savoir quelle serait la dimension la plus importante, mais de jouer à l’équilibre vital et d’incarner chacune de ces dimensions. Nous avons besoin de cet équilibre entre action et contemplation, entre vie de service professionnel et écoute attentive de la parole de Dieu. Le chrétien est proximité avec Dieu et proximité avec le monde du travail. C’est dans sa proximité avec Dieu qu’il tire toute la force de bien agir dans son monde du travail. Ce passage de l’évangile parle très fort encore aujourd’hui. En effet, au cœur de nos multiples occupations et de notre activisme quotidien, n’oublions jamais notre proximité à Dieu, n’oublions jamais que nous sommes faits par Dieu et pour Dieu. Que nos tâches et responsabilités quotidiennes ne nous ravissent pas la joie de servir et d’écouter Dieu dans sa parole. Que nos solitudes ne soient pas des moments sans Dieu, mais des lieux remplis de présence et de contact divin pour se reconstruire et se refaire intérieurement ; face donc à la maladie, à la souffrance, à la vieillesse, à la solitude et bien d’autres épreuves de la vie, nous sommes invités à ne pas porter toutes ces réalités en étant seuls, mais toujours avec Dieu. Dans notre vie, ce ne sont pas les épreuves et la souffrance qui nous coûtent d’abord chères, mais très souvent les souffrances sans Dieu qui sont pour nous très difficiles à accueillir et à supporter. Nous sommes ainsi invités à la suite de Marthe et Marie, à soigner dignement la qualité de nos relations avec Dieu et les services à rendre dans ce monde qu’il nous a confié par amour. Chacun est invité au discernement entre l’action et la contemplation dans sa propre vie en vue de savoir que ces deux dimensions sont nécessaires dans notre vie. Prions, afin que notre monde et notre société se construisent dans la force de la prière et du travail. Amen  

Notre Dame du Mont Carmel à Revigny

tous les paroissiens qui le désiraient se sont retrouvés auprès de l’oratoire dédié à Notre Dame du Mont Carmel sur les hauteurs de Revigny pour la méditation du chapelet et la célébration de la messe. Comme chaque année depuis plus de 400 ans, le 16 juillet, il a été fait mémoire du miracle des abeilles qui vit la déroute des troupes qui venaient attaquer Lons.

un grand merci à ceux et celles qui ont animé le chapelet, la messe et servi le verre de l’amitié.

homélie 15° dimanche ordinaire C

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.  De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.  Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.  Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit :   Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Chacun ses soucis, celui du docteur de la loi qui interroge Jésus est de savoir comment accéder à la vie éternelle. Et Jésus l’aide à répondre en se remémorant le 1° commandement de la loi juive : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, …., et ton prochain comme toi-même. Ainsi Jésus rappelle que désirer la vie éternelle oblige à l’amour en acte et en vérité, envers Dieu et envers les hommes. Dans cette optique, se demander qui est mon prochain n’est pas une question anodine, voyons la réponse qu’en donne Jésus.

En nous racontant l’histoire du bon Samaritain qui prend en charge l’homme blessé, Jésus nous fait comprendre que le prochain est celui qui prend soin des autres jusqu’au bout : non seulement il ramasse l’homme blessé et il lui prodigue les premiers soins, mais il lui donne aussi sa place sur sa monture, l’emmène à l’auberge et donne encore ce qu’il faut pour les autres soins. Ainsi Jésus nous fait découvrir que mon prochain n’est pas celui à qui je rends le service de la charité, mais celui qui me rend le service de la charité. Mon prochain, est celui qui prend soin de moi, jusqu’à donner plus que de raison pour me sauver, et c’est lui que je dois aimer comme j’aime Dieu !

Donc, si je sais facilement louer Dieu et lui rendre grâce pour toutes les bonnes choses de la vie, suis-je aussi capable de remercier et d’aimer ceux des hommes par qui ces bonnes choses arrivent ? Je prends 2 exemples : le 1ier : quand je me mets à table, est-ce que je pense, au moment de manger, à remercier Dieu pour les biens de la terre, mais aussi les paysans de France qui me fournissent la nourriture ainsi que celle (ou celui) qui a pris le temps de cuisinier tout cela pour moi ? 2ième exemple : je subis une grosse intervention chirurgicale, en sortant soigné de l’hôpital, je loue Dieu d’avoir recouvré la santé, est-ce que je pense aussi à remercier le personnel médical et surtout le chirurgien qui s’est fait mon prochain en me prodiguant des soins ! Et il en va de la même manière pour tous les actes de la vie.

Répondre à la question qui est mon prochain, c’est prendre le temps de regarder tous ceux dont ma vie dépend, à qui je suis redevable. Malheureusement on entend souvent ces phrases assez terribles : « je ne dois rien à personne ou je ne veux être une charge pour personne, etc…. ». Ces réflexions sont la parfaite illustration d’une société déchristianisée dans laquelle chacun désire rester dans son coin, et agit de manière à ne rien devoir à personne. Or les trois piliers d’une société chrétienne selon la doctrine sociale de l’Eglise sont : le respecter la dignité de toute personne humaine car elle est image et ressemblance de Dieu, agir selon le principe de subsidiarité, c’est-à-dire que chacun fait tout ce qu’il peut pour les autres au niveau qui est le sien enfin vivre la solidarité qui exige le partage concret de nos biens.

Ainsi me faire le prochain des gens autant que permettre aux autres de se faire mon prochain en prodiguant aide, réconfort et soins, c’est offrir à chacun d’accomplir la volonté de Dieu. En acceptant de reconnaître mes faiblesses et mes manques je permets à des personnes de me rendre service, de m’aider à mieux vivre. Agissant ainsi je travaille à la reconstruction d’une société chrétienne et au salut de mon prochain.

La place que je laisse aux autres dans ma vie devient un moyen d’évaluer la place que je laisse au Christ dans ma vie. L’Evangile nous révèle ce matin que Jésus est le bon samaritain qui se fait proche de l’homme blessé ! Oui, le prochain de l’homme blessé par le mal et le péché, notre prochain à tous, c’est Dieu qui est venu nous soigner en donnant tout ce qu’il avait, jusqu’à sa propre vie, pour notre rétablissement.

C’est Jésus qui confie l’homme blessé à l’aubergiste, c’est-à-dire à la Sainte Eglise, à laquelle il donne tous les moyens possibles pour soigner, en son nom, l’humanité blessée ! Comme Jésus versera sur les plaies du péché des hommes, sur nos péchés, l’huile de sa Miséricorde et le vin de son pardon, de même l’Eglise qui est l’auberge de la charité, les prodigue encore maintenant à toute l’humanité.

J’espère, comme votre curé, à ma pauvre mesure, avoir un peu permis cela, afin que chacun apporte ses talents au service de la communauté. Un grand merci à chacun de vous, de vous êtes faits mon prochain et celui de notre communauté.

L’heure est venue, de laisser le Seigneur nous guérir de nos péchés en nous donnant le plus grand des remèdes, l’Eucharistie, acte suprême de sa Miséricorde. Puissions-nous, à notre tour, sortant de cette église, nous souvenir de tous ceux qui nous ont aidés et de les remercier de leurs soins à notre égard ! Amen

repas convivial avec les prêtres et les EAP du doyenné

Pour exprimer sa gratitude rien de tel qu’un bon repas! C’est en tout cas ce qu’à fait le père Arnaud, offrant aux prêtres et aux membres des EAP et leurs conjoints de se retrouver le vendredi 01 juillet en soirée autour de la table. Ce furent donc une bonne trentaine de personnes qui se sont réunies dans la salle saint Désiré et le jardin du presbytère pour l’apéritif et le repas. Ce fut un beau moment d’amitié et de joie. Un moment propice pour remercier ceux et celles qui ont œuvré, avec le père Arnaud, à faire vivre et grandir les communautés chrétiennes du doyenné du Lons.

un grand merci au père Paterne pour les photos!

homélie du 13° dimanche Ordinaire C

homélie du père Arnaud donnée lors de la messe du samedi soir avec le baptême de Méline et le dimanche matin avec le baptême de Sohan et Silas.

Dans quelques instants Méline (Sohan et Silas) va (vont) recevoir le baptême. D’une certaine manière elle (ils) est (sont) élue (élus) de Dieu, choisie(s) par Lui pour devenir dans notre monde son (ses) enfant(s( bien-aimé(s). Et ce qui tombe bien, c’est que l’élection divine est le thème des textes que nous venons d’entendre.

Dans la lettre de Paul nous sommes baptisés pour mener une vie nouvelle, (dans la 1° lecture le prophète Ezéchiel rappelle que Dieu nous rassemble pour faire de nous son peuple) Dans le psaume, le rédacteur chante sa joie d’être à Dieu. Dans la lettre aux Galates, st Paul nous rappelle que nous avons été libérés par Jésus pour servir les autres dans l’amour. Dans l’Evangile Jésus lui-même appelle des disciples à le suivre et fixe leur mission. Tous les ingrédients de l’appel chrétien sont dans ces textes, reprenons-les en 3 points : l’appel de Dieu, la réponse de l’homme et la mission.

1/ l’appel de Dieu : quand le Seigneur appelle, quand il choisit quelqu’un, on parle d’élection. Celui qui est choisi devient l’élu de son cœur, devient son bien-aimé. Tous nous sommes appelés à devenir ses enfants bien-aimés, et c’est au tour de Méline, (Sohan et Silas) de l’être. Aujourd’hui comme hier, Dieu utilise deux modes d’appel : soit il choisit une personne qui va appeler en son nom (vous les parents qui demandez le baptême pour votre (vos) enfant(s)) ; soit Il appelle lui-même comme dans l’Evangile où Jésus dit à un homme : « Suis-moi. » C’est souvent ainsi que des jeunes hommes entendent dans leur cœur l’appel de Dieu à le suivre comme prêtre, ou des jeunes filles à entrer en religion, ou encore un jeune homme et une jeune femme sentent en leur cœur l’appel à se marier et à fonder une famille.

Quoiqu’il en soit, pour être sûr que l’appel vient bien de Dieu on n’hésitera pas à demander à l’Eglise de confirmer l’appel qu’on ressent : ainsi votre (vos) enfant(s) qui reçoit (reçoivent) le baptême va (vont) faire du caté et un jour proclamer lui (eux)-même(s) (c’est-à-dire assumer) sa (leur) foi. Oui l’appel de Dieu qu’on ressent dans son cœur doit être confirmé par les membres de l’Eglise. Ainsi les fondateurs d’ordres religieux demandent l’aval et la bénédiction du pape ou de l’évêque ; les jeunes qui veulent devenir prêtre déposent leur discernement entre les mains des directeurs de séminaire et de l’évêque, et celles qui désirent entrer en religion se soumettent aux autres sœurs qui voteront ou non pour son intégration dans la communauté. De même le prêtre discerne et appelle ceux qu’il pense capables de faire du caté, de l’aumônerie, des funérailles, etc.

Vous comprenez ainsi qu’il faille que Dieu en appelle quelques uns particulièrement à son service et à celui de son Eglise pour que tous les baptisés puissent répondre à l’appel du Seigneur à vivre concrètement leur vie de baptisé. Par la célébration des sacrements, les enseignements, et en essayant de faire l’unité de tous, les prêtres aident les chrétiens à vire comme tels. Il n’y a pas d’opposition entre le peuple et les prêtres, mais une complémentarité, une saine collaboration pour que le règne de Dieu soit annoncé partout.

2/ Un appel qui exige une réponse. Dieu appelle, certes, mais il faut aussi que l’appelé réponde radicalement car, comme le dit Jésus, Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. Ainsi, dans la 1° lecture, Paul rappelle qu’un baptisé ne vit pas comme les autres hommes, il doit vivre en ressuscité (Dieu affirme par la bouche d’Ezéckiel qu’un élu a un cœur nouveau, un cœur de chair pour vivre selon ses lois). Dans le psaume : le rédacteur dit à Dieu : Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. Si Dieu m’a choisi, à mon tour je choisis Dieu. Dans la lettre aux Galates, Paul nous rappelle que notre manière de nous comporter est notre réponse à l’appel de Dieu : Vous avez été appelés à la liberté…. mettez-vous, par amour, au service les uns des autres… marchez sous la conduite de l’Esprit Saint. Notre réponse est notre fidélité !

3/ une mission que l’on reçoit de Dieu. L’appel du Seigneur, une fois que nous l’avons discerné dans nos vies et que nous y avons répondu en nous rendant disponibles pour Dieu, fait de nous les ouvriers d’une mission qu’on reçoit du Christ. Dans l’Evangile Jésus fixe lui-même le contenu de la mission : Il envoya, en avant de lui, des messagers ; …pour préparer sa venue Notre rôle de baptisés est de mener au milieu du monde une vie chrétienne cohérente (penser, parler et agir comme des chrétiens) afin de susciter le désir de Dieu dans les cœurs qui sont loin de lui et les préparer à recevoir Dieu en eux, à ouvrir devant eux le chemin du baptême et de la vie sacramentelle. Ils deviendront à leur tour, des missionnaires joyeux de la foi chrétienne. Pour que notre mission porte du fruit, Dieu lui-même va se semer en nous, dans la fidélité de l’ouvrier au maître de la moisson, accueillons le humblement. Amen

messe d’au revoir au père Arnaud et repas st Jean paroisse des Coteaux de Seille

les 25 juin dernier la paroisse des Coteaux de Seille a célébré la fête de la Saint Jean à Baume les messieurs puis le 26 le départ du père Arnaud à Voiteur avant que tous ceux qui le désiraient se retrouvent à Baume pour le repas paroissial de la Saint Jean.

une belle et chaleureuse occasion pour les presque 90 personnes de se retrouvés. Un grand merci à l’Apep de Baume pour les préparatifs et le service des repas.

un très grand merci également pour la générosité des paroissiens envers le père Arnaud .

A Bornay le 19 juin on fêtait également Saint Pierre-François Neron

A l’occasion de sa première visite dans la paroisse Saint Pierre-François Néron, monseigneur Jean-Luc GARIN a été accueilli devant l’église de Bornay.

Accompagné de cent vingt paroissiens, il a marché jusqu’au monument de saint Pierre-François Néron en s’arrêtant pour une prière devant la statue de la Vierge Marie édifiée sur l’emplacement de l’ancienne chapelle où Pierre-François, qui n’a pas connu l’église actuelle achevée en 1851,venait prier.

Notre évêque a célébré la messe entouré des pères Maurice Boisson, Maurice Vandel et Bernard Rauch, missionnaire en Côte d’Ivoire. Les rafales de vent qui secouaient le chapiteau de l’autel arrimé à la Croix n’étaient pas sans rappeler celles qui annonçaient la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres. Qu’Il souffle en abondance sur le doyenné de Lons et le diocèse de Saint Claude.

Le pèlerinage s’est terminé par le verre de l’amitié puis un pique-nique sur le magnifique site dominant la vallée.

Un grand merci à André Gros qui a bien sonorisé le site comme à François Billet dont les chapiteaux ont permis de mettre tout le monde à l’ombre.

homélie des Premières Communions (père Arnaud)

La multiplication des pains et des poissons (v. 520)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »  Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »  Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.  Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

Ma maman qui a élevé 6 enfants savait qu’il ne fallait rien leur demander avant le repas car disait-elle « ventre creux n’a pas d’oreille ». Cela signifie que tant que l’on n’a pas mangé, on n’écoute rien car on n’arrive pas à se concentrer sur autre chose que son ventre qui gargouille. Alors j’espère pour moi que vous avez pris un bon petit déjeuner ce matin… sinon je risque de parler dans le vide !  J’en veux pour illustration la réponse des enfants de mon groupe de caté quand je leur ai demandé quel avait été pour eux le meilleur moment de la retraite du 28 mai dernier et ce qu’ils en avaient retenu, plusieurs, sans souci de blesser mon amour propre ont répondu : « le repas ».

J’aurai dû m’en offusquer, pourtant cette réponse est plus que judicieuse : oui le repas est un moment important dans la journée si bien qu’on en fait trois par jour, car on y puise des forces et de l’énergie pour vivre et grandir, pour tenir pendant des heures à faire son travail, à jouer avec ses amis, à faire du sport, etc. C’est aussi un temps de joie et de retrouvailles amicales ou familiales.

Jésus aussi savait la place des repas dans la vie de tous les jours. D’ailleurs dans les évangiles qui retracent sa vie, il passe des heures à table, à manger avec des gens pas toujours fréquentables. Et vous le savez c’est souvent pendant un repas que Jésus va poser des actes importants : pardonner à quelqu’un qui a péché comme avec Marie-Madeleine ; aider une personne riche à partager son argent comme avec Zachée, sauver un mariage où il manquait de vin comme à Cana. Il va même plusieurs fois, pendant un repas, faire des miracles : deux nous sont relatés dans les textes que nous avons entendus ce matin.

D’abord dans l’Evangile, Jésus enseigne et guérit une grande foule de gens (5000 hommes) qui finissent par avoir faim. Mais au lieu de les renvoyer pour qu’ils aillent acheter à manger comme le conseillent ses disciples, Jésus dit à ses amis : « donnez-leur vous-mêmes à manger » et en cherchant bien ils trouvent cinq pains et deux poissons. Mais ça ne fait pas bezef par personne. Alors Jésus va opérer un miracle, Il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. A partir de ce qu’on lui offre Jésus, en priant Dieu son Père peut nourrir toute une foule. Oui Jésus a pris ce qu’on lui a donné pour nourrir tout le monde. Et vous, chers jeunes qui faites votre première communion, et vous leurs parents et amis, qu’allez-vous donner à Jésus ce matin ? Qu’allez vous lui offrir que la bénédiction de son Père va multiplier pour nourrir à travers vous des foules entières. Notre monde à faim d’amour, de joie, de justice, de paix alors offrez à Jésus toute votre capacité d’aimer et de vous réjouir ; offrez-lui vos désirs de paix et de justice pour qu’Il les multiplie pour rendre ce monde meilleur, plus juste, plus joyeux, plus paisible. Oui Jésus a besoin de vous pour changer ce monde, donnez-lui ce que vous êtes et lui s’occupera de le faire fructifier.

         Et pour que nous soyons toujours capables d’offrir le meilleur de nous-mêmes afin que notre famille, nos amis, notre ville ou notre pays aille mieux, Jésus lors d’un autre repas va nous donner la force nécessaire. C’est saint Paul qui le raconte dans la deuxième lecture. Lors de son dernier repas Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Oui Jésus donne sa propre vie. Dans un morceau de pain rompu, béni et partagé entre tous, Jésus a décidé de faire circuler sa Vie, de nourrir de sa Vie ceux qui en mangeront. Et c’est cela que vous allez faire pour la première fois ce matin : partager à votre tour, lors du grand repas de l’Eucharistie qui rassemble dans la joie la famille de Jésus, le pain de Dieu, la Vie de Jésus livrée pour nous donner les forces nécessaires pour aider ce monde à grandir.

Aussi autant vous désirerez apporter de l’amour vrai et

 la vraie joie, au monde, autant votre désir de servir la justice et la paix sera grand, autant de fois vous viendrez puiser dans la communion au corps du Christ les forces pour y parvenir. Oui cette petite hostie que vous allez recevoir s’appelle aussi le pain des forts, Il nourrira votre âme et vous transformera peu à peu, dimanche après dimanche, en chevalier du Christ, en serviteur de Dieu.

Dieu a besoin de vous et il vous choisit aujourd’hui pour transformer ce monde. En communiant à son corps vous lui dites « donne moi ta vie pour que je puisse t’aider à transformer le monde ». Il compte sur vous, comme vous pouvez compter sur Lui. Amen