MANDEURE 2019 : le rassemblement catho des jeunes adultes de l’Est de la France.

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Bonjour à tous,

A l’invitation de nos évêques, du 23 au 25 Août aura lieu un rassemblement pour les jeunes adultes de 18 à 30 ans, des diocèses de la province du Grand Est de la France.

Ce rassemblement aura lieu à Mandeure dans le Doubs.

Ces trois journées auront pour thème le verset de la Bible :

« soyez prêts à rendre compte de l’Espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,15)

Ce thème se vivra dans les temps de prière, de rencontres, de conférences, d’ateliers et les concerts.

Le tarif du week-end, 50€, comprend le logement sur le camping (chacun apporte sa tente), et les repas du samedi midi au dimanche midi.

Si besoin de loger en dur, c’est possible il suffit de se signaler (dans la limite des places disponibles).

La billetterie pour l’inscription est d’ores et déjà accessible en ligne.

 

L’animation musicale et les concerts du vendredi et du samedi soir seront portés par les groupes ORA et OMG.

Les services des vocations de tous les diocèses seront présents durant tout le week-end.

Ce week-end sera aussi l’occasion de découvrir et de pratiquer diverses formes de prières : laudes, louanges, lectio divina, adoration, …

 

 

Les ateliers porteront sur des thèmes aussi variés que :

la bio-éthique, l’espérance dans le Métal, l’œcuménisme , aimer en vérité, les migrations, rencontre avec l’Arche, synode des jeunes, évangélisation et réseaux sociaux, chrétien en politique,….

 

Tous les évêques seront présents. 

Une conférence sera donnée également par Martin Steffens, philosophe sur “une Parole qui nous éduque à aimer en vérité”

 

Nous pouvons organiser un bus au départ de Lons le Saunier, Poligny, Dole, si nous sommes un minimum de 30 personnes.

Inférieur à 30 personnes, nous organiserons un co-voiturage.

 

Parlez en aux jeunes autour de vous,

 

Pour l’équipe de préparation,

Cordialement

 

Cédric Galoyer

des propositions pour vivre le carême plus intensément….

Afin de vivre ce temps de carême et ouvrir un peu plus notre coeur ,
nous vous proposons de vivre :

1/ un temps de partage, de prière et de jeûne
les Mardi soir à la chapelle des soeurs de l’Alliance.

De 19h15 à 19h30 : initiation aux vêpres avec les soeurs

De 19h30 à 20h : temps d’adoration

De 20h à 20h30 : bol de soupe et tisane

De 20h30 à 21h : partage  sur l’évangile du dimanche….

 

2/ un temps de prière pour commencer la journée…

le mercredi matin, à 07h30 à la crypte de l’église st Désiré.

 

3/ un apéro philo-théo, Jeudi 21 mars 2019,  18 h – 19 h 30 au Café du Palais
Place de l’Hôtel de Ville à Lons Le Saunier

thème En 2019, quoi de neuf ? Ma foi !
Invité : Mgr Vincent JORDY
Libre participation sous réserve d’une consommation réglée sur place.

4/ conférence de carême de Monseigneur Jordy, le mercredi 27 mars à l’église des Cordeliers à 20h30….

 

 

 

les chrétiens partagent aussi autour des thèmes du grand débat…

Après la rencontre du 12 février à Lons, les paroissiens de Saint Pierre-François Néron se sont retrouvés pour dialoguer le 8 Mars 2019, ils nous partagent le fruit de leur débat….

 

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 Quelles sont les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ?

  • La mondialisation subie, la déshumanisation de la société car le monde de la finance prévaut sur l’humain. Ceci provoque désindustrialisation, chômage, pressions sur les travailleurs, qui sont contraints d’accepter des conditions de travail qui se dégradent (« si vous n’êtes pas content, il y en a d’autres qui attendent à la porte ») + affaiblissement des syndicats, donc les petits travailleurs ne sont plus représentés.
  • La cassure entre monde urbain/rural, avec des services publics, des petits commerces (boulangeries, boucheries, cafés…) qui disparaissent + la fracture numérique. Les gens ont de plus en plus de mal pour leurs démarches administratives.
  • Autre conséquence du point précédent : disparition des lieux de rencontre, des lieux de vie et de partage, d’où isolement, solitude des gens qui sortent très peu de chez eux et s’enferment dans l’individualisme (de moins en moins de nouveaux habitants participent à la vie du village : foyer rural…)
  • Sentiment d’injustice de ceux qui peinent à vivre dignement de leur travail, des personnes âgées dont la pension de retraite ne suffit pas pour payer leur séjour en EHPAD », par rapport aux « parachutes dorés » des grands patrons, aux salaires démesurés des joueurs de foot… Une disparité économique de plus en plus grande entre les plus pauvres et les plus riches dans de nombreux pays du monde.
  • Défiance des citoyens à l’égard de la politique au sens large, désengagement politique des citoyens (abstention lors des élections, plus beaucoup de syndiqués, difficultés à trouver des candidats pour les municipales…) suite à toutes les affaires scandaleuses qui affectent tous les partis. Les belles promesses d’Emmanuel Macron ont été suivies de désillusions par l’attitude d’un président qui a trop voulu gouverner seul pour mettre en application ses convictions. Manque de communication, de dialogue pour expliquer les réformes (disparition de l’ISF, de la taxe d’habitation…)
  • Manque de vie spirituelle dans une société de consommation où l’on nous a longtemps fait croire que le bonheur nécessitait d’acheter. Confusion entre : quête du bonheur et recherche du confort, du bien-être.
  • Disparition des repères qui structuraient la société avant : la religion chrétienne, la famille traditionnelle.
  • Hypocrisie des partis politiques qui attisent la violence, sont systématiquement dans la contestation (tant qu’ils ne sont pas au pouvoir !) au lieu d’accepter le dialogue.

Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens, dans notre démocratie, de se sentir davantage partie prenante des décisions politiques ?

 Améliorer le fonctionnement de la démocratie, qui est tout de même le moins mauvais des systèmes politiques, en introduisant la proportionnelle pour plus de représentativité, limiter le nombre de mandats, inciter à voter (prise en compte du vote blanc ? obligation de voter ? ou juste mieux inciter à voter ?), attirer davantage de jeunes vers la politique…

  • Rétablir la confiance envers les politiques, en favorisant le contact avec les élus locaux: maires, députés, conseillers départementaux.
  • La notion de centre en politique, de « ni gauche ni droite» est-elle si satisfaisante que cela ?
  • Le président doit renouer avec les corps intermédiaires, pour gouverner de manière plus juste et équilibrée.
  • Les réunions « grand débat » sont positives : elles montrent un président davantage à l’écoute, qui rencontre les maires.
  • Rôle capitale de l’école avec une co-éducation parents/enseignants.
  • Donner l’impression que les décisions sont plus réfléchies et expliquer davantage les décisions prises, faire de la pédagogie (suppression ISF, taxe d’habitation…).
  • Redonner du pouvoir aux régions et aux municipalités au lieu de tout centraliser.
  • Accepter les « compromis » en comprenant que chacun ne peut pas obtenir tout ce qu’il demande

Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?

  • les Associations: le tissu associatif français est particulièrement développé et il permet aux citoyens de s’insérer dans la vie sociale du pays.
  • Les Syndicats sont en fort recul. Plus forts, ils offriraient aux salariés une meilleure représentation envers leurs patrons.
  • Les Députés, Conseillers départementaux : « on les voit avant les élections, mais plus du tout après ». Nous souhaitons davantage de proximité.
  • Les Maires : avec la création des Communautés de communes, leurs prérogatives ont été rognées et l’intérêt de la fonction est moindre. Peu souhaitent se représenter, vu la difficulté de la tâche…
  • L’école est le lieu privilégié de la socialisation et de l’éducation.
  • Les médias, à condition qu’ils délivrent une information impartiale.

Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?

  • La solidarité, avec pour exemple la Sécurité sociale. Notre Pays serait le champion de l’accompagnement social, mais il reste des actions à entreprendre. Un objectif cité : « qu’il n’y ait plus un seul SDF en France » … sachant qu’il y a 141 000 personnes sans abri dans notre pays.
  • La sécurité des biens et des personnes.
  • La Nous avons la chance de vivre dans un pays en paix.
  • Le respect, vis-à-vis des personnes et du matériel (radars, patrimoine, bâtiments, etc…)
  • Le respect de l’environnement.
  • Nous avons des droits, mais aussi des devoirs
  • L’Évangile nous dit : « Aimez-vous les uns les autres »

 

Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

  • Un débat s’engage sur l’écologie, plusieurs participants expriment leur angoisse vis-à-vis d’une situation qu’ils jugent très préoccupante notamment en termes d’habitabilité de notre planète. Nous sommes plutôt dans la désespérance ! Néanmoins, quelques pistes plus optimistes sont empruntées :
  • Le dialogue, qui se traduit actuellement par des débats consécutifs à cette crise.
  • L’engagement de très nombreux bénévoles au sein des associations humanitaires, caritatives, sportives ou culturelles.
  • La réaction des jeunes, qui prennent conscience des problèmes de notre société et interpellent les adultes (notamment sur l’état de la planète).
  • Le mélange des civilisations et des idées, qui est un enrichissement.
  • De nombreuses personnes qui changent de vie (retour à la campagne, reconversion professionnelle, même avec perte de salaire, souci de l’environnement et de retrouver du sens).

En conclusion, les 21 personnes présentes ont largement échangé dans une ambiance d’écoute et de fraternité et plusieurs d’entre elles ont exprimé le désir de renouveler l’expérience. Cette rencontre témoigne de la vitalité de notre communauté paroissiale « Saint Pierre-François NERON ». Merci à tous les participants !

Adoration eucharistique chez les petites Sœurs des pauvres….

Fête Dieu

Petites Sœurs des Pauvres 2 A Rue des Mouillères 39000 Lons Le Saunier

Chers Amis,

Nous voulons reprendre la journée d’adoration en union avec Montmartre une fois par mois.

Ce sera le 3e dimanche de chaque mois.

Nous avons besoin de votre collaboration pour adorer le Seigneur :

 

Le Saint-Sacrement sera exposé après la messe du 3eme dimanche de chaque mois, jusque 18 h.

A 17 h nous prierons spécialement pour les vocations religieuses et sacerdotales dont nous avons tant besoin. Nous terminerons avec les vêpres et Bénédiction. (Si présence d’un prêtre).

Venez et adorez une demi-heure ou une heure selon vos possibilités.

La prochain journée d’adoration sera le dimanche 17 Mars.

homélie du 1° dimanche de Carême C

La tentation de Jésus au désertÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »

 Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »

 Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ;  car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

 

Comme moi, vous avez entendu un jour ou l’autre une personne athée ou agnostique vous dire « vous avez de la chance de croire, moi je n’y arrive pas ! » Derrière ces propos se cachent souvent l’opinion selon laquelle celui qui a la foi aurait souscrit au baptême une espèce d’assurance tous risques qui le prémunirait spécialement de souffrir face aux épreuves de la vie et surtout lui éviterait les douleurs du doute et les questionnements sur le sens de la vie ou de la mort.

Certes, le baptême déploie notre relation à Dieu, mais il ouvre aussi le chemin long et douloureux des renoncements nécessaires pour vivre en véritable disciple du Christ! Et le chrétien vit en imitation de son maître Jésus qui, à peine sorti des eaux du baptême, dans l’Esprit fut conduit à travers le désert où il fut tenté par le diable.

Ainsi le carême, temps de désert qui commence par le récit des tentations, est une invitation à poser à nouveau le choix du Christ en repensant les trois lieux de notre vie où il faut renoncer à nos manières de voir et d’agir pour nous conformer au Seigneur. Temps de désert, le carême est aussi celui du dépouillement car, il ne s’agit pas seulement d’entrer dans le désert, mais aussi d’accepter de s’y dépouiller, d’y avoir faim. Et quand vous avez fait l’effort du dépouillement, de la simplicité, quand tout devient secondaire, vide et silencieux en vous, vous devenez le terrain de combat où deux être s’affrontent : Dieu et Satan. Alors nos choix libres et conscients deviennent leur victoire ou leur défaite.

Avançons ensemble dans les trois faims fondamentales de toute vie spirituelle chrétienne et de quelles manières il nous faut les apaiser.

1/ La faim de pain, de nourriture. L’évangéliste rapporte que Jésus ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Or, un corps affaibli rend aussi vulnérable l’esprit. Ainsi la tentation du diable ne repose pas sur le désir de pain (qui est légitime quand on a faim) mais sur le moyen de l’obtenir. Le diable veut disqualifier le Père en provoquant Jésus à un miracle. Le Père cessant alors d’être le Dieu providentiel dont le Deutéronome dans la 1° lecture dit : Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix… En acceptant lui aussi de tout recevoir du Père, Jésus nous donne l’exemple. Face à la tentation de tout obtenir par nous même, à l’autosuffisance revendiquée comme liberté fondamentale, redécouvrons la foi dans la providence divine d’un Père qui aime ses enfants.

2/ La faim du véritable pouvoir. Cette faim est plus subtile et oblige le diable à emmener Jésus plus haut. Il s’agit de détourner le Christ de la vraie source du pouvoir. Au Diable qui lui propose l’exercice du pouvoir sur tous les royaumes de la terre, Jésus réponds que le véritable pouvoir est d’être créateur et non de régner sur les créatures. En reconnaissant tout pouvoir à son Père, Jésus nous donne l’exemple.

Alors interrogeons-nous. Comme disciple n’ai-je pas parfois tendance à être clérical comme le dénonce le pape François ? M’arrive-t-il comme parent, comme paroissien engagé en Eglise ou citoyen dans la société ; d’accaparer  la fonction ou le service qui m’est confié et oubliant d’une part que je dois l’exercice de ma charge à quelqu’un au dessus de moi et d’autre part en transformant mon service en propriété privée.

3/La faim de la reconnaissance divine. Le Di        able argumente bien : puisque tu es son Fils tout t’est permis, pour toi il fera tout… être important pour Dieu, avoir du prix à ses yeux, cela nous réconforte, mais cela peut aussi nous gonfler d’orgueil, nous rendre exigeants, nous faire passer vite comme quelqu’un d’indispensable pour Lui. Et l’on veut alors que Dieu se plie en 4 pour nous, qu’il devienne celui qui s’incline devant nous (2ième tentation). C’est en fait la plus terrible des tentations, laisser Dieu seul venir jusqu’à moi sans prendre le chemin, parce que je le vaux bien, comme dit la pub ! C’est oublier que j’ai d’une part à reconnaitre Dieu, comme le Très-Haut et le Puissant en Lui disant comme le psalmiste : Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! Et d’autre part à accueillir le salut qu’il donne en Jésus comme le dit st Paul aux Romains : En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.

Se passer de la providence de Dieu, confondre le Créateur et la créature et enfin humilier Dieu en le mettant à mon service, voilà les trois écueils à éviter pendant ce temps de carême. Puisse notre eucharistie ce matin nous permettre de saisir que le Christ seul est la providence de Dieu, qu’il est la puissance de Dieu à l’œuvre, don gratuit et indépassable de la vraie Vie. Amen