méditation du jeudi 02 avril

par le père William Goyard

Le chêne, indicateur du Ciel - Opus DeiÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs :   « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »  Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,  alors que vous ne le connaissez pas.
Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur.
Mais je le connais, et sa parole, je la garde.  Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »  Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans,  tu as vu Abraham ! »  Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »   Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

 

« Pour qui te prends-tu ? »

Jésus ne cache plus qui il est. Il l’affirme même. Il est le Fils de Dieu, « né du Père avant tout le siècle » comme nous le professons dans le Credo de Nicée Constantinople. Mais les juifs qui parlent avec le Christ, eux, ne peuvent l’admettre, ils ne peuvent même pas le concevoir. Ainsi, ils ne saisissent pas les paroles du Christ et le prennent pour un fou : « maintenant nous savons bien que tu as un démon ! ».

C’est vrai qu’ils ont en face d’eux un homme qui assure avoir la capacité de préserver de la mort, qui se dit être le fils de Dieu, qui prétend avoir connu Abraham et dit avoir existé avant lui, et il va même jusqu’à affirmer « moi, JE SUIS » renvoyant aux paroles de Dieu dans le buisson ardent. Et toutes ces affirmations du Christ sont cohérentes pour nous qui croyons « qu’Il est Dieu né de Dieu » « né du Père avant tous les siècles », toutes ces paroles sont claires pour nous qui croyons « qu’il est ressuscité le troisième jour » et que « son règne n’aura pas de fin ».

Oui, c’est la foi en Jésus-Christ, c’est la confiance en ses paroles qui nous permettent de comprendre, et de reconnaitre qu’il est bien le Messie annoncé, le Sauveur du monde. Mais les interlocuteurs de Jésus ne pouvaient mettre leur confiance en ses paroles, ils ne pouvaient dépasser ce qu’ils voyaient et entendaient, ils ne pouvaient entrer dans une démarche de foi, et ils ne l’ont pas reconnu.

Pour connaître le Christ, pour comprendre qui il est, il faut mettre sa foi en lui. Cette foi qui nous fait atteindre ce que notre intelligence ne peut comprendre, ce que la raison ne peut expliquer. Et c’est en entrant dans cette démarche de foi que nous comprenons alors et que notre foi grandira, selon la formule de Saint-Augustin : « Crois pour comprendre, et comprends pour mieux croire ».

Que notre foi nous porte et nous aide à mieux connaître le Christ et à lui faire toujours plus confiance.

Méditation de carême 2020, première partie, l’Institution de l’Eucharistie

Au cours de ce temps de Carême, un certain nombre de propositions avaient été programmées sur le Doyenné, notamment une soirée d’enseignement sur l’Eucharistie dans chacune des paroisses. Du fait des circonstances, seule celle prévue à l’église de Crançot a pu avoir lieu avant le confinement.

Le Père William vous propose de suivre cet exposé sur l’Eucharistie par le moyen de trois vidéos. Elles ont pour but de vous permettre, pendant trois jours, d’approfondir ce grand sacrement qu’est l’Eucharistie et de vous préparer à vivre plus intensément le Triduum pascal. La première vidéo évoquera l’Institution de l’Eucharistie, la seconde, le Mystère de la foi, et la troisième invitera à réfléchir sur notre rapport personnel à l’Eucharistie.

méditation du 5° dimanche de Carême A

par le père Arnaud Brelot 

Retraites spirituelles de lectio: La résurrection de ...Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.  Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem  – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu,  tu es celui qui vient dans le monde. »

Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Marthe et Marie, que l’on oppose si souvent à cause du récit où Marthe reproche à Marie de demeurer aux pieds de Jésus pendant qu’elle s’occupe seule du service, ont dans ce récit une attitude commune face à la mort de leur frère. Toute deux vont à la rencontre de Jésus pour lui faire le même reproche : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ».  Ce reproche nous l’avons entendu des dizaines de fois de la bouche de ceux qui ont perdu un être cher. « Il était où ton Dieu quand mon enfant, ma femme, etc… a lutté et perdu contre la maladie, lors de son accident, etc. » Et bien souvent, au mieux nous balbutions une réponse évasive ou nous gardons le silence…

Trois remarques me viennent :

1/ Cette parole est légitime, et Jésus ne la disqualifie pas. Se révolter contre la mort d’un proche, contre une injustice n’est pas un pécher, c’est même une étape indispensable pour pouvoir avancer plus avant.  Il faut qu’une parole de reproche contre Dieu puisse être dite pour que l’image de Dieu qui est véhiculée soit rejetée. Notre Dieu  n’est pas un sadique qui joue à faire souffrir les gens, il ne manipule pas les humains selon son bon vouloir. Il est en Jésus, Dieu parmi nous, Dieu au milieu des hommes, Dieu vraiment homme venu partager nos joies et nos peines.

2/ Jésus est bouleversé.  Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé. Jésus se laisse toucher par la peine de Marie et ressent aussi certainement sa propre peine car Lazare est aussi son ami. Si il est pleinement homme, Jésus l’est aussi dans l’expérience de la peine que provoque la mort d’un proche. Pleurer avec ceux qui pleurent, voilà d’abord l’attitude à avoir. Entendre et recevoir la souffrance des autres avant de lui donner une explication. Le cœur affligé comme l’estomac vide empêche de croire. Il faut d’abord nourrir et apaiser avant de catéchiser !

3/ Jésus a les Paroles de la vie.  Si Jésus reçoit le blâme de Marthe et Marie, si il pleure avec elles, il est aussi celui  qui réoriente leur foi ; comme il réoriente la foi de ceux qui sont blessés par la séparation subite de l’être cher. Il affirme seulement ce qu’il est : Moi, je suis la résurrection et la vie. Il est non pas celui qui empêche de passer par la mort mais celui qui fait vivre au-delà d’elle : Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Jésus est venu transformer la mort en passage vers la vie. Notre foi transforme l’espace confiné de nos tombes en portes vers la Vie. Et Jésus nous affirme même que c’est dès cette vie que cela se passe : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Celui qui dès maintenant vit en Christ et croit en Christ a déjà un pied non pas dans la tombe mais dans le Royaume de Dieu. Voilà pourquoi Jésus insiste auprès de Marthe : Crois-tu cela ? Il faut un acte de foi pour saisir que le passage que Jésus ouvrira par sa mort et sa résurrection est aussi pour chaque croyant. Et pour chaque croyant dès aujourd’hui. Marthe pose donc un acte de foi absolu, avant même que le Seigneur ait vécu sa Passion, elle croit à sa victoire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu,  tu es celui qui vient dans le monde 

Conclusion. : Lazare signifie « Dieu a secouru ». Lazare c’est donc aussi chacun de nous quand nous laissons Dieu nous sauver. Oui le Christ seul peut nous sortir du confinement total qu’est le séjour des morts. Car sa Vie est plus forte que la mort et à chacun de nous, au jour du grand passage il dira, comme à Lazare « Viens dehors ». Et pour que nous puissions sortir  vers la Vie, c’est lui qui vient vivre confiné en nous par la communion à son corps ; Il est le confiné-volontaire qui permet que nous puissions au jour de notre naissance au ciel, jaillir vers la Vie ! Alors humblement redisons-Lui, en ce temps de jeûne eucharistique imposé : Seigneur  j’ai besoin de toi, je désire recevoir ta vie ! Amen

 

ACTE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

commentaire du samedi 28 mars

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

 

Fascination et répulsion, voilà les sentiments que le Christ provoque chez ceux qui le côtoient. Dans évangile de ce jour, Saint Jean nous dit que les réactions des uns et des autres sont partagées, certains reconnaissent Jésus comme le Messie tant attendu, d’autres le réfutent énergiquement et affirment, preuves à l’appui, qu’il ne peut en être ainsi.

En fait, le Christ par son enseignement a touché le cœur de certains. Ils se sont laissés habiter par la présence divine qui vient à eux, alors que les autres ne voient en Jésus qu’un danger, un perturbateur, un discoureur qui dérange par sa parole de vérité, comme l’annonçait le prophète Jérémie. Et ils veulent l’éliminer. Leur décision est prise et rien de ce qu’ils voient et de ce qu’ils entendent ne les fera changer d’avis.

Aujourd’hui, rien n’a changé, le Christ demeure toujours celui qui comble les croyants qui s’ouvrent à sa présence, qui mettent leur foi en lui. Et il demeure toujours un perturbateur à éliminer pour ceux qui ne le reconnaissent pas et qui sont dérangés par sa parole de vérité. Voilà pourquoi des chrétiens souffrent toujours pour leur foi.

Nous aimerions une manifestation claire et lumineuse de la puissance de Dieu, pour permettre à tous les hommes de le reconnaître et d’acquérir une foi certaine. Mais la foi n’est pas une question de preuves incontestables, ni de signes univoques. La foi est « d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps et inséparablement l’assentiment libre de toute la vérité que Dieu a révélée »(Catéchisme de l’Eglise Catholique N°150). Quelques soient les événements et les paroles, si le cœur de l’homme ne se laisse pas toucher par la présence du Christ, s’il refuse de s’ouvrir à Lui dans une confiance sincère, aucune relation d’amour avec le Seigneur ne pourra naître. C’est dans un cœur disponible et confiant que Dieu se manifeste, et c’est ainsi que nous grandissons dans la foi et que nous entrons dans cette intimité avec le Christ qui nous donne de le reconnaître et de vivre de sa vie.

méditation du jeudi 26 mars

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,  et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?  Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

 

Nous avançons vers Pâques, et le Christ lui, avance vers sa mort et sa résurrection, vers sa glorification. Et la liturgie nous amène à prendre de plus en plus conscience que le Christ est le Sauveur en qui nous devons mettre toute notre confiance. Dans l’évangile de ce jour, le Christ lui-même nous appelle à lui faire confiance, à le reconnaître comme le Messie de Dieu. Le Christ nous appelle, il nous supplie même et il nous reproche notre lenteur à le reconnaître. Pourtant ses œuvres parlent pour lui, pourtant le Père lui rend témoignage, pourtant l’Ecriture atteste son action. Mais bien souvent nous sommes indifférents, nous sommes sceptiques, nous sommes lents à croire et réticents à nous convertir. Et si à partir d’aujourd’hui nous décidions vraiment de lui faire confiance ? si nous prenions vraiment ses paroles comme paroles de vie ? son exemple comme chemin d’épanouissement ? son enseignement comme lumière de notre route ? si nous mettions enfin notre espérance en lui seul? Comme l’affirmait le Pape émérite Benoit XVI aux jeunes réunis à Rome en 2005 : « Celui qui fait entrer le Christ, ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et Il donne tout. Celui qui se donne à Lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ, et vous trouverez la vraie vie ».

En ce temps de Carême si particulier, où tous les fondements de notre monde apparaissent si fragiles, sachons entendre l’appel de celui qui veut nous sauver.

 

ACTE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

L’ANNONCIATION DU SEIGNEUR

par le père Arnaud Brelot 

Recanati Annunciation - WikipediaÉvangile de J- C selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Alors que la mort et son cortège de tristesse rode dans le monde entier, une promesse jaillit du fonds des temps, de la bouche d’un prophète nommé Isaïe. Un signe, que les gouvernants de l’époque refusent de demander à Dieu, est donné pour tenir ferme l’espérance du peuple face à l’ennemi qui approche : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. Face à la mort et à l’envahisseur qui arrive, Isaïe prophétise l’avènement de la Vie. Une vie qui viendra de Dieu, car c’est une vierge qui enfantera. Une vie qui sera la Vie même de Dieu parmi les hommes, car il sera Emmanuel, Dieu avec nous.

Cette naissance annoncée et attendue est le signe qu’après le combat, qu’après les épreuves, les peines et la mort, la vie surgira de nouveau. La Vie surgira du tombeau, victorieuse définitivement de la mort, du mal et du péché. Pour arracher cette victoire là, il fallait que Dieu lui-même combatte. Il fallait que Dieu lui-même  revête l’armure de faiblesse et de misère de notre humanité. Il le fallait pour que l’humanité soit restaurée et sauvée, relevée et transfigurée.

Mais le grand désir de Dieu de mener ce combat-là doit obtenir de la plus pure des créatures humaines son approbation et son consentement. Car si Dieu a créé l’homme sans lui, il ne pourra pas le sauver sans son « oui ».  Alors Dieu propose à Marie d’être le sein virginal qui le recevra, le portera et l’enfantera. Il attend sa réponse. Toute l’humanité attend la réponse de Marie, espérant la parole qui la sauvera tout entière voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.

Le « oui » de Marie à la vie, au jaillissement de la Vie dans le monde, ouvre en grand les portes de l’espérance : Jésus, le fruit de ses entrailles, mènera le combat jusqu’à la croix, jusqu’à la résurrection, jusqu’à la l’Ascension. Il libère la vie des entraves de la mort, il restaure la vie et enfin la divinise en l’assumant jusqu’en paradis.

Merci Marie pour ton « oui » à la Vie, qu’il nous aide maintenant à relever la tête, à garder ferme l’espérance, qu’après le combat il y a  la victoire de la vie. Alors en ce jour de l’Annonciation, avec les mots mêmes du psalmiste priez Dieu ainsi : Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. ». Oui aujourd’hui, même confiné chez vous, ouvrez grandes vos vies à l’Esprit Saint qui viendra sur vous afin que la puissance du Très-Haut vous prenne  sous son ombre pour faire de vous à jamais des vivants ! Amen

 

CE SOIR A 19h30 ON OUBLIE PAS :

ON ECOUTE LES CLOCHES SONNER, 

ON ALLUME DES BOUGIES SUR NOS FENÊTRES

ON LIT L’ÉVANGILE DE L’ANNONCIATION (CI-DESSUS)

 

 

méditation du lundi 23 mars

par le père Arnaud Brelot 

covid-jesus

photo prise sur Aleteia : Une image émouvante de Jésus soutenant dans ses bras l’humanité malade et souffrante, un masque de protection contre l’épidémie sur la bouche, et couverte de drapeaux de différents pays,  Accueillir, accompagner, aimer… telle est la symbolique de cette image de ce Christ au stéthoscope partagée sur les réseaux sociaux. Elle invite à prendre le temps – imposé et retrouvé à la fois – de contempler, méditer et de prier. Une fois de plus, le Christ est là.

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. »  Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit :« Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

quel étrange dialogue entre ce fonctionnaire royal et Jésus.

D’un côté un fonctionnaire royal qui craint de voir mourir son fils, de l’autre Jésus non reconnu comme prophète dans son pays natal.

D’un côté un père qui vient supplier Jésus de guérir son fils. De l’autre Jésus, le « Fils » excédé de la course aux prodiges des hommes.

D’un côté le cri du cœur d’un père angoissé à l’idée que son fils puisse mourir: « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure !  » de l’autre la parole d’autorité de Jésus : « Va, ton fils est vivant. »

Toujours Jésus se laisse toucher par le cri des hommes, par le cris des pères et des mères que la possible mort de leur enfant vrille de douleur.

Combien dans les jours où nous sommes poussent ce même cri à destination du ciel, pour un frère, une mère, un ami, une grand-mère, un voisin âgé, un jeune que la maladie et peut être le covid 19 agresse jusqu’à mettre en péril sa vie.

mais Jésus nous demande d’oser plus que de demander la guérison, il nous exhorte à demander le salut. L’acte de foi que nous pouvons faire, que nous devons faire envers Lui, permet de viser, au-delà de ce monde qui passe et où l’on meurt, la vie éternelle avec lui, le Salut est bien plus que la guérison, car il concerne la personne toute entière quand la guérison ne concerne que son corps ou son psychisme.

parce qu’il a cru  à la parole que Jésus lui avait dite, le fonctionnaire royal a pu aussi accueillir le salut, non seulement pour son fils mais pour toute sa famille. Comme l’écrit st Jean : Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Aujourd’hui nos actes de foi en Jésus qui nous sauve peuvent aussi apporter le Salut  à toute la famille humaine. Alors redisons ensemble notre foi pour le salut du monde : 

Je crois en un seul Dieu,
le Père Tout-Puissant,
Créateur du ciel et de la terre
de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ
le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles
Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, né de la Lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé,
de même nature que le Père,
et par Lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
Il descendit du ciel ;
par l’Esprit Saint,
Il a pris chair de la Vierge Marie,
et S’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures,
et Il monta au ciel ;
Il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire,
pour juger les vivants et les morts ;
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
Il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
Il reçoit même adoration et même gloire ;
Il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église,
une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts,
et la vie du monde à venir.
Amen.