homélie du baptême du Seigneur

Célébrer le Baptême du Seigneur à domicile - Diocèse de ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. 

Aujourd’hui le mot « baptême » est le plus souvent associé à une première expérience comme un baptême de l’air, un saut à l’élastique, ou à une démarche qui est tout sauf spirituelle : l’inénarrable baptême républicain !

Peu savent désormais ce qu’est le baptême chrétien, surtout ceux qui l’ont reçu car leurs parents « voulaient les placer sous une bonne étoile et qu’ils aient de bonnes valeurs. » Comme s’il suffisait, comme le chante la comptine pour enfant : « une souris verte… » de trempez son enfant dans l’huile du Saint-Chrême et dans l’eau du baptême pour en faire « un petit catho tout chaud » !

C’est que le baptême n’est pas un acte magique, s’il garantissait de ne jamais tomber malade ou de gagner au moins une fois au loto, tout le monde ferait la queue devant les églises pour le recevoir ! Non le baptême n’est pas une assurance tout risque, ni un paratonnerre contre les épreuves ! Il n’est pas un gri-gri qu’on agite face au danger, ou un certificat que l’on sort des archives le jour où l’on veut se marier à l’église ou y être enterré. Je me souviens de cette réflexion pleine d’humour d’un paroissien du haut Jura qui le jour des obsèques de sa voisine qui habitait juste en face de l’Eglise me dit « c’est la deuxième fois qu’elle traverse la rue ! »

Le baptême est l’acte par lequel, plongés dans la mort et la résurrection du Christ, nous sommes libérés du péché originel et nous revêtons la vie éternelle, devenant à jamais, si nous en vivons les exigences, les enfants de Dieu, ses fils et ses filles bien-aimés en qui Dieu trouve sa joie.

Oui par notre baptême vécu au quotidien nous faisons la joie de Dieu car nous commençons à réaliser ce pour quoi nous avons été créés. C’est cela que vivent les catéchumènes, (et que vous allez vivre Kendra, Sidaline, Sébastien et Thibaut,) en demandant le baptême ils posent (vous posez) un acte libre qui exprime leur (votre) désir de conversion au Christ. Comme l’écrivait justement Tertullien au 2° siècle « On ne naît pas chrétien, on le devient » et le baptême est la porte d’entrée dans la vie chrétienne.

Voilà pourquoi, pour eux la préparation au sacrement est longue, car ils doivent être catéchisés avant de recevoir le baptême afin de poser un acte libre et conscient. En revanche pour ceux qui furent baptisés enfant il faut distinguer le rituel que le prêtre a réalisé sur nous à la demande de nos parents et l’appropriation par chacun de ce qu’il implique, exige et permet dans notre vie sociale concrète, à travers des enseignements et des catéchèses.

Et c’est là vous le savez bien que le bas blesse, car la plupart des baptisés d’aujourd’hui n’ont jamais eu la moindre catéchèse, le moindre enseignement religieux ou spirituel. La vie éternelle qu’ils reçoivent ce jour-là, cette adoption divine qui donne des droits, impose aussi des devoirs. Car être baptisé c’est vivre en Chrétien ! Qui les aidera à découvrir comme l’écrit Paul à Tite que par le bain du baptême, Dieu les a fait renaître et les a renouvelés dans l’Esprit Saint ? Qui leur donnera accès à toute la richesse de leur vocation, la grandeur de leur dignité, la beauté de Dieu qui rayonne à travers leur âme ? Qui sinon nous ? Pourtant soyons honnêtes, nous-mêmes, ne considérons-nous pas que nous n’avons plus besoin de formation ? Si peu d’entre nous font partie d’un groupe biblique, de prière, de catéchèse pour adulte, etc… il doit arriver que les eaux de notre baptême soient un peu croupissantes, qu’elles manquent de la nécessaire oxygénation permisse par la lecture méditée de la Bible, les groupes de livret ou de réflexion, la prière, par une vie fraternelle charitable active et généreuse. Paul rappelle à Tite et donc à chacun de nous que Jésus s’est donné pour nous, afin …de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Oui le baptême chrétien, tout au contraire du baptême civil dont l’Etat Français sur le site du service-public avoue lui-même « qu’il n’est prévu par aucun texte et ne crée aucune obligation », nous intègre dans un peuple dont la vocation, dont l’obligation, jusqu’ à la fin des temps est d’être ardent à faire le bien. C’est-à-dire un peuple tellement embrasé de l’Amour de Dieu qu’il n’aura de cesse de le propager à toute la société : feu de la miséricorde, feu de la charité, feu de la compassion, feu de la prière. Oui frères et sœurs (et vous Kendra, Sidaline, Sébastien et Thibaut) voulez-vous être les torchères enflammées de cet amour-là que l’Eglise placera dans ce monde pour éclairer le chemin du salut à tous ceux qui le désirent ?

Chers amis, si vous êtes venus ce matin, c’est aussi pour purifier les eaux de votre baptême au feu de la miséricorde de Dieu et parce que vous savez que dans l’Eucharistie nous puisons le « carburant » qui nourrit la flamme de notre amour de Dieu et du prochain. Alors que commence demain le temps ordinaire, n’oublions pas, plus que jamais de rayonner le Christ ! Amen

homélie de l’Epiphanie

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adoration des mages

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu : Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : «  Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »  Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.  Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.  Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

On imaginait l’endroit perdu dans Bethléem, juste bon pour accueillir quelques moutons et autres animaux locaux tels âne et bœuf et voilà que se pressent à ses portes, s’il en a, la crème des astronomes orientaux guidés vers ce lieu par une étoile. Et ces derniers ne semblent pas gênés par le décor précaire de planches de bois mal reliées les unes aux autres ni par les odeurs animales. Non rien ne les arrête ni les offusque tant leurs yeux sont captés par l’enfant qui trône, sait-on où ? Dans les bras de Marie ou dans ceux de Joseph, ou simplement dans la mangeoire débordante de foin. Dès qu’ils entrent les mages n’ont plus d’yeux que pour lui, le Sauveur, le Verbe de Dieu, sa Parole vivante qu’ils reconnaissent dans les babillages de Jésus nouveau-né !

C’est étonnant comme les choses de la foi sont simples à croire et à saisir quand notre cœur bat au diapason de celui de Dieu. Quand nous Le laissons nous guider par sa lumière, Il nous mène à Jésus, Il nous donne de trouver son Fils et de le contempler dans les lieux les plus improbables, souvent les plus simples et dépouillés.

Quel contraste avec notre manière d’être en recherche de Dieu. Peut être nous sommes nous spirituellement au moins embourgeoisés ?

En effet, qui parmi nous, à la lumière d’une étoile et d’une prophétie ancienne serait parti à l’aventure de la foi, sur les routes, loin de son village et même de son pays pour chercher et adorer le roi des juifs ? Nous qui râlons dès qu’il faut aller à la messe ailleurs que dans son propre village ?

Qui parmi nous irait de son plein gré dans un lieu si humble et pauvre qu’une étable pour y trouver Jésus, quand on accepte avec tant de mal ou même quand on renonce à suivre la messe dans une église froide, humide et parfois un peu insalubre ?

Qui parmi nous, tomberait encore à genoux dans la paille tassée devant l’enfant Jésus couché dans la mangeoire, quand nous avons tant de mal à plier le genou ou à nous incliner respectueusement devant le Seigneur présent dans son Eucharistie ?

Qui parmi nous lui offrirait encore ce qu’il a de plus précieux, quand parfois nous ne lui accordons même plus quelques minutes par jour pour le prier en silence dans un brûlant cœur à cœur ?

Qui enfin parmi nous prendrait un autre chemin pour rentrer chez lui après avoir vu Jésus, quand nous sommes si pressés de retrouver notre confort, notre petit chez soi. Qui aujourd’hui acceptera de se laisser déranger par Jésus et prendra la route de la rencontre, de la communion à porter à domicile à sa voisine impotente ou fatiguée et qui ne peut plus se déplacer ?

On a souvent la critique facile par rapport à ce texte de l’adoration des mages : leur attitude étrange, leurs cadeaux déplacés voir hors de propos, leurs manières si outrancières de se mettre devant et à genoux pour voir de plus près, pour contempler de la meilleur façon l’enfant Dieu. Et si, au lieu de les critiquer, au lieu de mettre en doute leur existence et leur utilité, nous les imitions ?

En effet, deux mille ans après on parle encore d’eux. Leur encens, leur or et leur myrrhe sont demeurés les cadeaux les plus connus jamais offerts. Leur attitude humble et leur prosternation nous apprennent qu’ils étaient prêts à tous dans la foi, jusqu’à reconnaître dans un enfant la gloire de l’humanité, l’étoffe d’un Roi, la présence de Dieu.

Oui ce matin faisons des mages, des rois-mages nos modèles de foi. Lors de la consécration prenons le temps de le regarder lors de l’élévation, de le contempler et de l’adorer, redisons-lui de tout notre cœur qu’il est notre Roi et notre Sauveur. Quand nous viendrons communier, faisant ce matin de nos mains la plus humble, mais aussi la plus belle de toutes les crèches, comme les mages, prenons le temps d’un regard et remplissons-le de tout l’amour que nous pouvons. Et alors qu’Il nous offrira sa Vie, toute sa vie, offrons-lui la nôtre, ce bien si précieux que nous lui devons et qui fera alors de nous le bon pain de Dieu que nous pourrons porter à ceux qui en ont besoin en empruntant à notre tour un autre chemin. amen

homélie du 01 janvier, sainte Marie Mère de Dieu

L’Adoration des bergers | Musées de Langres - Maison des ...
adoration des mages, musée de Langres

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

L’Evangile de ce premier jour de l’année est une invitation pour vivre d’une manière chrétienne les mois qui s’ouvrent devant nous. Voyons ensemble ce qu’il conseille à nos âmes désireuses de prendre les bonnes résolutions à vivre toute l’année.

  1. Comme les Bergers, se hâter d’aller à Bethléem.

Que signifie aller à Bethléem pour un chrétien du 21° siècle ? Si l’on prend la signification du nom de cette ville, il s’agira, comme vous le savez certainement, de se hâter d’aller vers la « maison du pain ». Or aujourd’hui, quelle est la maison du pain, sinon chacune des églises de notre beau pays ? Voilà une première invitation sérieuse de notre Dieu : nous « hâter », quelles que soient nos humeurs ou nos envies de nous rendre à l’église de notre village, ou à la plus proche car Jésus « le pain de vie » nous y attend.

  • Comme les bergers, découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

S’il on est sûr, en arrivant dans une église de trouver le regard tendre de Marie nous contemplant à travers une icône ou une statue la représentant et l’aide de saint Joseph en l’implorant comme protecteur de l’Eglise ; nous sommes garantis d’y retrouver Jésus en sa présence réelle au tabernacle. Oui Jésus nous rappelle par cet abaissement de sa gloire tout le souci qu’il a de nous rejoindre en se rendant présent dans toutes les églises du monde. Oui découvrons combien Dieu nous est proche en son Fils Jésus, combien il veut même se faire plus proche encore en se donnant à nous dans la sainte communion. Oui tâchons toujours de faire l’effort de venir à l’église pour prier (même si l’on peut le faire ailleurs) et pour y recevoir, lors de la célébration de la messe, la communion à son Corps, source de la vraie Vie !

  •  Comme les Bergers, raconter

N’oublions pas qu’en se faisant semblable à l’un de nous, connaissant la fatigue du jours, la faim et la soif, Jésus sait ce qu’est une vie d’homme, il peut le comprendre de l’intérieur. Aussi ayons toujours souci de lui raconter nos vies, de lui en partager les grands évènements, les questionnements, les doutes, les peines. Osons lui dire quelles sont nos espérances, nos attentes, nos bonheurs comme nos échecs. Oui prenons Jésus, Marie et Joseph comme confidents, comme amis toujours prompts à écouter, à consoler, à conseiller.

  • Comme Marie, retenir et méditer les événements dans son cœur.

De nombreux évènements vont se produire durant l’année qui vient, certains attendus, d’autres non : naissance et décès ; guerres et armistices, disputes et réconciliations, mariage et séparation, promotion sociale et chômage, croissance, maladies et guérisons, etc. Tout cela, nous devrons le replacer dans la totalité de notre histoire personnelle ou nationale. Un chrétien est une personne qui sait prendre de la hauteur, qui sait, dans la prière adopter le point de vue de Dieu. Tout est dans ses mains : l’univers, notre terre et notre pays ainsi que chacune de nos vies. Dieu seul peut donner du sens à tout ce qui se passera, unir toutes les pièces du grand puzzle de l’histoire du monde pour nous la faire comprendre comme l’histoire du Salut. Oui prenons le temps du silence pour laisser Dieu travailler dans nos âmes, pour nous façonner un peu plus comme enfant de Dieu appelé à partager sa vie divine à la fin des temps.

  • Comme les Bergers, repartir, glorifier et louer Dieu.

Si c’est en Jésus, auprès de Marie et Joseph, dans la simplicité de la crèche que nous pouvons refaire nos forces, trouver des réponses à nos questions, un sens à notre vie et une nourriture pour notre âme, il nous faut aussi repartir dans la vie quotidienne. Aller à la rencontre de ce monde pour lui annoncer la Bonne Nouvelle. Un chant nous le dit bien « ne rentrez pas chez vous comme avant ». Les amis vivez cette année 2022 de manière différente, que votre vie par sa sobriété et sa foi rayonnante soit comme un chant de louange et de gloire pour notre Dieu. Qu’en vous voyant vivre ceux qui doutent ou ignorent Jésus se disent : quel bonheur il y a à connaître Jésus quand on voit les chrétiens si heureux !

Alors, en ce premier de l’an, tendons nos mains vers cette mère très pure et vers Joseph son époux très chaste, pour qu’ils les saisissent et nous guident durant l’année, vers leur Fils, eux qui ne désirent rien d’autre que de susciter dans le cœur de tous les hommes la rencontre avec Lui. C’est dans cet esprit-là que je vous invite à communier tout à l’heure. Amen

homélie veillée de Noël

Photo libre de droit de Nativité De Jésus Scène Avec La ...

Évangile de JC selon saint Luc En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. 

Nombreux sont les observateurs avisés qui soulignent qu’un nouveau monde est en train d’advenir. La cause première en est le changement radical du regard que l’homme porte sur lui-même, sur sa présence dans ce monde, sur ses origines, sur sa destinée. D’un côté on nous promet des hommes augmentés, bientôt immortels, des colonies humaines sur Mars et des voyages interstellaires, etc. et de l’autre côté les théoriciens de l’antispécisme nous prient de considérer l’homme uniquement comme un animal parmi les autres ! Drôle de paradoxe d’imaginer que l’homme augmenté demain par l’Intelligence Artificielle aura la même dignité qu’un animal de compagnie !!

Nous imposer un nouveau monde exige de balayer l’ancien en poussant les élites de notre époque à renier les fondements de notre civilisation dont la foi chrétienne et la culture greco-romaine sont les symboles. Ainsi des commissaires européens proposaient en l’espace d’un mois et par souci d’inclusivité, de supprimer les mentions de Noël, de favoriser le port du niqab et de ne plus appeler son enfant « Marie » mais plutôt « Malika ». Mais la levée de boucliers que ces propositions ont déclenchée souligne que notre civilisation actuelle, bien que précarisée n’est pas encore morte !

Oui, la précarité règne désormais dans le monde où nous évoluons. Précarité économique, climatique et affective, précarité culturelle qu’on appelle aussi « société liquide » et maintenant précarité de la santé mise en exergue par la crise planétaire de la covid. Tout passe vite, rien ne dure, on ne peut plus s’appuyer sur des valeurs ou même la vérité pour construire notre vie (car on a chacun la sienne comme on dit !) Est-ce une nouveauté ?

Non déjà 2000 ans plus tôt c’était le cas comme l’évangile de ce soir nous le rappelle : la mégalomanie d’un empereur désireux de recenser tous ses sujets ; un peuple juif laminé par des siècles d’occupation, des bergers qui vivaient dehors, sdf de l’époque ; un couple dont le mari a accepté de prendre pour épouse une femme enceinte d’un autre, et qui loin de son lieu d’habitation voit madame accoucher dans une étable.

Personne alors ne savait combien cette naissance-là allait changer la face du monde et être le point de départ d’une nouvelle civilisation, la nôtre depuis 2021 ans.

C’est cet évènement que nous célébrons encore cette année, c’est cette naissance qui justifie de fêter Noël et de rassembler sa famille pour en faire mémoire. D’ailleurs beaucoup d’entre vous en rentrant déposerons l’enfant Jésus dans la crèche que vous avez faite près du sapin de Noël. Ainsi demandons-nous, ce que nous sommes venu faire ce soir dans cette église :  sommes-nous ici pour contempler les derniers feux de notre civilisation bimillénaire ou pour réaffirmer qu’elle est encore bien vivante et que cet évènement de Noël, la naissance du Sauveur est la meilleure réponse à la crise civilisationnelle que nous traversons ?

Face aux peurs du changement, aux craintes de déclassement, aux doutes sur nos capacités à rebondir, à se sortir de cette crise majeure, la réponse du ciel est toujours la même, donnée à l’époque par les anges : « ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, … Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. »

Les amis ! Et si c’était à nouveau cette naissance humble et pauvre de Dieu parmi nous qui était le signe d’un vrai et durable renouveau de notre civilisation ? Osons revenir à la source, osons revenir à la simplicité de la crèche :

Quittons nos palais humains, nos certitudes de tout maîtriser. Mettons de côté nos conforts matériels et intellectuels, car Dieu nous invite à plus de simplicité. Il désire que nous retrouvions notre esprit d’enfance et sa capacité d’émerveillement. Laissons-nous saisir par la beauté inouïe de la vie naissante : si fragile et si forte, signe de tant d’espérance, signe de la victoire de la vie sur la culture de mort et du déchet que produit notre société.

Que nos maisons deviennent des crèches ouvertes à tous et non pas des bunkers surprotégés. Décidons de faire de nos vies de familles des lieux d’entente, de réconciliation et de paix et non pas des terrains d’affrontement et de règlement de compte. Décidons de faire de notre âme et de notre cœur un lieu de repos pour notre Dieu et non pas un terrain de jeu pour le mal, la jalousie, l’envie et la médisance.

Décidons en cette soirée de Noël de revêtir la vie divine que le Christ, dans sa grande humilité, nous offrira lors de la communion à son Corps et à son Sang. Car rappelle st Paul à Tite dans la 2° lecture : le Seigneur Jésus nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux.

Alors, êtes-vous prêts pour un vrai changement civilisationnel ? Pour être les acteurs, les bâtisseurs de la civilisation de l’Agneau de Dieu, du Prince de la paix qui n’aura son achèvement qu’à la fin des temps ? A vous maintenant de choisir votre camp, à vous de lui donner votre réponse. Amen

homélie 4 dimanche Avent C

du père Arnaud Brelot

Revisiting the Visitation of the Blessed Virgin Mary

Évangile de JC selon saint Luc : En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

En ces temps de campagne en vue de l’élection présidentielle, notre société déchristianisée part à la recherche d’un sauveur (dois-je dire par souci d’inclusivisme « ou d’une sauveuse » ?) Seulement le profil du sauveur est bien difficile à tracer : de quel bord politique ? De quoi devra-t-il nous sauver ?  Du réchauffement climatique et de ses conséquences ? Sachant que la France n’émet que 0.9% des émissions de CO2 en 2020, quelle que soit la décision qu’elle prenne cela ne changera malheureusement pas le cours mondial des choses ? De la covid et des dégâts sociaux, psychologiques et économiques qu’elle a provoqués ? De notre chauvinisme culturel ou du multiculturalisme béat qui, s’appuyant sur le wokisme et ses corollaires, anéantit notre culture multiséculaire ? Des migrants perçus comme des dangers ou du danger de notre égoïsme ? Il devra nous sauver de tout et de son contraire car chacun attend des choses différentes de celui ou celle qu’il veut voir accéder au pouvoir. Et c’est bien là le problème fondamental : nous attendons d’un humain qu’il agisse comme un dieu. Nous lui attribuons des qualités et compétences qu’il n’a pas afin qu’il sauve le monde auquel nous sommes tellement attachés. l’espoir sera déçu, car on fait peser sur cette personne une attente à laquelle elle ne peut répondre : n’est pas dieu qui veut.

C’est que le salut ne concerne pas d’abord notre niveau de vie, mais le sens que nous donnons à notre vie. C’est lui qui détermine l’orientation de notre manière de vivre. Or de vision de l’homme, de sa vocation dans la création, de sa finalité, rien n’est dit et même pensé par les hommes et les femmes politiques de notre temps.

Livré à lui-même, coupé de toute transcendance, l’homme est réduit à sa matérialité. Maintenant il ne peut plus vivre sans internet ni téléphone portable, ni sport pour entretenir son corps, mais se passe très bien de la prière, du silence et de la Bible car il ignore désormais qu’il a aussi une âme à nourrir.

Ainsi nous élirons plutôt un sauveteur quand nous aurions besoin de choisir un Sauveur.

Oui, notre Eglise est bien seule et même isolée maintenant pour redire que notre humanité a besoin du Sauveur. Elle a plus que jamais besoin de Jésus, le Christ, celui que Dieu a envoyé pour restaurer notre humanité blessée par le péché et orienter sa marche vers le royaume qui vient.

Ce Sauveur a un profil très particulier que nous révèlent les lectures de ce 4° dimanche de l’Avent 

1: Il sera la paix. Quand nos élus peuvent au mieux travailler pour la paix, le Sauveur est lui-même la paix comme le prophétise Miché dans la première lecture. Il est celui qui assure réellement notre sécurité car il vient vivre en nous, faire corps avec nous. Il n’est pas une paix extérieure et précaire, il est la vraie Paix, la paix intérieure de qui vit de Dieu, en Dieu et pour Dieu. Pensez-y tout à l’heure à la communion : demandez-lui que s’établisse en vous sa paix ! La paix reçue en soit permet la vraie joie.

2: Il fait exulter de joie. Celui que Jésus habite, comme Marie sa mère, dans l’Evangile devient source de joie pour les autres. Quand on vit de Jésus, on amène Jésus avec nous et quand on s’approche des gens alors ils exultent de joie comme Jean le Baptiste dans le sein d’Elisabeth dont elle dit : l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Pensez-y tout à l’heure à la communion : vous qui serez « plein de la vie de Dieu », portez-le aux autres, procurez la joie de sa présence à ceux que vous rencontrerez ou rejoindrez, qu’eux aussi puissent tressaillir d’allégresse en reconnaissant Jésus présent en vous.

3: Il offre sa propre vie pour nous. Le véritable Sauveur fait la volonté de Dieu en allant jusqu’au bout de l’amour. Comme le rappelle l’épître aux Hébreux : c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. Oui le Sauveur sauve en mourant. Il ne prend aucune vie, il donne la sienne. Et pas qu’une fois, mais à chaque sacrement célébré. Pensez-y tout à l’heure à la communion : C’est sa vie qu’il offre pour que vous vivez de la sienne, qu’elle sème en vous l’Eternité que lui seul peut vous donner.

Alors rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu et quand nous irons voter n’oublions pas que nous élirons un président qui sera au mieux un sauveteur. A une semaine de Noël, tournons plutôt nos cœurs et nos âmes vers Dieu qui seul nous procurera le Salut. Allons à la crèche et là contemplant Dieu dans l’humilité de son incarnation, Jésus Sauveur et redisons-lui avec les mots du psaume : Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! Amen

homélie du 4° dimanche Avent C

Homélie du père Paterne.

La marche certaine vers Noël se révèle à nous en ce dimanche comme un haut lieu de rencontres trajectoires.  La première rencontre vitale est celle de l’ange Gabriel à Marie annonçant ainsi la naissance du Christ, l’appartenance de Jésus à la condition humaine. il devient clair que sans le oui définitif de Marie, Jésus serait un extraterrestre, ou certainement une figure céleste foncièrement désincarnée.  Dans l’ heureuse rencontre qui va nous valoir le salut, l’ange Gabriel révèle bien que Jésus sera né de Marie et de Dieu si bien qu’il est l’unique qui parle comme Dieu : « Tu es mon fils, aujourd’hui j étais engendré  » , c’est le mystère de la volonté de Dieu qui vient coïncider avec l’humble volonté de Marie. Il est alors nécessaire de souligner une nuance importante que Jésus ne sera pas né à travers une femme, mais il sera né d’une femme. Marie est celle qui accepte l’immense projet de Dieu pour possibiliser l’incarnation c’est à dire la naissance humaine de Jésus. comme on le voit, dans le projet de la venue de Jésus au monde, le destin de Dieu se confond positivement avec Marie, car Dieu communique à Marie son projet de rédemption du genre humain dont elle deviendra par simple volonté divine Co- rédemptrice. elle est mère de Dieu, elle n’est pas Dieu, mais Dieu touche et porte Dieu pour le salut de tous.  Il devient alors évident de dire que Marie est fondamentalement liée à l’Eglise puisque elle porte et engendre le fondateur de l’église.  ce qui signifie  à première vue que soustraire  Marie de l’église c’est la mutiler et l’appauvrir, et par conséquent, un chrétien sans Marie, est un chrétien orphelin spirituellement.  c’est ainsi que devenue un tabernacle vivant, porteuse de la lumière du monde, l’auteur de l’Eglise, Marie devient la première évangélisatrice en allant avec empressement chez Elizabeth.  elle à reçu la joie de l’évangile par le message de l’ange et s’empresse d aller la communique à Elizabeth qui représente toutes ces personnes qui attendent nos petits visites, nos petits soutiens  et nos consolations en ce temps de Noël.  soyons attentif comme Marie aux besoins des autres, car si Dieu visite Marie, c’est pour qu’elle devienne aussi visiteuse des autres. sachons être des artisans du premier pas d’amour, d’accompagnement, de soutiens et de consolation de nos frères et sœurs à  travers de multiples périphéries qui nous entourent.  Aujourd’hui encore, il a besoin de nos mains pour prolonger ses mains vers nos frères et sœurs, Dieu à besoin de nos lèvres pour les paroles d’amour et  de soutien multiforme aux autres,  Dieu à besoin de nos pieds  pour visiter tant d’hommes et femmes dont le sourire et la joie peuvent être restaurés que la grâce a une petite et simple visite.  Dieu à besoin de nos yeux pour que nos cœurs se dilatent face à la souffrance des autres. Nous avons tous un   » oui  » décisif à  prononcer dans ce monde qui se déshumanise afin que l’impossible devienne le lieu du possible, risquons notre petit oui pour sauver le monde du naufrage d’un manque d’amour. de soutien et consolation.  notre simple oui n est jamais isolé, car c’est de l’ensemble des « oui »  déclarés à travers le monde que le mystère d’ amour et du bien s’incarne et fait son chemin.  une autre figure importante qui nous inspire ce dimanche est Elizabeth. En effet quand Elizabeth a entendu la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. alors, Elizabeth fut remplie de l’Esprit -Saint, et s’écria d’une voix forte : tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles et béni . D’ où  m’est-il donné que la mère de mon sauveur vienne jusqu’à moi  … heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur.  Ces paroles d’Elisabeth sont saisissantes et riches de signification pour nous tous. Premièrement, éprise de joie suite à la visite inattendue et restauratrice de Marie, Elizabeth, sous l’impulsion du Saint Esprit, compose, lance, enrichit et chante l’une des parties la plus importante du magnificat pour toutes les générations: tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. Deuxième, autre chose plus significative encore qu’Elizabeth nous révèle en ce dimanche, est son étonnement devant Marie.  remarquons qu’Elizabeth ne dit pas comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Elizabeth nous fait percevoir de manière extraordinaire la place unique de Marie dans le projet de Dieu.  Rendons grâce à Dieu pour notre place et le peu de bien que nous faisons sur cette terre , et prions afin que Dieu nous donne la grâce d être des « Marie » et des « Elizabeth » de notre temps.

Amen.  bonne marche vers Noël.

homélie 3° dimanche de l’Avent

Préparez la route au Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)   vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes   si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Ce dimanche qu’on appelle dans l’Eglise dimanche de Gaudete est le dimanche de la Joie. Et Dieu sait que nous avons besoin de chausser les lunettes de la joie pour voir la vie en rose, surtout en ces temps de crises à répétitions dans notre Eglise. Oui Noël (profitions de le dire tant qu’on le peut encore) qui se profile à l’horizon arrive à point nommé ! Laissons-nous envahir par la joie que cela procure et qui se déploie peu à peu à la télé, la radio, sur nos écrans et dans les magasins. Mais attention si la joie déballée dans les médias et les magasins doit nous servir de tremplin pour sortir nos âmes de la grisaille, la joie de la foi, que nous offre la liturgie catholique ce dimanche est bien différente.

1- En effet, d’un côté on nous propose une joie clé en main. Des vendeurs de joie viennent nous racoler dans nos boites à lettre, à la télévision, sur nos écrans, pour nous proposer une joie stéréotypée : de la tenue vestimentaire obligatoire pour passer un Noël mode, au cadeau tendance en passant par le menu spécial fête (car on nous dicte désormais ce que l’on doit manger ou non : gare aux mangeurs de foie gras, parole d’écolo !). Des journalistes et des publicistes, grands prêtres d’un Noël déchristianisé, matérialiste et mercantile nous imposent le bonheur et la joie qu’ils décrètent nous falloir.

2- De l’autre côté, la joie qui nous est proposée est bien différente. Elle ne s’arrête pas le 25 décembre au soir, ne disparait pas une fois vidées les assiettes et déballés les cadeaux dont quelques-uns seront revendus aussitôt sur internet. Elle n’est pas la joie éphémère de l’avoir, mais celle sans fin de l’être et du don.

Et celui qui nous annonce la Bonne Nouvelle de cette vraie joie, ne dit pas qu’il peut la donner, ni nous la faire parvenir à prix réduit. Il dit qu’elle viendra d’elle-même cette joie, qu’elle viendra vers nous, en nous, par l’eau, dans l’Esprit Saint et le feu. La joie qui nous est promise, vient de Dieu : Joie radieuse, intérieure, éternelle, de notre vie définitivement renouvelée par la naissance du Sauveur. Cette joie qu’il ne fait qu’annoncer, Jean le Baptiste, nous en laisse percevoir l’exigence. Une exigence qui tourne vers les autres et qui concerne tout le monde : tant les foules, les publicains que les soldats. A ces trois catégories, comme à nous il est demandé par Jean de partager vêtement et nourriture avec ceux qui n’ont rien, d’être honnête dans notre relation à l’argent et respectueux de toute vie. C’est que la joie de Noël touche toute notre personne, tout notre être intérieur et extérieur comme le décrit Sophonie dans la première lecture : pousse des cris de joie, éclate en ovation, réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie.

3- C’est que ce qui nous est promis n’est rien moins que le Sauveur, le prince de la paix. Et ce Dieu qui vient parmi nous nous apporte une Bonne Nouvelle : il vient nous restaurer, réparer en nous la ressemblance d’avec lui, brisée par le péché. Ainsi, la joie de Dieu est de se contempler dans chaque homme, dans chaque femme, renouvelés par le baptême. Et cette joie de Dieu devient communicative elle est désormais notre joie, celle-là même dans laquelle Paul nous invite à demeurer : il nous dit soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Et cette joie c’est de voir en chacun de nos frères et sœurs comme une incarnation de Dieu. C’est recevoir comme plus beau cadeau de Noël cette année, mon mari, ma femme, mon enfant, mon voisin, mon patron, (et même, soyons fou, mon curé). Ils sont tous le don que Dieu me fait pour se faire connaître à moi et me combler de sa joie.

4- la joie procure la confiance en Dieu. La joie d’être élu de Dieu, aimé de Lui comme ses enfants chéris nous permet de nous tourner vers Lui avec confiance, comme le font les enfants avec leur père et d’oser les demandes les plus folles. En toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes conseille Paul aux Philippiens. En effet, la joie de Noël nous décentre de nous-mêmes pour nous centre sur les autres, surtout les petits et les pauvres. Ce qui est encore plus extraordinaire, le miracle de Noël, c’est que ce déploiement d’une joie à servir les autres nous plongera dans la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, et gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus.

Alors, chers frères et sœurs, laissons la joie de Noël irriguer toute notre vie car c’est la source même de la joie qui vient vivre en nous, qui vient s’écouler en nous. Le Seigneur ton Dieu est en toi proclame Sophonie et cela a un effet immédiat sur notre vie : il te renouvellera par son amour. L’Eucharistie c’est cela exactement, le Seigneur qui vient en nous pour nous renouveler dans son amour. Alors frères et sœurs soyez des crèches accueillantes, car, lors de la communion, le Seigneur notre Dieu vient y demeurer. Amen

le doyenné a fêté Marie le 8 décembre

Le mercredi 8 décembre en la fête de l’Immaculée conception, les paroissiens du doyenné de Lons le Saunier ont pu se retrouver entre autre à la messe « aux bougies » le matin à 07h15 aux Cordeliers et le soir à Frontenay. C’était une première depuis de nombreuses années et une soixante de personnes ont répondu à l’invitation des membres des EAP et des prêtres. Elles se sont retrouvées à la grotte vers 17h30 pour un temps de prière mariale suivi de la procession de la Vierge pendant laquelle nous avons médité les mystères glorieux du chapelet nous sommes alors arrivé à l’église où nous avons pu célébrer la messe de l’Immaculée Conception.

Un grand merci à ceux et celles qui ont permis cette belle fin d’après-midi priante et recueillie qui fut appréciée de tous. Un grand merci également à Notre Dame de Lourdes qui « a étendu sa main au dessus de Frontenay pour nous protéger de la pluie ».

vous trouverez ci dessous les photos et l’homélie prononcée par le p. Arnaud à cette occasion

Accueillir Dieu en son sein, devenir une part du royaume de Dieu, n’est-ce pas là la vocation de tout chrétien, et même l’appel que le Dieu de nos pères lance à tous les hommes de tous les temps, tant Il ne les créa que pour unique fin : participer éternellement à sa nature divine.

Pour que se réalise le projet de Dieu il fallait bien qu’un pont fut construit qui permette de relier des berges de notre humanité finie, imparfaite et corruptible  à celle de Dieu, éternel, parfaite et incorruptible. Il fallait donc un Dieu qui puisse être aussi un homme, une personne pleinement Dieu et pleinement homme. Le fils éternel de Dieu quémanda donc l’aide d’une femme, Marie pour que se réalise ce projet et que vienne sur terre celui qui règne déjà dans les cieux.

Alors le Seigneur envoya son Ange qui humblement prosterné aux pieds de Marie, la salut comme déjà la reine du ciel : comblée de grâce, aimée de Dieu, bénie entre toutes les femmes…. Et l’ange déploie devant celle qui est depuis toujours tout à Dieu l’économie du Salut et la part qu’elle tient dans son déroulement : Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.

Par Marie, le fils éternel de Dieu s’incarne prenant le temps de la gestation humaine pour devenir pleinement homme. Marie, nouvelle arche d’alliance, laisse Dieu tisser en son sein le Verbe qui vient parler à tous les hommes pour régner par amour dans tous les cœurs.

Et c’est donc aussi par une parole que Marie exauce la demande de l’Ange : Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole…. Dieu enfin s’incarne parmi les hommes, le pont est construit, l’éternité jaillit dans le temps, déjà les portes du ciel sont ouvertes qui ne se refermeront plus jamais.

Jésus construit le pont, Marie montre comment le franchir. Et ainsi depuis 2000 ans chacun de nous est appelé à suivre Marie en empruntant le pont… chacun est appelé à accueillir le Verbe en lui ! Voilà donc l’appel que Dieu fait à chacun : devenir une part du Royaume dès cette terre en acceptant que se fasse en lui une incarnation du Verbe.

Suivons donc Marie, prenons comme modèle sa modestie, son désir d’être donnée, son exigence de comprendre, sa douceur d’acquiescer à la volonté de Dieu.

Ayons chers amis la même audace que Marie, implorons Dieu qu’en chacun de nous se fasse également « comme une incarnation du Verbe ! ».  Avec les mots de Ste Elisabeth de la Trinité, prions : « O Feu consumant, Esprit d’amour, survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe; que je Lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère. » Puissions nous vivre ainsi l’Eucharistie que nous allons maintenant célébrer. Amen

homélie du 2° dimanche de l’Avent C

Lecture du livre du prophète Baruc : Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice.

Je pourrais intituler cette homélie du même titre que la chanson phare d’une chanteuse de ma jeunesse, Désirless « voyage, voyage ». En effet, dans la foi, personne ne peut rester en place et les textes de la liturgie de ce 2° dimanche de l’Avent nous en font la démonstration en nous invitant au voyage tant physique que spirituel. La foi exige et provoque des déplacements, elle rappelle, qu’avant d’atteindre le ciel qui est notre destination finale, rien n’est jamais définitif. Oui sur cette terre tout n’a qu’un temps ; seule l’éternité est à Dieu.

1- Il y a d’abord le voyage du peuple juif annoncé dans le livre du prophète Baruc. Quand Baruc écrit, le roi de Babylone vient d’envahir Israël et de détruire le temple de Jérusalem. Le premier voyage est donc un exil : le peuple de Dieu sera déraciné pendant plus de 40 ans, obligé de s’installer à Babylone dans un pays inconnu aux mœurs païennes. Oui pour revenir autrement il faut accepter de partir, de vivre parfois en exil plus ou moins longtemps. Prendre le large pour s’attacher à nouveau à l’essentiel, à Dieu. En effet, lors de l’Exil, le peuple juif va faire l’expérience de la proximité de Dieu qui est avec eux dans leur épreuve. Cela nous amène au deuxième voyage.

2 – le voyage intérieur. Il est celui du croyant qui désire rencontrer Dieu, vivre une vraie relation avec Lui. Il est une aventure intérieure à la rencontre de son Dieu, Père et Créateur, présent au fond de son cœur. Il ne s’agit plus d’aventures extérieures, mais de descente dans notre intimité, il ne s’agit plus partir dans des pays étrangers mais d’arpenter les pièces de la demeure intérieure de notre âme. Il ne s’agit plus de combattre des rois humains mais de dompter notre propre vie, notre orgueil, notre amour propre, nos péchés. C’est le voyage laborieux et jamais achevé de la sanctification. Comme l’écrit Paul aux Philippiens : J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement. Et nous pouvons, comme Paul, prier les uns pour les autres : je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. C’est-à-dire le troisième voyage.

3- ce troisième voyage c’est celui de Jean le Baptiste qui quitte le désert pour la mission dans la vallée du Jourdain. Oui Jean quitte le désert où dans le dépouillement il était face à face avec son Dieu, en tête à tête avec son Seigneur. Saisi par la présence de Dieu, il peut assumer sa mission et comme le dit l’Evangile : parcourir toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Et nous-mêmes, chers frères et sœurs, quelle est notre mission ? après avoir pris en temps de prière dans le silence, demandons-nous au Seigneur ce qu’il attend de nous ? Osons-nous écouter sa réponse, entendre son appel : j’ai besoin de toi, de ta vie, de tes bras, de tes jambes, de ta voix, de ta joie pour parcourir ce monde, le servir, annoncer ma bonne nouvelle et me faire aimer. C’est alors que commence le quatrième voyage, qui est dans le fond une transformation du troisième.

4- Il s’agit du voyage vers Jérusalem, la Jérusalem céleste. Ce voyage est préfiguré par celui du peuple juif qui achève son exil à Babylone et retourne dans la joie à Jérusalem comme le prophétise Baruc : Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Oui comme il y eut un voyage de retour d’exil annoncé par Baruc au peuple juif , de même il y aura pour nous aussi, un voyage retour vers notre vraie patrie, la Cité de Dieu qui est dans les cieux, la Jérusalem d’en Haut. Et de même que la Jérusalem terrestre exulte au retour du peuple juif, de même la Jérusalem céleste exultera lors de l’arrivée dans ses murs des enfants du Père, sauvés par le Fils dans l’Esprit-Saint.

Alors frères et sœurs, faisons de ce temps de l’Avent un temps de voyage, un temps de déplacement, comme un exil hors de nos habitudes, poussons notre marche jusqu’à la crèche, et entrons dans la plus belle de toutes, la crèche de notre cœur, c’est là qu’humblement vit notre Dieu. Nous étant réjouis au feu de sa présence, reprenons la route de ce monde, de notre vie et préparons Noël autrement. Comme nous y invite le psaume disons-lui : quelles merveilles le Seigneur fait pour nous : nous sommes en grande fête. Aidons nos familles et nos amis à reprendre un chemin de foi avec sobriété et simplicité pour avancer avec eux vers le royaume qui vient et qui est déjà visible dans l’enfant Jésus, Dieu fait homme et donné à nous dans l’Eucharistie. Bon voyage à tous vers Noël ! Amen

homélie 1° dimanche de l’Avent C

Lecture du livre du prophète Jérémie : Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »

Que sait-on du retour du Christ

Évangile de Jésus Christ selon st Luc : En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

« C’est déjà bientôt Noël » entend-on dans la rue de la bouche des personnes qui voient peu à peu les vitrines des magasins être décorées pour l’occasion. Cette exclamation est la constatation que cette année encore, le temps est passé trop vite. Et nous nous demandons bien à quoi nous avons passé l’année et plus encore désormais, comme allons-nous la finir ? Que sera ce Noël 2021 alors que la 5° vague de covid risque de submerger cette année encore les fêtes de Noël et tous nos plans festifs ? Sera-t-il un pansement de « plaisir » temporaire pour endormir les grandes souffrances consécutives à deux années de crise ? Ce Noël sera-t-il le remède de la vraie joie dans un monde où règne la sinistrose ? Les pénuries annoncées de jouets autant que de certains produits alimentaires devraient être reçues comme une invitation à fêter plus sobrement Noël ; malheureusement il est fort à craindre qu’une fois encore la frénésie l’emporte sur le recueillement, l’abondance sur la simplicité, l’avoir sur l’être.

Dans le tumulte des crises qui se succèdent de siècle en siècle dans l’Histoire, invariablement, l’Eglise appelle à adopter un autre point de vue. Elle invite à chausser les lunettes de la foi qui sont à « verres progressifs » : elles permettent de voir comment agir chaque jour conformément à l’Evangile tout en gardant net, lorsque nous levons les yeux, le cap de la vie Eternelle qui nous attend.

Le temps de l’Avent porte en lui ce double élan qui exige une double préparation : à une fête annuelle, la mémoire d’un évènement historique qui s’est produit il y a 2021 ans : la naissance en notre humanité du Fils de Dieu qui est venu partager notre vie : la fête de Noël ; et à une autre fête, une fête à venir dont la date n’est pas encore fixée (sauf dans le cœur de Dieu) : celle de la fin des temps qui sera célébrée sur la terre nouvelle et sous les cieux nouveaux : c’est à dire la fête de tous les amis de Dieu qui ayant reçus Jésus dans leur vie terrestre, pourront vivre avec Lui pour l’éternité.

La liturgie de ce premier dimanche de l’Avent nous ouvre à ces deux perspectives : la première lecture nous prépare à la fête de la Nativité quant à la seconde lecture et à l’Evangile ils nous exhortent à rester éveillés et prier en tout temps… afin de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ; lors de sa venue avec tous les saints.

Pendant ce temps de l’Avent dites aux personnes qui vous interrogent que Dieu est venu et reviendra visiter son Peuple, que le Ciel est descendu et descendra sur la Terre. Ce temps de l’Avent est celui de la réalisation de la promesse, comme le rappelle le livre de Jérémie : Voici venir des jours où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda. Cette promesse de Bonheur n’est pas dans la possession d’une montagne de cadeaux, ni dans la satisfaction de tous les désirs, ni dans une grande bouffe de fin d’année, mais elle est une personne Jésus le Christ, un Germe de justice, qui exercera dans le pays le droit et la justice comme le rappelle le prophète Jérémie. L’Avent est donc un temps pour se préparer à être chacun justifié, pardonné ! C’est un temps de dépouillement, de simplification de sa vie pour entrer dans le mystère de la crèche. Mais je vous disais également que l’Avent nous prépare à une rencontre à la fin des temps, car le cycle annuel de la liturgie ne tourne pas sur lui-même, il est une spirale qui attire l’homme vers Dieu pour le préparer à sa rencontre à la fin de temps. C’est cela que nous révèle l’Evangile et la seconde lecture : il nous faut emprunter le chemin de perfection qu’on appelle la sanctification. Pour ce faire il faut suivre les deux conseils du Seigneur Jésus et les préconisations de Paul aux Thessaloniciens.

Le premier conseil du Seigneur : Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie. Voilà de quoi préparer autrement et plus sobrement le Noël qui vient…

le second : restez éveillés et priez en tout temps, nous permettra de remettre, si besoin, le mystère de Dieu fait homme au cœur de nos journées, en prenant un temps de prière devant la crèche.

Quant à Paul ; il nous préconise d’avoir à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant afin d’être établis fermement dans une sainteté irréprochable devant Dieu notre Père. Oui l’amour que je donne aujourd’hui me permettra de me tenir debout devant Dieu au jour du jugement. Aimer, en acte et en vérité, s’est être sauvé !

Alors à tous, frères et sœurs, dans la foi en la parole de bonheur que Dieu nous fait en son Fils, dans la prière et l’amour mutuel, belle et sainte marche vers Noël ! Amen