les prières auprès de Marie le 15 août soir

les paroissiens du doyenné étaient invités à se retrouver chacun dans un lieu marial de sa paroisse pour prier avec Marie. Prier pour la France, prier pour la Vie, à l’heure où les nouvelles lois de bioéthiques sont discutées au Parlement.

Voici le message de Mgr d’Ornellas, Archevêque de Rennes, Responsable du groupe de travail bioéthique de la CEF.

« Notre planète si malmenée nous impose d’urgence un virage écologique. L’usage excessif de techniques sur l’être humain ne nous obligera-t-il pas de prendre un virage, celui de l’écologie humaine ? « Tout est lié » dans le respect du vivant, qu’il appartienne à la nature ou qu’il soit humain. Ne ratons pas le sens de l’histoire ! Nous aussi, citoyens croyant en Dieu ou non, nous pouvons continuer à nourrir nos réflexions à partir des valeurs éthiques de dignité, de solidarité et de fraternité. Il s’agit de réfléchir sur la bioéthique en pensant qu’il est question d’une loi civile chargée du « bien commun » pour tous et non de situations particulières. Nous connaissons tous l’une ou l’autre de ces situations. Elles sont dues à des accidents de la vie ou à des décisions individuelles. Même si elles sont parfois difficiles, elles ne sont pas  exemptes d’amour, nul n’en doute. L’Église catholique continuera à les accompagner avec respect et sollicitude. ».

Ainsi les paroissiens des Coteaux de Seille se sont donnés rendez-vous à la grotte de Frontenay où est vénérée Marie sous le titre de Notre Dame de Lourdes, ceux de Saint Martin des Vignes à la chapelle de Lavigny où l’on vénère Marie, notre Dame de La Salette, ceux de Saint Pierre François Néron à Courbouzon où l’on prie Notre Dame de Grandchamp et ceux de Saint-Désiré à la chapelle de Conliège auprès de Notre Dame de Lorette.

Nous avons fait monter vers le Seigneur une prière unanime, élaborée en doyenné.

et il n’est pas trop tard pour unir votre prière à la nôtre avec les mots de Jean Vannier

« « Ô Marie, donne-nous des cœurs attentifs, humbles et doux pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous. Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer, les servir, éteindre toute discorde et voir en nos frères souffrants et brisés la présence de Jésus vivant. Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres. Seigneur, souris-nous dans le regard de tes pauvres. Seigneur, reçois-nous un jour dans l’heureuse compagnie de tes pauvres. Amen ! »

 

un beau signe

au terme de notre prière à Courbouzon, alors que l’on s’apprêtait à partir des paroissiens ont attiré notre attention et tourné nos regards au dessus de la statue de Marie pour contempler, alors que le ciel était à peine nuageux, un arc en ciel….. au dessus d’Elle. Merci Marie de nous rappeler par ce signe l’Alliance éternelle de Dieu avec nous.

rétrospective en images…

à Frontenay :

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à Lavigny :

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à Courbouzon :

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Lieux et horaires des messes jusqu’à la fin des contraintes sanitaires

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LES MESSES DE SEMAINE  

lundi : 09h00 Voiteur, 11h30 : chez les soeurs de l’Alliance et  18h30 Les Cordeliers

mardi :08h30 : les Cordeliers; 09h00 : Passenans ou Chateau Chalôn et 10h30 : chapelle ND de Lorette à Conliège

mercredi :09h00 : Voiteur et 18h30 : les Cordeliers

jeudi :08h30 : Cordeliers et 09h00 : Voiteur

vendredi : 09h00 : Saint Luc et Voiteur;  18h30 : Les Cordeliers

samedi : 08h30 : les Cordeliers

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LE DIMANCHE  (toutes les messes dans un même lieu par paroisse tant que les normes sanitaires s’imposent à nous).

anticipée le samedi soir : 18h30 : Les Cordeliers

dimanche :

09h00 : les Cordeliers;

10h30 : Macornay, Voiteur, Montain et Vevy;

11h00 : les Cordeliers

 

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CHAQUE PERSONNE

DÉSIRANT PARTICIPER AUX EUCHARISTIES

DEVRA PORTER UN MASQUE

ET PASSER SES MAINS AU GEL HYDROALCOOLIQUE

EN ARRIVANT A L’EGLISE

intentions de messe et annonces du 24 au 31 mai

Samedi 24/05

Messe anticipée

7ème dimanche de Pâques

Jean et Edith PEROZ et famille

Intentions particulières

Jean-Marie BOILLOT

Dimanche 24/05/2020

7ème dimanche

de Pâques

Lundi 25/05 de la férie

ou Saint Grégoire VII

Mardi 26/05

Saint Philippe Néri

Mercredi 27/05

Saint Augustin de Cantorbéry

Daniel et Bernard POULET
Jeudi 28/05 de la férie  

 

Vendredi 29/05

Saint Paul VI

Samedi  30/05

Sainte Jeanne d’Arc

Samedi 30/05 René BRUN et François BERTHAIL et famille

Famille PROST-LHOMME;

Famille DALOZ-PETETIN-CHAUVIN;

Daniel BACHELIER ;

Yvette GUILLEMIN;

Intention(s) particulière(s)

31/05/2020

Dimanche de Pentecôte

A BIEN NOTER  : Les obsèques à l’église, comme les baptêmes et les mariages devront respecter la capacité d’accueil des personnes déterminée par les conditions sanitaires en vigueur (par exemple aux Cordeliers à Lons pas plus de 180 personnes dans l’église, 20 dans la chapelle); à l’église de Voiteur pas plus de 70 personnes, etc….) 

 

Les activités paroissiales vont reprendre peu à peu, chaque groupe organisera « sa rentrée » et aura à se retrouver dans des lieux assez grands pour garantir la distanciation sociale, chaque participant devra se passer les mains au gel hydroalcoolique en entrant et en sortant du lieu , le port du masque est vivement conseillé et même obligatoire si la distanciation sociale n’est pas possible.

 

alors à vos agendas…..

 

 

une semaine « Laudato Si »

par Sabine Leroy délégué pastoral de la paroisse des Roches.

 

A l’occasion du 5ème anniversaire de la parution de cette encyclique du pape François, de nombreuses propositions pour la semaine du 16 au 24 mai. Vous les trouverez sur le site : https://laudatosiweek.org/fr/home-fr/

Pour notre paroisse (et tout notre doyenné), nous retenons l’invitation à une vague mondiale de prière le dimanche 24 mai à midi : Retrouvons -nous sur les  parvis de nos églises ( à 10 personnes maxi sinon on fait plusieurs groupes) et prenons le temps de remercier Dieu pour le don qu’il nous fait de la Création. Pour nous guider, vous trouverez une feuille  à imprimer  ci dessous.

Vague de prière Laudato Si

Il y a également le feuillet de prière pour un temps plus long de prière et réflexion.

Temps de réflexion et de prière Laudato SI 2020

Sur le site de la semaine Laudato Si 2020, il y a un lien pour lire l’encyclique, et un autre pour l’écouter ( en podcast ). Cela peut être plus aisé pour certains.

Bonne journée à vous. Sabine

Voici les trois premiers chapitres :

Encyclique Laudato si’ | Chapitre 1 (« Loué sois-tu »)


Encyclique Laudato si’ | Chapitre 2 (« Loué sois-tu »)

Encyclique Laudato si’ | Chapitre 3 (« Loué sois-tu »)

 

Vous pouvez aussi chanter « Laudato si » :

 

 

 

 

 

 

 

méditation du mercredi de la 4° semaine de Pâques

Par René Bourgeois, Délégué pastoral de St Martin des Vignes

 

Mes prières restent sans réponse... - Un choix, une route

UNE PRIÈRE DU MATIN.

Il fait simplement sa prière. Presque un peu distraitement, il porte son regard de son petit livre à ce qui l’entoure . Une distraction de plus et il constate qu’il n’y a pas chez lui un « coin prière », pas d’image, pas de bougie allumée même pas une statuette du Sacré Cœur ou de la Vierge de Lourdes. Il imagine les autels domestiques des maisons d’Asie, ou encore un autel des ancêtres. Il se souvient de la crèche de Noël et son regard continue d’errer devant lui.
Devant lui il y a une fenêtre et à côté sur le mur des photos sont accrochées. Ces portraits de visages familiers sourient. Certains le regardent. Et toujours distraitement les souvenirs s’installent. Ces photos, souvenirs de moments joyeux, souvenirs de bonheur, ces traces d’amour dansent un peu dans sa mémoire. Par la fenêtre il voit beaucoup de ciel. Il voit aussi des maisons, des jardins, des arbres. Mais surtout du ciel et des nuages.
Ce Ciel, c’est pourtant bien là que s’adresse sa prière. Et si ce ciel était un grand « coin prière » avec le soleil comme bougie. Ces maisons , cette nature sont bien les signes de la vie. La vie quotidienne soit, si quotidienne qu’il n’en perçoit plus la richesse. Mais la Vie, Don inestimable, Don de l’Amour de Dieu vers qui allait la prière qui s’est un peu perdue.
Et la danse des souvenirs redit comme l’Ecriture « Je danserai pour Toi Seigneur ». C’est comme une contemplation où se mêlent tous les événements heureux passés et cette Vie d’aujourd’hui qui s’offre en action de Grâce. Les images ont remplacé les mots. Et c’est comme si à la fin d’un rêve il ne restait qu’une image.
Pour la Vie que tu nous donnes, que tu nous as donnée et que tu nous donneras. Merci Seigneur.

Nous avons besoins de votre soutien!

1/ Les prêtres continuent de célébrer la messe chaque jour à 11 heure. Nous pouvons y participer en union de prières. Vous pouvez continuer à demander des intentions, par téléphone, par courrier ou par mail. Soutenons-nous spirituellement.

2/ Nos paroisses ont aussi besoin de vous!

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Chers amis,

En cette période difficile, mes pensées et mes prières vont d’abord aux personnes qui sont touchées par la maladie, à leurs proches et tous ceux qui œuvrent pour que nous puissions mener notre vie aussi normalement que possible.

Le confinement se poursuit, nos paroisses sont mobilisées !

Bien que nous ne puissions plus nous réunir dans nos églises, de nombreuses initiatives sont mises en place par les paroisses pour nous permettre de prier et de nourrir notre Foi : messes en ligne, prière et adoration en direct, prêtres à votre écoute et organisation des obsèques dans des conditions difficiles.

Elles sont aussi en quête de solidarité.

Privées de quête, d’offrandes ou de la vente de cierges, nos paroisses comptent sur votre générosité pour assurer le paiement de leurs charges, entretenir les églises et poursuivre leur mission auprès de chacun, dans ces circonstances exceptionnelles !

Je vous remercie de continuer à donner à la quête pour les soutenir en faisant votre offrande en ligne sur le site : quete.catholique.fr  ou  cliquez ici

Vous pouvez aussi la verser par chèque bancaire à l’ordre de votre paroisse , par un don en liquide (merci d’indiquer sur l’enveloppe « quête » pour la paroisse…..). Vous pouvez alors l’envoyer ou la déposer dans la boite à lettre de la maison du doyenné, 7 rue du Puits Salé, 39000 Lons le Saunier ou de votre délégué pastoral, 

le père Arnaud  Brelot, votre curé, répartira à chacune des paroisses concernées.

en vous remerciant de votre attention et de votre générosité!

 

SE PRÉPARER AUX FÊTES DES PÂQUES

par le père William GOYARD

 Faire ses Pâques en période troublée

C’est du jamais vu. Cette année nous nous apprêtons à vivre un Triduum Pascal tout à fait particulier. De mémoire d’hommes, une telle situation ne s’est jamais présentée : aucune célébration, aucun regroupement pour suivre en communauté le Christ dans sa mort et sa résurrection. Quelle tristesse ! Mais le plus triste serait que Pâques, fête centrale de notre foi, ne soit pas pleinement célébrée par les chrétiens, même dans la solitude de leur confinement.

L’expression traditionnelle de « faire ses Pâques » révèle bien la nécessité pour tout chrétien d’une démarche personnelle concrète pour s’associer à la mort et à la résurrection du Christ. Comme le demande l’Eglise, pour entrer dans une telle intimité avec le Seigneur et le suivre tout au long des jours saints, il convient de s’y préparer intérieurement, de suivre les célébrations liturgiques du Triduum et de recevoir l’Eucharistie. Mais cette année, nous ne pourrons pas « faire nos Pâques » comme d’habitude, cependant l’Eglise, qui en a vu d’autres au cours des siècles, a prévu dans sa législation de telles situations pour nous permettre de vivre notre foi même dans des situations extrêmes.

Se préparer intérieurement.

Pour vivre pleinement la fête de Pâque, il est nécessaire de s’y préparer, ce que nous avons fait pendant le temps du Carême. Mais l’ultime préparation est de faire disparaître tout ce qui pourrait nous empêcher d’entrer dans cette intimité spirituelle avec notre Sauveur qui est mort pour nous et qui veut nous associer à sa Pâques. Pour obtenir le pardon des péchés, le canon 960 du Code de Droit Canonique précise bien que la seule manière, le mode ordinaire, est la confession individuelle. Cependant le même canon envisage des modes extraordinaires en cas d’impossibilité sérieuse de se confesser individuellement. C’est ce qu’a rappelé le Pape François dans son homélie du 20 mars dernier lors de la messe célébrée à la maison Sainte Marthe. Le Souverain Pontife a reconnu que la situation actuelle constituait un empêchement légitime de se confesser de manière ordinaire. Par conséquent, la manière extraordinaire peut être envisagée. Les modalités sont différentes. La rencontre avec un prêtre étant impossible, et le téléphone et internet ne pouvant absolument pas être utilisés, il revient au fidèle de vivre seul en présence de Dieu les trois étapes du sacrement de pénitence telles que les précise le canon 959 du C.D.C (aveu des péchés, contrition, ferme résolution de s’amender). Comme en cas d’absolutions collectives autorisées dans certaines situations particulières prévues par le canon 961, le pénitent a l’obligation, dès qu’il en aura la possibilité, de confesser à un prêtre les péchés graves pour lesquels il demande pardon sans pouvoir les confesser individuellement dans l’immédiat. Ce qui ne veut pas dire que ces péchés ne sont pas immédiatement pardonnés, mais ils devront être avoués ultérieurement à un confesseur dès que la situation redeviendra normale, pour que celui-ci puisse l’aider à assurer sa fidélité au Seigneur.

Concrètement, il convient de prendre personnellement un temps pour procéder à cet exercice. Il est nécessaire de se mettre en présence de Dieu, réciter le je confesse à Dieu, écouter sa Parole dans un passage de l’Ecriture (cf. annexe n°1), procéder à un examen de conscience (cf. annexe n°2), énumérer ses fautes (et se souvenir des péchés graves pour les confesser individuellement ultérieurement). Puis, il convient de regretter son péché et affirmer sa volonté de s’amender par l’acte de contrition (cf. annexe n°3). Enfin il faut prendre un temps de recueillement et d’action de grâce pour le pardon reçu de Dieu et terminer par la prière du Notre Père.

Suivre le Christ dans sa mort et sa résurrection

Les différentes liturgies de la Semaine Sainte nous aident à vivre en Eglise, les derniers instants du Christ. Nous le suivons, ainsi nous revivons avec lui son offrande au Père pour nous offrir à sa suite, avec lui, afin de prendre part à sa résurrection au matin de Pâques. Malgré l’impossibilité de tout rassemblement et de vivre ce temps en communauté, nous sommes invités à utiliser tous les moyens qui nous sont proposés pour vivre le mieux possible cette marche à la suite du Sauveur. Que ce soit à l’aide d’un simple livre de messe ou des revues telles que Prions en Eglise, Magnificat ou autres. Que ce soit par internet sur les nombreux sites qui nous sont proposés, par la radio ou encore par le moyen de la télévision, KTO ou le Jour du Seigneur (pour la messe de Pâques), chacun trouvera l’outil nécessaire pour s’associer à la liturgie de l’Eglise et vivre cette proximité avec le Christ pendant les jours saints. La mémoire de la Cène de jeudi soir, le Chemin de Croix et l’Office de la Croix de vendredi, la grande liturgie de la Veillée Pascale et enfin la messe de la Résurrection du matin de Pâques sont les étapes de ce chemin que nous allons parcourir avec le Christ.

De l’union à la communion…

L’Eglise  demande à tous les fidèles de recevoir l’Eucharistie au moins une fois par an de préférence à Pâques (canon 920). C’est pour signifier pleinement notre union au Ressuscité, que nous avons suivi dans sa mort et sa résurrection et que nous recevons dans l’Eucharistie, que l’Eglise préconise cette démarche. Cependant cette exigence de communion sacramentelle, elle aussi, se révèle impossible dans ce temps de confinement. Dans une telle situation, l’union la plus profonde que nous puissions avoir avec le Seigneur ressuscité ne peut être que spirituelle, elle révèle notre grand désir de le recevoir en nous et d’être unis à lui. Dans ses effets, la communion spirituelle est identique à la communion sacramentelle, bien que cette dernière soit préférable lorsqu’elle est possible. Concrètement, elle prend la forme d’une prière de désir, dont plusieurs formules existent (cf. annexe n°4), récitée au moment de la communion.

En conclusion, et comme le Christ le disait à la Samaritaine, nous sommes invités, cette années à vivre Pâques « en esprit et en vérité », de manière spirituelle et en communion les uns avec les autres, car si nous sommes tous intimement unis au Christ, nous sommes tous intimement unis entre nous par Lui et en Lui. Que ce Triduum tout à fait inhabituel soit cependant pour nous l’occasion de vivre plus intensément et de manière renouvelée notre proximité avec le Seigneur qui nous sauve par sa Croix.

Bonnes et Saintes fêtes de Pâques.

 

ANNEXES

NUMERO 1 : PROPOSITION DE TEXTES A MEDITER.

La patience de Dieu (Luc 13, 6-9)

Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement? Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

 La brebis et la drachme perdues (Luc 15, 1-10)

Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux. Mais il leur dit cette parabole : Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve? Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve? Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue. De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Le fils prodigue (Luc 15, 11-32)

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

La femme adultère (Jean 8, 1-11)

Jésus se rendit à la montagne des oliviers. Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S’étant assis, il les enseignait. Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère, et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.

Le bon larron (Luc 23, 33.39-43)

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous! Mais l’autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit: Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

Psaume 50

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,selon ta grande miséricorde, efface mon péché.Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; *
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; *
alors on offrira des taureaux sur ton autel.

NUMERO 2 : EXAMEN DE CONSCIENCE

Face à Dieu, nous ne pouvons nous présenter qu’en vérité. Face à son amour, nous ne pouvons nous sentir que petits et faibles mais cependant aimés. Nous désirons être avec Lui, nous désirons L’accueillir dans notre existence, et Le suivre dans tous les instants de notre vie.

Sa parole, son exemple nous stimulent, nous encouragent, mais nous sommes faibles.

Seigneur aide-moi, Seigneur pardonne-moi. J’ai péché contre toi, j’ai été négligeant dans la reconnaissance que je te dois pour ton amour et ta bonté. Je n’ai pas toujours été fidèle dans la prière, dans ma participation à la messe dominicale, dans ma contribution à la vie de l’Eglise.

Seigneur pardonne-moi !

Seigneur, je n’ai pas toujours vécu le commandement d’amour envers les autres comme Tu me le demandes. Je pense souvent à moi, mais pas suffisamment aux autres. Je n’ai pas été un témoin de ton amour, par mon manque de charité, mon manque de compassion, mon manque d’attention. J’ai même été complice du mal succombant à l’égoïsme, à la jalousie, à la médisance, à l’envie.

Seigneur pardonne-moi !

Seigneur, je ne suis pas à la recherche de la sainteté comme tu me le demandes. Je n’essaie pas de grandir, mais je me complais dans une inertie, une médiocrité, dans de mauvaises habitudes, dans des excès, dans le découragement ou la colère que je ne veux pas toujours reconnaître. Aide-moi à être celui que tu veux que je sois, et que je veux être. Aide-moi à voir ce qui doit concrètement changer dans ma vie ?

Seigneur pardonne-moi !

 NUMERO 3 : ACTE DE CONTRITION

 Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte Grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence

  NUMERO 4 : PRIERES POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

1) Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous. Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous. Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2) À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Amen.

 

 

En la fête de saint Joseph

Méditation du père William GOYARD

Pintakasi: Wonder Worker even in Slumber - The devotion to ...Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »     Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Jour de fête et de joie…

Oui, ce 19 mars est pour toute l’Eglise un jour de fête et de joie car elle célèbre celui qui fût donné pour père terrestre au Christ. Cette solennité de la fête de Saint Joseph aurait dû être célébrée par la communauté rassemblée mais par la force des choses, elle le sera dans le secret du cœur de chacun ou en famille. Nous sommes cependant tous en communion les uns avec les autres et notamment avec la communauté des Petites Sœurs des Pauvres qui fête aujourd’hui son Grand Protecteur.

Malgré les évènements, cette fête doit nous apporter une joie profonde, car celui que nous célébrons a été un père pour le Christ et par conséquent il est aussi un père pour nous. Et nous savons que nous pouvons tous compter sur sa protection paternelle.

Ce qui caractérise Joseph, comme nous l’affirme l’évangile de Saint Matthieu, c’est qu’il était un homme juste. Cette mention renvoie à l’ancien testament, à tous les justes de l’ancienne Alliance, les patriarches et les prophètes, ceux qui étaient des hommes de Dieu. Joseph était un homme juste ; juste au sens biblique, c’est-à-dire un croyant cohérent avec sa foi, un homme disposé par sa sainteté à faire la volonté de Dieu, quel qu’elle soit, un homme juste parce que totalement « ajusté » au vouloir de Dieu. Lorsqu’il apprend que Marie, qui lui était promise en mariage, est enceinte, Joseph est déconcerté, désorienté. Il pressent la bonne foi de Marie mais ne peut pas accepter l’inacceptable. Homme de Dieu, soumis à la Loi du Seigneur dans ce qu’elle a de plus profonde et de plus noble ; Homme de miséricorde, il se décide pour la solution la plus discrète, la plus respectueuse de Marie, la plus proche possible de celle que Dieu lui-même prendrait.

Et Joseph dans son questionnement attend une lumière, un signe de Dieu pour le guider dans sa décision. Il est tout tourné vers le ciel et reste totalement disponible à la volonté du Très-Haut. Et c’est dans son cœur préparé et disponible, que la manifestation discrète de Dieu (dans un songe) a une résonnance non équivoque : Aussitôt Joseph infléchit sa route : il ne craindra plus d’accueillir chez lui Marie, son épouse ; et il va avoir un rôle irremplaçable dans l’avènement du Messie. Grâce à lui, en effet, l’enfant à naître sera légalement rattaché à la lignée de David. Grâce à lui, en Jésus de Nazareth on pourra reconnaître le Christ de Dieu, tel qu’il était annoncé par les prophètes.

Joseph, le Juste, était à l’écoute du Seigneur, il désirait d’un grand désir faire la volonté de Dieu, il voulait suivre sa Loi. La grande force de Joseph est d’avoir su accueillir l’initiative de Dieu, qui s’est manifesté à lui de manière délicate, comme Dieu se manifeste souvent. Il a accueilli la volonté de Dieu en mettant de coté toutes ses considérations personnelles, ses craintes, ses questionnements et ses projets.

Nous aussi nous pouvons être désorientés par les évènements, soucieux, craintifs, inquiets. Joseph nous montre que ce qui compte c’est de mettre toute sa confiance en Dieu et ne rechercher qu’à faire sa volonté. Et cette attitude, qui est celle du juste, n’est jamais stérile car elle permet à Dieu, à travers nous, de réaliser son projet d’amour qui nous dépasse. Alors, nous aussi, essayons de rendre notre cœur prêt et disponible à la manifestation de Dieu comme a su le faire Joseph.

Bonne fête à tous, pleine de paix et de joie profonde.

 

et no’oubliez pas de vous unir « spirituellement » à la communion lors de la messe que vos prêtres célèbres à 11h15 en disant votre acte de communion spirituelle :

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous. Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

en ces temps de jeûne eucharistique contraint, redécouvrons la communion spirituelle ou de désir.

PAR LE PÈRE CHRISTIAN PANOUILLOT 

le texte ci-dessous est téléchargeable en cliquant ci :

LA COMMUNION SPIRITUELLE OU DE DESIR

 

Mes chers amis paroissiens

La privation de la Messe dominicale et quotidienne, nous fait soudainement ressentir le manque de l’Eucharistie.

Pour les catholiques, la messe dominicale est l’assemblée sainte qui loue son Seigneur, en ce jour qui lui est consacré. Tout le peuple de baptisés offre à la Trinité Sainte, le Père, le Fils et le Saint les offrandes unies au sacrifice du Christ glorieux.

La Messe est une rencontre avec le Seigneur, et nous recevons en nourriture sa Parole de Vie et son Corps très saint pour entrer dans une communion plus vivante avec Lui. Ainsi notre participation à la Messe est l’actualisation du Sacrifice du Christ, la participation à sa Résurrection et à son Ascension. C’est pourquoi Il nous envoie porter chaque dimanche sa présence à ceux avec lesquels il nous est donné de vivre.

Non, la Messe n’est ni une option parmi d’autres, ni un repas entre chrétiens convaincus, elle est une communion d’amour avec le Seigneur Jésus dans sa Parole, et l’offrande de lui-même à son Père. C’est Lui, le Père qui nous rend frères et sœurs.

Lors de la communion sacramentelle, nous communions réellement à cette réalité dans la dynamisme de la vie Eternelle. Ainsi la Messe est vivante pour le chrétien qui entre dans le mystère qui est célébré. Les chants ou ce qui vient se greffer à la liturgie ne sont là que pour nous aider à entrer dans cette offrande d’amour. La danse aide le danseur et le porte parfois dans l’exécution de son mouvement. Il sait cependant que si la musique venait à s’arrêter, il lui faudrait continuer sa chorégraphie parce qu’il habite le mouvement de l’intérieur. Il en est ainsi de notre participation à l’Eucharistie.

Suivre la Messe dans son missel, ou sur les ondes c’est participer à l’Eucharistie pour la sanctification du dimanche ainsi que les jours d’obligation.

Qu’en est-il alors de la communion ?

Monseigneur Aupetit la rappelait dimanche soir lors de la messe télévisée, puisque la communion sacramentelle est pour l’instant suspendue.

« Pour saint Thomas d’Aquin (Somme théologique, III, q.80, a.1) il y a deux manières de recevoir l’Eucharistie: l’une sacramentelle par laquelle on reçoit le sacrement et ses effets (si on est en état de les recevoir: en état de grâce), et l’autre spirituelle par laquelle on reçoit l’effet du sacrement qui consiste à être spirituellement uni au Christ. Dans ce dernier cas, c’est le désir de recevoir les fruits de ce sacrement par un amour ardent, une foi vive, un esprit d’humilité (la conscience de ses fautes qui nous ont mis dans cette

nécessité) et d’Espérance, qui nous unit spirituellement au Christ présent dans la sainte Eucharistie.

C’est bien ce qui se passe dans le baptême de désir d’une personne suffisamment consciente qui donne les fruits du baptême sans recevoir le sacrement (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°1258). Le désir de ces sacrements – précise St Thomas d’Aquin- « vient de la foi qui opère par l’amour, et par cette foi, Dieu, dont la puissance n’est pas liée aux sacrements visibles, sanctifie l’homme intérieurement » (III, q.68, a.2). » abbé Laffargue.

Ce qui est profitable dans la communion appelée spirituelle ou de désir, c’est précisément le désir qui émane du coeur du croyant d’être uni à son Seigneur . Cette démarche porte les mêmes fruits que la communion sacramentelle, car nous nous laissons habiter par le Seigneur tout entier.

On y ajoutera ce que disent sur la communion spirituelle le Pape saint Pie X dans son Catéchisme (III, ch.5 §2), le Vénérable Pape Pie XII dans l’encyclique sur la liturgie Mediator Dei (2ème partie, III) et le Pape saint Jean-Paul II dans son encyclique sur l’Eucharistie (n°34).

Sainte Thérèse d’Avila la recommande dans Le chemin de la Perfection (ch.37): « Vous imprimerez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur » et saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars: « Si nous sommes privés de la communion sacramentelle, remplaçons-la, au moins autant qu’il se peut, par la communion spirituelle. C’est celle que nous pouvons faire à chaque instant; car nous devons toujours être dans un désir brûlant de recevoir la Bon Dieu. La communion spirituelle fait à l’âme comme un coup de soufflet au feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braise: on souffle et le brasier se rallume.  » (sermons)

L’Imitation de Jésus-Christ (L. IV, ch.10, n°6) affirme aussi que « Tout fidèle peut aussi communier en esprit tous les jours, à toute heure, avec beaucoup de fruit. Il se nourrit invisiblement de Jésus-Christ celui qui médite avec piété les mystères de l’Incarnation et de la Passion et qu’il s’enflamme en son amour »

« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour…! » (Luc 11, 3)

Dans la communion spirituelle il me semble important de relever trois piliers qui nous aide à faire cette démarche :

croire en la présence réelle « Celui qui mange ma chair et bois mon sang a la vie éternelle   moi je demeure en lui »(Jean 6,56)

Croire que l’Eucharistie est un sacrement qui contient réellement et substantiellement le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus Christ sous les apparences du pain et du vin »( catéchisme).

désirer recevoir Jésus Eucharistie

Quand je communie , je dois avoir le désir que Jésus vienne habiter mon âme comme Zaché « c’est chez toi que je veux demeurer »(Luc 19,5) et le recevoir dans les mêmes dispositions, c’est à dire avec joie.

Notre recueillement est un témoignage de notre foi en Jésus. Souvenez vous comme Jésus est touché par la foi du Centurion « je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri »(Luc 7, 1-10), la femme hémorroïsse, « Ta foi t’a sauvée » (Luc 8,45) rappelez vous combien notre Seigneur est touché par la foi de certaines personnes dans l’Evangile. Sera t’il touché par la nôtre ?

Remercier, action de grâce

Comme le lépreux qui vient dire merci de la grâce qui lui a été faite,(Luc 17, 11-19) Cette action de grâce s’exprime par le recueillement, goûter ce coeur à coeur avec le Seigneur, qui nous entraine dans la communion Trinitaire. L’expression de notre recueillement est un témoignage de notre foi. Cette demande de Jésus « M’aimes-tu plus que ceux-ci ?»(Jean 21,15) vient frapper aussi à la porte de notre coeur.

Une parente me disait qu’une femme qui s’était convertie sur le tard de sa vie et qui participait à la messe du dimanche revenait de la table de communion les bras croisés et la paix sur le visage. C’était pour elle touchant de la voir communier. Communier avec foi est un témoignage pour les autres.

La communion spirituelle nous aide à recevoir la communion sacramentelle avec plus de ferveur et d’intériorité.

Dans l’Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du 22 février 2007, le Pape BENOÎT XVI demande de veiller à ce que l’ affirmation, que la pleine participation à l’Eucharistie se réalise quand on s’approche de l’autel pour recevoir la Communion, n’introduise pas parmi les fidèles un certain automatisme, comme si par le seul fait de se trouver dans une église durant la liturgie donnait le droit ou peut-être même le devoir de s’approcher de la Table eucharistique.

Il précise ensuite: Quand il n’est pas possible de s’approcher de la communion sacramentelle, la participation à la Messe demeure cependant nécessaire, valable, significative et fructueuse. Dans ces circonstances, il est bon de cultiver le désir de la pleine union avec le Christ, par exemple par la pratique de la communion

spirituelle, rappelée par Jean-Paul II (Enc. Ecclesia de Eucharistia, 17 avril 2003, n°34).

Ce temps d’absence de communion eucharistique soit pour chacun une prise de conscience de notre façon de communier, de la dignité que nous avons vis à vis du Corps très saint du Seigneur, de notre foi, de notre joie à le recevoir jusqu’à son retour glorieux. « Viens Seigneur Jésus » (Apocalypse 22,20) .

Père Christian

 

Vous ne pouvez pas  recevoir la Communion Sacramentelle !

Recevez cette Communion Spirituelle !  plusieurs fois par jour !

 

ACTE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement.

Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

EN CE TEMPS D’ ÉPREUVE….

« La joie de Dieu est notre rempart ! » (Néhemie 8, 10)

 

Bonjour à tous,

Nos communautés chrétiennes sont dans l’impossibilité physique de se retrouver désormais pour louer et célébrer le Seigneur. Cela ne nous empêche pas de nous unir spirituellement dans la communion des Saints.

L’équipe des prêtres du doyenné vous invite à puiser dans les vertus de foi d’espérance et de charité les forces pour traverser chrétiennement cette épreuve.

1/ Par la foi renforcer et approfondir notre lien à Dieu par la prière, la louange et la méditation de la Parole.

Pour cela, nous vous proposons de nous unir spirituellement chaque jour, à partir du mardi 17 mars entre 11 h 30 et midi, pour prier ensemble la neuvaine proposée par les Sœurs Clarisses de Poligny. 

                                       Neuvaine du 17 au 25 Mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit . Amen

Seigneur aie pitié de nous

O Christ aie pitié de nous

Seigneur aie pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Saint Michel, Saint Gabriel, Saint Raphaël…

Tous les saints anges de Dieu…

Saint Joseph priez pour nous

Saint Jean Baptiste…

Saint Pierre et Saint Paul ….

Saint Romain et Saint Lupicin…

St Désiré, St Pierre François Néron… 

Saint Lothain et Saint Claude…

St Bernard et St Benoît, …

Saint François, Sainte Claire et Sainte Colette…

St François de Sales Sainte Thérèse de l’enfant Jésus …

Tous les saints et les saintes de Dieu priez pour nous.

Notre Père qui es au cieux…. 

Je vous salue Marie pleine de grâce

« Je suis le Sauveur de mon peuple dit le Seigneur s’il crie vers moi dans les épreuves, je l’exauce je suis son Dieu pour toujours »

Prions: Dieu qui es notre force dans la faiblesse et notre consolation dans la misère, relève l’espérance de ton peuple : Qu’il sorte grandi de ses épreuves, et reprenne souffle en ton amour. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui règne avec toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. Amen

vous pouvez téléchargez le texte avec le lien ci-dessous.

neuvaine covi19

D’autres propositions viendront en leur temps, comme un commentaire de la Parole du jour ou une méditation par l’un de nous, disponibles sur le blog du doyenné (https://doyennedelons.com/)

2/ Par l’espérance tenir ferme notre confiance en la victoire du Christ sur le mal et le péché.

Dans notre entourage, certaines personnes peuvent être malades, atteintes du covid19, ou d’une tout autre maladie. Confions les ainsi que leur combat contre la maladie, au Seigneur qui guérit et sauve.

L’espérance oriente également notre regard vers la vie éternelle, prions pour tous ceux qui sont passés et passeront par la mort en ce temps d’épidémie.

3/ Par la charité, consolider le lien fraternel

Gardons vive le souci de l’unité de notre communauté, par la pensée, en prenant des nouvelles les uns des autres par le téléphone, par mail , ou par tous les réseaux sociaux  ( par eux, aucun virus ne passe !) et en s’abstenant de transmettre ou de faire suivre des messages non vérifiés ou apocalyptiques. Ceux qui le peuvent selon les règles recommandées auront souci de proposer leurs services aux plus fragiles (faire leurs courses,  se rendre à la pharmacie …)

 

Ce temps de confinement est une occasion de découvrir l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous unit tous en une seule famille. Qu’Il fasse grandir en nous le désir quand nous le pourrons à nouveau, de nous retrouver pour célébrer dans la joie l’Eucharistie qui fait de nous le Corps du Seigneur.

L’équipe des prêtres.