ANNONCES du 11 au 18 février 2018

ANNONCES du 11 au 18 février 2018

Lundi 12 février

  • Préparation liturgique du 18/02 à la cure à 20h.

Mardi 13 février

  • Réunion des Chrétiens dans l’Enseignement Public, à la cure à 17h,
  • Réunion des Chrétiens dans l’Enseignement Public, à la cure à 17h,
  • Atelier de réflexion œcuménique ouvert à tous 

          au temple de Lons à 19h 30,

6ème rencontre  Marc 9, 14-29 :

         « L’homme aux prises avec le démon de son fils »

         Renseignements :

  • François et Maud Billion-Rey – tél. 03 84 25 35 63
  • André Jantet   –  tél. 06 80 33 16 48
  • François Vouga  – tél. 07 89 34 92 77

Mercredi 14 févrierMercredi des Cendres

  • Messes :
    • 10h 00 : Cordeliers
    • 19h 00 : St Luc
  • Temps Fort à St Luc en doyenné  – 17h 00
    • ateliers pour les enfants avec les catéchistes
    • enseignement pour les adultes avec le Père A. Brelot
      • 19h00 – messe
      • 20h15 – soirée de partage : soupe au profit du CCFD-TS

Jeudi 15 février

  • Réunion de l’EAP à la cure à 20h,
  • Prière façon Taizé à la crypte de Saint-Désiré à 20h 30.

Vendredi 16 février

  • Chemin de croix, à 15h chapelle des Cordeliers et 19h à St Luc.

Samedi 17 février

  • Adoration du St Sacrement chapelle des Cordeliers, de 16h à 17h,
  • Confessions individuelles aux Cordeliers, à 17h.

Dimanche 18 février : 1er dimanche de Carême

Véronique Soth donnera son enseignement :

« 1 foi 10 minutes »

à la chapelle des Cordeliers de 10h10 à 10h20

thème : « Regarder vers l’autel »

  • Messe anticipée
    • samedi : 18h 30 : Revigny
  • Dimanche :
    • 9h 00 : St Désiré
    • 10h 30 : Cordeliers
    • 10h 30 : Crançot

Choucroute à Perrigny

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INTENTIONS DE MESSES du 11 au 18 février 2018

Samedi 10/02/2018 18h 30 : Montmorot Jacques DELIGNOU,

Albert PROST et sa famille,

Madeleine et Albert PY,

Joseph et Benoît ROZAIN et leur famille,

Famille DALOZ-CHAUVIN,

Léonie PONCET,

Jean et Edith PEROZ,

Félix FAIVRE,

Famille CLERC-BASSARD vivants et défunts,

Robert GEOFFROY,

Paulette et François PIGNIER,

Odile SASSARD et sa petite fille Laetitia,

Charles EUVRARD – Pierre RIVOIRE et leurs familles

Jean THEVENOD,

Paul MILLAND et sa famille,

Bernadette MICHAUD

Et suite obsèques :

o   Noël BUATOIS,

o   Gérard PERNOT,

o   Constant PETITJEAN.

Dimanche 11/02/2018

6ème dimanche du Temps Ordinaire

9h : St Luc

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

Lundi 12/02/2018

St Félix

12h : Srs de l’Alliance

18h 30 : Cordeliers

 

 

Mardi 13/02/2018 

De la Ferie

8h 30 : Cordeliers  Sœur Marie Camille BOURGEOIS.
Mercredi 14/02/2018

Les Cendres

10h : Cordeliers

19h : St Luc

 
Jeudi 15/02/2018

 St Claude

8h 30 : Cordeliers  
Vendredi 16/02/2018

    Ste Julienne

9h : St Luc

18h 30 :  Cordeliers

 
Samedi 17/02/2018

St Alexis

8h 30 : Cordeliers  
Samedi  17/02/2018 18h 30 : Revigny Thérèse MARTELET (anniversaire),

Paulette MARTIN et sa famille,

Jacqueline MOCKY et sa famille,

Jean-Marie LAGALICE (anniversaire),

Suzanne BOISSON,

Intentions particulières,

Marguerite COURVOISIER

André LEGLISE,

Colette AUBRY,

Paul et sa famille.

Dimanche 18/02/2018

1er dimanche de Carême 

9h : St Désiré

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

 

 

homélie du 5° dimanche…

Évangile de J-C selon saint Marc

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

 

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Nous poursuivons aujourd’hui la lecture entamée dimanche dernier de la visite de Jésus à Capharnaüm. A peine a-t-il mis les pieds dans la synagogue, qu’avec une autorité nouvelle, Il chasse un esprit mauvais d’un possédé. Il poursuit ce matin en guérissant la belle-mère de Pierre. La suite logique de ces guérisons extraordinaires ne se fait pas attendre : de deux guérisons on passe à des centaines grâce à la publicité ! Pas besoin de journaliste, de télévision, de radio, ou d’internet pour faire le buzz! Un bon miracle, signe bien visible de la puissance et de l’autorité du Christ, ramène plus de monde à Dieu que bien des discours et des enseignements ! Pourtant Jésus ne dissocie pas miracle et enseignements, il fait les 2 ! Il ajoute même une troisième dimension à son action : il prie et par rien qu’un peu : Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Donc pour bien enseigner et guérir pendant la journée, le Seigneur doit d’abord prier. On souligne bien que Jésus a besoin de se mettre à l’écart, il n’est pas comme nous qui affirmons parfois, pour mieux fuir le silence, que nous prions en agissant ! Il faut souligner que le silence est devenu le grand absent de nos vies : désormais on trouve toujours dans les maisons la télé allumée en bruit de fond. Et dehors entre la circulation et les hautparleurs qui vomissent musique et pub, ou des personnes dans la rue avec des écouteurs sur les oreilles et même maintenant des jeunes se promenant avec une enceinte Bluetooth pour partager leur musique à la cotonnade impossible de trouver un peu de silence. Il est aussi absent de nos célébrations : de notre premier pas à l’église jusqu’à notre départ, quand prenons-nous le temps de rejoindre le Seigneur dans un silencieux cœur à coeur ? Sommes-nous là uniquement pour les autres ou d’abord pour Lui afin d’être vraiment disponible pour les autres ?

Dieu est en nous, au cœur de notre cœur. L’expérience de Dieu est comme de la spéléologie spirituelle : il s’agit de descendre dans la profondeur du gouffre de notre vie, de notre corps, de tout notre être ! C’est là qu’est Dieu : au plus intime de notre cœur, de notre conscience et de notre intelligence. C’est parce que Christ est au cœur de nos vies, qu’il nous permet de faire toute chose selon sa volonté ? Et sa volonté, il nous la livre dans l’évangile : Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti.

La bonne Nouvelle proclamée par Jésus est celle du retour à l’ordre : Jésus avec autorité remet de l’ordre dans la vie des personnes qu’il croise : il rend aux personnes malades la capacité de travailler, aux personnes possédées la capacité de vivre à nouveau dans la société. Là où Jésus passe le mal trépasse, chaque guérison vient redire que le diable est vaincu, que la vie a triomphé! Le regard du Christ redit, à chaque homme qui veut bien le croiser, l’immense miséricorde du Père pour lui. Ce n’est que dans le silence de cette rencontre des regards que peut s’imprégner jusqu’au fond de l’âme la certitude de notre salut. Le vrai souci des autres, nous rappelle le Seigneur, c’est d’abord que nous ayons souci de notre propre salut. A l’homme qui dit au Christ : « Seigneur, il y a tant d’hommes qui se perdent…. » Jésus répond : « si moi je te perds, alors j’ai tout perdu ! »

Voilà pourquoi le Seigneur doit aller de ville en ville, rencontrer et sauver chaque homme et chaque femme qu’il croisera. Et cette volonté expresse du Seigneur, de ne perdre aucun de ceux qu’il rencontre, doit devenir notre volonté. Un chrétien l’est pour les autres, pour attirer vers le Seigneur ceux qui sont loin, car je crois qu’il nous sera demandé des comptes de tous ceux que nous n’aurons pas voulu sauver. Paul déjà l’avait compris quand il disait aux Corinthiens : Je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible… Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.

Et aujourd’hui, c’est à nous que Paul le redit. Sommes-nous aussi missionnaire du Christ à cause de évangile ? Où laisserons-nous cela à d’autres, aux protestants évangéliques ou à des courants plus ou moins sectaires? Si Dieu est votre vie, alors donnez la vie à tous les hommes. Nous devons être des chrétiens engagés, dont la vie de foi est une amitié avec le Christ façonnée par la prière dans le silence. Cette amitié avec le Christ creuse au plus profond de soi le désir de le faire connaître et aimer de tous. Puisse l’Eucharistie que nous allons célébrer donner aux uns la force de continuer à annoncer le Seigneur et aux autres le goût de s’y mettre. Amen

samedi de st Dé du 03 avril…. en image

“Le rendez vous des jeunes du Jura a lieu chaque samedi du mois, depuis plus de 5 ans, à l’initiative de Mgr Jordy.

C’est un moment que les jeunes apprécient. Qu’ils soient de Dole, de Cousance, de Poligny, ou d’ailleurs, ils peuvent se rencontrer à Lons le Saunier une fois par mois, vivre leur foi et être entre jeunes.

Ce samedi 3 février, Mgr Jordy est venu à leur rencontre.

Plus tard dans la soirée Benjamin Gaillard est venu leur présenter le secours catholique.

Ce fût encore un bon moment priant et festif pour tous”

 

La prochaine rencontre aura lieu le 3 mars

vendredi 02 février, fête de la vie consacrée

la chapelle de semaine était pleine pour fête la présentation de Jésus au Temple ce vendredi 2 février au soir. L’occasion pour les paroissiens de dire un grand merci aux religieuses qui œuvrent avec dévouement, humilité et efficacité auprès des plus pauvres et des plus faibles de nos villes et villages!

 

Merci à elles de leur présence fraternelle, flamme de fidélité qui brûlent devant l’autel de notre Seigneur, portant devant lui les intentions de notre monde!

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Merci également pour la belle liturgie préparée par elles.

Cette messe fut suivi d’un bon moment convivial chaleureux : les crêpes  offertes par les petites soeurs des pauvres ont eu un franc succès!

 

ANNONCES du 4 au 11 février 2018

ANNONCES du 4 au 11 février 2018

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« VIVONS ENSEMBLE » est arrivé.

Merci aux distributeurs de passer le récupérer au secrétariat.

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  • Lundi 5 février
    • Préparation liturgique du 11/02 (messe de la santé), à la cure à 20h.
  • Mardi 6 février
    • Messe à Conliège à 10h 30,
    • Réunion pour le denier de l’Eglise à Poligny à 14h 30.
  • Mercredi 7 février
    • Réunion du groupe de confirmation adulte à la cure à 20h,
    • Réunion autour du livret diocésain, à St Luc à 15h 30.
  • Jeudi 8 février
    • Réunion de l’EAP à la cure à 20h,
    • Réunion des catéchistes autour du livret diocésain, à St Luc à 20h.
  • Vendredi 9 février

Journée de récollection de carême :

« Marchons sous la conduite de l’Esprit ! » (Gal 5,25)

Vendredi 9 février ou   samedi 10 février

de 9 h 30 à 16 h 30   

Maison du diocèse 21, rue Saint-Roch  39800 Poligny

  • Samedi 10 février
    • Messe à la Maison d’Arrêt
  • Dimanche 11 février : 6ème dimanche du Temps Ordinaire
    • Messe anticipée
      • samedi   – 18h 30  : Montmorot
    • Dimanche :
      • 9h 00 : St Luc
      • 10h 30 : Cordeliers
      • 10h 30  : Crançot

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Le 10 et 11 février,

un weekend Spi et détente à l’abbaye d’Acey

pour les jeunes à partir de la 4ème.

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Mercredi des Cendres  : 14 février

Messes10h 00  : Cordeliers   

      19h 00 : St Luc 

Temps Fort à St Luc en doyenné  – 17h 00  :

                  – ateliers pour les enfants avec les catéchistes

 – enseignement pour les adultes avec le Père A. Brelot

19h 00  :  messe

20h 15 : soirée de partage : soupe au profit du CCFD-TS

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INTENTIONS DE MESSES du 4 au 11 février 2018

Samedi  4/02/2018 18h 00 : St Désiré intentions particulières,

Paulette MARTIN et sa famille,

Yvette TESTON,

Henri et Victoire AUBIN et leur fils Amand,

René BOISSON,

Julia DENIS, Alberte et Georges DENIS ses grands-parents et Paulette POLY sa grand-mère,

Louis et Madeleine LAGRANGE,

Défunts des familles BUHON-GUINCHARD,

Famille BOUVIER-GRIGI,

Christophe GOLLION (anniversaire),

Pour des jeunes en difficulté,

Défunts des familles LEBEAUD-CUYNET et intentions particulières.

Dimanche 4/02/2018

5ème dimanche du Temps Ordinaire

 9h 00 : Perrigny

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

Lundi  5/02/2018

Ste Agathe

12h : Srs de l’Alliance

18h 30 : Cordeliers

 

 

Mardi  6/02/2018 

St Paul Miki et ses compagnons

10h 30 : Conliège

8h 30 : Cordeliers

 
Mercredi  7/02/2018

Ste Eugénie

18h 30 : Cordeliers  
Jeudi  8/02/2018

Ste Jacqueline

8h 30 : Cordeliers  
Vendredi  9/02/2018

 Ste Apolline – St Jérôme Emilien

9h 00 : St Luc

18h 30 :  Cordeliers

 
Samedi  10/02/2018

Ste Scholastique

St Arnaud

8h 30 : Cordeliers  
Samedi  10/02/2018 18h 30  : Montmorot Jacques DELIGNOU, Albert PROST et sa famille,

Madeleine et Albert PY,

Joseph et Benoît ROZAIN et leur famille,

Famille DALOZ-CHAUVIN,

Léonie PONCET,

Jean et Edith PEROZ,

Félix FAIVRE,

Famille CLERC-BASSARD vivants et défunts,

Robert GEOFFROY,

Paulette et François PIGNIER,

Odile SASSARD et sa petite fille Laetitia,

Charles EUVRARD – Pierre RIVOIRE et leurs familles,

Et suite obsèques :

  • Noël BUATOIS,
  • Gérard PERNOT,
  • Constant PETITJEAN
Dimanche 11/02/2018

6ème dimanche du Temps Ordinaire

9h 00 : St Luc

10h 30 : Cordeliers

10h 30 : Crançot

                               

homélie du 4° dimanche du temps ordinaire

autorité 1Évangile de J-C selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Dans l’évangile que nous venons d’entendre, deux personnages ne peuvent absolument pas cohabiter : Jésus et l’esprit impur. Tout les sépare, et pour souligner cette impossibilité, l’évangéliste Marc nous transporte dans une ville dont le nom est Capharnaüm, ville d’origine de Pierre et d’André qu’il vient d’appeler à sa suite (c’était dimanche dernier). Vous savez que ce nom signifie pour nous, occidentaux,  grand bazar, ou, pour dire clairement : un sacré bordel. Rappelez-vous que c’est ainsi que vos parents qualifiaient l’état indescriptible de votre chambre, ou que vous-même le faites avec vos enfants. Mais on pourrait aussi appeler ‘Capharnaüm’ l’état mental et spirituel du pauvre homme possédé par un esprit impur ; car en lui aussi tout est sens dessus dessous ! D’un côté une situation de désordre, de l’autre Jésus, dont l’autorité et l’enseignement remettent de l’ordre là où règne le désordre !

Si l’enseignement de Jésus est aussi efficace, nous devons en connaître le contenu et l’autorité ! L’évangile lu ce matin se trouve au début du chapitre 1ier de Marc, et à ce stade nous n’avons que trois Paroles de Jésus, deux que nous avons entendues la semaine dernière : l’une adressée à tous : Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Et l’autre dite à André et Pierre : venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. La troisième parole, ce matin, est à destination de l’esprit mauvais : Tais-toi ! Sors de cet homme. On retrouve en ces 3 paroles un résumé de l’évangile : Jésus est venu dans le monde pour annoncer le royaume de Dieu, pour libérer les gens du mal et choisir des disciples pour poursuivre son œuvre.

D’où vient l’autorité de l’enseignement de Jésus ? Nous savons que Jésus réalise les Ecritures : il est le prophète annoncé par Moïse dans la 1ière lecture : au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi  et vous l’écouterez. Et plus loin Dieu dit je mettrai dans sa bouche mes paroles. Quoi de surprenant qu’il parle avec autorité, puisque Jésus est la Parole de Dieu ! Quand il dit le règne de Dieu est tout proche, Jésus dévoile qu’en sa personne, le Règne de Dieu est là, Il est Dieu parmi nous ! D’ailleurs l’esprit impur ne s’y trompe pas, Il sait qui est Jésus : Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu En effet, personne, mieux que le mal, ne connaît l’autorité de Dieu !

Ce que l’esprit mauvais sait de Jésus, nous devons en faire notre profession de foi : Jésus n’est pas qu’un homme, fut-il le meilleur, il est le Saint de Dieu venu pour perdre le malin. Nous ne devons jamais douter que Dieu et le mal ne peuvent demeurer ensemble. Ce grand affrontement entre eux trouvera son point culminant sur la croix. Beaucoup croiront alors à la victoire du mal sur le bien, de la mort sur la vie, du renoncement sur l’espérance, de la haine sur l’amour, de l’abandon sur la foi. Pourtant, en donnant sa vie, Jésus cloue le mal et la mort sur la croix : il s’offre pour que nous ne souffrions plus d’être séparés de lui. Depuis, chacun de nos péchés est déjà consumé sur la croix, et chaque Eucharistie vient revivifier en nous l’autorité de ce don.

L’autorité du Christ, c’est la puissance de son amour qui lui permet de nous contempler sans cesse comme celui que nous devons devenir. Et l’Eglise à sa suite fait de même, par son enseignement, elle contemple chaque homme en voyant en lui, l’image et la ressemblance de Dieu restaurées par le Christ sur la croix. L’enseignement de Jésus et celui de l’Eglise sont tout un car le Christ a revêtu ses apôtres et leurs successeurs de son autorité pour enseigner, sanctifier et gouverner son peuple. Nous devons garder en nous la certitude que le Seigneur par le don de l’Esprit Saint assiste son l’Eglise et tout particulièrement le Saint-Père dans les décisions qu’il doit prendre. Je fais mienne pour vous ces paroles de l’apôtre Paul : C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. En vous attachant à l’Eglise et à son enseignement c’est au Christ lui-même que vous vous arrimez, car c’est sur Pierre que notre Eglise est bâtie, sur sa foi, et celle de ses successeurs. Unis à l’Eglise, vous ne risquez pas de vous perdre : in Christo per Mariam, semper sub Petro : Dans le Christ, par Marie, toujours soumis à Pierre ! Laissons aujourd’hui encore l’Eglise, par l’autorité du Christ, nous nourrir du Pain de Vie, pour être vraiment et fidèlement les disciples dont Il a besoin. Amen.

 

Prière pour l’unité des Chrétiens

Point d’orgue de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens une célébration œcuménique a eu lieu samedi 20 janvier 2018 au temple de la rue Fontaine de Rome sous la direction des responsables religieux, ou leur représentants, des églises chrétiennes du secteur de Lons-le-Saunier, avec en ce qui concerne l’Eglise catholique monsieur le curé doyen, le père Arnaud Brelot et l’abbé Jean Villet.

L’assemblée moins nombreuse que l’an passé, une quarantaine de personnes (en cause l’heure, le jour de la semaine, la météo ?)  était bien déterminée et participative. La célébration était fondée sur des textes choisis par les Eglises des Caraïbes pour lesquelles le christianisme est à la fois répulsif car religion des colonisateurs et négriers et consolation pour le soutien apporté aux esclaves et aux survivants des peuples primitifs locaux.

La réflexion sur l’esclavage qui nous concerne a été accompagnée de la formation de chaines réalisées avec des bandes de papier où chacun a noté l’esclavage (principal) dont il souffre. Chaines déposées au pied de la croix.
Chants et prières dont le Credo suivant :

Nous  croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,

de tous les êtres, visibles et invisibles.

Nous  croyons  en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,

engendré du Père avant tous les siècles, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu,

engendré, non pas créé, un seul être avec le Père, et, par lui, tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il est descendu des cieux,

il s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert la Passion, il a été mis au tombeau,

il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ;

il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.

Nous  croyons  en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ; qui du Père tient son origine ;

Qui avec le Père et le Fils, reçoit même adoration et même gloire ; qui a parlé par les prophètes.

Nous  croyons  à l’Église, une et sainte, à sa catholicité et son apostolicité.

Nous confessons  un seul baptême pour le pardon des péchés.

Nous attendons  la résurrection des morts et la vie du monde à venir. AMEN

 

Ont alterné avec des lectures bibliques : l’éblouissant chant de victoire de Moïse à la gloire de Yavhé (Exode XV 1,21) et la très complexe double guérison de la femme souffrant d’hémorragies et de la fille de Jaïre (Marc 5, 21-43)

Le sermon du père Arnaud Brelot nous a mis en face de nos faiblesse personnelles et collectives. Ce qui, en particulier, empêche que se fasse l’unité des Eglise. Ne pas s’approprier Jésus mais faire comme la femme souffrant d’hémoragies, c’est à dire avoir à la fois l’humilité et l’audace de toucher seulement le vêtement de Jésus sans chercher à le saisir. Pour nous il s’agit d' »oeuvrer » pour annoncer la foi à ceux qui l’ont oubliée et annoncer le Salut à ceux qui l’ignorent ». Programme lourd … à méditer !

Après un dernier chant « Evenou shalom alerhem » et une quête au bénéfice de l’A.C.A.T. la soirée s’est achevée par un « pot de l’amitié » qui a permis des contacts très chaleureux … et quelques péchés de gourmandise !

retour en images…

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une quarantaine de personnes présentes…

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avec la présence de plusieurs pasteurs et prêtres

 

la collecte commune fut faite pour l’ACAT

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avant de partager un verre de l’amitié!

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voici la prédication du père Brelot, d’après l’évangile de Marc,5,21-43

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Etre intégrée à la communauté, pouvoir ne faire qu’un avec elle, voilà certainement le désir le plus ardent de la femme souffrant d’hémorragie qui nous est présentée dans l’évangile. C’était aussi le désir de Jaïres pour sa fille qui a 12 ans allait entrer dans la vie communautaire, devenir une femme dans sa communauté.

Or les hémorragies de la première, par l’impureté permanente qu’elles provoquent depuis 12 ans, l’empêche d’accéder au Temple, et à la synagogue pour prier le Dieu unique avec les siens, avec son peuple. Son désir de ne faire plus qu’un avec sa communauté, avec son Dieu est empêché par sa maladie. De même la mort soudaine de la fille de Jaïres avant même qu’elle ait pu vivre vraiment l’empêche d’entrer dans la communauté, de faire un avec elle.

Le sang pour le peuple juif dont la femme souffrante est issue c’est la vie, le fluide divin. Ainsi à travers ses hémorragies cette femme, d’une certaine manière, sent la vie divine la quitter.  Sa maladie c’est de ne pas pouvoir garder totalement cette vie divine qui devrait la faire vivre et lui donner de célébrer Dieu avec toute sa communauté.

Alors peut-être que nous pourrions imaginer que chacune de nos Eglises est un peu comme cette femme qui est malade. Nous aussi nous laissons peut-être, à cause de certaines maladies spirituelles et morales, la vie plénière du Christ nous échapper. Comme si Dieu voulait répandre sa vie aussi ailleurs alors que nous voudrions la garder uniquement pour nous, dans notre Eglise.

Quelles peuvent être ses maladies dont souffriraient nos Eglises et communautés qui empêcheraient que l’unité des Eglises se fasse ? : L’orgueil de se croire chacune l’unique et vraie Eglise du Christ ? Les jugements à l’emporte-pièce sur la foi des membres des autres Eglises,  qui seraient moins chrétiens que d’autres voir suspectés d’idolâtrie !  Nous pouvons chacun ausculter nos propres opinions sur les autres Eglises et communautés écclésiales….

Tout cela nous pouvons le résumer par un diagnostic difficile à entendre : notre désire de mettre la main sur Dieu, sur le Seigneur Jésus, de manipuler le Seigneur, de le mettre à notre service ! Or le Seigneur, ne peut pas se laisser enfermer dans une Eglise, Il veut au contraire que nous nous mettions tous ensemble à son service.

Ainsi, le remède, c’est cette femme qui nous le donne et elle le donne à chacune de nos Eglises : l’Audace de toucher le Christ malgré nos maladies ! L’audace de la foi en Dieu qui nous fait enfants et serviteurs, sauvés et libérés de nos désirs de puissance et de domination. Le Christ fera cesser toute hémorragie de sa vie dans nos Eglises quand ensemble, dépassant nos préjugés, nos jugements, nos prétentions, nous pourrons nous mettre à son service dans son Eglise qui est le corps formés de tous les baptisés. Unis pour œuvrer à annoncer la foi à ceux qui l’ont oubliée, pour annoncer le Salut à ceux qui l’ignorent.

Cette bataille contre nos penchants, nos maladies qui empêchent la vie de Dieu de se déployer en nous et dans le monde ; le Seigneur seul peut la mener pour nous, comme lui seul a acquis la victoire contre les égyptiens dans le récit de l’exode qui nous fut raconté. L’unité des chrétiens ne peut venir que de Dieu seul, chacun de nous doit oser venir toucher le Christ et laisser sa force nous sauver, nous guérir et nous unir.

Je reprends pour finir les mots des fils d’Israël dans le livre de l’Exode, comme ma prière pour notre unité : Qui est comme toi parmi les dieux, SEIGNEUR ? Qui est comme toi, éclatant de sainteté ? Redoutable en ses exploits ? Opérant des merveilles ?  Tu étendis ta droite, la terre les avale.  Tu conduisis par ta fidélité le peuple que tu as revendiqué. Tu le guidas par ta force vers ta sainte demeure. Amen