commentaire du samedi 14 novembre

BD, diaporama : La parabole du juge sans justice (Prier ...

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?     Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Voilà des paroles du Christ qui sont supposées nous soutenir pour prier sans nous décourager, selon ce que précisent les premières phrases du texte. Mais à l’idée que Dieu, comme le juge inique de la parabole, nous exaucera pour ne plus qu’on lui « casse la tête » peut, au contraire, nous dissuader d’être insistant. Mais que veut vraiment nous dire le Christ en mettant en scène cette veuve et ce juge ? Ce que demande la veuve, à corps et à cris, c’est la justice. Avec une hargne et une rage telles que le juge en est épuisé et assommé. Elle ne renonce pas à avoir gain de cause et elle ne veut rien lâcher. Bien souvent, dans l’Evangile et dans la vie spirituelle, nous sommes invités, au contraire, à lâcher prise et à renoncer. Ici c’est l’inverse, Jésus nous exhorte à toujours être animés d’un désir ardent, d’une rage intérieure qui nous tourne vers Dieu avec une grande détermination. « Le Royaume de Dieu appartient aux violents » Mt 11, 12. Car c’est ce désir brûlant de Dieu qui est le moteur de notre vie spirituelle, de notre espérance, de notre confiance, de notre foi. Si ce désir s’estompe, si nous nous affadissons, si nous n’aspirons plus à cette intimité avec Dieu, alors notre foi s’étiole et disparait.

Ce texte questionne donc notre vie spirituelle : ai-je faim de Dieu ? Ai-je un désir ardent de m’unir à Lui ? Ai-je (surtout en ce moment) confiance en sa présence? Le Christ, s’Il revenait, trouverait-il ma foi?

« Comme un cerf altéré cherche l’eau vive,

ainsi mon âme te cherche toi mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant,

Pourquoi te désolé, ô mon âme et gémir sur moi ?

Espère en Dieu, il est mon Sauveur et mon Dieu » Ps 41

commentaire évangile du 13 novembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :     « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit :
« Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

ceux qui ont connu la guerre et différents exils racontent souvent que chez eux, une valise était toujours prête avec les papiers et l’essentiel à avoir pour quitter rapidement l’endroit où ils se trouvaient. En cas d’attaque, de bombardement ils pouvaient sans attendre se mettre en route pour un endroit plus sécurisé. A lire l’Evangile, il en sera autrement au dernier jour, au jour du Fils de l’Homme. Ce jour là ile ne s’agira pas de fuir, de se cacher, mais de se laisser emporter, de se laisser prendre par le Seigneur là où nous serons, dans l’activité que nous ferons. Il ne s’agira pas d’avoir une valise prête, mais d’être nous-mêmes prêts. Qu’est-ce à dire d’être prêts? Sinon que notre vie ait été une vie chrétienne ordinaire, guidée par l’exercice journalier des vertus de foi, d’espérance et de charité. Une vie de foi enracinée dans la certitude que le Christ, mort et ressuscité pour nous, a fait en nous sa demeure au jour de notre baptême, nous permettant dès ce monde de vivre en communion avec lui. Une vie d’amour qui rayonne dans l’amour des autres et de Dieu par le joyeux exercice au quotidien de notre devoir d’Etat. Enfin une vie d’espérance qui regardera le ciel comme la patrie à venir, comme la demeure éternelle où nous attend celui qui en a ouvert à jamais les portes par sa passion, sa mort, sa résurrection et son ascension. Oui en vivant chaque jour ainsi nous ne serons pas surpris par le jour de Dieu, puisque nous aurons vécu chaque jour dans son attente!

« Voici que le règne de Dieu est au milieu de vous »…

commentaire de l’évangile du jour par le père Jean Villet

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc/ En ce temps-là,  comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.     Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

« voici que le règne de Dieu est au milieu de vous »

  • dans la prière du « Notre Père » que Jésus nous a donné, nous disons « Père, que ton Règne vienne »- Jésus s’inspire de la prière juive du « Quaddisch ». Celle-ci traduit l’attente du Messie qui viendra établir le Règne de Dieu. Or Jésus annonce et inaugure le Règne de Dieu. En sa personne, par son message et son œuvre de salut, Jésus rend présent ce Règne de Dieu.
  • les signes de ce Royaume ne sont visibles qu’avec les yeux de la foi. Seul celui qui accueille Jésus comme « l’Envoyé de Dieu » peut percevoir ans les paroles, les gestes de Jésus les signes de ce Royaume d’amour, de justice et de paix, annoncé dans les « Béatitudes
  • l’amour ne connait pas de frontières et ne fait pas de bruit. Et pourtant il est bien là dans un geste d’amour, une parole bienveillante d’espoir et d’encouragement, dans une main tendue aux personnes fragiles, dans un geste de pardon et de réconciliation. « Là où sont amour et charité, Dieu Lui-même est présent »
  • chaque jour, Dieu nous appelle à travailler activement à la venue de son Règne!

Mercredi 11 novembre : Rendez grâce !

Par le P. William Goyard.

« C’est la moindre des choses de dire merci ! » surtout à quelqu’un qui redonne la santé à des hommes qui étaient contaminés par une terrible maladie incurable.

Nous pourrions comprendre de cette façon l’Evangile de ce jour où Jésus semble blessé qu’un seul des dix lépreux soit revenu à Lui après leur guérison. Saint Luc veut-il nous rappeler ici une leçon de politesse donnée par Jésus ? La politesse consisterait à remercier Jésus pour le miracle qu’il a fait, et ce n’est pas ce qu’il reproche : « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ». C’est de ça qu’il s’agit : rendre Gloire à Dieu. Jésus s’étonne qu’un seul des dix lépreux guéris soit revenu pour rendre Gloire à Dieu. Jésus nous révèle par là le but de sa mission : montrer aux hommes la puissance du Père afin que ceux-ci reconnaissent la bonté de Dieu et Lui rendent Gloire en retour.

En fait, le lépreux samaritain a été le seul à comprendre qui était Jésus. Il revient à Lui en « glorifiant Dieu à pleine voix » nous dit le texte, car il a compris que c’est Dieu qui a agit à travers Jésus. C’est l’amour de Dieu pour les hommes qui se révèle à travers Lui et c’est le mal sous toutes ses formes qui est anéanti par Lui.

Mais Jésus l’affirme ; il veut qu’en réponse les hommes reconnaissent cette action de Dieu pour eux et Lui rendent grâce et Le glorifient, et ainsi qu’ils grandissent dans la Foi, c’est à dire dans la confiance envers le Père.

Même si notre confiance peut être mise à rude épreuve en ce moment, ce passage de l’Evangile de Saint Luc nous rappelle que nous ne devons pas douter de la puissance de Dieu, de son action dans le monde et dans les cœurs pour y chasser le mal sous toutes ses formes. Mais surtout, les paroles de Jésus doivent nous décentrer de nos inquiétudes et de nos difficultés pour savoir reconnaître les bienfaits de Dieu dans notre vie et même dans nos épreuves. Cela doit attiser notre foi et provoquer notre action de grâce. Comme nous y invite le verset qui  précède la lecture de l’Evangile, tiré de la première épitre aux Thessaloniciens : « Rendez grâce en toute circonstance, c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. »

homélie du 32° dimanche ordinaire A

par le père Arnaud Brelot +

Certains parmi vous ont choisi de suivre la messe en direct du presbytère de Lons, .malheureusement une coupure internet s’est produite pendant l’homélie. Vous en trouverez ci-dessous le texte intégral.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Ce dimanche 8 et le 15 novembre prochain, nous devions célébrer les premières communions des enfants de notre doyenné. Et ma pensée va vers eux en premier. Voilà deux fois que la célébration de ce grand moment de leur vie chrétienne est reporté. En ce sens ils me font penser aux 10 jeunes filles de l’Evangile que nous venons d’entendre. Comme elles ils étaient invités au repas des Noces de l’Agneau, c’est-à-dire qu’ils allaient pour la première fois communier au Corps du Christ, participer pour la première fois au banquet qui préfigure le repas des noces éternelles. Et comme les jeunes filles de l’évangiles ils doivent attendre, veiller pour être prêts au jour et à l’heure où se repas d’amour pourra leur être servi !

Il nous faut donc, parents et catéchistes, paroissiens et copains du caté, les aider à garder fort et vivant le désir de communier. Nous devons tous ensemble les aider à garder leur lampe allumée pour qu’ils puissent le jour venu se rendre auprès du Seigneur pour unir en sa vie donnée, leur âme à la sienne.

Mais ce qui vaut pour nos enfants, vaut aussi pour nous maintenant. Cet évangile nous invite à interroger notre rapport à l’Eucharistie.

1/ est-elle pour nous un repas de Noces ?

Un repas de noce est un repas de fête où art de la table, décoration et plats finement préparés s’allient pour la joie des convives, sans oublier que les invités portent eux aussi une tenue de fête. Est-ce bien ainsi que se passe l’Eucharistie dans ma communauté, que je la vis moi-même. Est-ce que je viens à la messe en faisant attention à ma tenue… car ce jour un est jour de fête ! L’autel et les vases sacrés sont-ils bien préparés, propres et brillants ? Les fleurs ornent-elles le pied de l’autel et celui de l’Ambon ? Les chants sont-ils mélodieux et tournés vers la joie ? Oui tout doit contribuer dans notre liturgie à saisir combien la messe est un temps de fête, un repas de noces où le Seigneur Jésus vient s’unir à nos âmes ! Rappelez-vous ces paroles bouleversantes de Jésus « ceci est mon corps livré pour vous ! » il vient s’unir à nous comme un époux à son épouse se disant l’un à l’autre « ceci est mon corps livré pour toi ». L’eucharistie est un mystère d’alliance auquel nous devons nous préparer !

2/ que notre confinement ne soit pas un endormissement

Privés de l’Eucharistie pour l’instant, nous entrons une nouvelle fois cette année en veille ! Nous devrons garder vif en nous le désir de communier, de nous unir à l’époux de notre âme. Privé du repas des noces ne nous endormons pas, demeurons vigilants… creusons en nous le désir de recevoir le pain de Vie. Chaque jour redisons notre acte de communions spirituelle, allons devant le tabernacle dans l’église proche de chez nous et disons au Seigneur notre amour, notre manque, notre peine et nos désirs. Ne le laissons pas seul, lui qui est confiné par amour pour nous dans tous les tabernacles du monde ! Comme le rappelle un chant que nous connaissons bien « tenons en éveil la mémoire du Seigneur, gardons au cœur le souvenir de ses merveilles ».

3/ la charité, la bonne huile pour arpenter, dans la lumière, notre chemin spirituel.

Certes notre corps est confiné, mais cela ne signifie pas qu’il faille également que notre cœur le soit ! Pour garder vif notre désir de Dieu il nous faut nous rappeler qu’en chaque homme et femme nous pouvons le rencontrer, le reconnaître. Aussi je vous invite, dans tout notre doyenné et au-delà, de faire chauffer votre téléphone, de prendre des nouvelles les uns des autres, à proposer aux plus fragiles, aux plus isolés, vos services. Les enfants peuvent aussi participer en faisant des dessins avec quelques mots de soutien à envoyer dans les maisons de retraites (qu’ils nous les fassent parvenir à Voiteur et à Lons et nous les transmettrons aux résidents des EPADH dont ils feront la joie). Voilà comment garder à niveau l’huile de la lampe que nous aurons à prendre en mai pour avancer vers le Seigneur au jour de la rencontre.

Voilà frères et sœurs, demeurons vigilants et fermes dans la foi et l’espérance de participer à nouveau, dans la joie, au repas des noces de l’amour où Dieu lui-même vient s’unir à son Eglise. Pour que notre charité demeure active, je dépose chacun de vous dans la patène, sur l’autel, pour faire de vous, dans la communion spirituelle, le bon pain de Dieu pour le monde. Amen

première messe via internet!

par le père Arnaud Brelot

ce dimanche, pour la première fois, via internet, nous avons pu vivre ensemble la messe retransmise depuis le presbytère de Lons. Cela fut possible grâce à l’investissement de plusieurs personnes que je veux remercier : pour ce qui est de la technique : Daniel Cognard et François-Xavier Thoorens et pour l’animation : Jean et Isabelle Fairy.

(lors des essais les veilles de la première messe)

je veux aussi remercier ceux et celles qui se sont fait les relais de cette initiative qui a permis un pic d’une soixantaine de connexion. Merci à tous de diffuser largement cette information pour la prochaine messe, dimanche 15 novembre à 10h30.

beaucoup d’entre vous et je les en remercie ont fait parvenir des commentaires et des conseils. Nous les prenons en compte autant que possible. Les deux coupures qui ont eu lieu ne dépendaient pas de nous mais du réseau internet; de même nous allons tâcher de résoudre le problème lié à l’autofocus qui donne l’impression d’une image toujours en train de s’ajuster. Nous allons essayer d’améliorer les déplacements pour éviter les bruits inutiles et les passages devant la caméra. De même nous veillerons à faire attention à nos gestes et attitudes pour une plus grande harmonie et présentation générale.

des paroissiens suggèrent que chaque dimanche la messe soit animée par l’une des cinq communautés paroissiale. Je consulte les EAP pour voir si cela est réalisable.

A dimanche prochain, plus nombreux encore à être unis dans la prière.

P. Arnaud +

Fraternellement en Christ

Chers frères et sœurs paroissiens du doyenné de Lons,


Les célébrations de la Toussaint et du 2 novembre nous ont permis de
célébrer joyeusement et dans l’espérance le Christ mort et ressuscité
pour notre salut.

Voilà une semaine maintenant que nous sommes confinés.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort a saisi le Conseil d’Etat au nom de la
conférence des évêques de France, pour défendre notre liberté de culte :

    – soit nous obtenons gain de cause et pourrons à nouveau célébrer
les sacrements dans nos églises selon les normes sanitaires imposées
par l’Etat.

    – soit nous serons contrains, comme lors du premier confinement, 
de passer par les réseaux sociaux pour maintenir notre communion.

 Pour cela, nous vous proposons de nous retrouver
le dimanche sur la chaîne YouTube du doyenné
pour célébrer l’Eucharistie en communion spirituelle.

     Vous devez vous rendre sur le site du doyenné
le dimanche à 10 h 30 :   
https://doyennedelons.com/  
et cliquer directement sur la
fenêtre « messe en direct « 
.

Quoi qu’il en soit, dès lundi 9 novembre, et chaque jour du confinement,
les prêtres posteront sur le site du doyenné un commentaire de
l’Évangile du jour ou une prière.


Il vous est toujours possible de contacter un prêtre en appelant le
secrétariat au 03 84 24 04 44, ou son portable que vous trouverez dans
le guide de rentrée du « Vivons Ensemble entre Seille et Sorne ».

Pendant tout le confinement, les églises seront ouvertes autant que
possible pour que vous puissiez vous y rendre pour prier.

A tous, dans la confiance en Christ qui nous guide et nous éclaire.

Bien fraternellement

+ p. Arnaud Brelot

homélie du 02 novembre, mémoire des fidèles défunts.

 :

LE CHRIST COMPTE SUR TOI!

Evangile selon st Luc

En ce temps-là, jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Comme hier dans l’Evangile, les texte de la liturgie ce soir nous appelle à être « Heureux ». Et c’est le même mot qui est employé dans tous les textes : le mot grec « makar » dont les écrivains sacrés ont fait un adjectif « Makarioi » qu’on peut traduire par « heureux » ou « béni ». Or, hier, commentant mon homélie, un paroissien de Lons soulignait que dans ce monde nous sommes plus appelés à la joie qu’au bonheur qui nous sera donné dans l’autre.

Pourtant les textes de la liturgie de ce jour sont une invitation à ne pas attendre le ciel pour être heureux. Ou plutôt, de bien comprendre que le bonheur se construit jour à après jour. J’en veux pour illustration les mots de saint Jean dans son Apocalypse « Heureux dès à présent, les morts qui meurent dans le Seigneur. » et pourquoi doivent-ils être heureux ? L’Esprit explique : « car leurs actes les suivent ».  Jésus dit la même chose dans l’évangile de Luc que je viens de proclamer : « Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » et pourquoi doivent-ils être heureux ? :  car ils sont restés leur vie durant « en tenue de service, la ceinture autour des reins, et leurs lampes allumées. ».

Ce qui est important est donc de définir ce qui fait le bonheur ici-bas, ce qui nous rend heureux dès ce monde et qui s’épanouira dans la vie éternelle, faisant de nous des bienheureux ! Dans mon homélie de toussaint je disais qu’être heureux dès ce monde exige de déployer une fraternité concrète et active selon les béatitudes qui sont un programme de vie chrétienne à vivre dès maintenant et avec tous les hommes autant que faire se peut.

Et décider d’être heureux comme cela, c’est-à-dire de trouver sa joie dans une relation fraternelle avec les autres et les servir selon les termes des béatitudes, exige parfois une conversion, d’où l’emploi des verbes au futur ! Mais non pas un futur d’après la mort, mais un futur proche pour celui qui se met en marche pour vivre désormais des béatitudes. C’est pour cela aussi qu’André Chouraqui traduira « MAkarioi » par « en marche ».

En effet, construire notre bonheur ici-bas, en tant que Chrétien ne peut se faire qu’en tournant notre regard vers le ciel. Nous « construisons » un bonheur qui trouvera son accomplissement dans le ciel. Ainsi, nos actes sur terre sont le signe visible que nous avons choisi de marcher vers le ciel. Ils sont les signes que nous avons déjà accueilli le règne de Dieu en nous, que Christ est bien vivant en nous. En effet, si Paul rappelle aux Romains que « par l’obéissance d’un seul (Jésus) la multitude est rendue juste. » c’est à chacun d’accueillir le salut, de se laisser justifier par Jésus. Le Salut est pour tous mais chacun dans sa liberté souveraine doit l’accueillir. Donc c’est parce que nous avons accueilli le salut de Dieu en Jésus-Christ dans nos vies, que nous sommes heureux dès ce monde, l’exprimant par nos actes et nos paroles.

Comme je vous le dis souvent, nous avons déjà un pied non pas dans la tombe, mais dans le Royaume à venir : telle est notre espérance qui n’est pas un « j’espère que ce sera comme ça » mais plutôt « je sais car je crois que ce fera comme ça ». Nous croyons que tout ce que Jésus a vécu nous le vivrons aussi : mort, résurrection et ascension. Il faut poser un acte de foi fort et combattre contre nos doutes. Et ce qui témoigne de la force de notre foi, c’est notre vie présente, notre joie de vivre, notre bonheur à la manière des béatitudes. Sachant où l’on va, on doit vivre heureux dès ce monde, du bonheur que Dieu veut pour nous !

Alors si parfois une tristesse légitime habite nos cœurs quand nous pensons à nos défunts, n’oublions pas aussi de faire mémoire de tous les moments de bonheur vécus avec eux, de tous les actes de charité qu’ils ont posés, de la grandeur d’âme dont ils furent capables. Et si la pauvreté, la faiblesse, la lâcheté, le péché ont abîmés leur vie, alors priez pour eux, offrez des messes, pour que l’Esprit Saint achève en eux la grande purification et leur pleine transformation en enfant de Dieu apte à la plénitude du bonheur semé en eux par Dieu dès le jour de leur baptême.

Savourons ce soir tout particulièrement l’Eucharistie, notre première et grande source de bonheur et de consolation ici-bas, elle est une anticipation du festin que nous partagerons avec Dieu dans le royaume. Par elle nous sommes en communion avec nos frères et sœurs défunts qui ont accueillis le salut donné par Jésus. Eux contemplent dans la joie éternelle le visage de Dieu, nous encore en marche vers le Royaume nous le savons réellement présent sous le voile du pain. Amen

des travaux à Frontenay

A Frontenay, dans la paroisse des Coteaux de Seille, il y a une grotte dite « de Lourdes ». C’est un lieu unique propice à la prière et à la méditation. Très fréquentée autant par les pèlerins que les touristes, cette grotte avait un besoin urgent de travaux de consolidation et de restauration pour garantir sa pérennité. la paroisse très attachée à ce lieu a décidé d’investir dans sa restauration. Les travaux ont commencé hier, en voici les premières photos.