homélie du 22° dimanche ordinaire A

par le père Arnaud Brelot

Évangile de J-C selon st Matthieu

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

 

Jésus annonce sa passion, sa mort et sa résurrection et cela ne plait guère à Pierre qui lui dit «  « Dieu t’en garde Seigneur, cela ne t’arrivera pas. » Mais qu’est-ce qui agace autant Pierre : La montée de Jésus à Jérusalem, qu’il souffre de la part des anciens et des prêtres, qu’il soit tué ou de qu’il ressuscite le 3° jour ? En effet, quel mal y-a-t-il à monter à Jérusalem ou à ressusciter, rien…..sinon que pour ressusciter il faut mourir et même pour le Seigneur mourir dans la souffrance. Et c’est là qu’est l’os ! : souffrir et mourir avant de ressusciter ! En cela, Pierre n’est guère différent de nous tous. En refusant que Jésus réalise ces deux obligations de souffrir et mourir, Pierre occulte une grande part de la réalité humaine. Comment Jésus dont Pierre a proclamé qu’Il est « le messie, le Fils du Dieu vivant » venu assumer la condition humaine, pourrait-il ne pas souffrir et mourir ? Pour Pierre Jésus est le Fils de Dieu et Il pourrait donc se passer de souffrir et mourir, ce n’est pas digne de Dieu cela ! Voilà ce qu’il pense ! Et Jésus y voit une grande tentation pour lui, les propos de Pierre sont en fait susurrés par Satan : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Voilà la réponse de Jésus. Refuser de souffrir et de mourir sont donc des pensées humaines suscitées par Satan ! Et ce qui était vrai du temps de Pierre l’est encore plus de nos jours : il est toujours insupportable de souffrir et injuste de mourir.

Beaucoup parmi nous et dans la société se demandent comment l’Homme de notre siècle ayant atteint un tel niveau de science et de progrès peut-il encore souffrir et mourir ? C’est inconcevable, c’est intolérable ! Alors on cache les mourants, et on fait tout pour supprimer la souffrance. On cherche à gagner l’immortalité en désacralisant la vie et le corps qu’on transforme en machine dont les pièces sont toutes changeables et on noie la souffrance sous des tonnes de traitements médicamenteux. Seulement hier comme aujourd’hui on ne fait que du temporaire : on retarde le moment de la mort et on endort la souffrance, on l’anesthésie, mais on ne la guérit pas !

En assumant d’être vraiment homme, Jésus assume aussi le tragique de la vie humaine, c’est-à-dire la part de souffrance et la mort qui sont propres à l’humanité. Il ne veut pas se dérober à ces réalités, il veut les transformer. Il veut faire de ces deux impasses des passages vers la Vie Éternelle.

On peut alors mieux saisir l’invitation de Jésus « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive». Suivre le Christ, c’est vivre comme lui en acceptant pleinement la nature humaine tant pour les bonheurs qu’elle procure que pour les souffrances qu’elle engendre. Evidemment, le disciple n’est pas plus grand que son maître, et aller à la suite du Christ c’est prendre le risque de la plus grande souffrance, celle du don de soi c’est à dire de l’amour. Car c’est par amour des hommes que Jésus s’allonge sur la croix. Jésus n’accepte pas la croix, mais il assume la souffrance qu’elle engendre : le refus des hommes d’entendre son message, de recevoir son amour, de pardonner et d’être pardonnés, de vivre vraiment en enfant de Dieu. Jésus donne à la souffrance qu’il ressent le sens du don total de sa vie. Il souffre de nous donner sa vie, La Vie. Sur la croix Dieu se consume d’amour pour chacun de nous et il nous engendre à la vie divine.

Or cet amour pour le genre humain qui va jusqu’au don de sa propre vie, chacun des disciples est appelé à le faire. C’est à nous de découvrir dans notre vie qu’elle est la croix c’est à dire l’épreuve, que nous sommes capables de transformer en acte d’amour, en offrande pour participer avec Jésus à la Rédemption, au rachat de ce monde. Il ne s’agit pas d’être des surhommes mais d’être capable de transformer la souffrance que les événements de notre vie provoquent en don d’amour, en offrande pour sauver le monde.

Nous pouvons ainsi comprendre cette magnifique parole de Paul aux Romains : « Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte». C’est toute notre vie qu’il faut offrir à Dieu, nos bonheurs et nos souffrances. Paul nous demande de faire de notre vie une Eucharistie, c’est-à-dire d’en faire le don sur l’autel de la foi. C’est là le but de notre vie chrétienne, permettre au Christ, par le don de notre vie, de continuer à travers nous l’œuvre qu’il a entreprise dès la création du monde c’est à dire de transformer l’univers pour le préparer à s’épanouir en Royaume des cieux.

Oui je sais, comme Jérémie dans la 1° lecture cela nous effraie et comme lui nous décidons :  » Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » et pourtant tout au fond de nous, comme Jérémie  nous faisons l’expérience que la Parole de Dieu, son Fils Jésus lui-même est en nous comme un feu brûlant dans notre cœur, qu’on s’épuise à maîtriser, sans y réussir. »  Alors laissons-nous encore ce soir saisir et habiter par Christ, acceptons d’être des hosties vivantes, sa vie donnée au monde pour le sauver ! Amen

PAROISSE SAINT DÉSIRÉ – ANNONCES du 30 août au 6 septembre 2020

PAROISSE SAINT DÉSIRÉ 

ANNONCES du 30 août au 6 septembre 2020

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Nous confions à vos prières les baptisés de ce weekend :

  • David HENRY aux Cordeliers,
  • Marilou THOUVEREY à Macornay,
  • Callie et Laszlo KORPONAÏ.

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« Opération pommes de terre solidaire CCFD au profit des sœurs du Carmel,  ce dimanche 30 août 2020, 2 euros le kilo, à la sortie de la messe des Cordeliers ».

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Cet après-midi, dimanche 30 août, à 15 h à Dole.

Mgr Vincent Jordy, archevêque du diocèse de Tours, à la demande de Mgr Thomas Paulsamy évêque de Dindigul, ordonnera prêtre Ligori et Jegani pour le diocèse de Dindigul, en Inde. Retransmission sur RCF et en vidéo sur YouTube. Nous prions pour eux.

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Lundi 31 août   

  • Messe chez les Sœurs de l’Alliance à 11 h 30.

Mardi 1er septembre 

  • Messe à Notre Dame de Lorette à Conliège à 10 h 30,
  • Chapelet pour soutenir notre mission d’évangélisation, à 15 h 30 aux Cordeliers.

Mercredi 2 septembre

  • Reprise des partages d’Evangile à St Luc- 1 rue des Baronnes, à Lons à 18 h,
  • Programmation des chants, à 18 h à la cure,
  • Réunion des équipes liturgiques de la Paroisse entière pour l’établissement du calendrier à 20 h  à l’église des Cordeliers.

Jeudi 3 septembre

  • Prière « Bethesda » « La maison de la grâce » de 20 h 30 à 21 h 30, chapelle Saint Luc, Louange et prière spontanée autour de la Parole de Dieu. Ouvert à tous.

Vendredi 4 septembre

  • Messe à Saint Luc à 9 h,
  • Chemin de Croix à la chapelle des Cordeliers, à 15 h.

Samedi 5 septembre

  • Comme vous l’avez lu dans le journal du doyenné, le patronage Sainte Anne commencera à fonctionner à la rentrée.

La première séance aura lieu le mercredi 16 septembre 2020 au presbytère. Si vous avez dans votre entourage des enfants scolarisés, vous êtes invités à leur en parler.

D’autre part, le patronage recherche des jeux … si vous souhaitez vider votre grenier, c’est l’occasion. Merci de les déposer à la cure.

  • Inscriptions au catéchisme de l’éveil à la foi à l’aumônerie des lycées

et au patronage, à St Luc le samedi 5 septembre 2020 de 13 h 30 à 19 h.

  • Adoration du Saint Sacrement de 16 h à 17 h à la chapelle des Cordeliers,
  • Confessions aux Cordeliers de 17 h à 18 h.

Dimanche 6 septembre   –    23ème dimanche du Temps Ordinaire

La quête sera pour les besoins de l’Eglise en France et dans la Province.

Messes

  • anticipée Samedi 
    • 18 h 30 : Cordeliers
  • Dimanche   
    • 9 h  : Cordeliers
    • 10 h 30 : Vevy – Montain – Voiteur – Macornay
    • 11 h : Cordeliers

Dimanche 6 septembre 2020

Baptêmes de :

  • Louca GENTET à Voiteur,
  • Emma NICOL à Vevy,
  • Thomas AMATE à St Désiré.

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Intentions de messes du 30 août au 6 septembre 2020 

Samedi 29 août

Martyre de St Jean-Baptiste

8 h 30 : Cordeliers
Samedi  29 août

 

 

Dimanche 30 août

22ème dimanche

du Temps ordinaire

 

18 h 30 : Cordeliers 

 

9 h : Cordeliers

10 h 30 : Vevy

10 h 30 : Montain

10 h 30 : Voiteur

10 h 30 : Macornay

11 h : Cordeliers

Pour Georgette PHILLIPS que nous avons accompagnée cette semaine ;

Intentions particulières ;

Colette PROST et sa famille ;

Jean-Pierre BÔLE et famille ;

Cyril LONCHAMP ;

Paul ROMANET ;

Renée GASPARD ;

Elouane ALEXANDRE ;

Charles BAILLY – MAITRE ;

Lundi  31 août

Saint Aristide

11 h 30 : Srs de l’Alliance

18 h 30 : Cordeliers

Défunts des familles BLANC – CRETIN.
Mardi 1er septembre 

Saint  Gilles

8 h 30 : Cordeliers

10 h 30 : ND Lorette          Conliège

Mercredi 2 septembre

Bienheureux Jean-Henry Gruyer et ses compagnons

18 h 30  : Cordeliers
Jeudi 3 septembre

Saint Grégoire le Grand

8 h 30  : Cordeliers
Vendredi 4 septembre

Sainte Rosalie

9 h : St Luc

18 h 30  : Cordeliers

Samedi 5 septembre

Sainte Raïssa

8 h 30  : Cordeliers Yvonne TESTON ;

En réparation au cœur immaculé de Marie.

Samedi 5 septembre

 

 

 

Dimanche

6 septembre

23ème dimanche

du Temps ordinaire

 

   

18 h 30 : Cordeliers 

 

9 h : Cordeliers

10 h 30 : Vevy

10 h 30 : Montain

10 h 30 : Voiteur

10 h 30 : Macornay

11 h : Cordeliers

 

Blandine PRIMATESTA suite obsèques ;

Défunts familles PUGET – PIRAT ;

Madeleine et Louis LAGRANGE et famille ;

André BAILLY (anniversaire) ;

Pierre BROUTET et famille ;

René BOISSON et famille ;

Famille AUNE ;

Colette PROST et sa famille ;

Marcelle BEUCHET ;

Bernard et Daniel POULET ;

Paul ROMANET ;

Renée GASPARD ;

Emmanuel MEYNIER ;

Yvette BARBIER ;

Intention particulière pour des jeunes ;

David BROCARD ;

Paulette COURVILLE et Michel CHATEAU ;

Les jeunes cathos du Jura nous interpelle

par Cédric Galoyer, resp Pasto Jeune du Jura

Bonjour

C’est la reprise, j’espère que les vacances se sont bien déroulées. Vous trouvez ci joint une première vidéo parmi d’autres qui annoncent un projet lancé par les jeunes et accompagné et soutenu par la pastorale des jeunes.

Le pape François nous demande de laisser faire  les jeunes pour les projets d’évangélisation. C’est fait dans le Jura!

homélie du 21° dimanche ordinaire

par le père Arnaud Brelot

Mon Seigneur † et Mon Dieu † - Page 14Évangile de J-C

selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ

 

Jésus dit à Pierre « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Et aujourd’hui encore, à travers le baptême d’Alban, comme à travers l’Eucharistie que nous célébrons chaque jour et particulièrement le dimanche, Jésus poursuit la construction de son Eglise.

En effet, comment Alban serait-il venu jusque dans cette église de Montain pour recevoir le baptême, si  deux millénaires plus tôt Pierre n’avait pas prononcé sa profession de foi : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Parce que Pierre a cru en Jésus après l’avoir accompagné durant 3 années de mission. Après l’avoir vu guérir, sauver, nourrir, après l’avoir entendu exhorter et enseigner, après avoir fait l’expérience de la résurrection, Pierre est parti sans peur sur les routes du monde méditerranéen, pour à son tour annoncer la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus, c’est-à-dire la certitude de la victoire de la Vie sur la mort. Et de l’audace missionnaire de Pierre et des autres Apôtres a jailli peu à peu l’Eglise et c’est ainsi que se poursuit la mission depuis deux milles ans. Des hommes et des femmes de tous les âges et de toutes les nations, croient en Christ et se lèvent pour prendre part à la mission de l’Eglise. Ce fut le cas en France avec St Martin au IV° siècle patron de notre paroisse puis chez nous avec St Désiré dès le début du V° siècle, et aujourd’hui grâce à vous les grands parents et parents d’Alban, il est là aujourd’hui ! Et c’est en son nom que vous allez proclamer la foi de l’Eglise, la foi en Christ dans laquelle il va être baptisé !

Oui, aujourd’hui Alban entre dans l’Eglise, la grande et belle famille de Dieu. Et nous sommes heureux d’accueillir ce nouveau frère dans la foi. Nous serons encore heureux de l’aider à grandir dans la foi, à découvrir (et c’est spécialement votre mission Emilie et Alexandre) combien le Dieu auquel nous croyons est un Dieu d’amour et de paix, un Dieu qui veut le meilleur et le plus beau pour Alban. Car Dieu veut faire d’Alban un participant de sa vie même, de sa nature divine. Telle est la vocation de tout chrétien. Non pas de vivoter dans une vie médiocre et sans épaisseur, mais plutôt de partir à l’aventure de la vraie vie en se laissant guider par Jésus dans l’Eglise pour devenir pleinement le Fils de Dieu qu’il commence à devenir au jour de son baptême. Et aujourd’hui, c’est au tour d’Alban qui deviendra un chainon de la transmission de notre foi au XXI° siècle. Maxime et Pascaline, grâce au témoignage de votre vie chrétienne qui doit toujours être davantage vraie et sincère,  grâce à la catéchèse qu’il recevra, aux prières qu’il fera en famille, seul ou en Eglise, aux actes de charité qu’il posera, Alban va entrer de plus en plus en communion avec Jésus et cette union atteindra son sommet dans l’Eucharistie, celle-là même que nous célébrons aujourd’hui.

Car Jésus construit aussi son Eglise par les sacrements et au plus au point la sainte Eucharistie. Le baptême est un point de départ, comme une voiture que Dieu offre à celui qui veut venir vers Lui. Mais sans permis et sans carburant une voiture ne sert à rien, de même sans catéchèse et sans la communion régulière au Corps du Christ le baptême ne sert à rien. Le baptême permet d’aller à Dieu, mais c’est l’Eucharistie qui permet la pleine communion avec lui.

Au IIIème siècle de notre ère, alors que l’Église est persécutée par l’Empereur, 50 chrétiens d’Abilène, près de Carthage sont arrêtés à la sortie d’une célébration eucharistique. Parmi eux Emeritus et Félix sont sommés de renier l’eucharistie. Emeritus répond : « Renier l’eucharistie c’est renier le Christ et ne sais-tu pas que des chrétiens ne peuvent pas vivre sans messe », quant à Félix il dit: « Comme si un chrétien pouvait vivre sans messe…..ne sais-tu pas que les chrétiens font la messe et que la messe fait les chrétiens, et que l’un ne peut exister sans les autres »… Combien de chrétiens diraient cela aujourd’hui face à la persécution ?

On ne peut pas dissocier la foi de la pratique sacramentelle ! Vous le savez bien, frères et sœurs qui faites chaque dimanche l’effort de venir à la messe alors que tant d’autres activités vous seraient possibles. Vous savez que c’est là, à l’Autel, qui est la porte du ciel, que le Seigneur Jésus vient s’unir à nous dans la communion à son corps. Il réensemence en chacun de ceux qui peuvent ou désirent communier, la vie éternelle que notre péché abîme, que notre manque de volonté laisse périr, que nos doutes empêchent de se déployer. 

Alors offrez les grâces de votre communion à Dieu pour tous ceux qui sont loin et oublient la grandeur de ce don nécessaire à leur salut. Quant à vous, faites du Christ le Roc sur lequel bâtir votre vie car le rappelle saint Paul aux Romains : tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

Intentions de messes du 23 au 30 août 2020

Intentions de messes du 23 au 30 août 2020

 

Samedi  22 août

Dédicace de la cathédrale

8 h 30  : Cordeliers
Samedi  22 août

 

Dimanche

23 août

21ème dimanche

du Temps ordinaire

   

18 h 30 : Cordeliers 

 

9 h : Cordeliers

10 h 30 : Vevy

10 h 30 : Montain

10 h 30 : Voiteur

10 h 30 : Macornay

11 h : Cordeliers

Françoise CHEVASSU que nous avons accompagnée cette semaine ;

Anne-Marie DORAND ;

Paul et Thierry RATEL ;

Claude ECOIFFIER et Charles DE DRETTES ;

André REGAD et sa famille ;

Elisabeth et Pierre MILLET ;

Paul ROMANET ;

Renée GASPARD ;

Axelle DORIER ;

Elouane ALEXANDRE.

Lundi  24 août

Saint Barthélemy, apôtre

11 h 30 : Srs de l’Alliance

18 h 30 : Cordeliers

Mardi 25 août  

Saint  Louis

8 h 30  : Cordeliers
Mercredi 26 août

Sainte Natacha

18 h 30 : Cordeliers Marie et Georges OLIVIER.
Jeudi 27 août

Sainte Monique

8 h 30  : Cordeliers
Vendredi 28 août

Saint Augustin

18 h 30  : Cordeliers
Samedi 29 août

Martyre de St Jean-Baptiste

8 h 30  : Cordeliers
Samedi  29 août

 

 

 

Dimanche

30 août

22ème dimanche

du Temps ordinaire

 

 

18 h 30 : Cordeliers 

 

9 h : Cordeliers

10 h 30 : Vevy

10 h 30 : Montain

10 h 30 : Voiteur

10 h 30 : Macornay

11 h : Cordeliers

 

Intentions particulières ;

Colette PROST et sa famille ;

Jean-Pierre BÔLE et famille ;

Cyril LONCHAMP ;

Paul ROMANET ;

Renée GASPARD.

 

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Nous confions à vos prières les baptisés de ce weekend :

  • Timothé SPRENGER à Briod,
  • Nicolas GERGIC à Macornay,
  • Férréol LE BRIS à Château Chalon,
  • Annouk PONTON aux Cordeliers,
  • Constance GRILLOT à  Blois sur Seille,
  • Alban CHAMOUTON à Montain.

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« L’opération pommes de terre solidaire CCFD au profit des Sœurs du Carmel, dimanche 30 août, 2 euros le kilo à la sortie de la messe des Cordeliers »

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Le pèlerinage des mères de familles,

aura lieu le samedi 29 août, entre le sanctuaire de Mont- Roland et l’abbaye d’Acey. La marche sera accompagnée par le père William sur le thème de l’Eucharistie.

Pour tout renseignement s’adresser au secrétariat de Lons.

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Mgr Vincent Jordy, archevêque du diocèse de Tours, à la demande de Mgr Thomas Paulsamy évêque de Dindigul,

ordonnera prêtre Ligori et Jegani pour le diocèse de Dindigul, en Inde

le dimanche 30 août, à 15 h à Dole.

annonces du 15 au 23 août

Intentions de messes du 23 au 30 août 2020

 

Samedi  22 août

Dédicace de la cathédrale

8 h 30  Cordeliers
Samedi  22 août

 Dimanche 23 août

21ème dimanche

du Temps ordinaire

 

 

 

   

18h30  Cordeliers 

9 h 00 Cordeliers

10 h 30 Vevy

10 h 30 Montain

10 h 30 Voiteur

10 h 30 Macornay

11 h 00 Cordeliers

 

 

Françoise CHEVASSU que nous avons accompagnée cette semaine ; Anne-Marie DORAND ; Paul et Thierry RATEL ; Claude ECOIFFIER et Charles DE DRETTES ; André REGAD et sa famille ;

Elisabeth et Pierre MILLET ; Paul ROMANET ; Renée GASPARD ; Axelle DORIER

 

   Lundi  24 août

   Saint Barthélemy, apôtre

11h30 Srs de l’Alliance

18 h 30  Cordeliers

   Mardi 25 août  

    Saint  Louis

  8 h 30  Cordeliers
Mercredi 26 août

   Sainte Natacha

18 h 30  Cordeliers Marie et Georges OLIVIER
Jeudi 27 août

     Sainte Monique

  8 h 30  Cordeliers
Vendredi 28 août

Saint Augustin

18 h 30  Cordeliers
Samedi 29 août

   Martyre de St Jean-Baptiste

8 h 30  Cordeliers
   Samedi  29 août

 

 

 Dimanche

30 août

22ème dimanche

du Temps ordinaire 

   

18h30 Cordeliers 

 

  9 h 00 Cordeliers

 10 h 30 Vevy

10 h 30 Montain

10 h 30 Voiteur

10 h 30 Macornay

 11 h 00 Cordeliers

Intentions particulières, Colette PROST et sa famille, Jean-Pierre BÔLE et famille ;

Cyril LONCHAMP ;

Paul ROMANET ;

Renée GASPARD ;

 

Quelques annonces

samedi 22 août :

baptême de Timothé SPRENGER à Briod, de Nicolas MARECHAL à Macornay et de Ferréol LE BRIS à Chateau Chalon

Dimanche 23 août

Baptême d’ Annouk PONTON aux Cordeliers à 11 h 45 ;

Constance GRILLOT  Blois sur Seille et Alban CHAMOUTON Montain à 10 h 30.

 

Mgr Vincent Jordy, archevêque du diocèse de Tours, à la demande de Mgr Thomas Paulsamy évêque de Dindigul, ordonnera prêtre Ligori et Jegani pour le diocèse de Dindigul, en Inde le dimanche 30 aout, à 15 h 00 à Dole ;

homélie du 20° dimanche ordinaire A

par le père Arnaud Brelot 

Jesus the Healer in a Foreign Land: Follow Me (Part 27 ...Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »     Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie

Les hommes que nous sommes aiment bien classer les personnes selon des critères plus ou moins élaborés et diviser le monde en deux : ceux qui sont élus contre ceux qui ne le sont pas, les pécheurs contre les saints, les juifs contre les gentils, ceux qui sont à gauche contre ceux qui sont à droite, les capitalistes contre les communistes, ceux qui sont sauvés contre ceux qui ne le sont pas. C’est tellement plus rassurant de savoir dans quel camp on se trouve, surtout de savoir qu’on se trouve bien dans le bon camp : celui du bien, celui des vainqueurs, celui des élus, celui des sauvés. Et l’on oublie même d’avoir pitié pour les autres qu’on regarde avec le sourire en coin et presque un haut le cœur : vous ne pouvez rien faire pour lui! : c’est un crétin, il est indécrottables c’est un progressiste, il est perdu, c’est un chrétien, un musulman, etc….

Ainsi en est-il de cette pauvre Cananéenne, que tous regardent avec dédain jusqu’à supplier Jésus en le priant de la « renvoyer, car elle nous poursuit de ses cris ! ».  Non pas « prends du temps avec elle, écoute la ou exauces-la », non ! Seulement renvoie-la. Allez Seigneur un peu de courage dit lui ses quatre vérités, dit lui qu’elle n’est pas dans le bon camp, qu’elle ne fait pas partie des sauvés puis Raus !

Et on à l’impression que Jésus s’exécute tant ses paroles sont rudes à l’encontre de cette femme. Il va établir une séparation entre son peuple et le sien, entre ceux qui sont à la table de Dieu et ceux qui n’y sont pas, entre les enfants qui sont à table et les petits chiens qui sont dessous !… Cette façon de faire ne ressemble pas à Jésus pourtant!

Et si c’était une tactique de Jésus pour briser nos frontières et notre propension à enfermer les gens dans des idées ou des points de vue ?

En effet, Jésus ne renvoie pas cette Cananéenne, mais ouvre le dialogue avec elle comme s’il voulait, par elle, ouvrir le salut à tous les hommes. Il lui rappelle bien que le Salut a une origine, qu’il vient de Peuple Juif auquel tous les autres peuples sont redevables. Il propose donc à cette femme de reconnaître cette évidence, de poser un acte de foi !

Et la gloire de cette femme Cananéenne est de se battre comme une lionne (on pourrait dire aussi comme une chienne) pour son chiot de petite fille, pour le fruit de ses entrailles. Elle accepte la séparation établie par Jésus et reconnait sa gloire et son rang. Elle sait qui est Jésus puisqu’elle l’interpelle en disant, « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » Elle sait que le salut vient des Juifs puisqu’elle le supplie en disant  « Seigneur, viens à mon secours ! »

Jésus, grâce à l’acte de foi de cette femme ouvre une brèche dans les frontières sociales et spirituelles de l’époque. Le salut, jailli du peuple Juif, peut être donné à chacun, quelque soit son pays. A celui qui reconnait Jésus comme Fils de Dieu est donné le salut.

Et la mission de l’Eglise au cours des siècles fut toujours de faire parvenir cette Bonne Nouvelle à tous les hommes de tous les temps et de toutes les nations. Tous sont appelés à reconnaître Jésus comme leur Sauveur et à voir dans l’Eglise une « Maison de prière pour tous les peuples. » et elle l’est !

En effet, l’Eglise, au cours des siècles de son histoire, s’est agrégés des peuples nombreux venant des 5 continents. Et cette communion dans le salut ne s’est pas faite sans heurt ni difficulté. Ainsi dès l’origine les Juifs devenus chrétiens ne voulaient pas que des païens le devinssent également ; et Paul, qui se dit lui-même dans la lettre au Romain « apôtre des nations » fera tout pour unir les chrétiens en un seul peuple, quelque soit leur origine. Toujours l’Eglise a du aussi affirmer l’unité du genre humain et la dignité de tous les hommes, par exemple quand les visées mercantiles voulaient en réduire la plupart en esclavage ou au XIX° siècle, quand Saint Léon XIII dans l’encyclique « Rerum Novarum » réaffirma la dignité de tout homme qui ne pouvait pas être soumis à des conditions de travail inhumaines.

Et frères et sœurs le combat se poursuit encore aujourd’hui et la mission de l’Eglise demeure toujours. Comme saint Pierre devant le conseil suprême des juifs, il faut affirmer qu’en « nul autre que Jésus, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » Et en même temps nous devons garder ouvertes les portes du dialogue avec toute l’humanité et œuvrer avec tous les hommes pour la dignité de tout homme.

         Mener le monde au Salut par le Christ exige d’être nous-mêmes des témoins fidèles de la miséricorde et de l’amour de Dieu pour tous. Alors comprenez-bien que cette œuvre immense commence déjà en nous et autour de nous, dans nos communautés où si facilement on catégorise, on divise, on critique, on complote et on excommunie ceux qui ne sont pas comme nous !

La rentrée arrive frères et sœurs, qu’elle soit pour nous, l’occasion d’ouvrir le dialogue avec ceux qui sont loin, dans la foi qui nous est commune comme avec ceux qui sont d’une autre confession ou athées. Tous ont droit au salut, leur permettrez-vous, par vos paroles et vos actes d’y accéder ? Amen

les prières auprès de Marie le 15 août soir

les paroissiens du doyenné étaient invités à se retrouver chacun dans un lieu marial de sa paroisse pour prier avec Marie. Prier pour la France, prier pour la Vie, à l’heure où les nouvelles lois de bioéthiques sont discutées au Parlement.

Voici le message de Mgr d’Ornellas, Archevêque de Rennes, Responsable du groupe de travail bioéthique de la CEF.

« Notre planète si malmenée nous impose d’urgence un virage écologique. L’usage excessif de techniques sur l’être humain ne nous obligera-t-il pas de prendre un virage, celui de l’écologie humaine ? « Tout est lié » dans le respect du vivant, qu’il appartienne à la nature ou qu’il soit humain. Ne ratons pas le sens de l’histoire ! Nous aussi, citoyens croyant en Dieu ou non, nous pouvons continuer à nourrir nos réflexions à partir des valeurs éthiques de dignité, de solidarité et de fraternité. Il s’agit de réfléchir sur la bioéthique en pensant qu’il est question d’une loi civile chargée du « bien commun » pour tous et non de situations particulières. Nous connaissons tous l’une ou l’autre de ces situations. Elles sont dues à des accidents de la vie ou à des décisions individuelles. Même si elles sont parfois difficiles, elles ne sont pas  exemptes d’amour, nul n’en doute. L’Église catholique continuera à les accompagner avec respect et sollicitude. ».

Ainsi les paroissiens des Coteaux de Seille se sont donnés rendez-vous à la grotte de Frontenay où est vénérée Marie sous le titre de Notre Dame de Lourdes, ceux de Saint Martin des Vignes à la chapelle de Lavigny où l’on vénère Marie, notre Dame de La Salette, ceux de Saint Pierre François Néron à Courbouzon où l’on prie Notre Dame de Grandchamp et ceux de Saint-Désiré à la chapelle de Conliège auprès de Notre Dame de Lorette.

Nous avons fait monter vers le Seigneur une prière unanime, élaborée en doyenné.

et il n’est pas trop tard pour unir votre prière à la nôtre avec les mots de Jean Vannier

« « Ô Marie, donne-nous des cœurs attentifs, humbles et doux pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous. Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer, les servir, éteindre toute discorde et voir en nos frères souffrants et brisés la présence de Jésus vivant. Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres. Seigneur, souris-nous dans le regard de tes pauvres. Seigneur, reçois-nous un jour dans l’heureuse compagnie de tes pauvres. Amen ! »

 

un beau signe

au terme de notre prière à Courbouzon, alors que l’on s’apprêtait à partir des paroissiens ont attiré notre attention et tourné nos regards au dessus de la statue de Marie pour contempler, alors que le ciel était à peine nuageux, un arc en ciel….. au dessus d’Elle. Merci Marie de nous rappeler par ce signe l’Alliance éternelle de Dieu avec nous.

rétrospective en images…

à Frontenay :

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à Lavigny :

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à Courbouzon :

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homélie fête de l’Assomption

par le père Arnaud Brelot

Revisiting the Visitation of the Blessed Virgin Mary

Évangile de J-C selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ;  Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? L’exclamation d’Elisabeth est un cri de joie qui exprime la réalisation d’une attente. Remplie d’Esprit Saint ces simples mots utilisés par Elisabeth exprime son bonheur d’assister à la réalisation de l’espérance d’Israël : le messie attendu depuis des siècles est enfin advenu parmi les hommes.

Ces paroles nous aident à comprendre ce qu’il y a de particulier dans le mystère révélé de notre foi chrétienne.

1/ d’abord Dieu est venu parmi nous.

Nous croyons comme chrétien que Dieu est venu jusqu’à nous. Que tout son projet créateur avait pour finalité de rencontrer l’humanité et de faire alliance avec elle. Dieu a tenu de toute éternité à se révéler à l’humanité et à lui révéler son projet : diviniser l’Homme pour qu’il puisse participer à la nature Divine. Pour faire alliance avec elle, pour l’accueillir un jour en son sein, Dieu devait rendre l’Homme capable de cela. Et Lui seul comme Créateur pouvait à la fois tout en restant Dieu assumer aussi la nature humaine. En Jésus, Dieu a assumée la nature humaine pour la purifier du péché et la rendre capable de revêtir la divinité. Mais pour qu’il soit vraiment l’un de nous, Marie était indispensable, car elle seule confère la nature humaine à Jésus. Dieu vient parmi nous par les entrailles de Marie. Elle permet à Dieu d’être par sa naissance réellement l’un de nous. Marie est la première à porter Dieu en elle, elle est le premier tabernacle de l’histoire.

2/ L’Eucharistie : mystère de la présence de Dieu.

Celui que Marie a porté dans son sein, qu’elle a enfanté et couché dans une mangeoire, dans la ville de Bethléem qui signifie « la maison du pain », est aussi celui qui se fait nourriture par le pain et le vin consacré. Quand nous recevons à la communion le Corps et le Sang du Christ, nous devenons, comme Marie, un tabernacle. Un vase d’argile contenant le plus grand des dons : Jésus lui-même. C’est lui qui en descendant au plus profond de nos entrailles, transforme l’argile fragile de notre vie en coffre à trésor. Vous-êtes vous déjà perçu comme cela, frères et sœurs ? Comme le coffre digne de recevoir le merveilleux trésor de l’Eucharistie. Avez déjà réalisé votre dignité ? Dieu ne regarde pas votre silhouette, ni votre maintien ou votre distinction, non il ne regarde que votre désir de faire sa volonté, votre désir d’accueillir sa vie  pour lui permettre de se communiquer au monde.

3/ Il nous choisit pour être porté dans le monde.

Marie ne reste pas enfermée chez elle. Déjà Celui qu’elle porte en elle la pousse à aller se mettre au service d’Elisabeth. Et pendant trois mois elle aide et prépare à l’accouchement celle qui enfantera Jean qui deviendra le Baptiste ! Dieu en elle est déjà Dieu pour les autres ; elle n’a pas le temps de savourer son statut de mère de Dieu, aussitôt elle devient servante. Elle le proclame elle-même, sa gloire lui viendra des autres au cours des siècles « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. » Ce qui compte pour elle c’est de servir. Et c’est ce qu’elle fait depuis : elle s’est mise toute entière au service de son fils : pour l’élever, le faire grandir dans la foi, lui faire faire son premier signe aux noces de Cana, le soutenir dans sa Passion et demander l’Esprit Saint par sa prière incessante au Cénacle. Marie qui fut au service de son Fils l’est donc aussi à son Eglise. 

Et nous-mêmes frères et sœurs, qu’allons-nous faire de celui que nos entrailles vont recevoir ? Qu’allons-nous faire après cette Eucharistie ? Serons-nous comme Marie en partance pour un service, pour un acte de charité ? Serons-nous en chemin portant joyeusement en nous Celui qui veut par nous être donné au monde et surtout à ceux qui l’ignorent ?

Etre chrétien est certes une grande grâce mais c’est encore plus une grande responsabilité : celle de recevoir et de porter au monde le Christ et sa Bonne Nouvelle, à savoir que tout humain est appelé à être divinisé. Oui Marie ce matin nous rappelle que nous avons à être transparents au Christ, comme des vitraux par lesquels ceux qui cherchent un sens à leur vie, contempleront le merveilleux avenir qui est le leur. Un avenir qu’ils n’ont pas à acheter mais humblement à recevoir.

Alors frères et sœurs ce matin, Dieu qui s’est fait l’un de nous par Marie, vient jusqu’à nous dans l’Eucharistie, pour faire de nous, comme de Marie, un tabernacle auprès duquel les chercheurs de sens et de vérité pourront découvrir leur merveilleuse vocation : être en Christ participant de la nature divine ! Si vous prenez au sérieux cette mission, alors lors de la communion, ayez sur les lèvres les mots mêmes de Marie « je suis la servante du Seigneur que tous se passe pour moi selon ta Parole. » Amen