PROFESSIONS DE FOI A LONS ET VERNANTOIS

joie de célébrer à nouveau cette étape importante dans la vie des jeunes chrétiens qui renouvellent eux-mêmes l’engagement pris par leurs parents au jour de leur baptême et proclamant eux-mêmes leur foi en un Dieu Père, Fils et Saint-Esprit! Un beau signe le jour de Pentecôte et celui de la fête de la Trinité!

A Vernantois pour la paroisse st Pierre François Néron

Aux Cordeliers pour la paroisse st Désiré

homélie de la Trinité

La Trinité triandrique de Semsales - Revue Sources
La Trinité triandrique de Semsales – Revue Sources

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu : En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Un seul Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit, voilà ce que nous professons plusieurs fois par jour, sans même nous en rendre compte. Oui par nos gestes et nos paroles nous proclamons le mystère de la Trinité qui est le cœur de notre foi chrétienne : quand nous faisons le signe de croix, quand nous prions ou glorifions le Seigneur, par les paroles des chants que nous entonnons à la messe ou même sous la douche car Dieu peut être loué en tout temps et en tout lieu !

Certes le mot de Trinité n’est pas écrit dans le Nouveau Testament, mais la réalité que ce mot exprime l’est et ce sont la personne, les paroles et les actes de Jésus qui le révèlent. Ainsi à l’Annonciation, l’ange dit à Marie que son enfant sera appelé Fils de Dieu car l’Esprit Saint viendra sur elle, lors du baptême de Jésus l’Esprit Saint descend sur lui et du ciel la voix du Père proclame celui-ci est mon Fils bien-aimé, et jusqu’à son retour près de Dieu, Jésus proclame le mystère de la Trinité puisque dans l’évangile que nous venons d’entendre il confie à ses disciples la mission de baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

C’est donc en scrutant les textes de la Bible que l’Eglise a essayé de comprendre comment vit Dieu en lui-même, comment il est unique dans la diversité de chacune des personnes divines. Ainsi à partir des textes que la liturgie nous propose ce matin et en nous basant sur le signe qui expriment notre foi, essayons de comprendre ce qu’est l’originalité de la foi chrétienne en un Dieu Un et Trine.

  1. Au Nom du Père. Trop souvent on imagine Dieu comme une espèce de vieux célibataire grincheux et renfrogné, distant et froid voir indifférent, hautain et inaccessible. Or affirmer que Dieu est Père suppose que Dieu veuille établir une relation d’un autre ordre avec sa création, qu’il veuille y introduire de l’amour. Si Dieu est Père, alors sa création doit rayonner de son amour, comme le rappelle le psaume 32 « la terre est remplie de son amour. » Si Dieu est Père alors il a souci de sa création et surtout de l’humanité qu’il créa à son image et à sa ressemblance jusqu’à intervenir dans sa vie pour l’aider et la sauver comme le constate le livre du Deutéronome : Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation, de venir la prendre au milieu d’une autre, à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, … comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte ? Certains ont du mal à se tourner vers un Dieu Père car selon qu’on aura eu la chance ou non d’avoir un papa aimant, soucieux de notre bien, attentif à nos joies et partageant nos peines, nous aurons plus ou moins de facilités à l’aimer et entrer en relation filiale avec Lui. Et si dès aujourd’hui je prenais le pli de lui demander de me protéger, de m’aider à grandir et à me responsabiliser comme un père humain le ferait pour son enfant ?
  • Et du Fils. C’est évident : si Dieu est pleinement Père alors Il l’est « divinement » d’un enfant, qui est de même nature que Lui. Ce Fils éternel s’est fait connaître à nous en se faisant homme. Jésus est le Fils éternel de Dieu qui s’est fait homme en prenant chair de la Vierge Marie. Confesser Dieu comme Père et Fils c’est affirmer qu’en Dieu il y a une relation d’amour : Dieu est Amour affirme même saint Jean : Dieu est Père en tant qu’il est l’Amour qui se donne ; Dieu est Fils en tant qu’il est l’Amour qui se reçoit. Mais ce sont deux facettes d’un unique Amour comme l’enseignera Jésus à ses apôtres : le Père et moi nous sommes un.

Croire en Dieu le Père et en Jésus son Fils c’est aussi affirmer que Jésus fait de celui qui croit en Lui son frère et donc aussi un enfant de Dieu, non plus seulement parce que créé par Dieu le Père, mais parce qu’adopté par Lui comme son propre enfant. On dit dans l’Eglise que les baptisés sont « fils dans le Fils », ai-je vis-à-vis de Jésus cette simplicité là de le voir et le prier comme un grand frère qui sait me faire mieux comprendre et aimer la volonté de notre Père ?

  • Et du Saint-Esprit. Notre adoption divine se fait par le don de l’Esprit Saint. Si le Père et l’Amour qui se donne et le Fils l’Amour qui se reçoit alors l’Esprit Saint est l’Amour du Père et du Fils qui se transmet et qui donne la vie. Car là où l’on s’aime on sait bien qu’on récolte ! Et c’est Paul qui rappelle aux Romains que l’Esprit Saint vient faire le lien entre tous les hommes qui croient, Il vient affermir en eux la certitude d’être aimé par Dieu le Père qui leur à donner son Fils unique pour que tous deviennent ses enfants d’adoptions : vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! …. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ … pour être avec lui dans la gloire.

L’Esprit Saint, c’est comme notre esprit de famille chrétienne, il fait l’unité dans l’amour de tous ceux qui croient, il fait l’unité de l’Eglise. Alors j’espère que vous l’invoquez chaque matin, chaque jour, pour unifier votre vie, la faisant advenir comme celle d’un enfant de Dieu qui désire que sa famille d’agrandisse à l’humanité tout entière. Demandez à l’Esprit Saint d’ouvrir votre cœur aux dimensions du monde !

Voilà tout ce que nous enseigne le signe de la croix par les textes d’aujourd’hui : Dieu le Père a envoyé son Fils pour faire de nous tous dans l’Esprit Saint ses enfants, ses frères, ses héritiers. Puissions-nous toujours vivre ainsi, à cette hauteur là pour que tous les hommes en nous voyant croient et en croyant soient sauvés. Amen

Le mois de Mai, mois de Marie

ce 30 mai s’achevait les prières mariales dans notre doyenné. Des paroissiens des Coteaux de Seille se sont retrouvés près de la Vierge de Passenans quand ceux de st Pierre-François Néron se retrouvaient à Courbouzon dans la chapelle de l’église dédiée à Notre Dame. En cette année st Joseph et de la famille voulue par le pape François, ils ont pris de le temps de prier pour les futurs mariés, les familles en difficultés, le respect de la vie, etc. Par l’intercession de Marie et de Joseph ils ont fait monter vers Dieu leurs supplications.

retraite de première communion

une trentaine d’enfants du doyenné se sont retrouvés au collège Sainte Marie à Lons pour cette deuxième session de préparation à la première communion (autant s’étaient déjà préparés le 8 novembre dernier). Pendant toute la journée ils ont découvert et approfondi le déroulement de la messe et sa signification, le nom et l’usage des objets liturgiques. Ils ont pu participer à une lectio divina pour entrer plus avant dans la compréhension du texte d’évangile qu’ils entendront le 13 juin prochain, jour de leur première communion. En fin de journée, parents et enfants ont convergé vers l’église saint Désiré pour y célébrer l’Eucharistie.

un grand merci aux catéchistes qui ont assuré l’animation de la retraite et à Jean-Luc et Stéphanie pour l’accompagnement musical de la messe!

prière mariale à Frontenay

une quarantaine de personnes se sont retrouvées à Frontenay le dimanche 24 mai. Un moment très priant et chantant auprès de Notre Dame de Lourdes à de la grotte restaurée. Un beau moment dans un cadre de verdure baigné par le soleil. Merci Marie!

à noter : la grotte restaurée sera béni par notre évêque lors du prochain pèlerinage le 5 septembre prochain!

Le 12 mai, 3° jour des Rogations à Bornay

par Martine Guillemin.

Qui n’a jamais loué Dieu (au moins une fois dans sa vie)  en admirant le paysage et l’incroyable diversité de cette belle nature qui nous entoure ? Pas forcément avec des mots … peut être seulement et simplement en décelant en son for intérieur ce je ne sais quoi qui nous porte et nous transporte à l’insu de notre volonté et nous fait rendre grâce pour tant de beauté. Mais personnellement, être seule devant tant de merveilles me laisse cependant un goût amer … comme j’ aimerais que tous puissent goûter à cette paix et cet amour de Dieu ! … C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attendais cette messe des rogations, et la perspective de pouvoir ensemble faire corps, faire Eglise. Enfin un peu de soleil au milieu de ces trois jours de rogations, et nous voilà à Bornay ultime étape ! Ouf, se retrouver ensemble pour prier et chanter d’un même cœur, d’une même joie. Quelle chance, même à quelques-uns seulement, de pouvoir au nom de tous dire à Dieu notre reconnaissance. Se savoir tout petit mais tellement riche de toutes ces bontés de Dieu.

homélie 7° dimanche de Pâques

Évangile de J- C selon saint Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus : ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Il est écrit au livre des Psaumes : Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. » On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias. Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. » On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.

Psaume 102 (103)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s’étend sur l’univers. Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres !

première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui  et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.

Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Évangile de J- C selon saint Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.

Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

Jeudi dernier, fête de l’Ascension du Seigneur nous avons contemplé Jésus rejoignant son Père. Depuis nous sommes tout à la fois joyeux de le savoir auprès de Lui (avec notre humanité assumée et glorifiée) et très tristes de ne plus l’avoir avec nous. Certes, Il est retourné auprès de Dieu, mais Il ne nous a pas laissé démunis, Il ne nous a pas abandonnés, puisqu’il nous a promis une force, celle de l’Esprit Saint, pour que nous soyons ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Nous entrons donc ce temps d’attente afin de recevoir ce qui fut promis. Evidemment l’Esprit saint nous a été donné lors de la Pentecôte il y a 2000 ans, mais Il l’est encore tous les ans quand nous célébrons cette fête, Il l’est aussi à chaque célébration de confirmation ou quand nous le lui demandons. Voilà pourquoi, par l’intercession de notre Dame de Lorette nous faisons chaque année dans notre paroisse une neuvaine à l’Esprit Saint. Peut-être ne pourrons-nous pas tous nous rendre à Lorette à Conliège, mais tous nous pouvons prier chaque jour l’Esprit Saint et le supplier de combler nos âmes de ses dons et d’embrasser de son feu nos cœurs pour en faire des cœurs tout brulant de disciples près à devenir des missionnaires de la Bonne Nouvelle.

Ainsi ce dimanche, attendant de recevoir l’Esprit Saint, l’Eglise nous propose d’entendre ce que Jésus, dans sa prière, demande au Père pour que notre mission porte du fruit, pour que nous soyons de bons missionnaires. Vous aurez comme moi relevé trois demandes de Jésus qui nous permettrons une mission féconde :

1- Que le Père nous garde dans l’unité.

Jésus durant sa mission sur terre a révélé à ses disciples qui était Dieu, leur faisant comprendre qu’Il est un Père dont Lui, Jésus et le Fils. Et Jésus par sa mort et sa résurrection a fait de chaque croyant un enfant de Dieu. Nous sommes tous de la même famille, adoptés par Dieu car frères et sœurs de Jésus, voilà notre unité à conserver absolument. Jésus le dit lui-même dans l’évangile : Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. Ce que Jésus est, nous le sommes aussi, Il nous en fait le cadeau ! Ainsi quand Jésus demande à son Père : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes » Il lui demande de nous garder unis comme une famille solidement attachés les uns aux autres par les liens de l’amour et le don de l’Esprit Saint. Tous les chrétiens forment ensemble une grande famille qui repose sur la proclamation de la même foi en un Dieu Père qui a envoyé son Fils pour faire de nous ses enfants adoptifs : Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu rappelle st Jean dans la 2° lecture. Alors œuvrons à l’unité de tous les chrétiens !

2- Que le Père nous garde du Mauvais

Agir pour l’unité ne doit pas être seulement un vœu pieu, mais aussi un souci permanent car Satan jette souvent le trouble et la division entre Chrétiens. Le Diable essaie aussi de nous ébranler dans notre vision du monde en le regardant comme mauvais et dangereux. Certes il peut l’être mais c’est à notre monde que nous sommes envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle de la filiation divine. Voilà pourquoi Jésus, retournant à son Père dit Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Alors osons évangéliser et aller à la rencontre des autres car Dieu le Père qui exauce toujours son Fils nous garde du mauvais ! 

3- Que le Père nous garde fidèle à la Parole.

Jésus venu dans le monde, c’est la Parole de Dieu qui s’est fait connaître à nous. Ecouter et voir Jésus, c’est voir et écouter Dieu nous parler. Les disciples ont écouté et reçu tout l’enseignement de Jésus, il s’agit maintenant pour eux, comme pour nous 20 siècles plus tard d’y rester fidèles et d’en vivre. Pour que cela soit possible il nous faut sans cesse demander à Dieu son Esprit Saint, son Esprit de Vérité pour bien comprendre et appliquer au quotidien dans nos vies ses enseignements, voilà pourquoi Jésus prie son Père en disant : Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Oui plongeons toujours à nouveau dans les Ecritures, méditons-les après avoir prié l’Esprit Saint afin que notre vie devienne un évangile que le monde trouvera agréable à lire et attirant à vivre jusqu’à l’adopter. Si notre vie est cohérente avec les préceptes de l’évangile alors nous embraserons le monde de l’amour de Dieu car nous ne serons qu’Amour pour le monde, c’est saint Jean qui le dit dans la 2° lecture : Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Et si en venant communier tout à l’heure, nous ne demandions que cela à Dieu : demeurer dans son amour ? Ne serait-ce pas suffisant pour être de vrais témoins ? Amen

Neuvaine à Notre Dame de Lorette

depuis le jeudi de l’Ascension jusqu’au vendredi avant la pentecôte, les paroissiens de St Désiré se retrouvent autour du père Christian Panouillot à 18h00 à la chapelle de Notre Dame de Lorette dans le village de Conliège pour prier chaque soir la neuvaine à l’Esprit Saint par l’intercession de ND de Lorette.

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer mais souhaiteraient faire la neuvaine, vous pouvez chaque soir à 18h00 chanter ou réciter le Veni Creator et dire la prière à Notre Dame de Lorette.

Neuvaine au Saint Esprit - images saintes

Viens, Esprit Créateur nous visiter
Viens éclairer l’âme de tes fils;
Emplis nos coeurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur;
Tu es l’Amour le Feu la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur

Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père;
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos cœurs, répand l’amour du Père;
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix;
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils;
Et toi l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi. Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des Enfers;
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles. Amen

Consultation de la fiche du sanctuaire Notre-Dame-de-Lorette

PRIÈRE À NOTRE DAME DE LORETTE

Sainte Vierge Marie, nous vous vénérons sous ce titre cher à notre piété. Chargée de la glorieuse mission de nous donner à Jésus, vous nous demandez aussi nos âmes pour les livrer à son incomparable amour.

O notre douce Mère, votre tendre charité, vos incessants bienfaits ravissent nos cœurs, nous les abandonnons à votre maternelle sollicitude.  Daignez, s’il vous plaît, continuer à vous montrer notre Protectrice et notre très douce Reine.

Donnez à nos familles les biens du temps présent et de l’Eternité. Donnez nos cœurs à Jésus et obtenez-nous de demeurer dociles à ses inspirations et fidèles à sa foi, de nous élever au dessus des vanités de ce monde, de nous diriger vers le Ciel pour y goûter éternellement, dans la joie de votre présence, l’amour de votre Fils bien-aimé. Amen.

homélie de l’Ascension

Lecture du livre des Actes des Apôtres : Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,  mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Je voudrais ce matin vous partager un souvenir qui m’est revenu alors que je préparais mon homélie. Il y a quelques années alors que j’officiais aux Rousses, ayant célébré un mariage, je fus invité au repas des noces. Et parmi les grands moments de la soirée, il y eut un lâcher de « lanternes volantes ». Et aussitôt une bonne centaine de lanternes poussées par la chaleur des petites bougies qu’elles contenaient, se sont élevées et ont parsemées le ciel de petites étoiles qui rapetissaient au fur et à mesure qu’elles montaient dans le ciel. Et nous n’arrivions pas à décrocher notre regard de ce beau spectacle, tous les yeux étaient tournés vers le ciel et même les lanternes éteintes ou dispersées, nous restions captivés par le ciel qui avait pour un temps brillé d’une lumière nouvelle.

Je me demande, toute proportion gardée si ce ne fut pas la même chose qui se produisit avec les apôtres. Jésus la Lumière venue dans le monde regagnait la réalité divine d’où il était venu et le spectacle devait être si beau que les apôtres n’arrivaient pas à en décrocher leur regard, eux qui étaient à la fois pétris de la joie de savoir Jésus retourné vers son Père et le cœur gonflé de la tristesse de ne plus l’avoir près d’eux. Oui elle a du être dur à entendre cette admonestation des deux hommes en blanc : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Eussé-je été apôtre que j’eusses eu répondu « minute les gars ! Laissez-nous au moins profiter du spectacle ! Ce n’est pas tous les jours que le Fils de Dieu glorieusement ressuscité rejoint Dieu son Père pour l’Eternité ! ».

Alors pourquoi cet empressement ? Pourquoi faut-il que les disciples se bougent sans tarder alors que Jésus est encore visible dans son Ascension ? Plusieurs raisons me viennent que nous pouvons relier aux textes de la liturgie de ce matin. Ils sont certainement la réponse de l’Eglise à cette question.

D’abord à trop regarder vers le ciel on peut oublier les réalités terrestres. Cela signifie qu’il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour vivre sur terre et viendra ensuite le temps de gagner le ciel. Et ne pas passer notre temps les yeux rivés sur le ciel ne veut pas dire qu’on n’y pense pas. Ce qu’il faut c’est que la réalité du ciel, comme vie éternelle promise à celui qui croit, habite notre cœur, qu’elle soit notre espérance, qu’elle guide chacun de nos pas, chacune de nos actions, qu’elle soit la mesure de nos propos. Le vrai désir du ciel se voit dan la vie de tout humain qui s’est ouvert au Salut : son âme est devenue le ciel de Dieu comme le dit Sainte Thérèse de Lisieux. Oui l’âme sauvée est le ciel de Dieu, Il a plaisir à y descendre, à y vivre.

Ensuite, il ne nous faut plus scruter le ciel car ce serait laisser croire que sa promesse n’a pas été réalisée ! En effet si Jésus est parti, il n’en n’a pas moins promis de nous envoyer l’Esprit Saint, comme il le rappelle lui-même dans les actes des apôtres : Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : … c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » et le jour dont il était question était celui de la pentecôte. Et notre Pentecôte ce fut le jour de notre confirmation : à notre tour, dans notre vie quotidienne nous avons reçu une force quand le Saint-Esprit est venu sur nous. Et comme il y eut plusieurs pentecôtes relatées dans les actes des apôtres, il y en eut, en a (ou en aura) aussi plusieurs dans nos vies : Jésus par son Esprit Saint nous rejoint dans l’ordinaire de nos vies pour nous aider à vivre selon sa volonté et ses commandements. Il suffit de lui demander l’Esprit Saint. Quand lui avez-vous demandé pour la dernière fois ?

Enfin, si nous ne devons plus scruter le ciel c’est aussi par ce que Jésus nous a assigné une mission. La force que nous avons reçu de l’Esprit Saint fait de nous ses témoins … jusqu’aux extrémités de la terre. Elle nous aide à réaliser le commandement du Seigneur dans l’évangile : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ».

Oui un jour nous rejoindrons Jésus. Ce jour-là il viendra de la même manière que les disciples l’ont vu s’en aller vers le ciel. En attendant,il nous faut sur cette terre, chacun selon les dons qu’il a reçus, construire le corps du Christ comme l’écrit Paul aux Ephésiens. C’est notre belle mission de chrétien : ayant déjà accueilli le salut par le baptême, et l’Esprit Saint à la confirmation, nous devenons par nos vies des évangiles de chair, des bonnes nouvelles pour ceux qui ne savent pas encore qu’ils sont tous appelés à être des petites lanternes éclairées et gonflées à la lumière de la Vérité et de l’Amour qu’est le Christ. Et eux aussi pourront au jour choisi par Dieu voler vers lui et devenir auprès de lui dans sa gloire, ses fils et ses filles bien-aimés.

Alors pensez-y en venant communier. La Chaleur et la Lumière du Ressuscité que vous recevrez feront de vous la petite lanterne volante qui au jour promis, montera joyeusement vers le Père et la plénitude de sa joie. Amen