méditation du 5° dimanche de Carême A

par le père Arnaud Brelot 

Retraites spirituelles de lectio: La résurrection de ...Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.  Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem  – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu,  tu es celui qui vient dans le monde. »

Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Marthe et Marie, que l’on oppose si souvent à cause du récit où Marthe reproche à Marie de demeurer aux pieds de Jésus pendant qu’elle s’occupe seule du service, ont dans ce récit une attitude commune face à la mort de leur frère. Toute deux vont à la rencontre de Jésus pour lui faire le même reproche : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ».  Ce reproche nous l’avons entendu des dizaines de fois de la bouche de ceux qui ont perdu un être cher. « Il était où ton Dieu quand mon enfant, ma femme, etc… a lutté et perdu contre la maladie, lors de son accident, etc. » Et bien souvent, au mieux nous balbutions une réponse évasive ou nous gardons le silence…

Trois remarques me viennent :

1/ Cette parole est légitime, et Jésus ne la disqualifie pas. Se révolter contre la mort d’un proche, contre une injustice n’est pas un pécher, c’est même une étape indispensable pour pouvoir avancer plus avant.  Il faut qu’une parole de reproche contre Dieu puisse être dite pour que l’image de Dieu qui est véhiculée soit rejetée. Notre Dieu  n’est pas un sadique qui joue à faire souffrir les gens, il ne manipule pas les humains selon son bon vouloir. Il est en Jésus, Dieu parmi nous, Dieu au milieu des hommes, Dieu vraiment homme venu partager nos joies et nos peines.

2/ Jésus est bouleversé.  Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé. Jésus se laisse toucher par la peine de Marie et ressent aussi certainement sa propre peine car Lazare est aussi son ami. Si il est pleinement homme, Jésus l’est aussi dans l’expérience de la peine que provoque la mort d’un proche. Pleurer avec ceux qui pleurent, voilà d’abord l’attitude à avoir. Entendre et recevoir la souffrance des autres avant de lui donner une explication. Le cœur affligé comme l’estomac vide empêche de croire. Il faut d’abord nourrir et apaiser avant de catéchiser !

3/ Jésus a les Paroles de la vie.  Si Jésus reçoit le blâme de Marthe et Marie, si il pleure avec elles, il est aussi celui  qui réoriente leur foi ; comme il réoriente la foi de ceux qui sont blessés par la séparation subite de l’être cher. Il affirme seulement ce qu’il est : Moi, je suis la résurrection et la vie. Il est non pas celui qui empêche de passer par la mort mais celui qui fait vivre au-delà d’elle : Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Jésus est venu transformer la mort en passage vers la vie. Notre foi transforme l’espace confiné de nos tombes en portes vers la Vie. Et Jésus nous affirme même que c’est dès cette vie que cela se passe : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Celui qui dès maintenant vit en Christ et croit en Christ a déjà un pied non pas dans la tombe mais dans le Royaume de Dieu. Voilà pourquoi Jésus insiste auprès de Marthe : Crois-tu cela ? Il faut un acte de foi pour saisir que le passage que Jésus ouvrira par sa mort et sa résurrection est aussi pour chaque croyant. Et pour chaque croyant dès aujourd’hui. Marthe pose donc un acte de foi absolu, avant même que le Seigneur ait vécu sa Passion, elle croit à sa victoire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu,  tu es celui qui vient dans le monde 

Conclusion. : Lazare signifie « Dieu a secouru ». Lazare c’est donc aussi chacun de nous quand nous laissons Dieu nous sauver. Oui le Christ seul peut nous sortir du confinement total qu’est le séjour des morts. Car sa Vie est plus forte que la mort et à chacun de nous, au jour du grand passage il dira, comme à Lazare « Viens dehors ». Et pour que nous puissions sortir  vers la Vie, c’est lui qui vient vivre confiné en nous par la communion à son corps ; Il est le confiné-volontaire qui permet que nous puissions au jour de notre naissance au ciel, jaillir vers la Vie ! Alors humblement redisons-Lui, en ce temps de jeûne eucharistique imposé : Seigneur  j’ai besoin de toi, je désire recevoir ta vie ! Amen

 

ACTE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

commentaire du samedi 28 mars

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

 

Fascination et répulsion, voilà les sentiments que le Christ provoque chez ceux qui le côtoient. Dans évangile de ce jour, Saint Jean nous dit que les réactions des uns et des autres sont partagées, certains reconnaissent Jésus comme le Messie tant attendu, d’autres le réfutent énergiquement et affirment, preuves à l’appui, qu’il ne peut en être ainsi.

En fait, le Christ par son enseignement a touché le cœur de certains. Ils se sont laissés habiter par la présence divine qui vient à eux, alors que les autres ne voient en Jésus qu’un danger, un perturbateur, un discoureur qui dérange par sa parole de vérité, comme l’annonçait le prophète Jérémie. Et ils veulent l’éliminer. Leur décision est prise et rien de ce qu’ils voient et de ce qu’ils entendent ne les fera changer d’avis.

Aujourd’hui, rien n’a changé, le Christ demeure toujours celui qui comble les croyants qui s’ouvrent à sa présence, qui mettent leur foi en lui. Et il demeure toujours un perturbateur à éliminer pour ceux qui ne le reconnaissent pas et qui sont dérangés par sa parole de vérité. Voilà pourquoi des chrétiens souffrent toujours pour leur foi.

Nous aimerions une manifestation claire et lumineuse de la puissance de Dieu, pour permettre à tous les hommes de le reconnaître et d’acquérir une foi certaine. Mais la foi n’est pas une question de preuves incontestables, ni de signes univoques. La foi est « d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps et inséparablement l’assentiment libre de toute la vérité que Dieu a révélée »(Catéchisme de l’Eglise Catholique N°150). Quelques soient les événements et les paroles, si le cœur de l’homme ne se laisse pas toucher par la présence du Christ, s’il refuse de s’ouvrir à Lui dans une confiance sincère, aucune relation d’amour avec le Seigneur ne pourra naître. C’est dans un cœur disponible et confiant que Dieu se manifeste, et c’est ainsi que nous grandissons dans la foi et que nous entrons dans cette intimité avec le Christ qui nous donne de le reconnaître et de vivre de sa vie.

TOUS UNIS AUTOUR DU PAPE CE SOIR

Pope Francis: The Devil Is ‘Crouching at Our Door,’ ‘Wants ...

Face à la pandémie du coronavirus Covid-19, le pape François donne une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle ce vendredi 27 mars à partir de 18 heures. 

Suivez cette veillée exceptionnelle en direct sur KTO : à la télévision, sur ktotv.com et sur notre chaîne Youtube.

À travers ce geste spirituel très fort, le Saint-Père manifeste sa volonté d’unir les hommes et les femmes. Dans ce contexte de crise mondiale causée par le coronavirus Covid-19, il a invité tous les fidèles à redoubler d’efforts dans la prière : « À la pandémie du virus, nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis« , a-t-il déclaré dimanche dernier. 

Une bénédiction exceptionnelle

La bénédiction Urbi et Orbi est habituellement prononcée que lors des grandes solennités de Noël et de Pâques ou à l’élection d’un nouveau pape. Cette bénédiction de vendredi est donc une initiative exceptionnelle du pape François. Elle sera donnée à l’issue d’une veillée de prière, alors que le parvis de la Basilique Saint-Pierre et la place seront vides.

KTO se mobilise pour vous permettre de vivre cette veillée en direct, à l’invitation du pape François : « Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière.»

Une indulgence plénière sera accordée à tous ceux qui participeront à ce temps de prière à distance, grâce aux nombreux moyens de diffusion, aux malades et à leurs proches, ainsi qu’aux soignants particulièrement sollicités depuis le début de cette crise sanitaire.

méditation du 27 mars

par  Claudine Grosskopf, Déléguée pastoral des Coteaux de Seille…

  • Propositions de prières :
  1.  pour les petits enfants.

Attends-moi, Seigneur: j’arrive!
Attends-moi, Seigneur: je m’habille!

Mes yeux, je les habille de bonté
Pour regarder tous les gens avec amitié.

Mes mains, je les habille de paix
Pour donner du pardon sans compter.

Mes lèvres, je les habille de rire
Pour offrir la joie au long des jours.

Mon corps et mon cœur, je les habille de prière
Pour me tourner vers toi, Seigneur que j’aime.

Ca y est: je suis prêt. C’est moi!
Me reconnais-tu?
J’ai mis mes plus beaux habits! 

(prière de C.Singer)

2- pour les parents : prier avec Marie
Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
 
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, mais seulement chanter
Parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée
En ces espèces de couplets soudains.
[…. ]
Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

( prière de Paul Claudel)

  • à méditer :

RESISTER

Résister c’est dire non à la collaboration avec la mentalité du vaincu.

Résister c’est ne pas céder à l’obligation de se taire.

Résister c’est choisir d’être responsable, c’est se tenir debout devant Dieu

Résister c’est inventer d’aimer.

(Extrait du livre « Alphonse » de Jean Debruyne)

 

méditation du jeudi 26 mars

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,  et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?  Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

 

Nous avançons vers Pâques, et le Christ lui, avance vers sa mort et sa résurrection, vers sa glorification. Et la liturgie nous amène à prendre de plus en plus conscience que le Christ est le Sauveur en qui nous devons mettre toute notre confiance. Dans l’évangile de ce jour, le Christ lui-même nous appelle à lui faire confiance, à le reconnaître comme le Messie de Dieu. Le Christ nous appelle, il nous supplie même et il nous reproche notre lenteur à le reconnaître. Pourtant ses œuvres parlent pour lui, pourtant le Père lui rend témoignage, pourtant l’Ecriture atteste son action. Mais bien souvent nous sommes indifférents, nous sommes sceptiques, nous sommes lents à croire et réticents à nous convertir. Et si à partir d’aujourd’hui nous décidions vraiment de lui faire confiance ? si nous prenions vraiment ses paroles comme paroles de vie ? son exemple comme chemin d’épanouissement ? son enseignement comme lumière de notre route ? si nous mettions enfin notre espérance en lui seul? Comme l’affirmait le Pape émérite Benoit XVI aux jeunes réunis à Rome en 2005 : « Celui qui fait entrer le Christ, ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et Il donne tout. Celui qui se donne à Lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ, et vous trouverez la vraie vie ».

En ce temps de Carême si particulier, où tous les fondements de notre monde apparaissent si fragiles, sachons entendre l’appel de celui qui veut nous sauver.

 

ACTE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus tout chose et je désire ardemment vous recevoir dans mon âme. Puisque je ne puis, à cette heure, vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et tout entier je m’unis à vous. Ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous.

Chérubins, Séraphins qui, adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

L’ANNONCIATION DU SEIGNEUR

par le père Arnaud Brelot 

Recanati Annunciation - WikipediaÉvangile de J- C selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Alors que la mort et son cortège de tristesse rode dans le monde entier, une promesse jaillit du fonds des temps, de la bouche d’un prophète nommé Isaïe. Un signe, que les gouvernants de l’époque refusent de demander à Dieu, est donné pour tenir ferme l’espérance du peuple face à l’ennemi qui approche : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. Face à la mort et à l’envahisseur qui arrive, Isaïe prophétise l’avènement de la Vie. Une vie qui viendra de Dieu, car c’est une vierge qui enfantera. Une vie qui sera la Vie même de Dieu parmi les hommes, car il sera Emmanuel, Dieu avec nous.

Cette naissance annoncée et attendue est le signe qu’après le combat, qu’après les épreuves, les peines et la mort, la vie surgira de nouveau. La Vie surgira du tombeau, victorieuse définitivement de la mort, du mal et du péché. Pour arracher cette victoire là, il fallait que Dieu lui-même combatte. Il fallait que Dieu lui-même  revête l’armure de faiblesse et de misère de notre humanité. Il le fallait pour que l’humanité soit restaurée et sauvée, relevée et transfigurée.

Mais le grand désir de Dieu de mener ce combat-là doit obtenir de la plus pure des créatures humaines son approbation et son consentement. Car si Dieu a créé l’homme sans lui, il ne pourra pas le sauver sans son « oui ».  Alors Dieu propose à Marie d’être le sein virginal qui le recevra, le portera et l’enfantera. Il attend sa réponse. Toute l’humanité attend la réponse de Marie, espérant la parole qui la sauvera tout entière voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.

Le « oui » de Marie à la vie, au jaillissement de la Vie dans le monde, ouvre en grand les portes de l’espérance : Jésus, le fruit de ses entrailles, mènera le combat jusqu’à la croix, jusqu’à la résurrection, jusqu’à la l’Ascension. Il libère la vie des entraves de la mort, il restaure la vie et enfin la divinise en l’assumant jusqu’en paradis.

Merci Marie pour ton « oui » à la Vie, qu’il nous aide maintenant à relever la tête, à garder ferme l’espérance, qu’après le combat il y a  la victoire de la vie. Alors en ce jour de l’Annonciation, avec les mots mêmes du psalmiste priez Dieu ainsi : Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. ». Oui aujourd’hui, même confiné chez vous, ouvrez grandes vos vies à l’Esprit Saint qui viendra sur vous afin que la puissance du Très-Haut vous prenne  sous son ombre pour faire de vous à jamais des vivants ! Amen

 

CE SOIR A 19h30 ON OUBLIE PAS :

ON ECOUTE LES CLOCHES SONNER, 

ON ALLUME DES BOUGIES SUR NOS FENÊTRES

ON LIT L’ÉVANGILE DE L’ANNONCIATION (CI-DESSUS)

 

 

Méditation du mardi 24 mars

par le père Christian PANOUILLOT

photo chi pan

Une mise en quarantaine, un rebondissement à la mi-carême.

Nous sommes entrés en quarantaine, « restez chez vous », tel est l’ordre avec des dérogations pour des raisons de stricte nécessité. Nous sommes à la maison seul, en famille, depuis une semaine déjà. Des neuvaines sont organisées, les Messes sont célébrées et retransmises, des téléphones sont donnés pour prendre des nouvelles, pour s’entraider. Nous portons les malades et le corps soignant dans notre prière vers Dieu, Père de toutes miséricordes.

Nous étions cependant déjà entrés en quarantaine, comme chaque année, mais l’épidémie lui donne une plus grande radicalité.

Le carême (qui veut dire quarantaine) est un temps de préparation qui aboutit à la Nuit Pascale. Dans le silence de nos églises obscures s’avance le cierge pascal « Lumen Christi » (lumière du Christ) en trois fois. Les catéchumènes font profession de foi et sont baptisés. Les baptisés renouvellent leur Foi en Dieu, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, et renoncent au Mal. Puis c’est aussi la Communion Eucharistique avec le Pain nouveau consacré durant cette messe. Tout est nouveau, et il nous entraine au renouveau.

photo chi pan 2

 

Cette mise en quarantaine est une invitation à reconsidérer tout ce qui nous semblait important ou primordial dans notre vie. Et lors de l’Evangile du mercredi des cendres, qu’avons nous entendu ?

 

 

« Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra »(Math 6,..)

Jésus aussi nous donne cette consigne de rentrer non dans la maison, mais dans notre maison, d’entrer dans notre coeur, d’entrer dans notre intériorité pour prier le Père. La prière consiste à se retirer du monde qui nous entoure pour se mettre en présence du Père, à l’image de son Fils qui lui aussi se retirait pour prier son Père. Se mettre en présence de Dieu et se laisser habiter par l’Esprit saint est un exercice de toute une vie. Revenir au silence pour intérioriser la Parole de Dieu afin qu’elle soit réellement marquée dans notre intelligence, dans notre coeur, et qu’elle demeure sur nos lèvres.

Cette prière s’appelle l’oraison mentale. St François de Sales la définit comme étant « une amoureuse, simple et permanente attention de l’esprit aux choses divines » (Traité de l’amour de Dieu )

 

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La Vierge Marie est un exemple de contemplation des mystères de la vie de Jésus pour nous, car à plusieurs reprises, st Luc nous dit « Elle conservait toutes ces choses et les méditait dans son coeur » ( vous pouvez vous reportez à la crèche Lc 2,22  lors du recouvrement de Jésus au temple ( LC 2, 41-52) ) (vous pouvez lire ces textes).

 

 

 

Les disciples eux-même demandent à Jésus de leur apprendre à prier (Lc 11,1)

voici quelques textes supplémentaires :

Maria Valtorta (http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta04.htm)

 » Sois-en bien sûr, Marie : dans la joie comme dans la douleur, dans la paix comme dans la lutte, notre âme a besoin de se plonger tout entière dans l’océan de la méditation pour reconstruire ce qu’abattent le monde et les vicissitudes de la vie et pour créer de nouvelles forces pour s’élever toujours davantage. En Israël, nous usons et abusons de la prière vocale. Je ne veux pas prétendre qu’elle est inutile et mal vue de Dieu. J’affirme pourtant que l’élévation mentale vers Dieu est beaucoup plus utile à l’âme. Par la méditation, nous arrivons à prier réellement, c’est à dire à aimer, en contemplant la divine Perfection et notre misère, ou celle de tant de pauvre âmes, non pas pour les critiquer, mais pour les plaindre et les comprendre, et pour remercier le Seigneur qui nous a soutenues pour nous empêcher de pécher, ou nous a pardonné pour ne pas nous laisser par terre. car pour que l’oraison soit réellement parfaite, elle doit être amour. Autrement, c’est une agitation des lèvres d’où l’âme est absente.  »

Dans l’Imitation de Jésus-Christ  de Thomas a Kempis (https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Imitation/index.html)

« 1. Jésus-Christ: Mon fils, écoutez mes paroles, paroles pleines de douceur, et qui surpassent toute la science des philosophes et des sages du monde.

Mes paroles sont esprit et vie, et l’on n’en doit pas juger par le sens humain.

Il ne faut pas en tirer une vaine complaisance, mais les écouter en silence et les recevoir avec une humilité profonde et un ardent amour.

2.Le fidèle: Et j’ai dit: Heureux celui que vous instruisez, Seigneur, et à qui vous enseignez votre loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre. »(Imitation de Jésus Christ, Livre troisième, verset 1 & 2)

Quelques pistes d’orientation pour éclairer notre conscience :

  1. Peut-être que cette quarantaine peut nous permettre de prendre conscience de ce qui nous empêche de nous recueillir, de prendre le temps de nous mettre en présence du Seigneur dans le secret de nos coeurs ?

2.Peut-être avons nous eu des prières où le coeur à coeur avec le Seigneur était profond ? Est-ce que je reviens sur ces expériences fondamentales pour ma vie chrétienne ?

  1. Qu’est-ce qui dans ces textes est parlant pour moi ?
  2. Est-ce que je pense à faire des visites au St Sacrement, physiquement ou en esprit ?
  3. Qu’est-ce qui m’empêche de goûter le silence intérieur avec le Seigneur ?

 

Si vous le souhaitez échanger voici mon adresse mail et nous aviserons de ce qui est le plus confortable pour vous : christian_charles@mac.com