homélie 19° dimanche

Elie

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là,  le prophète Élie, …s’étendit sous le buisson, et s’endormit.  Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit :  « Lève-toi, et mange ! »     ….  Il mangea, il but, et se rendormit.     Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit :  « Lève-toi, et mange,  car il est long, le chemin qui te reste. »      Élie se leva, mangea et but.  Puis, fortifié par cette nourriture,  il marcha quarante jours et quarante nuits  jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères, ….. Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes,  tout cela doit être éliminé de votre vie,  ainsi que toute espèce de méchanceté.  Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.  Pardonnez-vous les uns aux autres,  comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu,  puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.   

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

……  Jésus reprit la parole :  «…..    Amen, amen, je vous le dis :  il a la vie éternelle, celui qui croit.      Moi, je suis le pain de la vie.      Au désert, vos pères ont mangé la manne,  et ils sont morts ;      mais le pain qui descend du ciel est tel  que celui qui en mange ne mourra pas.     Moi, je suis le pain vivant,  qui est descendu du ciel :  si quelqu’un mange de ce pain,  il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair,  donnée pour la vie du monde. »

Voici que la liturgie dominicale se met au diapason des réalités estivales. Ainsi comme chaque week-end d’août voit son lot de migrations estivales pour aller sous d’autres cieux, de même la liturgie de ce dimanche nous invite aussi à nous mettre en route. Dans la première lecture Elie doit marcher jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu ; dans le psaume nous nous invité à chercher Dieu et les juifs croyant au Christ doivent aller à Lui pour se préparer à la vie éternelle.

Et il en va de la foi, comme des vacances, le plus important est de fixer le but à atteindre, la destination. Et ce dimanche elle nous est clairement indiquée : il s’agit de la vie avec Dieu. Pour y accéder, il faut se mettre en route et marcher. Pour tenir tout le long du chemin trois étapes sont nécessaires que nous pouvons retrouver dans les trois textes de la liturgie de ce dimanche : d’abord il faut s’entraîner, ensuite il faut bien manger avant de partir, enfin il faut se ravitailler le long du chemin pour tenir jusqu’au bout. Trois étapes qui seront les trois parties de mon homélie.

Première étape : l’entraînement. Autant il va de soi concernant les sportifs, autant on se demande ce qu’il peut être dans le domaine spirituel. Et bien je laisse la parole à Paul dans la deuxième lecture. Si nous voulons tenir jusqu’au jour de notre délivrance nous devons avoir reçu en nous une bonne dose d’Esprit Saint et surtout le laisser agir en nous. Cet Esprit Saint, qui est notre carburant spirituel, nous l’avons reçu au jour de notre baptême et à très haute dose au jour de notre confirmation. Donc pour tenir dans la foi nous devons être confirmés, si parmi vous certains ne le sont pas qu’ils viennent me voir, un groupe de confirmand adulte existe déjà ! Avec la puissance de l’Esprit Saint en nous, nous pouvons commencer un entraînement intensif, je cite toujours st Paul : Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes,  tout cela doit être éliminé de votre vie,  ainsi que toute espèce de méchanceté En effet, la méchanceté, la rancune, la colère sont des sentiments indigestes qui alourdissent considérablement notre estomac spirituel (c’est à dire notre cœur !!) et favorisent les occlusions ! Un seul remède prescrit par Paul : Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres. En effet, la générosité permet, en donnant, qu’on s’allège et le pardon demandé ou donné permet de rétablir le transit spirituel ! Ainsi remis en forme nous somme prêts pour le grand voyage… et commence la deuxième étape.

Deuxième étape : un bon repas avant de prendre la route ! En effet, nous savons que pour tenir le temps de la marche il faut se nourrir avant de partir comme le conseil l’ange de Dieu au prophète Elie dans la première lecture : mange,  car il est long, le chemin qui te reste. L’ange s’y prend même à deux fois ! Beaucoup, de nos jours, veulent aller à Dieu sans prendre le temps de se nourrir spirituellement, d’emmagasiner des nourritures spirituelles nécessaire à une longue aventure. Une fois la destination fixée, dans notre cas faire alliance avec le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu qui demeure à l’Horeb, il faut apprendre qui il est, à quoi il ressemble, quelles sont ses attentes, ses exigences, ses commandements, à quoi le reconnaîtra-t-on ? La meilleure nourriture est alors la Parole de Dieu et pour qu’elle soit la plus nourrissante possible, il faut la goûter servie par l’Eglise. Car c’est l’Eglise, notre mère, qui nous nourrit de la Parole de Dieu en nous la rendant compréhensible et digeste par son enseignement. Or la Parole de Dieu s’est fait chair, en Jésus-Christ elle a pris un corps. Donc pour nous, chrétiens, nous nourrir de la Parole de Dieu, c’est nous nourrir du Christ. Paul le dit aux Ephésiens : cherchez à imiter Dieu ; Vivez dans l’amour comme le Christ. C’est là la troisième et dernière étape !

Troisième étape : se nourrir du Christ pour faire grandir en nous la vie éternelle durant notre pèlerinage sur la terre. Pour imiter Jésus et vivre dans son amour, il nous faut le recevoir sans cesse en nous, c’est cela la vie sacramentelle ! A chaque étape de notre vie, chaque veille de grande fête, ou quand le besoin s’en fait sentir nous pouvons recevoir lors de la confession son amour qui nous fait repartir. De même, semaine après semaine nous laissons sa vie divine se semer en nous par la communion à son corps ressuscité. Il est le pain nécessaire à notre cheminement vers la vie éternelle : c’est Jésus lui-même qui l’affirme : Moi, je suis le pain vivant, … si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Il nous donne même les modalités de notre restauration : Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. C’est pour nourrir son peuple de ce pain là que les prêtres ont été ordonnés. Alors mes chers amis, après un bon entraînement par la charité fraternelle, après nous être nourris de la Parole de Dieu c’est pour vous que je vais maintenant consacrer ce pain, pour que vous teniez bon jusqu’au jour de la résurrection ! Alors bonne route à tous ! Amen

Balade pastorale du 08 août 2018

article rédigé par Jacky Banderier

le thème de cette balade était la redécouverte de l’église de Montaigu, du Parc des Bains, de la Chapelle de Vatagna.

C’est à 9h30 que tout a commencé. Nous étions 17 au pied de l’église de Montaigu, Mme Merlin, historienne, nous a expliqué la vie de cette belle église, depuis ses origines à nos jours. Puis, c’est à l’intérieur qu’elle a achevé sa très intéressante présentation.

Au belvédère de Montaigu, nous avons partagé la prière du touriste, avant de découvrir, alors que nous arrivions à Lons, le bassin Jean-Michel où les pécheurs étaient déjà installés.

Puis, une brève visite de l’église St Désiré a précédé le partage de notre repas dans la cour de l’espace Saint Désiré suivi de la dégustation du café offert par les Sœurs de l’Alliance.

Sur le chemin du retour, la traversée du parc des Bains nous a donné l’occasion de découvrir, à son extrémité, la « monumentale fleur » avec ses pétales ouverts.

En arrivant à Vatagna, une petite pause à l’ombre a précédé la visite de la chapelle que Mme Bachelier, spécialiste en patrimoine, nous avait préparée.

A notre retour à Montaigu, nous avons suivi la messe célébrée par le Père Arnaud.

Pour clore cette belle journée, Jean-Etienne Pignier nous a présenté la cave de son établissement, aux voûtes historiques, qui a appartenu aux Moines Chartreux de Vaucluse, avant de nous offrir une dégustation très appréciée.

Jacques Banderier

 

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homélie 18° dimanche du temps ordinaire

du livre de l’Exode

…Le Seigneur dit à Moïse :  « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous.  Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne,  et ainsi je vais le mettre à l’épreuve :  je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi….

lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères, je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur : vous ne devez plus vous conduire comme les païens  qui se laissent guider par le néant de leur pensée. Mais vous, ce n’est pas ainsi  que l’on vous a appris à connaître le Christ,  si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet  s’accordent à la vérité qui est en Jésus.  Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois,  c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises  qui l’entraînent dans l’erreur.  Laissez-vous renouveler  par la transformation spirituelle de votre pensée.  Revêtez-vous de l’homme nouveau,  créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là,  ni ses disciples,  les gens montèrent dans les barques  et se dirigèrent vers Capharnaüm  à la recherche de Jésus.  L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :  « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »  Jésus leur répondit :  « Amen, amen, je vous le dis :  vous me cherchez,  non parce que vous avez vu des signes,  mais parce que vous avez mangé de ces pains  et que vous avez été rassasiés. …

Eucaristia: Dono d’Amore e Mistero di comunione | E Gioia ...Quand nous discutons avec certaines personnes qui doutent, elles nous disent souvent que si Dieu faisait un énorme miracle, elles croiraient aussitôt. Que tous les pauvres soient nourris, que les guerres s’arrêtent, que les malades guérissent et que les morts ressuscitent, et aussitôt les athées se hâteraient de croire et ceux qui doutent tomberaient à genoux. La foi par le miracle, la foi en Dieu contre un estomac ou un portefeuille bien plein… pourtant ni Dieu dans le livre de l’Exode, ni son Fils dans l’Evangile ne semblent dupe de ce jeu là. Dieu s’entend dire par le peuple au désert : donne-nous de la viande et du pain et nous croirons… et Il répond à Moïse : Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour lui … je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le second tout de go dit à la foule : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Le miracle ne conduit pas forcément à la foi. D’ailleurs le peuple juif continuera de récriminer contre son Dieu, et la foule pourtant nourrie par les pains miraculeusement multipliés va benoitement demander à Jésus : Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Le problème du miracle c’est qu’il doit être de plus en plus énorme, voyant, grandiloquent… la soif de surnaturelle quand elle augmente, se fixe de plus en plus sur le fait et de moins en moins sur ce qu’il révèle. Or les choses que l’on demande comme signes sont parfois les antithèses de ce que nous promet le Seigneur…. des pactoles juteux, l’amour fou, la séduction éternelle, la mort de nos ennemis… et on se demande alors pourquoi on n’est pas exaucé !

Evidemment la vie éternelle dans le royaume à venir à côté des millions du loto, de la jeunesse éternelle ou des la jouissance à vie, ne fait pas le poids. Elle manque sérieusement d’exotisme, d’attrait. Pensez donc passer son éternité à louer Dieu et à contempler sa gloire c’est moins attractif que de pulpeuses vierges promises aux fidèles d’une autre religion, qu’une réincarnation pour compléter ce qui manque à notre vie ou une  fusion orgasmique dans la grande énergie cosmique.

A ceux qui rêvent trop de merveilleux, qui courent trop souvent d’une religion à l’autre, pour ce faire la leur, ceux qui ne sont en quête que de sensations fortes ou d’une vie sans risque ni danger (c’est à dire qui n’existe pas) ou ceux qui lisent plus souvent leur horoscope que la Bible, je redis les paroles de Paul aux Ephésiens : vous ne devez plus vous conduire comme les païens qui se laissent guider par le néant de leur pensée.  Dans sa lettre Paul poursuit en donnant les trois étapes à adopter dès aujourd’hui pour devenir un croyant chrétien : voyons cela ensemble.

1/ Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur : croire c’est d’abord renoncer à toutes les expériences spirituelles anciennes que l’on a pu faire. Ainsi un chrétien ne peut pas consulter une voyante ou son horoscope car alors il pèche contre l’Espérance ; il ne peut pas vénérer des idoles (sports, jeux, nourritures) en leur donnant plus d’importance qu’à Dieu car alors il pèche contre la Foi ; il ne peut pas ne recherche que son confort et son salut personnel, car alors il pèche contre la Charité.

Première étape du chrétien dans la foi : tout déposer au pied du Christ pour se retrouver nu, comme il l’était lui-même sur la croix.

2/ensuite Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée. L’Esprit saint que nous avons reçu à notre baptême doit travailler en nous, et nous devons le laisser nous transformer. Chacun devrait commencer sa journée par prier l’Esprit Saint dans le silence de son cœur qui en est le temple. Je vous livre ici la prière que du cardinal Verdier au Saint Esprit : O Esprit Saint, Amour du Père et du Fils Inspirez-moi toujours ce que je dois penser, ce que je dois dire, comment je dois le dire, ce que je dois écrire, comment je dois agir, ce que je dois faire pour procurer votre gloire, le bien des âmes et ma propre sanctification. O Jésus toute ma confiance est en vous.

3/Enfin, Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité. En effet, par le baptême nous avons revêtu le Christ. Vivre notre baptême c’est vivre de lui, c’est le laisser vivre en nous. L’homme nouveau, c’est celui qui nait en nous au fur et à mesure de notre christification. L’homme nouveau recherche la sainteté et travaille avant tout pour la justice et au service de la vérité. L’homme nouveau est un bon pain pour le monde, il devient le pain qu’il reçoit à chaque Eucharistie et qui se sème en son cœur et en son âme.

Alors qu’il va encore une fois, dans son amour se semer en nous par le pain consacré, disons lui tous ensembles : Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. Amen

homélie de la st Etienne de Coldre

Lecture du livre du prophète Jérémie

Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, il y eut cette parole venant du Seigneur :     « Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour de la maison du Seigneur.
Aux gens de toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans la maison du Seigneur, tu diras toutes les paroles que je t’ai ordonné de leur dire ; n’en retranche pas un mot.     Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de son mauvais chemin ?…..

 

lecture du livre des actes de Apôtres

Etienne déclara lors de son jugement : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

 Quant à Saul, il approuvait ce meurtre. Ce jour-là, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.

 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?   N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?   Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »   Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »   Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

PHOTO BRIOD : Photos Images Briod 39570

Une fois par an, nous prenons le temps, en paroisse de nous déplacer jusqu’à cette belle chapelle pour y célébrer la saint Etienne. Quelle joie de faire revivre une église qui fut pendant des siècles la seule où convergeaient pieusement les habitants des villages alentours. Aujourd’hui, en ce lieu ont résonné les chants du peuple de Dieu, l’Ecriture y a été proclamée, l’Eucharistie va y être célébrée pour la plus grande Gloire de Dieu et le Salut du monde.

Je voudrais ce matin m’appuyer sur ce déplacement physique que nous opérons une fois l’an pour vous inviter à un autre déplacement. Par exemple celui que le prophète Jérémie et le Seigneur Jésus nous invite à faire dans les textes de la liturgie. C’est en effet à un changement d’attitude et de regard que nous sommes conviés ce matin.

Ce matin, tous ensemble, nous pouvons d’abord faire le constat que nos opinions, nos idées, nos avis sur telle ou telle sujet ou personne, sont bien ancrés en nous et sont désormais comme une muraille, un rempart qui nous empêche de changer ou justifie notre refus de dialoguer, de voir les choses autrement.

Ainsi, voyez dans l’évangile d’aujourd’hui, combien que ce que les gens de Nazareth pensent savoir de Jésus les empêche de lier une relation vraie avec Lui et même, comme tant d’autres, de bénéficier de ses pouvoirs. Ils sont tellement enfermés dans leur savoir, leurs certitudes, qu’ils ne peuvent pas accueillir la nouveauté que Jésus leur apporte. Ils comparent sans cesse avec leurs connaissances du passé, ils ne peuvent pas voir ce qui a évolué, ce qui a changé…..

Remarquez que c’est la même chose concernant la relation entre Paul et Etienne dans la deuxième lecture. Paul qui s’appelle alors Saul a des œillères idéologiques tellement arrimées à son regard qu’il ne peut pas voir la grâce qui émane d’Etienne. Sa haine de la foi chrétienne naissante, le conduit à commettre un grand péché, la mort d’un innocent, d’un ami du Dieu qu’il croit servir par ce geste !

Il nous faut alors prendre ces 2 exemples comme des avertissements pour nous-mêmes, comme une invitation à exercer notre regard à discerner ce qui change ou se transforme dans les personnes que nous rencontrons ou côtoyons régulièrement, afin que ce que nous pensons savoir d’eux, ou même ce que nous savons qu’ils ont fait par le passé, n’obscurcisse pas notre jugement présent.

Notre refus de voir les autres changer et se convertir vient souvent de notre propre incapacité à changer et à nous convertir. Demeurant dans une certaine tiédeur, nous contentant d’une vie spirituelle médiocre, nous dénions à ceux qui font des efforts, qui essaient de faire mieux, la réalité de leurs efforts, la véracité de leur désir de sainteté… combien de fois, face à l’expression de la foi un peu exaltée d’une personne nous avons été, comme les habitants de Nazareth profondément choqués ? Et ensuite, moqueurs et condescendants ? Combien de fois appelons-nous bondieuseries ce qui ne nous correspond pas, ou nous déplait, comme si nous étions dépositaire du magistère de l’Eglise ! Prenons garde, comme Saul de ne pas commettre nous aussi un grand péché contre un ami de Dieu, de ne pas être de ceux qu’Etienne dénonce avec vigueur « vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint… » de ne pas faire comme Saul, c’est-à-dire  de ravager  l’Eglise par le poison de nos jugements. Certes cela est dur à attendre, mais salutaire d’autant qu’il n’est jamais trop tard pour se convertir…. C’est en tout cas l’espoir éternel de Dieu qui dit au prophète Jérémie (j’adapte un peu) : « tiens-toi dans la chapelle de Coldre. Aux paroissiens qui viennent se prosterner dans cette église, tu diras toutes les paroles que je t’ai ordonné de dire…. Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de son mauvais chemin. » Les paroles du Seigneur sont des paroles de réconfort et d’appel à la conversion. Nul n’est contraint dans sa misère, ses habitudes, ses péchés…Jésus nous appelle à la conversion, à chausser pour regarder le monde nos lunettes 3 B, pour voir le Bien, le Beau et le Bon en chacun…. Je puis gager qu’en agissant ainsi nous deviendrons plus fraternels, plus évangélisateurs, plus chrétiens !

Que l’Eucharistie que nous allons célébrer nous y aide ! Amen

fêter st Etienne au coeur de l’été

Chaque 3 août, les paroissiens de Conliège, Perrigny et Briod, ainsi que tous ceux qui le souhaitent, montent à la chapelle de Coldre pour fêter saint Etienne, le patron de l »église. En effet, il fut un temps où cette église était la seule, commune aux trois villages de Conliège, Perrigny et Briod. Toutes les célébrations avaient lieux là et ces trois villages partagent encore le cimetière autour de l’église. Un très beau cimetière au milieu des arbres, ce qui lui donne assurément un cachet très romantique.

ce vendredi 3 août nous avons donc convergé vers st Etienne de Coldre pour y célébrer l’Eucharistie et partager ensemble un verre de l’amitié fort apprécié en ce temps caniculaire!

merci à ceux et celles qui ont permis que cette matinée soit bellement chantée,  priée et rafraîchie.

la chapelle était bien remplie pour l’occasion….

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La chorale prêtre à accompagner la liturgie

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après la messe, un verre apprécié de tous et de tous les âges!