homélie du 1° dimanche de l’Avent

par le père Arnaud Brelot

Lecture du livre du prophète Isaïe : C’est toi, Seigneur, notre père ; « Notre-rédempteur-depuis-toujours », tel est ton nom. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face. Voici que tu es descendu : les montagnes furent ébranlées devant ta face. Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés. Tous, nous étions comme des gens impurs, et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés. Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. Car tu nous as caché ton visage, tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes. Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

Comme un vent qui souffle sur nos vies - SERAPHIM
« nous étions desséchés comme des feuilles et nos fautes comme le vent nous emportaient. »

Comment les paroles du prophète Isaïe, écrites il y a bientôt 3000 ans, peuvent-elles aussi bien décrire l’état de nos âmes ? Comment peuvent-elles avec autant de précision souligner ce qui ne va pas chez nous ? Sinon qu’elles sont des paroles de feu inspirées par l’Esprit Saint de Dieu ; des Paroles pour réveiller le cœur assoupi, voir aujourd’hui, comateux, de ceux qui furent créés par Dieu comme un Père donne naissance à ses enfants ? Oui nous sommes faits pour vivre comme des fils et des filles de Dieu, des enfants du Père et nous préférons vivoter comme des orphelins. Nous sommes faits pour la gloire et la Lumière et nous nous contentons des ténèbres du péché et de la médiocrité. Il est venu jusqu’à nous et nous ne l’avons pas accueilli ! Il est là, humblement caché au cœur de ce monde ne pouvant qu’assister, terrassé dans son amour de Père, à la débandade de sa création. On Le proclame absent et l’on dit « Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? » d’autres affirment même qu’Il est mort disant : « Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. » Et nous croyants nous nous interrogeons « Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? ». Tous nous découvrons la misère d’une condition humaine privée de la grandeur de sa vocation spirituelle. Isaïe décrit tellement bien l’homme réduit à son humanité, amputé de sa condition d’enfant de Dieu : Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Oui l’homme loin de Dieu ne devient plus qu’une feuille morte ballottée par les vents du relativisme, des modes, des compromis et de l’assouvissement des bas instincts.

L’homme sombre dans le néant du reniement de lui-même. En refusant sa filiation divine et la vie éternelle qui en découle ; se déclarant libéré de Dieu, l’homme ne sert plus que la culture de mort et les projets mortifères : avortement et l’euthanasie, chosification des personnes et de leur corps, exploitation de la main d’œuvre à des fins mercantilles, et maintenant le fin du fin la revendication de fraterniser avec les animaux et de se considérer comme l’un d’eux ; on appelle cela l’antispécisme. Cela a vraiment un gout de reviens-y quand on sait que le peuple élu se prosternait déjà devant un veau d’or dans le désert: diviniser les animaux, les élever jusqu’à notre vocations propre d’humains, voilà un grand péché qui fut déjà dénoncé par Dieu au temps de Moïse. Comment être plus loin de la gloire que Dieu a voulu pour nous, nous tirant du néant pour nous créer à son image et à sa ressemblance ?

Oui la tempête soufflait du temps Isaïe sur le peuple perdu et elle souffle encore en notre temps. Beaucoup comme au temps d’Isaïe s’interrogent et demandent : Où est le Seigneur en ces temps difficile, où sont sa puissance et sa gloire qu’il déployait pour anéantir ses ennemis, pour sauver son peuple élu. Oui le silence de Dieu est assourdissant d’autant plus quand la surdité des hommes rend quasi impossible l’échange, l’écoute.

Et pourtant le constat d’Isaïe qui est aussi le nôtre s’il est plein de tristesse et de regret, n’est pas le mot de la fin. Quand Dieu n’a plus pu parler à l’homme comme il faisait du temps de nos pères les patriarches, il a trouvé un autre moyen d’entrer en relation avec nous. Il s’est fait l’un de nous. Il est venu parmi nous pour dialoguer avec nous, pour que de nos yeux, de nos cœurs, de nos esprits et de nos intelligences nous puissions contempler la splendeur de notre vocation, la grandeur de son appel. Jésus est l’homme nouveau, l’homme renouvelé que nous sommes appelés à être, à revêtir.

Voilà ce qu’est le temps de l’Avent, un temps pour nous ressaisir, pour redécouvrir ce qui nous a été promis et qui s’est réalisé en Jésus. Un temps pour réaliser l’immense grâce qui nous a été faite dans la naissance de Dieu parmi nous. Paul l’affirme aux Corinthiens dans la 2° lecture : aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. Oui les amis ! Dieu est à la fois celui qui est venu et celui qui reviendra ; il est celui qui vient en chaque eucharistie restaurer sa gloire en restaurant notre humanité. Paul nous le rappelle : Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Alors en recevant la vie de celui qui nous a tant manqué et dont on a été privé pendant ce 2° confinement, faisons nôtres les paroles d’Isaïe, redisons à Dieu « Seigneur, c’est toi notre père » et laissons-le agir en nous, disons-lui : « Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main. ». Que notre eucharistie en ce premier dimanche de l’Avent, restaure en nous l’enfant de Dieu que nous sommes et le désir de l’être totalement. Amen.

Message important concernant les messes

Frères et sœurs en Christ,

Bonjour à tous,

Malgré les contacts pris et les échanges entre le gouvernement et la conférence des évêques, la jauge de 30 personnes est maintenue pour toutes les célébrations religieuses dans les églises.

Nous ferons tout ce que nous pourrons pour satisfaire à cette exigence, sachant qu’à l’impossible nul n’est tenu et tout en respectant les normes sanitaires précédemment établies (masque, gel et distanciation).

Pour y parvenir au mieux, nous avons décidé de multiplier le nombre de messes dans notre doyenné pour qu’un maximum d’entre vous puisse accéder à l’Eucharistie.

Vous trouverez ci-dessous les nouveaux horaires valables jusqu’au 15 décembre 2020.

Paroisse les Roches

Messe le dimanche à 10 h 30, à Vevy.

Paroisse Saint Pierre-François Néron

Messes le dimanche à 9 h et 10 h 30 à Macornay,

Paroisse les Coteaux de Seille

Messes le samedi à 18 h et le dimanche à 10 h 30 à Voiteur,

Paroisse Saint Martin des Vignes

Messes le samedi à 18 h et le dimanche à 10 h 30 à Montain,

Paroisse Saint Désiré

Messes le samedi à 18 h St Luc  St Désiré et  Perrigny les 28 novembre et 13/décembre ou Montmorot le 6 décembre,

Messes le dimanche  aux Cordeliers : 8 h 30 – 9 h 30 – 10 h 30  et  11 h 30.

Nous maintenons également l’Adoration Eucharistique et la distribution de la Communion le dimanche après-midi aux Cordeliers de 14 h 30 à 16 h pour ceux qui auront prié avec la messe télévisée (il n’y aura pas de messe en doyenné sur internet).

Les messes de semaine en paroisse reprennent dès ce samedi 28 novembre aux horaires habituels.

Dans la joie de nous revoir et de célébrer ensemble le Christ Ressuscité et de vivre en communauté l’entrée en Avent !

p. Arnaud Brelot pour l’équipe des prêtres et des EAP

L’Eucharistie au coeur de notre foi

Frères et sœurs en Christ, bonjour à tous,

Il y a des jours, où les nouvelles que nous recevons, les attitudes auxquelles nous faisons faces, les paroles qui nous sont dites nous agacent, nous déçoivent, nous déconcertent. Celles des derniers jours autour de la reprise de la messe et de la liturgie dans les églises en font partie.

Malgré les contacts pris et les échanges entre le gouvernement et la conférence des évêques, la jauge de 30 personnes est maintenue pour toutes les célébrations religieuses dans les églises. Cela s’impose à nous, même si il est légitime que nous soyons bouleversés et énervés. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour satisfaire à cette exigence, tout en respectant les normes sanitaires précédemment établies (masque, gel et distanciation), sachant qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Pour y parvenir au mieux, et parce que l’Eucharistie est vitale pour les chrétiens que nous sommes, nous avons décidé de multiplier le nombre de messes dans notre doyenné pour qu’un maximum d’entre vous puisse y accéder.

Vous trouverez  ci-dessous les nouveaux horaires valables jusqu’au 15 décembre.

Paroisse les Roches :

le dimanche à 10 h30, à Vevy.

Paroisse Saint Pierre-François Néron

le dimanche à 9 h et 10 h 30 à Macornay.

Paroisse les Coteaux de Seille  

le samedi à 18 h 00 et le  dimanche à 10 h 30   à  Voiteur.

Paroisse Saint Martin des Vignes 

le samedi à 18 h 00   et le  dimanche à 10 h 30   à  Montain.

Paroisse Saint Désiré : 

le samedi (28/11 et 13/12) à 18 h 00 St Luc  St Désiré et  Perrigny 

le samedi 6/12 à 18 h 00 St Luc  St Désiré et Montmorot 

le dimanche  aux Cordeliers : 8 h 30 –  9 h 30 – 10 h 30  et  11 h 30.


Nous maintenons également l’Adoration Eucharistique et  la distribution de la Communion le dimanche après-midi aux Cordeliers de 14h 30 à 16 h 00 pour ceux qui auront prié avec la messe télévisée  ( il n’y aura pas de messe en doyenné sur internet).

Les messes de semaine en paroisse reprennent dès ce samedi 28 novembre dans les lieux et aux horaires habituels.

Dans la joie de nous revoir et de célébrer ensemble le Christ Ressuscité et de vivre en communauté l’entrée en Avent !

p. Arnaud Brelot pour l’équipe des prêtres et des EAP

méditation du mardi 24 novembre

par le père Christian Panouillot

Adoration Eucharistique

Dans notre doyenné sont organisées des expositions du Saint Sacrement. Avec le confinement, des fidèles retrouvent l’importance de l’adoration devant la présence de Jésus dans son Eucharistie au tabernacle.

L’heure Sainte devrait nous aider à retrouver le silence intérieur, l’esprit d’adoration dans la liturgie de la Messe.

Je vous propose deux vidéos :

Une émission de KTO dans laquelle le Père Florien Racine, fondateur des « Missionnaires de la très sainte Eucharistie » parle de l’adoration.

 Vous pouvez écouter l’intégralité de l’interview ou seulement le début (5’60) .

La seconde vidéo est une homélie du Pape François sur l’important de l’adoration.

Qu’est-ce qui me frappe dans ces témoignages ?

Qu’est-ce que je retiens pour moi ?

Chantez pour le Seigneur :  https://www.youtube.com/watch?v=zKiFAKXrrUs

                                   P. Christian Panouillot 

28° journées du jumelage de notre diocèse à celui de Thiès au Sénégal

Chaque année, la Journée du Jumelage des diocèses de Thiès, au Sénégal, et de Saint-Claude se déroule le premier dimanche de l’Avent. Mgr André GUEYE, évêque de Thiès, et le Père Raymond Monnoyeur, administrateur du diocèse de Saint-Claude, ont rédigé conjointement le message suivant qui s’adresse aujourd’hui à toutes les paroisses de nos deux diocèses.

MESSAGE POUR LE 1ER DIMNCHE DE L’AVENT

adressé aux diocésains de Thiès et de Saint-Claude

à l’occasion de la 28èmeJournée du Jumelage, ce 29 novembre 2020

Chers Diocésains de Saint-Claude et de Thiès,

Chaque année, nous fêtons notre amitié et notre fraternité à l’occasion du premier dimanche de l’Avent, « Journée du Jumelage ». Le contexte est certes difficile, mais nous, vos Pasteurs, vous invitons à la persévérance et à l’espérance. En effet, à la pandémie de Covid-19 qui a engendré beaucoup d’incertitude et de pauvreté, s’ajoute la tragédie du terrorisme et de l’extrémisme qui se sont violemment illustrés en France récemment par des crimes odieux et par la haine injustifiable. Nous pensons également aux victimes de la migration au Sénégal, avec les naufrages répétés de ces dernières semaines. Nous sommes attristés par tous ces fléaux et nous nous encourageons à nous soutenir dans la prière, la compassion et la solidarité. 

Nous saluons les gestes de sympathie posés de part et d’autre. Les messages de réconfort et les démarches de soutien multiformes, et surtout la communion dans la prière, sont autant d’actes simples qui soutiennent l’édifice de notre amitié.

Notre Jumelage est un cadeau du Ciel. Avec vous, nous rendons grâce à Dieu pour l’intuition et le travail abattu par nos devanciers qui ont posé les fondations de ce jumelage et ont construit cette relation dans la sérénité, la confiance et la patience. Le dernier en date est Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours. Nous lui souhaitons encore, avec reconnaissance, une épanouissante mission, et nous attendons, avec foi et dans la prière, la nomination du nouvel évêque de Saint-Claude.

Au courant de l’année écoulée, notre Jumelage s’est enrichi d’actions concrètes et bienfaisantes. La clôture du Jubilé d’or du Diocèse de Thiès a été vécue dans une réelle communion, dans la solidarité fraternelle et effective, avec l’importante délégation conduite par le Père Laurent Bongain, alors Vicaire général. Nous nous inclinons encore devant la mémoire de M. Serge Amiet qui nous a quittés, juste après cette visitation de Novembre 2019. Nous le confions à la miséricorde du Père et prions pour les membres de sa famille.

Au-delà de nos deux Églises, notre fraternité concerne nos deux peuples. Le pape François vient d’inviter les chrétiens en particulier à élargir les frontières de la fraternité, « pour donner à notre capacité d’aimer une dimension universelle capable de surmonter tous les préjugés, toutes les barrières historiques ou culturelles » (Fratelli Tutti, 83). Aussi osons-nous espérer l’avènement d’un monde où tous les hommes sont frères et vivent en harmonie. Notre espérance n’est pas une simple aspiration, mais un vrai témoignage de vie, vécu de la charité fraternelle. Le Temps de l’Avent renforce une telle espérance et un tel témoignage, en nous faisant comprendre les efforts et les conversions nécessaires. Faisons-en une occasion favorable pour progresser sur le chemin de l’amour et de la fraternité dans nos communautés respectives, entre nos diocèses et à l’égard de tout homme créé à l’image de Dieu. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 12-13).

A vous tous, chers diocésains de Thiès et de Saint Claude, nous souhaitons une bonne année pastorale et civile, avec la fin de la pandémie. Sainte célébration de la Journée du Jumelage.

       P. Raymond Monnoyeur                                                    + Mgr André GUEYE

       Administrateur du Diocèse de Saint-Claude                           Évêque de Thiès

homélie du Christ Roi

par le père Jean Villet

Comment oser dévoiler ses textes ? (2/2) | Le Souffle ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;  j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’  Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?  tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?  tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’  Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’  Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;  j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’  Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’  Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Photos de Vitraux - le Christ Roi

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons le Christ, roi de l’univers et sa venue glorieuse à la fin des temps.

Jésus n’est pas un roi à la manière des grands et des puissants de ce monde, mais un roi humble , un roi serviteur, un roi berger.

Par la voix du prophète Ezéchiel, Dieu annonce qu’il va s’occuper de ses brebis. Il veillera sur elles, spécialement sur les plus fragiles. Dieu révèle sa proximité, sa bonté, son amour qui prennent visage avec le Christ, le Bon Pasteur, le vrai Berger. Rempli de l’Esprit Saint, Jésus annonce en paroles et en actes la Bonne Nouvelle du salut aux pauvres, aux humbles, aux personnes malades, aux exclus de la société. Sa miséricorde change le cœur et la vie de ceux qui se reconnaissent pécheurs et mettent en lui leur foi. Avec Jésus, s’inaugure la présence du Royaume de Dieu, proclamé dans les Béatitudes.

L’Evangile de ce dimanche nous offre une fresque grandiose et universelle,  appelée communément « le Jugement Dernier ». Quand le Fils de l’homme, viendra dans sa gloire, toutes les nations  seront rassemblées devant lui. Alors, le Seigneur mettra en pleine lumière la vérité et la qualité de notre vie. Comme le disait Saint Jean de la Croix, nous serons jugés sur l’amour. N’est-ce pas l’amour qui donne à toute existence sa vraie valeur ; sa dimension d’éternité. Ce qui provoque la surprise, l’étonnement de tous, c’est que le Christ s’identifie aux pauvres, aux malades, aux étrangers, aux prisonniers, aux plus petits d’entre ses frères. Tous ont une place de choix dans le cœur de Dieu, comme tous ceux qui leur viennent en aide. En Jésus, Dieu est solidaire de tous les hommes et tout être humain, même le plus fragile, le plus abimé est le reflet du visage de Dieu.

Ce langage imagé du Jugement dernier n’est pas destiné à nous faire peur, mais nous renvoie à notre responsabilité de baptisés : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ».  Il est indispensable de prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité dans lesquelles nous sommes appelés à reconnaitre le Christ souffrant : les sans-abris, les réfugiés, les personnes âgées souvent seules , les jeunes en recherche d’emploi , les personnes touchées par la crise sanitaire avec ses répercussions dans la vie économique et sociale.

Dans son dernier rapport, le secours catholique fait état de ces 10 millions de personnes en situation de pauvreté.

« Qu’as-tu fait de ton frère ? » Rendons grâce à Dieu pour tous ceux qui œuvrent généreusement à l’avènement d’un monde plus solidaire, et fraternel. N’est-ce pas déjà le signe du Royaume de Dieu qui advient chaque jour sur la terre et qui s’accomplira pleinement avec la venue du Christ Ressuscité à la fin des temps. Amen

méditation du 21 novembre

par le père William Goyard

La Présentation de Marie

La célébration de la Présentation de la Vierge Marie au Temple, ne résulte pas d’un récit de l’événement contenu dans les évangiles. Ils n’en parlent pas. C’est un livre apocryphe, le protévangile de Jacques (texte non canonique) qui raconte au IIème siècle, qu’à l’âge de 3 ans, la petite Marie a été présentée au Temple par ses parents Anne et Joachim pour être consacrée au Seigneur. Le texte relate : 

« Un prêtre la reçut et, l’ayant embrassée, il la bénit et dit : « le Seigneur Dieu a exalté ton nom dans toutes les générations. En toi, aux derniers jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d’Israël ». Et il la plaça sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur fit descendre sa grâce sur elle. Et ses pieds se mirent à danser et toute la maison d’Israël l’aima  ».

Cependant l’appellation officielle de la fête du 21 novembre « la Présentation de la Vierge Marie » ne comporte plus la précision « la présentation au Temple ». Celle-ci, en effet, paraît douteuse car, comme le rappelle Saint Luc au sujet de la présentation de Jésus, il est écrit dans la Loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur ». Il n’est pas dans ce verset question des filles, ce qui rend incertain la réalité de la présentation de Marie au Temple. Mais la liturgie a quand même conservé cette fête, car si une créature a bien été consacrée au Seigneur, c’est bien Marie. Et c’est cela qui est important. Car célébrer la présentation de Marie, c’est manifester que le cœur de Marie fut, depuis toujours, entièrement dédié à Dieu seul.

Consacrée à Dieu, Marie l’est dès l’origine puisqu’elle est « l’Immaculée Conception », pleine de grâce, chef d’œuvre de la grâce. Et même si Marie n’a pas réellement été présentée au Temple dans son enfance, la référence au Temple, demeure de Dieu, est riche de sens à son sujet. Car Marie fut le premier Temple dans lequel Dieu ait personnellement résidé puisque, pendant un temps, le Verbe incarné a « habité  » (Jean 1, 14) en son sein. De même Marie est mère de l’Eglise, et son modèle. Et l’Eglise, Temple de l’Esprit, faite de pierres vivantes, est appelée, comme Marie, à accueillir l’Esprit-Saint pour donner au monde le Sauveur.

Par bien des aspects, l’image du Temple nous parle de Marie. Et la fête de la Présentation que nous célébrons ce jour, nous révèle que Marie, depuis toujours était préparée à devenir la Mère du Verbe de Dieu, la Mère de l’Eglise, et notre Mère à tous comme l’a voulu le Christ sur la Croix. Célébrer la présentation de Marie nous prépare à la célébration de la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre, qui elle-même nous prépare à la célébration de la grande fête de Noël. Que Marie, notre Mère, nous accompagne pour accueillir comme elle le Sauveur.

Prière de saint Alphonse de Liguori

O Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J’ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.

Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle. Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service, et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie, le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre. Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse, et mon cœur, pour vous aimer à jamais.

Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ; je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.

Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle. Ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort, afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen.

Le Secours Catholique a besoin de nous!

Le Secours Catholique se mobilise pendant cette crise pour laisser ses locaux ouverts afin de pouvoir écouter et accompagner ceux qui sont les plus touchés. Cela se fait bien sûr dans le respect de protocoles stricts.

Une forte progression des besoins :
Une augmentation de 40% du nombre de personnes aidées depuis le début de la pandémie : accompagnement des personnes en précarité ou isolées par une aide matérielle, par un soutien téléphonique…
Un fort risque de diminution des moyens :
La collecte nationale ne pourra pas avoir lieu en novembre en raison du confinement qui ne permet pas la célébration publique des messes dominicales.
Les 200 bénévoles des 8 équipes du Secours Catholique du diocèse comptent sur vous pour pouvoir continuer à accompagner et aider durant cette crise sanitaire, sociale et économique !
Donnez-leur les moyens d’agir

  • en faisant un don par chèque à l’ordre de :

Secours Catholique à déposer dans votre paroisse ou à envoyer à
Secours Catholique – 21, rue Saint-Roch – 39800 Poligny.

Un reçu fiscal permettant de déduire de vos impôts jusqu’à 75% de votre don vous sera
envoyé sur demande.

Merci de votre générosité !

VOICI UN EXEMPLE DE CE QUE FAIT DANS LE JURA LE SECOURS CATHOLIQUE

commentaire du jeudi 19 novembre

par le père Jean VILLET

Jesus Weeps and Calls us to Recognize His Visitation ...

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : En ce temps-là,  lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :  « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;  ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

         

« Jérusalem, si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix »

Jésus monte à Jérusalem. Là, Jésus n’est pas accueilli par la foule des habitants de Jérusalem; il est reçu par la foule des disciples c’est-à-dire ceux qui croient en lui. Cette foule remplie de joie acclame Jésus, le Messie-Roi : il apporte aux hommes la paix, ce don divin que Jérusalem va refuser.

Alors Jésus pleure sur la ville de Jérusalem. Jésus pleure d’impuissance devant l’incrédulité de son peuple à son égard, alors qu’il vient en Roi de paix, supprimant la barrière entre juifs et païens.

La venue du Christ sur notre terre constitue une nouveauté radicale et décisive à accueillir dans la foi. Lorsque Jésus annonce la Bonne Nouvelle en paroles et en actes, lorsqu’il entre dans Jérusalem, acclamé par ses disciples, c’est Dieu lui-même qui visite son peuple pour lui offrir le salut.

Chaque jour, nous sommes appelés à reconnaitre les moments où, jamais sans s’imposer, Dieu vient à notre rencontre. Il frappe à la porte de notre cœur. Ecoutons Dieu dans le silence de la prière, dans la méditation de la Parole de Dieu, la rencontre familiale, dans la visite aux personnes malades, âgées, seules, dans l’entraide, le soutien fraternel.  Chaque jour est l’aujourd’hui de Dieu.

commentaire du 18 novembre

par le père William Goyard

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc: En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, fin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.”  Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq. À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”  Le dernier vint dire :
“Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”  Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”  On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !     – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.  Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici
et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.

La parabole des dix mines que nous rapporte Saint Luc dans l’évangile de ce jour, fait écho à celle des talents de l’évangile de Saint Matthieu que nous entendions dimanche. Il faut l’avouer, qu’il s’agisse de mines ou de talents, ces deux monnaies ne nous parlent pas beaucoup. Elles ne veulent plus dire grande chose à notre époque. Cependant, on devine  bien qu’au temps de Jésus ces monnaies avaient une grande valeur. Les serviteurs ne reçoivent pas une petite piécette qu’ils pourront restituer facilement au retour du maître. Par conséquent, le geste du maître de confier de telles sommes à ses serviteurs n’est pas anodin. Il espère qu’ils en feront bon usage pour eux et pour lui.

Cela explique l’inquiétude des serviteurs qui doivent se montrer dignes de la confiance qui leur est faite et qui ne doivent pas décevoir le maître. Cette grande responsabilité pousse même l’un d’entre eux à cacher sa pièce en attendant le retour du maître. Mais le maître irrité lui rappellera qu’il ne lui avait pas confié une telle somme pour qu’il l’enfouisse sans la faire fructifier.

Comme toute parabole, celle-ci nous renvoie à nous-même et à notre relation à Dieu. Le Seigneur, en nous accordant la grâce de la vie, a misé sur nous. Il a fait un placement qu’il espère productif. Il compte sur nous et il a confiance en notre collaboration pour accomplir son œuvre. Il est vrai qu’une telle mission peut nous déconcerter, nous apeurer, mais le Seigneur ne doute pas de notre succès. Et c’est notre devoir de baptiser de faire fructifier ces dons du Seigneur, pour notre plus grand bonheur et celui de nos frères. Leur dissimulation égoïste, par peur, par fausse modestie ou pour toutes sortes de fausses raisons n’est pas l’attitude du disciple. Mais rappelons-nous que c’est l’amour et le don de soi à la suite du Christ qui nous permettent de déployer correctement nos talents et qui feront de nous des disciples authentiques.